Chonluten : ce que montrent les études, statut et sécurité
Résumé
Le Chonluten est une chaîne de synthèse de trois acides aminés, née dans un institut de Saint-Pétersbourg et vendue comme peptide des poumons. Dans le tableau récapitulatif de ses propres inventeurs, il figure comme peptide de l'estomac et du stress, et le rôle pulmonaire revient à une autre molécule. Aucune expérience sur du tissu pulmonaire ou bronchique n'a jamais été menée avec lui, et aucun essai chez des personnes n'a été enregistré. Le seul test chez l'humain se trouve dans une demande de brevet, et non dans une revue.
L'essentiel en bref
- Ses propres inventeurs n'en font pas un peptide des poumons. Dans leur tableau récapitulatif, le Chonluten (EDG) apparaît comme gastroprotecteur et comme protecteur contre le stress. Le bronchoprotecteur de ce même tableau est une autre molécule, le peptide à quatre maillons Bronchogen [1].
- Aucune expérience sur du tissu pulmonaire ou bronchique n'a jamais utilisé cette substance. Les travaux sur les gènes des voies respiratoires et le modèle de maladie pulmonaire obstructive chez le rat ont tous été menés avec le Bronchogen, qui compte quatre acides aminés et non trois [2], [3].
- Aucun essai chez des personnes n'a jamais été enregistré. Une interrogation du registre le 15 septembre 2026 n'a rien renvoyé pour le nom commercial ni pour la séquence, alors qu'une requête de contrôle renvoyait 752 études [4].
- Un seul article de laboratoire nomme la substance, et il tranche dans les deux sens. Dans une lignée de cellules monocytaires humaines, le peptide a atténué deux signaux inflammatoires après un déclencheur bactérien. Il a aussi été le seul des cinq peptides testés à doubler le taux de mort des cellules traitées [5].
- L'affirmation d'un usage dans la maladie pulmonaire chronique ramène à une note sur les ulcères de l'estomac. Une revue de 2020 indique que le peptide a amélioré le traitement habituel chez des patients atteints de bronchite chronique. Son unique référence à l'appui est un article de trois phrases sur l'expression de gènes dans l'ulcère gastrique [6], [7].
- Le seul test chez des personnes se trouve dans un brevet. 80 hommes en bonne santé, âgés de 20 à 22 ans, ont été emmenés à une altitude simulée de 5 000 mètres pendant 60 minutes. Une bonne tolérance est rapportée pour 80 à 90 % des hommes traités contre 60 % sous solution salée, sans critère de jugement défini et sans statistiques [8].
- Le même tripeptide a d'abord été décrit comme une toxine suspecte. Des chercheurs japonais l'ont isolé en 1978 puis en 1980 du liquide de dialyse de patients en insuffisance rénale, la seconde fois d'un dialysat qualifié de neurotoxique. La bibliothèque médicale américaine l'indexe encore avec la mention « found in neurotoxic dialysate » (trouvé dans un dialysat neurotoxique) [9], [10], [11].
- Il est interdit dans le sport en permanence, au titre de la classe fourre-tout qui vise les substances qu'aucune autorité sanitaire n'a autorisées [12].
Ce qu'est le Chonluten
Le Chonluten est un tripeptide de synthèse : l'acide glutamique, l'acide aspartique et la glycine, liés dans cet ordre. Trois acides aminés et 319,27 g/mol en font une très petite molécule, chimiquement difficile à distinguer d'un fragment ordinaire de protéine digérée. Le sémaglutide, à titre de comparaison, est bâti avec 31 acides aminés et pèse 4 114 g/mol, environ treize fois plus [13].
Il vient de l'institut de biorégulation et de gérontologie de Saint-Pétersbourg, où Vladimir Khavinson et ses collègues l'ont breveté à partir de 2006. Le groupe l'a tiré d'une préparation peptidique de tissu pulmonaire et appelle ces molécules des biorégulateurs ou des cytogènes. Les deux mots sont des termes maison de cet institut [8], [1].
Il existe une seconde origine, plus ancienne et entièrement distincte. Une équipe japonaise de néphrologie a isolé exactement le même tripeptide à deux reprises. La première fois en 1978, dans le liquide de dialyse d'un patient en insuffisance rénale ; la seconde en 1980, dans un dialysat qualifié de neurotoxique [9], [10]. L'article de 1980 rapporte que le tripeptide inhibait une enzyme, la lactate déshydrogénase [10].
C'était le premier effet biologique jamais publié pour cette molécule, et son cadre relevait de la toxicologie plutôt que du soin. Rien dans la littérature des biorégulateurs n'en fait mention. Plus tard, une équipe chinoise a utilisé le tripeptide comme brique pour fabriquer des dérivés de stéroïdes qui freinent le système immunitaire. C'est dans ce travail qu'il est rangé explicitement parmi les urotoxines, ces petites molécules qui s'accumulent quand les reins défaillent [14].
Faits en bref
| Champ | Valeur | Réf |
|---|---|---|
| Nom | Chonluten ; vendu aussi en Russie sous le nom Хонлутен ; aucune dénomination commune internationale | [15], [16] |
| Autres noms | Glu-Asp-Gly, EDG, H-Glu-Asp-Gly-OH, T-34, glutamyl-aspartyl-glycine | [13], [11] |
| Classe | Tripeptide de synthèse ; « biorégulateur » et « cytogène » sont des termes propres au fabricant | [1] |
| Structure | Glu-Asp-Gly, trois acides aminés, aucune modification, charge nette 0 | [13] |
| Formule et masse | C11H17N3O8, 319,27 g/mol pour l'acide libre | [13] |
| Comportement vis-à-vis de l'eau et des graisses | XLogP calculé de −5,3 et surface polaire de 196 Ų, donc extrêmement avide d'eau et très mal placé pour traverser les membranes | [13] |
| Demi-vie | Jamais publiée, pour aucune voie ni aucune espèce | [17] |
| Voies utilisées dans les études | Ajout au liquide de culture ; dans l'abdomen, dans le nez et dans le muscle chez l'animal et dans l'exemple du brevet | [5], [8] |
| Statut | Autorisé comme médicament nulle part ; vendu en Russie comme complément alimentaire, en Occident comme produit chimique de laboratoire | [15], [18] |
| Mis au point par | Vladimir Khavinson et ses collègues, institut de biorégulation et de gérontologie de Saint-Pétersbourg | [8], [19] |
| Numéro de registre CAS | 75007-24-8 | [13], [11] |
| PubChem CID | 194641 | [13] |
| InChIKey | DSPQRJXOIXHOHK-WDSKDSINSA-N | [13] |
| Autres identifiants | Aucun UNII, aucune fiche ChEMBL, aucune entrée DrugBank trouvée au 15 septembre 2026 | [16], [20] |

Comment il agit
Personne ne le sait. Aucun récepteur n'a été identifié, et chacun des mécanismes proposés ci-dessous est une hypothèse et non une mesure.
- Il pourrait entrer dans les cellules par les transporteurs des acides aminés. Dans des calculs, le peptide se plaçait bien sur le transporteur LAT1, au deuxième rang sur 26 peptides courts testés. C'est un résultat obtenu sur ordinateur ; aucun transport n'a jamais été mesuré [17].
- Il pourrait modifier la façon dont certains gènes sont lus. Le groupe avance que ces peptides se fixent sur des régions de l'ADN et changent la production de protéines antioxydantes et anti-inflammatoires. Pour ce peptide, l'article qui soutient cette idée fait trois phrases et ne nomme aucun gène [7].
- Il a gêné deux signaux inflammatoires dans une boîte de culture. Après un déclencheur bactérien, le peptide a réduit la production de deux messagers, le TNF et l'interleukine 6, dans des cellules humaines. Il a aussi augmenté la mise en marche de deux relais internes, ERK1/2 et STAT1 [5].
- Les auteurs de ce travail n'ont vu aucun récepteur. Ils lisent leur propre résultat comme un effet indépendant de tout récepteur et comme un état de tolérance, dans lequel les cellules cessent de répondre à une nouvelle poussée inflammatoire [5].
- Un effet protecteur contre le stress est revendiqué à partir de travaux animaux figurant dans les brevets. Des rats ayant reçu le peptide dans l'abdomen montraient plus de noradrénaline, de dopamine et de sérotonine dans le cortex, et une activité modifiée du gène c-fos dans l'hypothalamus [8], [21].
- L'hypothèse de l'ADN n'a jamais été vérifiée pour ce peptide. L'article le plus rigoureux du groupe sur la façon dont les peptides courts se fixent à l'ADN double brin ne mentionne Glu-Asp-Gly nulle part [22].
Il faut ici poser une limite. Les peptides vendus à côté de lui agissent, s'ils agissent, sur le tissu dont ils portent le nom. Ici, le nom désigne les poumons, alors que les travaux publiés désignent l'estomac, le stress et les cellules immunitaires [1].
Ce que les études ont montré
Il existe un article expérimental sur la substance, un résultat négatif dans une série voisine, une note de trois phrases, deux articles de calcul et deux brevets. C'est tout le dossier.
Recherches bibliographiques et interrogation de registre menées le 15 septembre 2026. Les quatre notices sont celles indexées sous le nom chimique glutamyl-aspartyl-glycine, et une notice sur les quatre portait en réalité sur un composé sans lien. Sources [23], [24], [11], [4].
Signaux inflammatoires dans des cellules humaines
Culture cellulaire La seule étude expérimentale a ajouté 100 ng/ml du peptide pendant une nuit à des cellules THP-1, une lignée de monocytes humains. Le peptide était donné seul ou avec un fragment de paroi bactérienne. Les cinq peptides testés ont atténué la production de TNF et d'interleukine 6 dans les cellules arrivées à maturité [5].
Culture cellulaire L'article ne donne ni taille d'effet ni valeur de p pour ces résultats. Les résultats n'apparaissent que sous forme de diagrammes en barres, moyennés sur trois expériences indépendantes, et l'inventeur de la substance figure parmi les auteurs. Personne d'autre n'a reproduit ce travail [5].
La mort des cellules, le résultat que personne n'a repris
Culture cellulaire Dans le même travail, les auteurs signalent en une phrase que le Chonluten était le seul des cinq peptides à augmenter le taux de mort des cellules traitées, doublant la valeur observée avec les autres. Aucun pourcentage absolu et aucune valeur de p ne figurent dans le texte principal [5].
Ce point compte doublement. C'est le seul signal de sécurité qui existe pour la substance. Il contredit aussi une affirmation faite dans la même littérature, selon laquelle ce peptide réduit la mort des cellules dans le tissu des voies respiratoires [6], [5].
Les cellules de la peau, le seul échec
Tissu animal Cinq tripeptides très proches ont été comparés dans de la peau de rat mise en culture, prélevée sur de jeunes animaux de trois semaines et sur des animaux âgés de 18 mois. Dans le tissu jeune, tous les peptides sauf le T-34 ont stimulé la croissance des cellules. Le T-34, c'est le Chonluten [25].
Tissu animal Dans le tissu âgé, seul le T-38, un autre tripeptide, a produit un effet marqué. La comparaison est instructive précisément parce que quatre peptides presque identiques sur le plan chimique ont, eux, fonctionné dans la même expérience [25].
La note sur l'expression des gènes
Données animales ou cellulaires, non précisé Un article de 2012 rapporte que le peptide T-34 agit sur l'ARN messager de divers gènes et normalise la production de protéines antioxydantes et anti-inflammatoires dans l'ulcère gastrique. Son résumé ne nomme ni espèce, ni modèle, ni taille de groupe, ni concentration, ni gène [7].
Cet article compte bien au-delà de son propre contenu, car deux affirmations plus tardives reposent sur lui. La première est le classement de ce peptide parmi les peptides de l'estomac. La seconde est l'idée qu'il aide les patients atteints de maladie pulmonaire chronique [1], [6].
La croissance des tumeurs chez la souris, rapportée dans un brevet
Document de brevet Un brevet russe de 2009 rapporte que 2 µg par souris ont ralenti de 71 % la croissance d'un carcinome d'Ehrlich greffé, contre 60 % pour le cisplatine, un médicament de chimiothérapie, à 5 mg/kg. L'écart avait peu de chances de relever du hasard (p < 0,05), et c'est tout ce que le brevet dit des statistiques [19].
Aucune publication de cette expérience dans une revue ne figure dans PubMed ni dans Europe PMC. Les tailles de groupe et les méthodes de mesure ne sont pas indiquées, si bien que le chiffre ne peut pas être vérifié. Un brevet est un droit de propriété, pas une étude relue [19], [24].
Le manque d'oxygène chez 80 hommes, également dans un brevet
Document de brevet 80 hommes en bonne santé, âgés de 20 à 22 ans, ont été répartis en un groupe témoin de 20 et deux groupes principaux de 30. Un groupe principal a reçu le peptide par le nez, l'autre dans le muscle, chacun réparti sur trois niveaux de dose. Les quantités figurent dans le tableau des doses plus bas [8].
Document de brevet Ils ont ensuite été emmenés à une altitude simulée de 5 000 mètres pendant 60 minutes, sans oxygène d'appoint. Une bonne tolérance de l'air raréfié est rapportée pour 80 à 90 % des hommes traités et pour 60 % du groupe sous solution salée. Les scores d'anxiété étaient inférieurs de 10 à 13 % [8].
Les faiblesses sont structurelles plutôt que secondaires. Il n'y a ni tirage au sort, ni insu, ni accord d'un comité d'éthique, ni enregistrement, ni intervalle de confiance, ni définition de la bonne tolérance. Trois niveaux de dose répartis sur 30 hommes laissent des sous-groupes de dix environ [8].
Les deux brevets de la famille se contredisent aussi entre eux. Les trois quantités nommées dans le texte américain et les trois nommées dans la traduction anglaise du brevet russe d'origine diffèrent d'un facteur deux à chaque niveau, et aucun des deux documents n'explique l'écart. Les deux séries figurent côte à côte dans le tableau des doses [8], [21].
Le transport, calculé plutôt que mesuré
Calcul uniquement Deux articles du même groupe ont calculé, par simulation, comment le peptide se place sur quatre protéines de transport. Dans l'article de 2023, EDG obtient −43,40 sur LAT1, au deuxième rang sur 26 peptides derrière EDR à −45,32, puis −26,82 sur LAT2, −18,04 sur PEPT1 et −5,20 sur PEPT2 [17].
Scores obtenus par calcul de placement moléculaire, et non par mesure : plus le nombre est négatif, meilleur est l'ajustement calculé. Les deux articles donnent des valeurs différentes pour le même peptide et le même transporteur, et aucune expérience de transport n'a jamais été menée. Sources [1], [17].
Calcul uniquement L'article de 2022 du même groupe donne −30,30 pour ce couple identique. L'écart entre ces deux valeurs n'a jamais été expliqué. L'article de 2023 avance ensuite qu'un effet antitumoral « could be associated » (pourrait être lié) au blocage de ces transporteurs [1], [17].
L'affirmation sur les poumons, remontée à sa source
Une revue de 2020 affirme que le tripeptide EDG pris par la bouche est efficace dans la maladie pulmonaire obstructive chronique et dans la bronchite chronique avec composante asthmatique, et qu'il a amélioré le traitement habituel chez ces patients. L'affirmation ne résiste pas à un coup d'œil sur sa propre source [6].
La raison en est que tout le passage ne porte qu'une seule référence, la numéro 108 de l'article. La référence 108 est la note de trois phrases sur l'expression de gènes dans l'ulcère gastrique. Elle ne contient ni patients, ni poumons, ni bronchite, ni mesure [6], [7].
La même revue dit aussi que l'EDG peut réduire la mort cellulaire et relancer la croissance dans les cellules qui tapissent les bronches. Cette phrase repose encore sur la note sur l'ulcère gastrique, plus deux articles sur le tissu bronchique, et ces deux-là ont utilisé le Bronchogen, le peptide à quatre maillons, l'EDG étant absent des deux [6], [7], [2].
Ce que l'on ignore encore
- Tout ce qui concerne le devenir du produit dans le corps. Aucune donnée sur la demi-vie, la part qui atteint le sang, la répartition dans les tissus, la transformation et l'élimination n'existe, pour aucune voie [17].
- S'il entre même dans les cellules. Avec un XLogP calculé de −5,3, la molécule ne devrait pas traverser librement les membranes, et son entrée n'a jamais été que modélisée [13], [17].
- Tout ce qui concerne l'organe dont il porte le nom. Aucune étude n'a exposé du tissu pulmonaire ou bronchique à cette substance [23].
- Si le signal de mort cellulaire veut dire quelque chose. Le résultat de 2022 n'a été repris par aucun article ultérieur, ni confirmé ni réfuté [5].
- Ce que contient la matière vendue en ligne. Il n'existe aucune monographie de pharmacopée et aucune substance de référence officielle, donc aucun étalon auquel comparer un flacon du commerce [16], [18].
Effets indésirables et sécurité
Il n'existe aucun relevé de sécurité chez l'humain. Aucune étude comportant des critères de sécurité n'a jamais été menée, si bien qu'il n'existe rien à rapporter [4].
- Aucune déclaration d'effet indésirable n'existe. La base américaine de surveillance des médicaments n'a renvoyé aucune fiche pour l'un ou l'autre nom le 15 septembre 2026, et aucune description de cas n'a été trouvée dans la littérature [26].
- Le seul signal de laboratoire est un doublement de la mort cellulaire. Parmi cinq peptides ajoutés à une lignée de monocytes humains, celui-ci a été le seul à augmenter le taux de mort des cellules traitées, en le doublant par rapport aux autres [5].
- Le premier contexte documenté de la molécule était toxicologique. Elle a été isolée d'un dialysat neurotoxique comme candidate à l'atteinte des nerfs observée dans l'insuffisance rénale, et elle inhibait la lactate déshydrogénase [10], [11].
- Les affirmations de toxicologie viennent des brevets eux-mêmes. Ils indiquent qu'aucune réaction toxique n'est survenue chez le rat, la souris et le cobaye jusqu'à 5 000 fois la quantité thérapeutique, et ne nomment ni ligne directrice de test ni taille de groupe [19], [8].
- Les pages de vente affirment qu'il n'y a pas d'effets indésirables. Cela décrit un manque de relevés plutôt qu'un manque de dommages, puisque les effets indésirables n'ont jamais été recueillis de façon systématique [15].
- La forme injectable est la moins contrôlée de toutes. Elle est vendue en poudre lyophilisée dans des flacons de 20 mg, hors de tout système de qualité pharmaceutique, avec une stérilité, une teneur en endotoxines et une teneur en peptide inconnues [18].
Les lacunes traversent tout le dossier. Il n'existe aucune toxicologie relue, aucune recherche de dose, aucune donnée sur le devenir du produit dans le corps et aucun test des réactions immunitaires. C'est frappant, puisque la seule expérience disponible montre justement un effet sur des cellules immunitaires [17], [5].
On ne sait rien de la grossesse, de l'allaitement, des enfants, ni d'un foie ou de reins abîmés. C'est la lacune rénale qui gêne le plus : ce tripeptide a été trouvé en quantité accrue dans le dialysat de personnes dont les reins avaient cessé de fonctionner [10].
Doses utilisées dans les études
Les doses ci-dessous proviennent des sources citées et ne figurent ici qu'à titre d'information scientifique. Ce ne sont ni des recommandations ni des indications transposables à un usage personnel, et les chiffres chez l'humain viennent d'un exemple de brevet et non d'une étude relue.
Chaque ligne ci-dessous est une concentration dans un liquide de culture, une quantité donnée à un animal, ou un chiffre tiré d'une demande de brevet. Aucune ne vient d'une étude relue chez des personnes, et les voies comme les modèles ne se comparent pas entre eux.
| Étude | Modèle | Quantité | Voie | Durée | Réf. |
|---|---|---|---|---|---|
| Avolio 2022, signaux inflammatoires | Lignée humaine de monocytes THP-1 | 100 ng/ml | Ajout au liquide de culture | Une nuit, et de 2 à 12 heures | [5] |
| Famille de brevets, modèles de stress | Rat | 2,5 µg/kg | Dans l'abdomen | Pas indiquée de façon constante | [8] |
| Famille de brevets, glande pinéale sous stress osmotique | Rat | 0,5 µg au total | Dans le nez | Non indiquée | [8] |
| Brevet, croissance tumorale | Souris porteuse d'un carcinome d'Ehrlich greffé | 2 µg par animal | Non précisée davantage | Non indiquée | [19] |
| Exemple de brevet chez des personnes, pas une étude relue | 80 hommes en bonne santé, altitude simulée de 5 000 m | 5,0 mg, 100,0 µg et 1,0 µg en trois niveaux distincts | Dans le nez ou dans le muscle | Trois fois par jour pendant 2 jours | [8] |
| Même exemple dans le brevet russe d'origine, chiffres qui ne concordent pas | 80 hommes en bonne santé, altitude simulée de 5 000 m | 10 mg, 200 µg et 2 µg en quantités de cure | Dans le nez ou dans le muscle | Pas indiquée de la même façon | [21] |
| Brevet, plage générale revendiquée | Non rattachée à une expérience précise | 0,01 à 100 µg/kg | Non limitée à une seule voie | — | [8] |
Une concentration dans une boîte de culture ne se convertit pas en quantité pour un corps. Entre le plus petit et le plus grand chiffre du tableau, il y a un facteur de plusieurs milliers, et aucune étude de recherche de dose n'explique cet écart [8], [5].
Une comparaison mérite d'être faite, car elle montre à quel point le commerce s'est éloigné des documents. Les flacons occidentaux contiennent 20 mg de poudre, alors que la plus grande quantité unique jamais donnée à une personne dans l'exemple du brevet était de 5 mg. La Russie ne vend aucune forme injectable [18], [8], [15].
Développement et statut réglementaire
Il n'existe aucun programme de développement. Aucun promoteur n'a déposé quoi que ce soit, aucune phase de test n'a commencé, et la substance ne figure dans le fichier de substances d'aucune autorité [4], [16].
De toxine de dialyse à complément pour les poumons
- 1978Isolé pour la première fois chez un patientUn tripeptide est identifié puis synthétisé à partir du liquide de dialyse, chez un patient en insuffisance rénale, réf [9]
- 1980Nommé, et reconnu comme inhibiteur enzymatiqueLe tripeptide acide venu du dialysat neurotoxique est identifié comme H-Glu-Asp-Gly-OH et inhibe la lactate déshydrogénase, réf [10]
- 2006Revendiqué comme peptide protecteur contre le stressLa famille de brevets commence, avec des expériences chez le rat et un exemple chez 80 hommes, réf [8]
- 2009Un second brevet revendique un effet antitumoralCarcinome Ehrlich greffé chez la souris, 71 pour cent de croissance en moins, jamais publié dans une revue, réf [19]
- 2012Deux articles courts, dont un négatifLa note sur les gènes actifs dans les ulcères gastriques, et la culture de peau où celui-ci fut le seul peptide sans effet, réfs [7], [25]
- 2020Une revue avance des affirmations sur des patientsLa bronchite chronique et la maladie pulmonaire obstructive sont affirmées, appuyées seulement sur la note portant sur les ulcères gastriques, réfs [6], [7]
- 2022La première et unique expérience sur la substanceLignée de monocytes humains : signaux inflammatoires atténués, mort cellulaire doublée, réf [5]
- 15 septembre 2026Registres vérifiésAucune autorisation sur aucun marché, aucun essai enregistré, aucun code de substance chez les autorités, réfs [4], [16]
- 1978 et 1980 le tripeptide est isolé du dialysat de patients en insuffisance rénale et décrit comme une toxine possible [9], [10].
- 2006 et 2007 le groupe de Saint-Pétersbourg dépose la famille de brevets revendiquant une substance peptidique protectrice contre le stress [8], [21].
- 2009 un second brevet russe revendique un effet antitumoral chez la souris [19].
- 2012 la note sur l'expression des gènes et la culture de peau négative paraissent, toutes deux dans la même revue [7], [25].
- 2020 une revue affirme des effets chez des patients atteints de maladie pulmonaire chronique [6].
- 2022 le seul article expérimental sur la substance est publié [5].
- 2022 et 2023 deux articles de calcul rangent le peptide parmi les meilleurs candidats au transport par les porteurs d'acides aminés [1], [17].
| Marché | Statut | Remarque | Réf |
|---|---|---|---|
| États-Unis | Non autorisé | Aucun code de substance, aucune notice, aucun dossier d'effets indésirables ; jamais proposé pour la préparation en pharmacie | [16], [26], [27] |
| Union européenne | Non autorisé | Aucun rapport d'évaluation et aucun essai ; la recherche de l'agence elle-même n'a pas pu être lue le jour de la vérification | [28], [4] |
| Allemagne | Non autorisé | Ni médicament autorisé ni aliment licite ; un complément importé relève des règles sur les nouveaux aliments | [29], [15] |
| Royaume-Uni | Non autorisé | Le registre n'a renvoyé qu'une page sans aucun résultat, si bien que le constat repose sur tous les autres registres | [28] |
| Australie | Non autorisé | Absent de la norme sur les poisons, ce qui ne vaut pas permission | [30] |
| Canada | Non autorisé | La base des médicaments ne renvoie rien, alors qu'une requête de contrôle fonctionne | [31] |
| Suisse | Non autorisé | Aucune autorisation identifiée, et aucune interrogation de registre possible | [28] |
| Russie | Non autorisé | Des gélules et des gouttes sublinguales sont vendues comme complément alimentaire, ce qui ne vaut pas licence de médicament | [15] |
Trois lignes demandent de la prudence. La ligne australienne signifie que la substance n'a jamais été classée, et non qu'elle peut être fournie. Les lignes européenne, britannique et suisse reposent sur son absence partout ailleurs, parce que ces registres n'ont pas pu être interrogés [28].
La ligne russe est la plus souvent mal lue, et de deux façons. Un complément alimentaire ne passe aucun examen de son efficacité. Au-delà de cela, les gélules déclarent trois acides aminés libres comme contenu et les gouttes déclarent un extrait de poumon animal, si bien qu'aucune des deux n'est le tripeptide de synthèse [15].
Tous les registres ont été vérifiés le 15 septembre 2026. Le panorama juridique plus large est présenté sous les peptides sont-ils légaux et peptides autorisés par la FDA.
Antidopage
Le Chonluten est interdit en permanence, en compétition comme hors compétition. Il n'est pas nommé sur la liste 2026. Il relève de la classe S0, qui couvre toute substance pharmacologique sans autorisation en vigueur d'une autorité sanitaire publique pour un usage thérapeutique humain [12].
Le classement ne demande ici aucune interprétation, puisqu'il n'existe nulle part d'autorisation dont on pourrait discuter. Les substances de la classe S0 sont des substances spécifiées, ce qui change la manière dont une sanction est calculée, mais pas l'interdiction elle-même [12].
Ce n'est pas un point théorique. La page de vente russe cite l'entraînement sportif intensif parmi les raisons de prendre le produit et décrit un usage par des sportifs pendant la période de compétition [15].
L'annexe de la loi allemande contre le dopage ne mentionne pas la substance, et le mot tripeptide n'y figure pas du tout. C'est une lacune dans une liste fermée, pas une permission [29]. Aucune méthode de détection validée n'a été publiée [23]. Le tableau complet est sous peptides interdits dans le sport.
Comparé aux peptides voisins
| Peptide | Lien avec le Chonluten | Ce que les vérifications de cette page ont trouvé |
|---|---|---|
| Chonluten | — | Glu-Asp-Gly, 319,27 g/mol ; un article expérimental, aucun essai enregistré, autorisé nulle part [13], [4] |
| Bronchogen | Le peptide à quatre maillons qui porte réellement les résultats pulmonaires | Ala-Glu-Asp-Leu ; les travaux sur les gènes des voies respiratoires et le modèle de maladie pulmonaire obstructive chez le rat ont utilisé cette molécule, pas le Chonluten [2], [3] |
| Épitalon | La même séquence avec un acide aminé de plus devant | Ala-Glu-Asp-Gly ; la plupart des 114 résultats de recherche pour Glu-Asp-Gly portent sur ce peptide-là [23] |
| Pinéalon | Un tripeptide frère de la même série, codé T-33 | Glu-Asp-Arg ; il a obtenu le meilleur score des 26 peptides sur le transporteur où le Chonluten arrivait deuxième [17], [25] |
| Cartalax | Un autre tripeptide du même laboratoire, attribué au cartilage | Ala-Glu-Asp, les mêmes trois acides aminés dans un ordre différent ; il ne faisait pas partie des cinq peptides de l'expérience sur la peau, dont l'un était Glu-Asp-Ala, de nouveau dans un autre ordre [25] |
La comparaison ne porte pas sur la puissance, car il n'existe aucune mesure d'effet en face à face. Elle montre où ce peptide se situe parmi ses voisins : même laboratoire, même façon de nommer, et un dossier plus mince que chacun d'eux.
Deux lignes de ce tableau sont particulièrement utiles. Le Bronchogen est la molécule derrière chaque résultat pulmonaire de cette littérature, ce qui est le fait le plus utile pour qui lit des pages de produit. L'Épitalon explique pourquoi les recherches semblent renvoyer un ensemble de travaux important [2], [23].
Le Pinéalon est le plus proche parent par la structure, à un acide aminé près, et dans l'expérience partagée sur la peau il appartenait au groupe qui a fonctionné là où celui-ci a échoué [25].
Idées reçues
- « Le Chonluten est le peptide des poumons de cette série. » C'est l'étiquette commerciale. Dans le tableau des inventeurs eux-mêmes, il est gastroprotecteur et protecteur contre le stress, et le bronchoprotecteur est le Bronchogen [1].
- « Le Chonluten et le Bronchogen sont interchangeables. » L'un a trois acides aminés, l'autre quatre. Chaque résultat respiratoire, de l'expression des gènes bronchiques au modèle de maladie pulmonaire obstructive chez le rat, appartient au Bronchogen [2], [3].
- « Glu-Asp-Gly est la même chose que Ala-Glu-Asp-Gly. » Le second est l'Épitalon, plus long d'un acide aminé. Lire des articles sur l'Épitalon comme des preuves pour ce peptide gonfle énormément le dossier apparent [23].
- « Il existe des études humaines dans la bronchite chronique ou la maladie pulmonaire obstructive chronique. » Il existe des phrases dans une revue, dont l'unique référence est une note de trois phrases sur l'expression de gènes dans l'ulcère gastrique. Aucune publication d'origine n'existe [6], [7].
- « L'étude chez 80 hommes était un essai clinique. » C'est un exemple à l'intérieur d'un brevet. Ni tirage au sort, ni insu, ni accord d'un comité d'éthique, ni enregistrement, ni statistiques ; les deux brevets donnent même des quantités différentes [8], [21].
- « Un effet antitumoral est prouvé, il est dans une revue. » Ce qui est dans la revue, c'est la phrase selon laquelle un tel effet « could be associated » (pourrait être lié) au blocage de transporteurs. L'effet lui-même ne figure que dans un brevet [17], [19].
- « Il est présent dans le corps, donc en prendre est forcément sans danger. » La première apparition documentée de ce tripeptide était dans le dialysat neurotoxique de patients en insuffisance rénale, où il inhibait une enzyme [10], [11].
- « L'enregistrement russe confirme que cela marche. » Un complément alimentaire est autorisé comme aliment, sans évaluation de son efficacité, et la page de vente indique elle-même que la préparation n'est pas un médicament [15].
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le Chonluten ?
C'est une chaîne de synthèse de trois acides aminés, l'acide glutamique, l'acide aspartique et la glycine, écrite aussi Glu-Asp-Gly ou EDG et codée T-34. Elle pèse 319,27 g/mol, ce qui en fait une très petite molécule. Elle vient d'un institut de Saint-Pétersbourg qui appelle ces peptides des biorégulateurs, un terme maison qui n'a de place dans aucune classification.
Le Chonluten est-il un peptide des poumons ?
Pas selon les personnes qui l'ont breveté. Dans leur propre tableau récapitulatif, le peptide apparaît comme gastroprotecteur et comme protecteur contre le stress, tandis que le bronchoprotecteur du même tableau est une autre molécule, à quatre maillons, appelée Bronchogen. Aucune étude n'a jamais exposé du tissu pulmonaire ou bronchique au Chonluten.
Le Chonluten a-t-il été testé chez des personnes ?
Dans aucune étude enregistrée ni relue par des pairs. Une seule expérience humaine existe, décrite dans une demande de brevet : 80 hommes en bonne santé emmenés à une altitude simulée de 5 000 mètres pendant 60 minutes. Un brevet est un droit de propriété et non un rapport d'étude, et celui-ci ne mentionne ni tirage au sort, ni insu, ni statistiques.
Le Chonluten est-il autorisé quelque part ?
Non. Les vérifications de registres menées le 15 septembre 2026 n'ont trouvé aucune autorisation de médicament aux États-Unis, dans l'Union européenne, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Australie, au Canada, en Suisse ni en Russie. Les gélules et les gouttes russes sont vendues comme complément alimentaire, ce qui ne suppose aucun examen de l'efficacité du produit.
Qu'a trouvé la seule étude de laboratoire sur le Chonluten ?
Elle a trouvé deux choses qui vont en sens contraire. Dans une lignée de cellules monocytaires humaines, le peptide a atténué deux signaux inflammatoires après un déclencheur bactérien. Dans les mêmes expériences, il a été le seul des cinq peptides testés à doubler le taux de mort des cellules traitées. L'inventeur figure parmi les auteurs.
Le Chonluten est-il la même chose que le Bronchogen ou l'Épitalon ?
Non, et les deux confusions comptent. Le Bronchogen est un peptide à quatre maillons, Ala-Glu-Asp-Leu, et c'est lui qui porte tous les résultats pulmonaires et respiratoires de cette littérature. L'Épitalon est Ala-Glu-Asp-Gly, la même séquence que le Chonluten avec un acide aminé de plus devant, et la plupart des résultats de recherche pour Glu-Asp-Gly portent en réalité sur l'Épitalon.
Pourquoi le Chonluten est-il vanté pour les maladies des poumons ?
À cause de la façon dont il a été nommé et commercialisé, pas à cause de preuves. Les vendeurs alignent une longue série de maladies respiratoires et jusqu'à une baisse du risque de cancer. Rien de tout cela ne repose sur une étude de cette substance, et l'article de revue habituellement invoqué appuie ses phrases sur les poumons avec une note de trois phrases portant sur l'expression de gènes dans l'ulcère de l'estomac.
Le Chonluten est-il interdit dans le sport ?
Oui, en permanence, en compétition comme hors compétition. Il n'est pas nommé sur la liste des interdictions 2026, mais la classe fourre-tout S0 couvre toute substance pharmacologique qu'aucune autorité sanitaire publique n'a autorisée pour un usage humain. La description lui correspond exactement. La page de vente russe vante un usage par des sportifs pendant la compétition, ce que la règle interdit précisément.
Le Chonluten est-il sûr ?
Personne ne le sait, et rien n'a été fait qui permettrait de le savoir. Il n'existe aucune toxicologie en dehors des brevets des inventeurs eux-mêmes, aucune donnée sur le devenir du produit dans le corps, aucune donnée sur les réactions du système immunitaire et aucune donnée à long terme. L'absence d'effets indésirables annoncée sur les pages de vente décrit un manque de relevés, pas un manque de dommages.
Sources
- Khavinson V, Linkova N, Kozhevnikova E, Dyatlova A, Petukhov M (2022). Transport of Biologically Active Ultrashort Peptides Using POT and LAT Carriers. International Journal of Molecular Sciences 23(14):7733. PMID 35887081. PMCID PMC9323678. DOI 10.3390/ijms23147733. Full text and Table 2 read: the row "Chonluten (EDG) −30.30 Gastroprotector Stress protector" against "Bronchogen (AEDL) −17.26 Bronchoprotector", and the sentence counting one gastroprotector and one bronchoprotector among 20 peptides.
- Khavinson VKh, Tendler SM, Vanyushin BF, Kasyanenko NA, Kvetnoy IM, Linkova NS, et al. (2014). Peptide regulation of gene expression and protein synthesis in bronchial epithelium. Lung 192(5):781-791. PMID 25015171. DOI 10.1007/s00408-014-9620-7. Abstract read. The peptide studied is the tetrapeptide Ala-Glu-Asp-Leu, not Glu-Asp-Gly.
- Kuzubova NA, Lebedeva ES, Dvorakovskaya IV, Surkova EA, Platonova IS, Titova ON (2015). Modulating Effect of Peptide Therapy on the Morphofunctional State of Bronchial Epithelium in Rats with Obstructive Lung Pathology. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 159(5):685-688. PMID 26468022. DOI 10.1007/s10517-015-3047-x. Abstract read; the rat model of obstructive lung disease used the tetrapeptide Bronchogen.
- ClinicalTrials.gov API v2, queried 15 September 2026: query.term=chonluten returned 0 studies and query.term="Glu-Asp-Gly" returned 0 studies, while the control query query.intr=semaglutide returned 752. https://clinicaltrials.gov/api/v2/studies
- Avolio F, Martinotti S, Khavinson VK, Esposito JE, Giambuzzi G, Marino A, et al. (2022). Peptides Regulating Proliferative Activity and Inflammatory Pathways in the Monocyte/Macrophage THP-1 Cell Line. International Journal of Molecular Sciences 23(7):3607. PMID 35408963. PMCID PMC8999041. DOI 10.3390/ijms23073607. Full text read: 100 ng/mL overnight, section 4.1 naming "P5 as Chonluten (tripeptide Glu-Asp-Gly, from respiratory lung)", inhibition of TNF and interleukin 6 after a bacterial trigger, ERK1/2 and STAT1 phosphorylation, and the sentence "only the bronchogenic peptide Chonluten (P5) appears to increase the treated cells apoptosis level, doubling the value in relation to other peptides". The inventor of the substance is a co-author.
- Khavinson V, Linkova N, Dyatlova A, Kuznik B, Umnov R (2020). Peptides: Prospects for Use in the Treatment of COVID-19. Molecules 25(19):4389. PMID 32987757. PMCID PMC7583759. DOI 10.3390/molecules25194389. Full text and reference list read: the passage asserting that oral EDG treats chronic obstructive pulmonary disease and chronic bronchitis with an asthmatic component, and its single supporting reference 108, which is the gastric ulcer note listed below.
- Khavinson VKh, Lin'kova NS, Dudkov AV, Polyakova VO, Kvetnoi IM (2012). Peptidergic regulation of expression of genes encoding antioxidant and anti-inflammatory proteins. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 152(5):615-618. PMID 22803148. DOI 10.1007/s10517-012-1590-2. Abstract read; it consists of three sentences about peptide T-34 in gastric ulcer and names no species, model, group size, concentration, gene or measurement. Only the abstract was accessible.
- Khavinson VKh, Grigoriev EI, Malinin VV, Ryzhak GA. Peptide substance revealing a stress protective effect, pharmaceutical composition on its base, and the method of its application. US 8,071,556 B2; priority 23 May 2006, filed 5 March 2007, granted 6 December 2011. Full text read: animal experiments, the dose range of 0.01 to 100 µg/kg, and example 7 with "80 healthy men aged 20-22 years", a 60-minute exposure at a simulated altitude of 5,000 metres, and the result "Good tolerability to hypoxia was shown by 80-90% of study participants, who received peptide H-Glu-Asp-Gly-OH and only by 60% of placebo group members". https://patents.google.com/patent/US8071556B2/en
- Abiko T, Kumikawa M, Ishizaki M, Takahashi H, Sekino H (1978). Identification and synthesis of a tripeptide in ECUM fluid of an uremic patient. Biochemical and Biophysical Research Communications 83(2):357-364. PMID 697827. DOI 10.1016/0006-291x(78)90998-1. PubMed record read; no abstract is available and the full text was not accessible.
- Abiko T, Onodera I, Sekino H (1980). Characterization of an acidic tripeptide in neurotoxic dialysate. Chemical and Pharmaceutical Bulletin 28(5):1629-1633. PMID 7408052. DOI 10.1248/cpb.28.1629. Abstract read via J-Stage: "An acidic tripeptide was isolated from neurotoxic dialysate by ultrafiltration … identified as H-Glu-Asp-Gly-OH … This tripeptide inhibited LDH activity."
- United States National Library of Medicine. MeSH Supplementary Concept UID 67026740, "glutamyl-aspartyl-glycine": heading mapped to Oligopeptides, notation "found in neurotoxic dialysate", registry number 75007-24-8, entry terms Glu-Asp-Gly, H-Glu-Asp-Gly-OH and T-34 tripeptide. The concept is attached to four PubMed records. Retrieved via E-utilities on 15 September 2026.
- World Anti-Doping Agency. The 2026 Prohibited List, in force 1 January 2026, class S0 Non-Approved Substances: "Any pharmacological substance which is not addressed by any of the subsequent sections of the List and with no current approval by any governmental regulatory health authority for human therapeutic use … is prohibited at all times." Full text checked on 15 September 2026; no match for the trade name or the sequence, with BPC-157 found in the same document as a control. https://www.wada-ama.org/en/prohibited-list
- PubChem compound CID 194641, "Glutamyl-aspartyl-glycine", queried on 15 September 2026 for formula C11H17N3O8, mass 319.27 g/mol, InChIKey DSPQRJXOIXHOHK-WDSKDSINSA-N, calculated XLogP −5.3, polar surface area 196 Ų, complexity 464, net charge 0, and the synonym list including CAS 75007-24-8 and "T-34 tripeptide". The size comparison was taken from the same database on the same day: semaglutide, CID 56843331, formula C187H291N45O59, mass 4,114 g/mol, a chain of 31 amino acids. https://pubchem.ncbi.nlm.nih.gov/compound/194641
- Wang C, Zhao M, Qiu X, Peng S (2004). The synthesis and immunosuppressive activities of steroid-urotoxin linkers. Bioorganic and Medicinal Chemistry 12(16):4403-4421. PMID 15265492. DOI 10.1016/j.bmc.2004.06.012. Abstract read: "The urotoxins (Glu-Asp-Gly-OH, His-Gly-Glu-OH, His-Gly-Lys-OH, and His-Gly-Lys-NHNH2) were introduced into the convenient sites of hydrocortisone and prednisolone." Here the tripeptide is a building block and is classed as a uraemic toxin.
- Russian trade listing for the preparation under its Russian name, retrieved 15 September 2026, used only as evidence of how the product is sold and described, never as a scientific reference. Its own wording includes "the preparation is not a medicinal product", capsule contents declared as the free amino acids glycine, glutamic acid and aspartic acid, sublingual contents declared as an extract of lung peptides, a list of airway indications, a claim of reduced risk of bronchopulmonary cancer, a claim of no side effects, and intensive athletic training and use by athletes during the competition period among the reasons given for taking it.
- United States Food and Drug Administration and NCATS. Global Substance Registration System, queried 15 September 2026: exact name searches for the trade name and for "glutamyl-aspartyl-glycine" each returned 0 records, while the control search for semaglutide returned 5. The substance therefore has no regulatory substance identifier. https://gsrs.ncats.nih.gov
- Khavinson VK, Linkova NS, Rudskoy AI, Petukhov MG (2023). Feasibility of Transport of 26 Biologically Active Ultrashort Peptides via LAT and PEPT Family Transporters. Biomolecules 13(3):552. PMID 36979488. PMCID PMC10046148. DOI 10.3390/biom13030552. Full text and Tables 1, 3, 5 and 7 read: EDG scores −43.40 at LAT1 (second of 26, behind EDR at −45.32), −26.82 at LAT2, −18.04 at PEPT1 and −5.20 at PEPT2, all by docking calculation with no transport measurement. The paper states that an antitumour effect "could be associated" with inhibition of these carriers. No pharmacokinetic data for the peptide appear here or anywhere else searched.
- Western research-chemical listing for the substance in 20 mg vials, retrieved 15 September 2026, used only as evidence of how the material is traded and labelled, never as a scientific reference. It names the sequence Glu-Asp-Gly and the code T-34, states a purity above 99 per cent, and carries the wording "available for research and laboratory purposes only" and "not for human consumption" while describing effects on the respiratory system in the same text. Several further sellers offer the identical 20 mg configuration.
- Khavinson VKh, Ryzhak GA, Kozlov LV. Pharmaceutical composition on basis of peptide possessing antitumoral action. RU 2362579 C1, filed 26 November 2007, published 27 July 2009. Full text read: transplanted Ehrlich carcinoma in SHR mice, 2 µg per animal, 71 per cent growth inhibition with p below 0.05 against 60 per cent for cisplatin at 5 mg/kg, and a claim of no toxic reactions up to 5,000 times the therapeutic amount. No corresponding journal publication was found. https://patents.google.com/patent/RU2362579C1/en
- EMBL-EBI. ChEMBL API molecule search for "Glutamyl-aspartyl-glycine", queried 15 September 2026: 1,539 fuzzy matches, none carrying InChIKey DSPQRJXOIXHOHK-WDSKDSINSA-N. No ChEMBL record exists for the substance. https://www.ebi.ac.uk/chembl
- Khavinson VKh, Grigoriev EI, Malinin VV, Ryzhak GA. Peptide possessing stress-protecting effect, pharmaceutical composition based thereof and method for its use. RU 2304444 C1, published 20 August 2007. Full text read; the parent filing of the family, whose English translation gives course amounts of 10 mg, 200 µg and 2 µg, differing from the American text. https://patents.google.com/patent/RU2304444C1/en
- Kolchina N, Khavinson V, Linkova N, Yakimov A, Baitin D, Afanasyeva A, Petukhov M (2019). Systematic search for structural motifs of peptide binding to double-stranded DNA. Nucleic Acids Research 47:10553-10563. PMCID PMC6847403. DOI 10.1093/nar/gkz850. Full text read and searched: EDG, Glu-Asp-Gly and the trade name appear nowhere in it.
- PubMed, queried through E-utilities on 15 September 2026: the trade name returned 1 record, the single experimental paper listed above; "Glu-Asp-Gly" returned 114 records, mostly concerning the tetrapeptide Ala-Glu-Asp-Gly; "T-34 peptide" or "T-34 tripeptide" returned 136 records, almost all unrelated; a search restricting the inventor's name to lung, bronchial, bronchitis and pulmonary topics returned 16 records, none about this peptide. No publication describing a detection method for doping control was found.
- Europe PMC REST search, queried 15 September 2026: the trade name returned 3 records, two of which mention the substance only in a list; "H-Glu-Asp-Gly-OH" returned 7 records, four of them patent documents. No journal report of the tumour experiment exists.
- Voicekhovskaya MA, Chalisova NI, Kontsevaya EA, Ryzhak GA (2012). Effect of bioregulatory tripeptides on the culture of skin cells from young and old rats. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 152(3):357-359. PMID 22803085. DOI 10.1007/s10517-012-1527-9. Abstract read: T-32 (Glu-Asp-Ala), T-33 (Glu-Asp-Arg), T-34 (Glu-Asp-Gly), T-36 (Glu-Asp-Pro) and T-38 (Lys-Glu-Asp) were compared in skin explants from rats aged 3 weeks and 18 months. "In skin explants from young rats, all peptides except T-34 produced a stimulating effect on cell proliferation. In skin explants from old rats, tripeptide T-38 produced a marked stimulatory effect on proliferation."
- United States Food and Drug Administration. openFDA drug label and adverse event endpoints and the DailyMed API version 2, all queried 15 September 2026: no record for the trade name or for "glutamyl-aspartyl-glycine", against control results for Ozempic and semaglutide in the same databases on the same day.
- United States Food and Drug Administration (14 May 2026). Bulk Drug Substances Nominated for Use in Compounding Under Section 503A of the Federal Food, Drug, and Cosmetic Act. Downloaded and searched in full on 15 September 2026: no entry for the trade name, for Glu-Asp-Gly or for EDG in any of the three categories, while GHK-Cu appears with a full nomination history as a control. https://www.fda.gov/media/94155/download
- Registers that could not be read on 15 September 2026, documented here rather than treated as negative findings: the European Medicines Agency search returned HTTP 401 and 403, including for the control query; the British medicines register returned byte-identical page shells of 122,696 bytes for both the search and the control search; the Swiss register pages returned HTTP 404; the Russian state medicines register returned pages without result rows for both the search and the control; and the Russian consumer-protection register of supplement certificates was unreachable. The Australian ARTG database also timed out, so the Australian finding rests on the Poisons Standard alone.
- Germany, annex to section 2(3) of the Anti-Doping Act, official citation BGBl. 2023 I no. 67, read in full on 15 September 2026: no entry for the trade name, for Glu-Asp-Gly, for EDG or for T-34, and the German word for tripeptide does not appear anywhere in the annex. Ipamorelin and tesamorelin were found in the same text as controls. The annex is a closed list and has no catch-all position.
- Commonwealth of Australia. Therapeutic Goods (Poisons Standard—June 2026) Instrument 2026, full text searched on 15 September 2026: no entry for the trade name, for glutamyl, for aspartyl or for tripeptide, while alanylglutamine was found as a control. The peptide entries in that instrument are named individually and there is no general position covering peptides.
- Health Canada Drug Product Database API, queried 15 September 2026: the trade name returned an empty result, while the control query for Ozempic returned 6 records including DIN 02471469. https://health-products.canada.ca/api/drug/drugproduct
Citer cette page
Les faits de cette page ont été vérifiés le 15 septembre 2026, et tous les registres qui portent le tableau de statut ont été interrogés ce jour-là. Trois choses pourraient encore bouger : un rapport en langue russe hors des bases internationales pourrait refaire surface, le signal de mort cellulaire pourrait être repris, et trois lignes de registre reposent sur une déduction parce que ces registres n'ont pas pu être lus.
myPeptides Research & Editing. (2026). Chonluten : ce que montrent les études, statut et sécurité. Version 1.0, 15 septembre 2026. Registre des peptides myPeptides. Consulté sur https://mypep.app/peptides/chonluten
La façon dont les pages de ce registre sont établies et notées est décrite sous méthodologie ; le registre complet se trouve sous peptides.
| Version | Date | Modification |
|---|---|---|
| 1.0 | 2026-09-15 | Première publication |
Dernière vérification : 15 septembre 2026. Prochaine revue : à tout essai enregistré, à toute reprise du résultat sur la mort cellulaire, ou à tout changement de classement antidopage.
