Bronchogen : ce que montrent les études, statut et sécurité
Résumé
Le Bronchogen est une chaîne de synthèse de quatre acides aminés, Ala-Glu-Asp-Leu, issue d'un institut de Saint-Pétersbourg et vendue comme peptide des poumons. Fait rare dans cette série, l'étiquette pulmonaire résiste à la vérification : le brevet des inventeurs décrit trois modèles de lésion pulmonaire chez 336 rats, et un institut de pneumologie indépendant a rapporté des modifications des voies respiratoires chez le rat. Aucune étude chez l'humain n'a jamais été enregistrée ni publiée. Il n'est autorisé comme médicament nulle part, et la Russie ne le vend que comme complément alimentaire à avaler.
L'essentiel en bref
- L'étiquette pulmonaire résiste à la vérification. Le brevet décrit trois modèles de lésion pulmonaire chez le rat, avec 336 animaux au total. S'y ajoutent deux articles d'un institut de pneumologie distinct, dont aucun inventeur n'est coauteur, qui décrivent des modifications des voies respiratoires chez le rat [1], [2], [3].
- Aucun essai chez l'humain n'a jamais été enregistré. Les registres interrogés le 23 septembre 2026 n'ont rien renvoyé pour le peptide, alors qu'une requête de contrôle renvoyait 757 études. Le seul résultat pour le nom est un homonyme sans rapport [4].
- Le résultat animal le mieux documenté vient du brevet. Chez des rats dont les poumons avaient été rendus fibreux par un médicament, un indicateur de la surcharge du cœur droit s'établissait à 46,6 % avec le peptide et à 66,2 % sans lui [1].
- L'article de laboratoire clé écrit la molécule autrement. L'étude de 2014 sur des cellules bronchiques humaines écrit Ala-Asp-Glu-Leu, qui est une autre molécule. Une coquille est probable, mais le résumé ne permet pas de le prouver [5], [6].
- Toute affirmation sur des patients remonte à des vendeurs ou à une phrase sans appui. Une page commerciale fait état d'une observation de 2007 jamais publiée, et une revue de 2020 affirme un bénéfice chez l'humain en ne citant que des travaux sur cellules [7], [8].
- La Russie l'enregistre comme complément, pas comme médicament. Une recherche dans le registre national des médicaments le 24 septembre 2026 n'a trouvé aucune entrée, alors que trois produits de contrôle y figuraient [9].
- Il est interdit dans le sport en permanence, au titre de la classe fourre-tout des substances non autorisées, et une lecture plus stricte reste possible [10].
Ce qu'est le Bronchogen
Le Bronchogen est un tétrapeptide de synthèse, c'est-à-dire une chaîne de quatre acides aminés : l'alanine, l'acide glutamique, l'acide aspartique et la leucine. Il pèse 446,5 g/mol, ce qui en fait une très petite molécule. Il ne porte aucune modification chimique et on ne lui connaît aucun récepteur [11], [1].
Il vient de l'institut de biorégulation et de gérontologie de Saint-Pétersbourg. Vladimir Khavinson et ses collègues l'ont breveté à partir de 2004 comme un peptide qui rétablit la fonction des organes respiratoires. Le groupe appelle ces molécules des biorégulateurs, un terme propre au groupe qui ne figure dans aucune classification reconnue [12], [1].
Les inventeurs racontent son origine en deux temps. Le brevet prend pour modèle un complexe de peptides tiré de poumons et de trachées d'animaux, et présente le tétrapeptide lui-même comme obtenu par synthèse chimique. Un article de 2020 ajoute qu'il a été détecté dans le Langopept, une préparation de peptides bronchiques, mais ne cite pour cela que les brevets [1], [13].
Ce même article mentionne une seconde molécule trouvée dans cette préparation : le Chonluten, une chaîne de trois acides aminés. Les deux partagent donc une histoire d'origine, mais pas leur chimie, et les expériences pulmonaires de ces travaux ont toutes été menées avec le Bronchogen [13], [14].
Faits en bref
| Champ | Valeur | Réf |
|---|---|---|
| Nom | Bronchogen ; vendu en Russie sous le nom Бронхоген ; aucune dénomination commune internationale | [15], [16] |
| Autres noms | Ala-Glu-Asp-Leu, AEDL, H-Ala-Glu-Asp-Leu-OH ; АКС-Б pour le complexe de peptides des gélules russes | [1], [15] |
| Classe | Tétrapeptide de synthèse ; « biorégulateur » et « bronchoprotecteur » sont des termes propres au développeur | [14] |
| Structure | Quatre acides aminés de forme L, extrémités libres, aucune modification | [1], [11] |
| Formule et masse | C18H30N4O9, 446,5 g/mol pour l'acide libre | [11] |
| Comportement vis-à-vis de l'eau et des graisses | XLogP calculé de −3,8 et surface polaire de 225 Ų, donc très avide d'eau | [11] |
| Demi-vie | Jamais publiée, pour aucune voie ni aucune espèce | [17] |
| Voies utilisées dans les études | Dans l'abdomen et dans le muscle chez l'animal ; ajout au liquide de culture | [1], [18] |
| Statut | Autorisé comme médicament nulle part ; complément alimentaire à avaler en Russie ; produit chimique de laboratoire en Occident | [15], [9], [19] |
| Mis au point par | Vladimir Khavinson et ses collègues, institut de biorégulation et de gérontologie de Saint-Pétersbourg | [12] |
| Numéro de registre CAS | 857267-12-0, présent uniquement dans la liste des synonymes de PubChem | [11] |
| PubChem CID | 11690869 | [11] |
| InChIKey | OFZRHTIWKZWPQF-BJDJZHNGSA-N | [11] |
| Autres identifiants | Aucun UNII, aucune fiche ChEMBL et aucune entrée MeSH trouvés le 23 septembre 2026 | [16], [17] |

Comment il agit
Personne ne le sait avec certitude. Aucun récepteur n'a été trouvé, et chacune des pistes ci-dessous vient de cellules, d'éprouvettes ou de modèles informatiques, presque toutes issues de l'entourage du développeur.
- Il pourrait se lier directement à l'ADN. En éprouvette, le peptide se fixait de préférence aux segments d'ADN contenant la suite de lettres CTG, et il relevait de 3,1 °C la température à laquelle les deux brins de l'ADN se séparent [20], [21].
- Il pourrait allumer ou éteindre des gènes des voies respiratoires. Dans des cellules bronchiques humaines en culture, il a modifié l'activité de gènes qui façonnent le revêtement des voies respiratoires, comme NKX2-1, SCGB1A1 et MUC5AC [5].
- L'interrupteur proposé ne fonctionne qu'en partie comme annoncé. Des marques chimiques posées sur les zones de démarrage des gènes, qu'on appelle méthylation, ont changé pour deux gènes. Trois autres sont restés « unaffected by peptides » (non affectés par les peptides), si bien que les auteurs ont conclu que d'autres mécanismes devaient intervenir [22].
- Il pourrait entrer dans les cellules grâce à des transporteurs, mais seulement sur le papier. Des simulations informatiques d'amarrage moléculaire (docking) prédisent sa liaison au transporteur d'acides aminés LAT1, mais les deux articles du groupe donnent des valeurs différentes pour la même paire : −17,26 et −25,11 [14], [23].
- Il pourrait aussi se lier aux histones, les protéines autour desquelles l'ADN s'enroule, d'après une étude en éprouvette du même groupe [24].
La comparaison avec le Chonluten montre où passe la frontière. Le Chonluten est vendu comme peptide des poumons sans une seule expérience sur le poumon. L'étiquette pulmonaire du Bronchogen, elle, repose sur des travaux menés sur des cellules des voies respiratoires et sur du tissu pulmonaire [14], [5].
Ce que les études ont montré
On dispose de trois modèles chez le rat dans un brevet, de deux études chez le rat venant d'un institut extérieur, de plusieurs études sur cellules et tissus, et d'aucune étude chez l'humain. Tous les résultats qui suivent proviennent d'animaux ou de cellules.
Recherches effectuées le 23 septembre 2026. La moitié des résultats PubMed pour le nom concernent le terme médical « bronchogénique », sans rapport avec le peptide. Le seul résultat du registre des essais pour le nom est un test homonyme, pas le peptide. Sources [17], [4].
L'étiquette pulmonaire, vérifiée
Pour la plupart des peptides de cette série, l'organe inscrit sur l'étiquette n'a pas résisté à la vérification ; voir Testagen, Ovagen ou Pinealon. Ici, il y résiste, et il est juste de le dire.
Le tableau récapitulatif du développeur range « Bronchogen (AEDL) » parmi les bronchoprotecteurs. Mais la référence donnée pour ce tableau est elle-même une revue, si bien qu'à lui seul il ne prouve rien [14], [25]. L'étiquette repose en réalité sur trois séries de travaux indépendantes les unes des autres :
- Le brevet, avec trois modèles de lésion pulmonaire chez 336 rats et des cultures de tissu pulmonaire de rat [1].
- Des cultures de cellules bronchiques humaines, dans des articles du groupe du développeur [5], [26], [22].
- Deux études chez le rat de l'institut de recherche en pneumologie de l'université Pavlov de Saint-Pétersbourg, dont aucun inventeur n'est coauteur [2], [3].
Ces travaux ont des limites bien réelles. L'article clé de 2014 sur les cellules écrit probablement mal la séquence. Les résumés de l'institut extérieur ne laissent voir ni la dose, ni la provenance du peptide, ni les statistiques. Enfin, une revue du groupe publiée en 2021 cite, parmi ses références sur le Bronchogen, une étude sur le cœur de souris portant sur deux autres peptides [5], [2], [27].
Fibrose pulmonaire chez le rat
Document de brevet 120 rats ont reçu dans la trachée, à trois reprises et à deux semaines d'intervalle, de la bléomycine, un médicament qui rend les poumons fibreux. Après chaque dose, un groupe a reçu 0,2 µg/kg du peptide dans l'abdomen pendant 7 jours ; les témoins recevaient du sérum physiologique [1].
Document de brevet À la fin, on a mesuré la surcharge du cœur droit au moyen d'un indice ventriculaire. Au 60e jour, il atteignait 46,6 ± 1,4 % avec le peptide et 66,2 ± 2,3 % sans lui, une différence que le tableau du brevet signale comme peu susceptible d'être due au hasard (p < 0,05). Au 60e jour toujours, les poumons contenaient 1,11 ± 0,15 million de lymphocytes contre 4,16 ± 0,45 millions [1].
Exemple du brevet, 120 rats, fibrose pulmonaire provoquée par la bléomycine, peptide à 0,2 µg/kg dans l'abdomen. Une valeur plus basse signifie une moindre surcharge du cœur droit. Le tableau du brevet signale la différence avec les témoins comme peu susceptible d'être due au hasard (p < 0,05). Les rats ont été répartis au hasard ; aucune procédure en aveugle n'est décrite. Source [1].
Les cellules nettoyeuses du poumon, appelées macrophages alvéolaires, ont englouti davantage de particules au 60e jour : un indice phagocytaire de 78,6 ± 3,2 contre 57,6 ± 4,8. Le texte qualifie ces écarts de « reliable » (fiables), sans donner de valeur p. Les rats ont été répartis au hasard entre les groupes, et rien n'est dit d'une procédure en aveugle [1].
Lésions dues à l'oxygène chez le rat
Document de brevet 96 rats ont respiré de l'oxygène pur pendant 60 heures, ce qui abîme les poumons. Ensuite, 40 d'entre eux ont reçu 0,2 µg/kg dans l'abdomen un jour sur deux, soit 10 injections en tout, face à 48 témoins et 8 animaux non traités [1].
Document de brevet L'indice phagocytaire était de 50,8 ± 2,3 avec le peptide contre 27,3 ± 2,7 chez les témoins, puis de 45,5 ± 2,6 contre 26,4 ± 2,8 à un moment ultérieur. Dans les deux cas, l'écart était peu susceptible d'être dû au hasard (p < 0,05). Le moment indiqué par le brevet pour la seconde valeur ne correspond à aucun des jours de mesure qu'il énumère lui-même [1].
Infection pulmonaire bactérienne chez le rat
Document de brevet 120 rats ont été infectés aux poumons par Staphylococcus aureus, et 50 d'entre eux ont ensuite reçu 0,2 µg/kg par jour pendant 7 jours. Dans son texte, le brevet affirme que l'inflammation s'est calmée plus tôt et que le liquide s'est résorbé plus vite. Ses tableaux, avec 7 à 10 rats par groupe et par jour, montrent au début un indice phagocytaire plus élevé avec le peptide : 49,2 ± 2,8 contre 17,3 ± 1,3 au 10e jour (p < 0,05). Au 20e jour, les groupes ne se distinguaient plus nettement, à 49,3 ± 3,6 contre 42,1 ± 2,8 [1].
Lésions des voies respiratoires dues au dioxyde d'azote, selon un institut extérieur
Données animales L'équipe de pneumologie a exposé des rats au dioxyde d'azote pendant 60 jours, un modèle de bronchopneumopathie chronique obstructive. Un mois de Bronchogen aurait fait régresser les modifications des voies respiratoires propres à ce modèle, dont l'excès de cellules productrices de mucus et la perte de cellules ciliées [2].
Données animales Un travail de suivi publié en 2017 a rapporté moins d'inflammation et davantage de protéine B du surfactant, une substance qui maintient les alvéoles ouvertes. Aucun des deux résumés ne donne de dose, de voie, d'effectif ni de valeur p, et la provenance du peptide n'est pas indiquée [3].
Cellules bronchiques humaines en boîte de culture
Culture cellulaire Dans des cellules bronchiques embryonnaires humaines, le peptide a modifié des marqueurs de croissance et de maturation cellulaires, et davantage dans les cultures plus âgées. Un article de 2012 rapporte une activité accrue de deux gènes de maturation, CXCL12 et Hoxa3 [5], [26].
Culture cellulaire Les résumés ne donnent ni concentrations ni ampleur des effets, et tout ce travail provient du groupe du développeur. Rien de cela ne peut être transposé aux voies respiratoires d'une personne vivante [5], [26].
Tissu pulmonaire en culture
Tissu animal Des tranches de poumon de rat ont davantage poussé avec 1,0 à 10,0 ng/ml, sur une plage testée de 0,01 à 20,0 ng/ml pendant 3 jours. Une étude de 2006 a rapporté un effet stimulant à 0,05 ng/ml dans du tissu pulmonaire de rats jeunes et âgés [1], [18].
Plants de tabac
Données végétales Cinq articles parus entre 2017 et 2026 ont ajouté le peptide à des plants de tabac à 10⁻⁷ M et ont observé une croissance plus rapide des racines. C'est de la physiologie végétale, qui ne dit rien de l'humain [28], [29], [30], [31], [32].
Ce qui est affirmé chez l'humain
Allégation de vendeur Une page commerciale russe décrit une observation de 2007, jamais publiée, menée dans la clinique du développeur lui-même auprès de patients atteints de bronchite chronique. D'après elle, l'essoufflement et la toux sont devenus moins fréquents chez 73 % des patients qui prenaient les gélules. Elle mentionne un groupe de comparaison sous traitement habituel seul, mais ne donne ni effectifs, ni chiffres pour ce groupe, ni statistiques [7].
Cette observation n'a jamais été publiée : les 73 % restent donc une affirmation du vendeur que rien ne vient étayer [7], [17].
Affirmation d'une revue Une revue du développeur publiée en 2020 affirme que le Bronchogen pris par la bouche est efficace dans la maladie pulmonaire obstructive. Cette phrase ne renvoie à aucune référence, et les références qui l'entourent sont une étude sur cellules et une revue, sans patients ni l'une ni l'autre [8].
Le seul résultat du registre, un homonyme
Le seul enregistrement de ClinicalTrials.gov qui correspond au nom est NCT00746759, une étude observationnelle de 2010 portant sur 1 331 personnes. « BronchoGen » y désigne, sous un autre nom, un test génétique réalisé sur des cellules prélevées par brossage des voies respiratoires. Aucun peptide n'a été administré [4].
Ce qui reste inconnu
- Ce que le corps en fait. Il n'existe aucune donnée de demi-vie, d'absorption ou de dégradation, pour aucune espèce, y compris après l'ingestion d'une gélule [17].
- Quelle molécule l'article clé sur les cellules a utilisée. L'article de 2014 écrit Ala-Asp-Glu-Leu d'un bout à l'autre, tout en attribuant à cette molécule les trois modèles de lésion pulmonaire du brevet, ce qui fait penser à une coquille. Seule la section complète des méthodes pourrait trancher [5], [1].
- Le détail des études extérieures chez le rat. La dose, la voie, le nombre d'animaux et l'origine du peptide se trouvent derrière un accès payant [2], [3].
- Tout ce qui concerne l'humain. Aucun essai n'a été enregistré et aucune étude chez l'humain n'a été publiée [4].
- Le contenu des flacons vendus en ligne. Aucune analyse indépendante du produit commercialisé n'a été trouvée [19].
Effets indésirables et sécurité
Il n'existe aucune donnée de sécurité chez l'humain. Aucune étude avec des mesures de sécurité n'a jamais été menée chez l'humain, si bien que rien n'a été recueilli qui puisse être rapporté [4].
- La toxicologie animale vient du brevet lui-même. Des doses uniques de 1 à 5 mg/kg dans le muscle n'ont provoqué aucune réaction toxique chez 60 souris, ce que le brevet présente comme 5 000 fois la quantité thérapeutique [1].
- Les tests plus longs ont relevé un changement. Chez 100 cobayes ayant reçu 1 µg/kg, 0,1 mg/kg ou 1 mg/kg par jour pendant 6 mois, les globules blancs ont augmenté. Le tableau du brevet indique 11,4 ± 0,4 contre 8,9 ± 0,4 milliards par litre chez les témoins au bout de 6 mois (p < 0,05), avec 25 animaux par groupe, mais son intitulé ne précise pas de quel niveau de dose il s'agit [1].
- Un test de 90 jours chez le rat, aux trois mêmes niveaux de dose, n'a relevé aucun effet indésirable chez 60 rats [1].
- Les pages commerciales affirment qu'il n'y a pas d'effets indésirables. Aucune publication ne le confirme, car les effets indésirables n'ont jamais été recueillis de façon systématique [7].
- La forme injectable est la moins contrôlée. Des flacons de poudre lyophilisée sont vendus hors de tout système de qualité pharmaceutique, sans que l'on connaisse leur stérilité ni leur teneur réelle [19].
La notice russe du complément cite la grossesse, l'allaitement et l'intolérance à l'un de ses composants comme raisons de ne pas le prendre [15]. Un produit appelé Bronchogen Plus est un autre complément, aux ingrédients différents, et ses mises en garde ne s'appliquent pas ici [33].
La lacune la plus importante concerne la sécurité génétique. Aucun test de génotoxicité, c'est-à-dire de dommages au matériel génétique, ni aucune étude de sécurité à long terme chez l'animal n'a été trouvé. C'est d'autant plus gênant que le mécanisme proposé est justement une liaison directe à l'ADN [20], [17].
Doses utilisées dans les études
Les doses ci-dessous proviennent des essais cités et ne figurent ici qu'à titre d'information scientifique. Ce ne sont ni des recommandations ni des indications transposables à un usage personnel. La seule ligne qui concerne l'humain vient du récit d'un vendeur sur une observation jamais publiée, et non d'une étude.
| Étude | Modèle | Quantité | Voie | Durée | Réf |
|---|---|---|---|---|---|
| Brevet, trois modèles de lésion pulmonaire | Rats atteints de fibrose pulmonaire, de lésions dues à l'oxygène ou d'infection | 0,2 µg/kg | Dans l'abdomen | 7 jours, ou 10 injections un jour sur deux | [1] |
| Brevet, tests de toxicité | Souris, rats, cobayes | 1 à 5 mg/kg en une fois ; 1 µg/kg, 0,1 mg/kg ou 1 mg/kg par jour | Dans le muscle | Une fois ; 90 jours ; 6 mois | [1] |
| Brevet, culture de tissu | Tranches de poumon de rat | 0,01 à 20,0 ng/ml testés ; effet entre 1,0 et 10,0 ng/ml | Ajout au liquide de culture | 3 jours | [1] |
| Zakutskiĭ 2006 | Tranches de poumon de rats jeunes et âgés | 0,05 ng/ml | Ajout au liquide de culture | Non précisée | [18] |
| Kuzubova 2015, Titova 2017 | Rats exposés au dioxyde d'azote | Non précisée dans les résumés | Non précisée | 1 mois | [2], [3] |
| Observation de 2007 jamais publiée, uniquement selon un vendeur | Personnes atteintes de bronchite chronique, nombre non précisé | 1 à 2 gélules de 100 µg deux fois par jour | Par la bouche | 20 à 30 jours | [7], [15] |
La seule quantité donnée à un animal vivant et assortie de résultats, 0,2 µg/kg chez le rat, ne peut pas être extrapolée à l'humain. Aucune étude n'a jamais vérifié si le peptide survit intact à l'ingestion [1], [17].
Les formes commercialisées diffèrent fortement. Une gélule russe déclare 100 µg de complexe de peptides, alors qu'un flacon occidental en contient 20 mg, soit 200 fois plus, destinés à l'injection. Des guides occidentaux avancent 0,5 à 2 mg, tout en reconnaissant « no validated human dose » (aucune dose validée chez l'humain) [15], [19], [34].
Développement et statut réglementaire
Il n'existe aucun programme de développement. Aucun essai n'a été enregistré, et aucune autorité ne répertorie la substance comme médicament [4], [9].
Du brevet au complément alimentaire
- 2004Brevet déposé en RussieUn peptide qui rétablit la fonction des organes respiratoires, avec trois modèles de lésion pulmonaire chez le rat, réf. [12], [1]
- 2008 et 2009Brevets européen et américain délivrésTous deux sont depuis tombés, réf. [35], [1]
- 2012Description du complément validéeGélules russes à 100 µg de complexe de peptides, vendues comme complément alimentaire, réf. [15]
- 2014Article clé sur les cellules bronchiquesActivité des gènes dans des cellules humaines des voies respiratoires, avec une séquence écrite autrement, réf. [5]
- 2015 et 2017Études chez le rat d’un institut extérieurUn institut de pneumologie décrit des modifications des voies respiratoires dans un modèle au dioxyde d’azote, réf. [2], [3]
- 2020Dépôt auprès du ministère revendiquéLe développeur écrit que le Bronchogen a été soumis pour être enregistré comme médicament, réf. [13]
- 24 septembre 2026Registres vérifiésAucune autorisation de médicament dans les marchés vérifiés, réf. [9], [4]
- 2004 : le brevet russe est déposé ; il est publié en 2005 [12].
- 2008 et 2009 : les brevets européen et américain sont délivrés ; tous deux sont depuis tombés [35], [1].
- 2012 : la description russe du complément est validée avec le fabricant [15].
- 2014 : parution de l'article clé sur les cellules bronchiques humaines [5].
- 2015 et 2017 : l'institut extérieur publie ses deux études chez le rat [2], [3].
- 2020 : le développeur écrit que le Bronchogen a été soumis au ministère russe de la Santé pour être enregistré comme médicament [13].
| Marché | Statut | Remarque | Réf |
|---|---|---|---|
| États-Unis | Non autorisé | Aucun code de substance, aucune notice, aucun dossier d'effets indésirables, jamais proposé pour les préparations magistrales ; les requêtes de contrôle ont fonctionné | [16], [36], [37] |
| Union européenne | Non autorisé | Ni nom ni code ; la recherche de l'agence n'a pas pu être lue | [38] |
| Allemagne | Non autorisé | Déduit du constat européen ; la forme injectable est un médicament non autorisé | [38] |
| Royaume-Uni | Non autorisé | Déduit ; le registre n'a pas été interrogé | [38] |
| Australie | Non autorisé | Déduit ; le registre n'a pas répondu | [38] |
| Canada | Non autorisé | Aucune licence de médicament ni de produit de santé naturel ; la requête de contrôle a fonctionné | [39] |
| Suisse | Non autorisé | Absent de la liste complète des emballages autorisés ; le produit de contrôle y figure | [40] |
| Russie | Complément uniquement | Gélules et comprimés à avaler ; aucune entrée comme médicament dans le registre national | [15], [9] |
Deux lignes appellent une lecture attentive. Les entrées européenne, britannique et australienne reposent sur l'absence partout ailleurs, car ces registres n'ont pas pu être lus [38].
La ligne russe est la plus importante. Le développeur a écrit en 2020 que le Bronchogen avait été soumis pour être enregistré comme médicament [13]. Or le 24 septembre 2026, l'index du registre national n'a rien renvoyé ni pour le nom ni pour la séquence, alors que trois produits de contrôle y ont été trouvés [9].
Le site de référence sur les médicaments Vidal n'avait pas non plus d'entrée. Aucun numéro d'autorisation n'est apparu nulle part, si bien que la phrase de 2020 reste une affirmation du développeur que rien ne vient étayer [13], [9], [41].
L'enregistrement d'un complément ne suppose aucun contrôle de son efficacité. Le cadre juridique plus large est présenté dans les peptides sont-ils légaux et peptides approuvés par la FDA.
Antidopage
Le Bronchogen est interdit en permanence, en compétition comme hors compétition. Il n'est pas nommé sur la liste 2026. Il relève de la classe S0, qui couvre toute substance pharmacologique sans autorisation en vigueur d'une autorité sanitaire publique pour un usage thérapeutique chez l'humain [10].
Une lecture plus stricte peut se défendre. La classe S2.3 se termine par une clause ouverte sur les modulateurs de facteurs de croissance qui agissent sur la « regenerative capacity » (capacité de régénération), et le développeur présente justement le peptide comme favorisant la régénération du revêtement des voies respiratoires. Les substances S0 sont des substances spécifiées, les substances S2 non, ce qui pèse sur la sanction [10], [13].
L'annexe de la loi allemande antidopage ne nomme pas la substance, et sa section sur les facteurs de croissance est une liste fermée [42]. En Russie, il se vend librement comme complément, si bien qu'un sportif peut l'acheter sans le moindre avertissement et enfreindre malgré tout les règles [15]. Le panorama complet se trouve sur peptides interdits dans le sport.
Comparé aux peptides voisins
| Peptide | Lien avec le Bronchogen | Ce qu'ont montré les vérifications derrière cette page |
|---|---|---|
| Bronchogen | — | Ala-Glu-Asp-Leu, 446,5 g/mol ; étiquette pulmonaire appuyée par les rats du brevet et par un institut extérieur ; aucun essai enregistré [11], [2] |
| Chonluten | Présenté comme issu de la même préparation bronchique | Glu-Asp-Gly, trois acides aminés ; classé par ses développeurs comme peptide de l'estomac et du stress, pas des poumons [13], [14] |
| Ovagen | La même séquence sans le premier acide aminé | Glu-Asp-Leu ; amarré au même segment d'ADN dans un article de calcul [43] |
| Epitalon | Les trois mêmes premiers acides aminés, un dernier différent | Ala-Glu-Asp-Gly ; l'un des peptides du même article sur le transport [23] |
| Vesugen | Un autre peptide de cette série dont l'étiquette d'organe a tenu | Attribué aux vaisseaux sanguins, avec des articles qui mesurent des cellules vasculaires |
Il n'existe aucune comparaison directe des effets, de sorte que le tableau porte sur l'identité des molécules et non sur leur puissance. Le Bronchogen et le Vesugen se distinguent dans cette série, parce que leur étiquette d'organe repose sur des mesures faites dans le tissu dont ils portent le nom.
Pour l'acheteur, c'est la ligne du Chonluten qui compte le plus. Les fiches produits vendent souvent les deux comme peptides des poumons, mais tous les résultats de ces travaux sur les voies respiratoires reviennent au Bronchogen [5], [2].
L'Epitalon et l'Ovagen montrent à quel point les différences chimiques sont minces. Il suffit de changer un acide aminé pour obtenir une autre molécule, dont les données sont tout autres [23], [43].
Idées reçues
- « Le Bronchogen et le Chonluten, c'est la même chose. » L'un compte quatre acides aminés, l'autre trois. Ils partagent une histoire d'origine, mais les résultats sur les poumons et les voies respiratoires appartiennent au seul Bronchogen [13], [14].
- « Le Bronchogen, c'est Ala-Asp-Glu-Leu. » Cette graphie apparaît dans l'article de 2014 sur les cellules et dans deux articles sur l'ADN. Les brevets revendiquent Ala-Glu-Asp-Leu, et l'ordre inversé correspond à une autre molécule, connue chez la levure comme signal de tri des protéines [1], [5], [6].
- « Un médicament russe autorisé contient déjà du Bronchogen. » Un mélange autorisé de cinq peptides destiné au système nerveux, objet de la monographie de pharmacopée FS.2.1.0221.22, contient la séquence inversée Ala-Asp-Glu-Leu. Il ne contient pas de Bronchogen [9].
- « Il existe un essai clinique enregistré. » Le seul résultat du registre est un homonyme, un test génétique sur des cellules des voies respiratoires appelé BronchoGen, dans lequel aucun peptide n'a été administré [4].
- « Le Bronchogen a un rapport avec le terme médical “bronchogénique”. » Non. « Bronchogénique » est un terme médical qui désigne des kystes et d'autres excroissances des voies respiratoires, et il produit la moitié de tous les résultats de recherche pour le nom [17].
- « 73 % des patients se sont améliorés. » Ce chiffre vient d'une page commerciale consacrée à une observation jamais publiée, et il désigne la part des patients chez qui l'essoufflement et la toux sont devenus moins fréquents. Sans effectifs, sans résultat pour le groupe de comparaison et sans statistiques, c'est une affirmation de vendeur non étayée, pas un résultat d'étude [7].
- « La gélule russe et le flacon occidental sont le même produit. » La gélule déclare 100 µg à avaler ; le flacon contient 20 mg vendus pour l'injection [15], [19].
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le Bronchogen ?
C'est une chaîne de synthèse de quatre acides aminés, Ala-Glu-Asp-Leu, que l'on écrit aussi AEDL. Elle pèse 446,5 g/mol, ce qui en fait une très petite molécule. Elle a été brevetée à partir de 2004 par un institut de Saint-Pétersbourg qui appelle ces peptides des biorégulateurs.
Le Bronchogen est-il vraiment un peptide des poumons ?
Dans ce cas, oui, pour ce qui est des travaux sur l'animal et sur les cellules. Le brevet des inventeurs décrit trois modèles de lésion pulmonaire chez le rat, et un institut de pneumologie indépendant a observé des modifications des voies respiratoires chez le rat. Rien de tout cela n'a été testé chez l'humain.
Le Bronchogen a-t-il été testé chez l'humain ?
Dans aucune étude enregistrée ou publiée. Une page commerciale décrit une observation de 2007, jamais publiée, menée dans la clinique du développeur lui-même, sans effectifs ni statistiques. Une revue de 2020 affirme un bénéfice chez des patients mais ne cite aucune étude menée sur des patients.
Le Bronchogen est-il autorisé comme médicament quelque part ?
Non. Les registres interrogés les 23 et 24 septembre 2026 n'ont révélé aucune autorisation de médicament dans les marchés vérifiés. En Russie, il n'est enregistré que comme complément alimentaire à avaler, ce qui ne suppose aucun contrôle de son efficacité.
Le Bronchogen est-il la même chose que le Chonluten ?
Non. Le Chonluten compte trois acides aminés, le Bronchogen quatre. Selon le développeur, les deux ont été trouvés dans la même préparation bronchique, mais toutes les expériences sur les poumons et les voies respiratoires ont été faites avec le Bronchogen.
Pourquoi certains articles écrivent-ils le Bronchogen Ala-Asp-Glu-Leu ?
Probablement à cause d'une coquille. Les brevets revendiquent Ala-Glu-Asp-Leu, mais l'article clé de 2014 sur des cellules et deux articles sur l'ADN inversent les deux acides aminés du milieu. Cet ordre inversé donne une autre molécule, et les résumés ne permettent pas de savoir laquelle a été utilisée.
Existe-t-il un essai clinique sur le Bronchogen ?
Non. Le seul enregistrement qui correspond au nom concerne un test génétique de diagnostic appelé lui aussi BronchoGen. Il s'agit d'une étude observationnelle dans laquelle aucun peptide n'a été administré.
Le Bronchogen est-il interdit dans le sport ?
Oui, en permanence, en compétition comme hors compétition. Il n'est pas nommé sur la liste 2026, mais la classe S0 couvre toute substance qu'aucune autorité sanitaire n'a autorisée pour l'usage humain. Une lecture plus stricte, au titre de la classe S2.3, peut aussi se défendre.
Le Bronchogen est-il sûr ?
Personne ne le sait. Les seules données de toxicologie viennent du brevet des inventeurs, où des cobayes ont montré une hausse des globules blancs au bout de 6 mois. Il n'existe aucune donnée de sécurité chez l'humain, aucune donnée sur la façon dont le corps l'absorbe et l'élimine, et aucun test de dommages génétiques.
Sources
- Khavinson VKh, Ryzhak GA, Grigoriev EI, Ryadnova IYu. Peptide substance restoring respiratory organs function. US 7,625,870 B2; priority 22 June 2004, filed 7 December 2004, granted 1 December 2009, since expired. Full text read: sequence Ala-Glu-Asp-Leu (SEQ ID NO:1), synthesis with a yield of 4.10 g (66 per cent), examples 2 to 6 with bacterial lung injury (120 rats), bleomycin lung scarring (120 rats) and oxygen damage (96 rats) at 0.2 µg/kg into the abdomen, rat lung tissue culture, and toxicity tests in mice, rats and guinea pigs. Rats in the scarring model were "divided at random"; tables mark comparisons with controls at p < 0.05. https://patents.google.com/patent/US7625870B2/en
- Kuzubova NA, Lebedeva ES, Dvorakovskaya IV, Surkova EA, Platonova IS, Titova ON (2015). Modulating Effect of Peptide Therapy on the Morphofunctional State of Bronchial Epithelium in Rats with Obstructive Lung Pathology. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 159(5):685-688. PMID 26468022. DOI 10.1007/s10517-015-3047-x. Abstract read; Research Institute of Pulmonology, Pavlov First St Petersburg State Medical University; nitrogen dioxide model over 60 days, one month of Bronchogen; dose, route, group sizes and peptide supply not stated.
- Titova ON, Kuzubova NA, Lebedeva ES, Preobrazhenskaya TN, Surkova EA, Dvorakovskaya IV (2017). Antiinflammatory and regenerative effect of peptide therapy in the model of obstructive lung pathology in Russian. Rossiiskii Fiziologicheskii Zhurnal imeni I.M. Sechenova 103(2):201-208. PMID 30199201. Abstract read; less neutrophil inflammation, more secretory IgA and surfactant protein B; no figures in the abstract.
- ClinicalTrials.gov API v2, queried 23 September 2026: the trade name returned 1 study, NCT00746759 (Allegro Diagnostics, observational, 1,331 participants, start February 2010), in which "BronchoGen" is an alternative name for a biomarker test and no intervention was given; the sequence returned 1 unrelated study on amino acid mixtures (NCT05400733); "AEDL" and the inventor's name returned 0; the control query for semaglutide returned 757. https://clinicaltrials.gov/api/v2/studies
- Khavinson VKh, Tendler SM, Vanyushin BF, Kasyanenko NA, Kvetnoy IM, Linkova NS, et al. (2014). Peptide regulation of gene expression and protein synthesis in bronchial epithelium. Lung 192(5):781-791. PMID 25015171. DOI 10.1007/s00408-014-9620-7. Abstract read; the peptide is written throughout as "Ala-Asp-Glu-Leu (ADEL)". No concentrations or effect sizes in the abstract.
- Pidoux AL, Armstrong J (1992). Analysis of the BiP gene and identification of an ER retention signal in Schizosaccharomyces pombe. EMBO Journal 11(4):1583-1591. PMID 1373379. Abstract read; ADEL as a protein-retention signal in yeast.
- Russian trade page of the PeptideBio trading house on "clinical studies" of the product, read 23 September 2026, used only as evidence of what sellers claim, never as a scientific reference. It describes an unpublished observation from September to October 2007 at the medical centre of the developer's institute in chronic bronchitis with an asthmatic component, 1 to 2 capsules twice a day for 20 to 30 days, and says attacks of breathlessness and cough became less frequent "in 73 per cent of cases" among patients taking the product. It mentions a control group on standard treatment, but gives no group sizes, no control-group result and no statistics. https://peptidebio.ru/informaciya/stati/rezultaty-klinicheskih-issledovaniy-bronhogen/
- Khavinson V, Linkova N, Dyatlova A, Kuznik B, Umnov R (2020). Peptides: Prospects for Use in the Treatment of COVID-19. Molecules 25(19):4389. PMID 32987757. PMCID PMC7583759. Full text read; the sentence on oral effectiveness in lung disease carries no reference, and the references attached for AEDL are a cell study and a review.
- Russian State Register of Medicines (GRLS), grls.rosminzdrav.ru. The search form was locked by a captcha, so the search index behind it was queried on 24 September 2026 for trade names and non-proprietary names of finished medicines and substances. The trade name, its Latin spelling and the sequence returned 0 entries; the prefix list for "Бронхо" held 29 trade names, none of them this product. Control products Cortexin, Retinalamin and Thymogen were found. The index also lists a five-peptide mixture with pharmacopoeia monograph FS.2.1.0221.22 (Ministry of Health order no. 246 of 11 April 2022) whose first component is alanyl-aspartyl-glutamyl-leucine, the swapped sequence, not Bronchogen.
- World Anti-Doping Agency. The 2026 Prohibited List, classes S0, S2.3 and S3. Full text checked 23 September 2026 with no match for the trade name, the sequence, "bioregul" or "khavinson", while BPC-157 was found as a control. S0 covers "any pharmacological substance which is not addressed by any of the subsequent sections of the List and with no current approval by any governmental regulatory health authority for human therapeutic use". S2.3 ends with "other growth factors or growth factor modulators affecting … regenerative capacity or fibre type switching". https://www.wada-ama.org/en/prohibited-list
- PubChem compound CID 11690869, "Bronchogen", queried 23 September 2026: formula C18H30N4O9, mass 446.5 g/mol, InChIKey OFZRHTIWKZWPQF-BJDJZHNGSA-N, calculated XLogP −3.8, polar surface area 225 Ų, and a synonym list containing CAS 857267-12-0. A name search for Ala-Asp-Glu-Leu returned no compound. https://pubchem.ncbi.nlm.nih.gov/compound/11690869
- Khavinson VKh, Grigoriev EI, Ryzhak GA, Ryadnova IYu. Peptide compound restoring the function of the respiratory organs. RU 2255757 C1; filed 22 June 2004, published 10 July 2005; holder St Petersburg Institute of Bioregulation and Gerontology. Read. https://patents.google.com/patent/RU2255757C1/en
- Khavinson VKh (2020). Medicinal peptide preparations: past, present, future in Russian. Klinicheskaya Meditsina 98(3):165-177. DOI 10.30629/0023-2149-2020-98-3-165-177. PDF read: AEDL and EDG reported in the bronchial preparation Langopept, supported only by patents; "After the necessary preclinical studies, Bronchogen was submitted to the Ministry of Health for registration as a medicinal product"; regeneration of the bronchial epithelium. https://khavinson.info/assets/files/russ/2020-khavinson.pdf
- Khavinson V, Linkova N, Kozhevnikova E, Dyatlova A, Petukhov M (2022). Transport of Biologically Active Ultrashort Peptides Using POT and LAT Carriers. International Journal of Molecular Sciences 23(14):7733. PMID 35887081. PMCID PMC9323678. Full text read; Table 2 row "Bronchogen (AEDL) −17.26 Bronchoprotector [170]".
- Russian drug reference rlsnet.ru, entry for the product in the dietary supplement section, read 23 September 2026: capsules of 0.2 g with 100 µg of the peptide complex АКС-Б (alanine, glutamic acid, aspartic acid, leucine), further capsule and tablet forms, manufacturer Firma-Vita, description agreed 17 October 2012, contraindications pregnancy, breastfeeding and intolerance. No entry in the medicines section. https://www.rlsnet.ru/baa/bronxogen-32631
- United States Food and Drug Administration and NCATS. Global Substance Registration System, queried 23 September 2026: the trade name returned 0 records; "ALA-GLU-ASP-LEU" returned only human C-peptide (UNII O2J76Y002M), which contains the sequence; the control query for semaglutide returned 5. https://gsrs.ncats.nih.gov
- PubMed E-utilities and Europe PMC REST, queried 23 September 2026: the trade name returned 12 PubMed records, 6 about the peptide and 6 about bronchogenic cysts and other airway growths; Europe PMC returned 29. No pharmacokinetic study, no genotoxicity study, no long-term animal safety study and no published study in people was found. The control query for semaglutide returned 5,710 PubMed records.
- Zakutskiĭ AN, Chalisova NI, Ryzhak GA, Aniskina AI, Filippov SV, Zeziulin PN (2006). Tissue-specific effect of synthetic peptides-biologic regulators in organotypic tissue culture in young and old rats. Advances in Gerontology 19:93-96. PMID 17152728. Abstract read; 0.05 ng/ml, tissue from rats aged 3 weeks and 18 months.
- Western research-chemical listing for the substance in 20 mg vials, read 23 September 2026, used only as evidence of how the material is traded, never as a scientific reference. It is labelled "for laboratory research use only" and gives no independent analysis.
- Fedoreyeva LI, Kireev II, Khavinson VKh, Vanyushin BF (2011). Penetration of short fluorescence-labeled peptides into the nucleus in HeLa cells and in vitro specific interaction of the peptides with deoxyribooligonucleotides and DNA. Biochemistry (Moscow) 76(11):1210-1219. PMID 22117547. DOI 10.1134/S0006297911110022. Abstract read; preference for CNG- and CTG-containing sequences.
- Monaselidze JR, Khavinson VKh, Gorgoshidze MZ, Khachidze DG, Lomidze EM, Jokhadze TA, Lezhava TA (2011). Effect of the peptide bronchogen (Ala-Asp-Glu-Leu) on DNA thermostability. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 150(3):375-377. PMID 21240358. DOI 10.1007/s10517-011-1146-x. Abstract read; melting temperature raised by 3.1 °C at peptide-to-base-pair ratios of 0.01 to 0.055.
- Ashapkin VV, Linkova NS, Khavinson VKh, Vanyushin BF (2015). Epigenetic mechanisms of peptidergic regulation of gene expression during aging of human cells. Biochemistry (Moscow) 80(3):310-322. PMID 25761685. DOI 10.1134/S0006297915030062. Abstract read: promoter methylation changed for NKX2-1 and SCGB1A1; FOXA1, SCGB3A2 and SFTPA1 "unaffected by peptides"; other mechanisms proposed.
- Khavinson VK, Linkova NS, Rudskoy AI, Petukhov MG (2023). Feasibility of Transport of 26 Biologically Active Ultrashort Peptides via LAT and PEPT Family Transporters. Biomolecules 13(3):552. PMID 36979488. PMCID PMC10046148. Full text read; AEDL docking scores −25.11 at LAT1 (rank 20 of 26), −25.35 at PEPT1 (rank 6), +12.13 at PEPT2 (rank 22). No transport experiment.
- Fedoreyeva LI, Smirnova TA, Kolomijtseva GY, Khavinson VKh, Vanyushin BF (2013). Interaction of short peptides with FITC-labeled wheat histones and their complexes with deoxyribooligonucleotides. Biochemistry (Moscow) 78(2):166-175. PMID 23581987. DOI 10.1134/S0006297913020053. Abstract read.
- Khavinson V, Linkova N, Diatlova A, Trofimova S (2020). Peptide Regulation of Cell Differentiation. Stem Cell Reviews and Reports 16(1):118-125. PMID 31808038. DOI 10.1007/s12015-019-09938-8. Abstract read; a review, cited as reference 170 in the 2022 table.
- Khavinson VKh, Linkova NS, Polyakova VO, Kheifets OV, Tarnovskaya SI, Kvetnoy IM (2012). Peptides tissue-specifically stimulate cell differentiation during their aging. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 153(1):148-151. PMID 22808515. DOI 10.1007/s10517-012-1664-1. Abstract read: "bronchogen (Ala-Glu-Asp-Leu)", CXCL12 and Hoxa3 in bronchial epithelial cells.
- Khavinson VK, Popovich IG, Linkova NS, Mironova ES, Ilina AR (2021). Peptide Regulation of Gene Expression: A Systematic Review. Molecules 26(22):7053. PMID 34834147. PMCID PMC8619776. Full text read; the table row for AEDL cites reference 35, a 2002 study of two other peptides in the mouse heart (PMID 12360356).
- Fedoreyeva LI, Dilovarova TA, Ashapkin VV, Martirosyan YT, Khavinson VK, Kharchenko PN, Vanyushin BF (2017). Short Exogenous Peptides Regulate Expression of CLE, KNOX1, and GRF Family Genes in Nicotiana tabacum. Biochemistry (Moscow) 82(4):521-528. PMID 28371610. Abstract read.
- Fedoreyeva LI, Baranova EN, Chaban IA, Dilovarova TA, Vanyushin BF, Kononenko NV (2022). Elongating Effect of the Peptide AEDL on the Root of Nicotiana tabacum under Salinity. Plants 11(10):1352. PMID 35631778. Abstract read.
- Kononenko NV, Fedoreyeva LI (2024). Peptide AEDL and Glutathione Stimulates Root Development Nicotiana tabacum. International Journal of Molecular Sciences 26(1):289. PMID 39796141. Abstract read.
- Lazareva EM, Kazakov EP, Dilovarova TA, Kononenko NV, Fedoreyeva LI (2025). Peptide AEDL Activates Metabolism and Autophagy in Root Cells of Nicotiana tabacum. International Journal of Molecular Sciences 26(22):11028. PMID 41303518. Abstract read.
- Lazareva EM, Kazakov EP, Kononenko NV, Fedoreyeva LI (2026). Structural Features of Root Cells of Nicotiana tabacum Grown in the Presence of Short Peptides AEDL and Its Methylated Analog AED(OMe)L. International Journal of Molecular Sciences 27(15):6768. PMID 42589425. Abstract read.
- Russian drug reference rlsnet.ru, entry for the separate supplement "Bronchogen Plus", read 23 September 2026: a source of hydroxycinnamic acids with peptides and piperine, no declared AEDL content, different contraindications. https://www.rlsnet.ru/baa/bronxogen-plius-66901
- Western guide page on the substance, read 23 September 2026, used only as evidence of what circulates online. It quotes 0.5 to 2 mg with the words "self-reported; no validated human dose".
- Khavinson VKh et al. Peptide substance restoring function of respiratory organs. EP 1758922; published 7 March 2007, granted 13 February 2008, since lapsed. Read. https://patents.google.com/patent/EP1758922A1/en
- United States Food and Drug Administration. openFDA drug label, drugs@FDA and adverse event endpoints, and the DailyMed API version 2, queried 23 September 2026: no record for the trade name, against control results for semaglutide (5 labels in openFDA, 9 in DailyMed).
- United States Food and Drug Administration. Bulk Drug Substances Nominated for Use in Compounding Under Section 503A. Downloaded and searched 23 September 2026: no entry for the trade name, the sequence or AEDL, while GHK returned 6 hits as a control. https://www.fda.gov/media/94155/download
- Registers that could not be read on 23 September 2026, documented here rather than treated as negative findings: the European Medicines Agency search returned HTTP 403; the Australian ARTG did not respond; the British register was not queried. The European, German, British and Australian entries therefore rest on the absence of any name, code or approval elsewhere, and on the lapse of the only European patent.
- Health Canada Drug Product Database and Licensed Natural Health Products Database APIs, queried 23 September 2026: empty results for the trade name, while the control query for Ozempic returned DIN 02471469. https://health-products.canada.ca/api/
- Swissmedic. List of authorised human medicine packs (xlsx), downloaded and searched 23 September 2026: no entry for the trade name, while Ozempic and semaglutide were found as controls.
- Drug reference vidal.ru, searched 24 September 2026: "not found" for the trade name, while the control query for Cortexin returned two product pages.
- Germany, annex to section 2(3) of the Anti-Doping Act, BGBl. 2023 I no. 67, read in full 23 September 2026: no entry for the trade name or the sequence; section II.3 on growth factors is a closed list.
- Khavinson VK, Lin'kova NS, Tarnovskaya SI (2016). Short Peptides Regulate Gene Expression. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 162(2):288-292. PMID 27909961. DOI 10.1007/s10517-016-3596-7. Abstract read; docking of AEDL and EDL to the DNA sequence "ctcc".
Citer cette page
Les faits de cette page ont été vérifiés les 23 et 24 septembre 2026. Trois éléments pourraient changer le tableau : un enregistrement comme médicament en Russie, les méthodes complètes des études extérieures chez le rat, ou une clarification de la séquence utilisée dans l'article de 2014 sur les cellules.
myPeptides Research & Editing. (2026). Bronchogen : ce que montrent les études, statut et sécurité. Version 1.0, 24 septembre 2026. Registre des peptides myPeptides. Consulté sur https://mypep.app/peptides/bronchogen
La façon dont les pages de ce registre sont établies et notées est décrite dans la page méthodologie ; le registre complet se trouve sur la page peptides.
| Version | Date | Modification |
|---|---|---|
| 1.0 | 2026-09-24 | Première publication |
Dernière vérification : 24 septembre 2026. Prochaine revue : à tout enregistrement comme médicament en Russie, à tout essai enregistré, ou à tout changement de classement antidopage.
