Crystagen : ce que montrent les études, statut et sécurité
Résumé
Le Crystagen est une chaîne synthétique de trois acides aminés venue d'un institut de Saint-Pétersbourg, vendue comme peptide de l'immunité. Un seul article de la littérature médicale porte son nom, et il rapporte que la substance active les lymphocytes B mais ne renouvelle rien dans la rate vieillissante. Tous les chiffres immunitaires qui lui sont attribués se trouvent dans la demande de brevet de ses inventeurs, y compris la seule occasion où des personnes en ont reçu. Il n'est autorisé comme médicament nulle part, et il est interdit dans le sport à tout moment.
Les points clés en bref
- Aucun essai chez des personnes n'a jamais été enregistré. Le 20 septembre 2026, une interrogation du registre n'a rien renvoyé pour Crystagen ni pour Kristagen, ni comme intervention ni en texte libre. Les rares réponses obtenues pour la séquence concernent des études sans rapport [1].
- Un seul document de la littérature médicale porte ce nom. Une recherche dans PubMed renvoie un article. Europe PMC en renvoie trois, dont deux synthèses signées du même groupe [2].
- Cet unique article est en partie négatif. Comparant quatre peptides courts dans la rate vieillissante, il rapporte que le Crystagen active le versant des lymphocytes B, mais que « however, the peptide doesn't cause cell renewal in spleen as it ages » (le peptide ne provoque toutefois aucun renouvellement cellulaire dans la rate à mesure qu'elle vieillit). L'effet sur les lymphocytes auxiliaires revenait à deux autres peptides [3].
- Le seul article relu par des pairs qui teste la séquence porte sur la peau. Dans de la peau de jeunes rats, elle a stimulé la croissance des cellules, aux côtés de trois autres peptides. Dans la peau de rats âgés, un effet marqué n'est rapporté que pour un autre peptide [4].
- Les chiffres concernant des personnes viennent d'un brevet, non d'une étude. 38 patients âgés, dix jours, et l'affirmation que le profil immunitaire s'est normalisé chez 82 % d'entre eux contre 56 % dans un groupe de comparaison. Aucun tirage au sort, aucun insu, aucun enregistrement, aucune relecture [5].
- C'est une molécule de trois éléments, de 359,33 g/mol. Glu-Asp-Pro, formule C14H21N3O8, fiche chimique CID 145455337 [6].
- Le nom commercial ne figure dans aucune base de référence. Le registre américain des substances ne renvoie rien, la base chimique ne trouve la molécule que sous sa séquence, et elle n'a ni numéro CAS, ni code de régulateur, ni entrée dans la base de connaissances ouverte [6], [7], [8].
- En Russie, c'est un complément alimentaire à avaler. Les gélules et les gouttes sublinguales apportent une fraction de milligramme de complexe peptidique par jour, et la page du vendeur précise elle-même que ce n'est pas un médicament. La forme injectable vendue en Occident n'est autorisée nulle part [9], [10].
- Les schémas d'injection qui circulent sont 100 à 200 fois plus élevés. Des pages destinées aux utilisateurs prévoient des injections quotidiennes pendant douze semaines, contre dix jours dans l'exemple du brevet. Les chiffres eux-mêmes figurent plus bas, dans la partie consacrée aux doses [5], [11].
- Interdit dans le sport en permanence, au titre de la catégorie qui vise toute substance qu'aucune autorité sanitaire n'a autorisée [12].
Ce que c'est
Le Crystagen est un tripeptide fabriqué en laboratoire : acide glutamique, acide aspartique et proline, assemblés dans cet ordre. Trois acides aminés et 359,33 g/mol en font une très petite molécule, chimiquement difficile à distinguer d'un fragment ordinaire de protéine digérée. La bibliothèque médicale américaine indexe la séquence comme un peptide qui stimule la croissance des cellules de la peau [6], [13].
Il vient de l'Institut de biorégulation et de gérontologie de Saint-Pétersbourg, l'équipe réunie autour de Vladimir Khavinson. Le groupe l'a fait breveter à partir de 2006 aux États-Unis et en Europe [5], [14]. Il a tiré la séquence du Thymaline, un mélange extrait du thymus de bovins, puis a rapporté avoir retrouvé le tripeptide à l'intérieur de ce mélange, comme composant mineur [15], [16].
Les mots biorégulateur et cytogène viennent du même institut et de ses distributeurs. Ils ne figurent dans aucune pharmacopée, dans aucune classification des médicaments et dans la définition d'aucun régulateur. Un cytogène, dans ce vocabulaire maison, désigne un peptide court de synthèse, par opposition à un mélange extrait d'un tissu [17], [18].
Une chose mérite d'être dite clairement d'emblée. Le nom Crystagen existe dans les argumentaires de vente plutôt qu'en chimie. La base chimique n'a aucune entrée sous ce nom, le registre américain des substances non plus, et la base de connaissances ouverte pas davantage. Seule la séquence Glu-Asp-Pro permet de retrouver la molécule [6], [7], [8].
Faits en bref
| Champ | Valeur | Réf. |
|---|---|---|
| Nom | Crystagen ; Кристаген en Russie ; aucune dénomination commune internationale | [9], [10] |
| Autres noms | Glu-Asp-Pro, EDP, H-Glu-Asp-Pro-OH, tripeptide T-36 | [6], [13] |
| Classe | Tripeptide de synthèse ; biorégulateur et cytogène sont les mots du fabricant | [18] |
| Chaîne | Glu-Asp-Pro, trois acides aminés, proline en bout de chaîne | [5], [6] |
| Formule et masse | C14H21N3O8, 359,33 g/mol pour l'acide libre | [6] |
| Clé de structure | InChIKey CKOFNWCLWRYUHK-XHNCKOQMSA-N | [6] |
| Point non tranché sur la structure | La fiche chimique décrit le cycle de la proline comme (2R), là où la forme L habituelle se lirait (2S) | [6] |
| Fiche chimique | PubChem CID 145455337, accessible seulement sous la séquence | [6] |
| Numéro de registre CAS | Aucun trouvé | [6] |
| Code chez le régulateur américain | Aucun ; une requête témoin fonctionne dans la même base | [7] |
| Durée de présence dans le corps | Jamais publiée, pour aucune voie ni aucune espèce | [2] |
| Études enregistrées chez des personnes | Aucune | [1] |
| Statut d'autorisation | Autorisé nulle part, pour rien | [7], [9] |
| Vendu sous forme de | Gélules et gouttes sublinguales en Russie ; flacons de 20 mg de poudre en Occident | [9], [10], [19] |
| Groupe d'origine | Institut de biorégulation et de gérontologie de Saint-Pétersbourg | [5], [9] |

Comment il agirait
Personne ne le sait. Aucun récepteur n'a été identifié, aucune fixation n'a jamais été mesurée, et tout mécanisme avancé relève soit du calcul informatique, soit de la description de ce qui a changé dans une boîte de culture.
Le groupe raconte les choses ainsi : le peptide entrerait dans la cellule par une protéine de transport, gagnerait le noyau, se poserait sur une portion précise de l'ADN et changerait les gènes qui y sont lus. Chaque étape mérite d'être jugée à part, car les preuves qui les soutiennent diffèrent beaucoup.
- Se poser sur l'ADN. Un calcul d'amarrage portant sur 19 peptides courts place le Crystagen sur une portion écrite « agat ». Le même calcul attribue exactement la même portion au peptide de deux éléments qu'est le Vilon : un tripeptide et un dipeptide reconnaîtraient donc un seul et même site [20].
- Entrer dans la cellule. Un calcul de 2023 a classé 26 peptides courts sur quatre transporteurs. Le Crystagen arrive 9e sur 26 pour LAT1 et 23e sur 26 pour LAT2, et il ne fait pas partie des peptides que les auteurs retiennent comme prometteurs [21].
- Réveiller des cellules immunitaires. Des cellules du péritoine de souris vieillissantes ont libéré davantage de molécules de signalisation lorsque le peptide était ajouté, de 0,5 à 500 ng/ml. Cela ne figure que dans le brevet [5].
- Pousser des cellules du thymus à se diviser. Dans une lignée de cellules humaines de thymus, l'effet n'est apparu qu'au septième passage, pas au premier ni au quatrième, et il n'augmentait pas avec la concentration [5].
Un problème de taille se cache sous tout cela. Une chaîne de trois acides aminés porte très peu d'information, bien trop peu pour désigner un gène parmi tout un génome. L'acide glutamique, l'acide aspartique et la proline circulent d'ailleurs librement dans le sang, comme acides aminés ordinaires.
Scores d'amarrage calculés dans un article de 2023, et non mesurés : une valeur plus négative signale un meilleur ajustement calculé. Aucun transport de ce peptide n'a jamais été mesuré. Source [21].
Une frontière mérite d'être tracée avec les molécules voisines. Le Thymogène, peptide de deux éléments de la même série, est un médicament autorisé en Russie, et le tableau du groupe lui-même le signale comme tel. Le Crystagen ne porte cette mention nulle part [18].
Ce que montrent les études
Le dossier tient en un article relu par des pairs qui nomme la substance, un article relu qui teste la séquence, deux articles de calcul, une poignée de synthèses venues du même institut, et un brevet qui contient presque tout le reste [2], [5].
Recherches bibliographiques et interrogation du registre menées le 20 septembre 2026. Les trois documents Europe PMC comprennent deux synthèses du groupe qui a conçu la molécule. Sources [1], [2], [3], [4].
La rate vieillissante, le seul article qui le nomme
Culture de tissu Quatre peptides courts ont été comparés dans du tissu de rate au fil de son vieillissement : le Vilon, le Thymogène, le Crystagen et un quatrième codé R-1. Le Crystagen a activé le versant des lymphocytes B du système immunitaire. L'article ajoute ensuite qu'il ne provoque aucun renouvellement cellulaire dans la rate à mesure que le tissu vieillit [3].
Culture de tissu Dans cette expérience, l'activation des lymphocytes auxiliaires venait du R-1 et du Vilon. Le Thymogène agissait par moins de mort cellulaire et plus de croissance, une voie que le Crystagen n'a pas empruntée. Le résumé ne donne ni effectifs, ni concentrations, ni valeurs de p [3].
C'est le seul document de PubMed qui porte le nom commercial, et son résultat pour ce peptide est le plus faible des quatre testés [2], [3].
Les cellules de peau, là où la séquence a réellement été testée
Tissu animal Cinq tripeptides ont été comparés dans de la peau mise en culture, provenant de rats jeunes et de rats âgés : T-32, T-33, T-34, T-36 et T-38. Le T-36, c'est le Crystagen. Dans la peau des jeunes rats, tous les peptides sauf le T-34 ont stimulé la croissance des cellules [4].
Tissu animal Dans la peau des rats âgés, un effet stimulant marqué n'est rapporté que pour le T-38, un autre peptide. Rien n'est indiqué séparément pour le T-36 dans le tissu âgé. Pour une substance vendue contre le vieillissement, le résultat est embarrassant [4].
C'est le seul article primaire relu par des pairs où la séquence apparaît comme substance testée avec un résultat annoncé. Son sujet est la peau, et non l'immunité, ce qui rejoint la façon dont la bibliothèque médicale américaine décrit la molécule [4], [13].
Les résultats immunitaires, tous tirés du brevet
Document de brevet Des fragments de thymus et de rate prélevés sur des rats de 24 mois ont été cultivés en boîte. Au troisième jour, les morceaux de thymus avaient grandi de 24 % de plus que les témoins à 0,5 ng/ml, et ceux de rate de 28 % de plus à 10 ng/ml. Au septième jour, l'effet sur la rate était plus faible [5].
Document de brevet Dans une lignée de cellules humaines de thymus, la croissance n'a augmenté qu'au septième passage : 523 ± 32 chez les témoins contre 705 ± 46, 680 ± 41 et 795 ± 49 à des concentrations croissantes, chaque fois sous le seuil de 0,05. Aux premier et quatrième passages, aucune différence [5].
Document de brevet Chez des rats irradiés ayant reçu le peptide sous la peau pendant dix jours, l'indice de croissance atteignait 55 % contre 26 % chez des animaux indemnes. La valeur du groupe témoin irradié, celle qui porterait la comparaison, est seulement donnée comme « élevée », sans chiffre [5].
Aucune de ces expériences n'a jamais été publiée dans une revue. Une synthèse du même groupe les reprend en citant le brevet comme source [5], [17].
Les 38 patients, et pourquoi ce n'est pas un essai
Exemple de brevet, pas une étude 38 patients âgés de 62 à 83 ans, tous exposés de longue date à de faibles doses de rayonnements, ont reçu le peptide dans un muscle pendant dix jours. Un groupe de 32 autres patients n'a reçu que le traitement habituel. La part des lymphocytes T est passée de 43,5 ± 2,3 % à 55,7 ± 2,6 % [5].
Exemple de brevet, pas une étude Le brevet rapporte que les profils immunitaires se sont normalisés chez 82 % du groupe traité, contre 56 % du groupe de comparaison. Le rapport entre cellules auxiliaires et suppressives est passé de 1,1 à 1,4. Les chiffres des lymphocytes CD8 et B n'ont pas bougé [5].
Ces chiffres ne peuvent pas se lire comme une preuve clinique, et les raisons tiennent à la construction même du travail. Il n'y a eu ni tirage au sort, ni insu, ni enregistrement, ni trace d'avis éthique, ni calcul de l'effectif nécessaire, ni résultat principal défini à l'avance. Le groupe de comparaison n'a rien reçu de plus, plutôt qu'un traitement factice [1], [5].
Le brevet ne dit jamais non plus combien des 38 patients ont reçu laquelle de ses trois quantités. L'une de ces trois vaut 500 fois les deux autres et sort de la plage que le même brevet revendique : elle ne peut donc pas être prise telle qu'elle est imprimée [5].
Un dernier détail montre avec quelle légèreté ces chiffres circulent. Une synthèse de 2021 signée du même groupe reprend les 82 % et les 56 % comme des résultats obtenus en prenant le Crystagen par la bouche. Le brevet, lui, décrit une injection dans un muscle [5], [17].
La chromatine, un résultat qui se lit dans deux sens
Document de brevet Des lymphocytes provenant de 95 donneurs âgés de 75 à 88 ans ont été cultivés avec le peptide à 0,01 µg/ml. Les échanges entre chromatides sœurs sont passés de 5,9 ± 0,2 à 8,4 ± 0,5 par cellule, et le desserrement des régions compactes des chromosomes de 1,17 ± 0,05 à 2,32 ± 0,12 [5].
De tels échanges sont un marqueur reconnu de dégâts et de stress subis par l'ADN. Les auteurs lisent cette hausse comme un retour au niveau des jeunes donneurs, 7,7 ± 0,4, ce qui est une lecture possible et non la seule. Aucune évaluation du risque génotoxique aux normes actuelles n'existe [5].
Le groupe ne raconte d'ailleurs pas cette expérience de façon stable. Le brevet décrit un desserrement des régions compactes des chromosomes ; la synthèse de 2021 décrit l'inverse, un resserrement, en citant la même source [5], [17].
Ce que l'on ignore encore
- Tout ce qui concerne le devenir du produit dans le corps. Aucune demi-vie, aucune biodisponibilité, aucune donnée de répartition, de dégradation ni d'élimination, pour aucune voie ni aucune espèce [2], [21].
- S'il parvient ne serait-ce qu'à entrer dans une cellule. La captation n'a jamais été que modélisée, et dans ce modèle le peptide se tient au milieu ou dans la partie basse du tableau [21].
- S'il se passe quoi que ce soit dans un système immunitaire vivant. Chaque chiffre immunitaire vient d'une boîte de culture, d'un animal ou d'un exemple de brevet [5].
- Si quoi que ce soit est reproductible. Aucun laboratoire extérieur au groupe d'origine et à ses coauteurs n'a répété le moindre résultat [2].
- Ce que contient le produit vendu. Il n'existe ni monographie de pharmacopée ni substance de référence officielle : un flacon du commerce ne peut être comparé à rien [7], [19].
- Quelle forme exacte de la molécule le dossier décrit vraiment. La base chimique nomme le cycle de la proline (2R), là où la brique habituelle des protéines se lirait (2S). Impossible de savoir si c'est la fiche ou l'attente qui se trompe, et aucun vendeur n'indique la moindre configuration [6], [19].
Effets indésirables et sécurité
Il n'existe aucun dossier de sécurité. Cela ne revient pas à dire que le produit est bien toléré : cela veut dire que rien n'a jamais été recueilli qui pourrait être rapporté [1], [2].
- Aucun signalement d'effet indésirable n'existe. La base américaine de pharmacovigilance n'a renvoyé aucun enregistrement sous ce nom le 20 septembre 2026, et aucune observation publiée n'a été trouvée dans la littérature [2], [7].
- La seule assurance offerte vient des inventeurs. Le brevet affirme que la préparation ne cause ni effets indésirables, ni complications, ni dépendance. Elle repose sur 38 personnes pendant dix jours, n'a jamais été relue de façon indépendante et ne figure dans aucun registre [5].
- Le seul signal de laboratoire pointe dans l'autre sens. Les échanges entre chromatides sœurs, marqueur du stress subi par l'ADN, sont passés de 5,9 ± 0,2 à 8,4 ± 0,5 par cellule sous l'effet du peptide. Personne n'y a donné suite [5].
- La toxicologie est celle des inventeurs eux-mêmes. Souris, rats et cobayes n'ont montré aucune réaction toxique jusqu'à 5 mg/kg en une prise unique, ni sur 90 jours et six mois à des quantités quotidiennes. Aucune ligne directrice d'essai, aucune donnée brute pour les groupes les plus exposés et aucun résultat d'examen des tissus ne sont fournis [5].
- La forme injectée est la moins encadrée de toutes. Des flacons de 20 mg de poudre lyophilisée se vendent hors de tout système de qualité pharmaceutique : stérilité, teneur en endotoxines et quantité réelle de peptide sont inconnues [19].
Les lacunes traversent tout le dossier. On ne sait rien de la façon dont le corps absorbe ou élimine la substance, rien des réactions immunitaires dirigées contre elle, rien du risque de cancer ni des effets sur la reproduction. On ne sait rien non plus de la grossesse, de l'allaitement, de l'enfant, ni des personnes dont le foie ou les reins fonctionnent mal [2].
Une lacune mérite d'être nommée pour ce qu'elle est. Le produit est vendu pour son effet supposé sur le système immunitaire. S'il modifiait vraiment l'immunité, cela compterait pour toute personne atteinte d'une maladie auto-immune, sous traitement qui freine l'immunité ou greffée. Comme aucun mécanisme n'est établi, personne ne pourrait dire quoi surveiller [5], [18].
L'écart entre les quantités est un risque en soi. La plus longue exposition jamais décrite chez une personne a duré dix jours. Les schémas qui circulent parmi les utilisateurs sont 100 à 200 fois plus élevés et s'étendent sur douze semaines, une plage qu'aucune donnée ne couvre [5], [11].
Doses utilisées dans les études
Les doses ci-dessous proviennent des sources citées et ne figurent ici qu'à titre d'information scientifique, pour que les résultats restent compréhensibles. Ce ne sont ni des recommandations ni des indications transposables à un usage personnel, et les chiffres concernant des personnes viennent d'un exemple de brevet, non d'une étude évaluée par des pairs.
Chaque ligne du tableau est une concentration dans un liquide de culture, une quantité donnée à un animal, une plage revendiquée dans un brevet, ou l'unique exemple de brevet sans groupe témoin chez des personnes. Pas une seule ne vient d'une étude clinique, et les voies comme les modèles ne se comparent pas entre eux.
| Étude | Modèle | Quantité | Voie | Durée | Réf. |
|---|---|---|---|---|---|
| Exemple 2 du brevet, croissance du thymus et de la rate | Explants de rats de 24 mois | 0,5, 10 et 100 ng/ml | Ajouté au liquide de culture | 3 et 7 jours | [5] |
| Exemple 3 du brevet, molécules de signalisation | Cellules du péritoine de souris de 19 à 20 mois | 0,5 à 500 ng/ml | Ajouté au liquide de culture | Non précisée | [5] |
| Exemple 4 du brevet, lignée de cellules de thymus | Cellules humaines VTEC2.H/S | 2, 20 et 200 ng/ml | Ajouté au liquide de culture | Sur 7 passages | [5] |
| Exemple 5 du brevet, modèle d'irradiation | 40 rats Wistar mâles, 180 à 210 g | 0,5 µg par animal | Sous la peau | 10 jours | [5] |
| Exemple 6 du brevet, marqueurs chromosomiques | Lymphocytes humains, donneurs de 75 à 88 ans | 0,01 µg/ml | Ajouté au liquide de culture | Jusqu'à la préparation | [5] |
| Exemple 7 du brevet, toxicologie | Souris, rat, cobaye | 1 à 5 mg/kg en une fois ; 1 µg/kg, 0,1 mg/kg et 1 mg/kg par jour | Dans un muscle | Une fois, 90 jours, 6 mois | [5] |
| Revendication 4 du brevet, un droit de propriété plutôt qu'une quantité testée | Sans lien avec une expérience | 0,01 à 100 µg/kg de poids corporel | Voie parentérale, selon les revendications 3 et 5 | « At least once a day » (au moins une fois par jour), sans durée indiquée | [5] |
| Exemple 8 du brevet chez des personnes, pas une étude relue par des pairs | 38 patients de 62 à 83 ans | 10,0 µg, et un troisième sous-groupe imprimé à 5,0 mg | Dans un muscle | 10 jours, une fois par jour | [5] |
| Produit de détail russe, pas une étude | Adultes, par la bouche | 0,1 mg de complexe peptidique par jour | Gouttes sublinguales ou gélules | Boîte prévue pour 10 jours | [10] |
Une concentration en boîte de culture ne se convertit pas en une quantité destinée à un corps. Entre le plus petit et le plus grand chiffre de ce tableau s'étend un facteur de plusieurs milliers, et aucune recherche de dose n'en explique la moindre part [5].
Deux lignes demandent de la prudence. Les 5,0 mg imprimés pour un sous-groupe valent 500 fois les deux autres quantités de la même expérience. Ce chiffre sort aussi de la plage revendiquée par le brevet lui-même, et ne peut donc pas être pris au pied de la lettre [5]. La ligne de 0,01 à 100 µg/kg est une formulation de revendication de brevet ; elle n'a jamais été testée comme dose [5].
Les schémas qui circulent parmi les utilisateurs se situent très loin de tout cela. Des pages destinées aux acheteurs de flacons de 20 mg prévoient 1 000 microgrammes par jour la première semaine, puis 2 000 de la troisième à la douzième semaine [11].
Cela représente 100 à 200 fois la seule quantité jamais donnée à une personne, et 10 à 20 fois le haut de la plage revendiquée par le brevet. Cela ne vient d'aucune étude, puisqu'aucune étude n'existe [5], [11].
Développement et statut réglementaire
Il n'existe aucun programme de développement. Rien n'a été déposé auprès d'une agence du médicament, aucune phase d'essais n'a jamais commencé, et la substance ne figure dans le dossier de substances d'aucun régulateur [1], [7].
Un brevet en 2006, et presque rien depuis
- 2006Dépôt du brevet par le groupe de Saint-PétersbourgDépôt de priorité en Russie ; la demande compte huit exemples, dont celui portant sur 38 personnes, réf. [5]
- 2011Brevets accordés en Europe et aux États-UnisBrevet européen accordé le 22 juin, brevet américain le 15 novembre ; un droit de propriété, pas une autorisation, réf. [5], [14]
- 2012La séquence est testée dans une revue relue par des pairs, sur la peauCinq tripeptides en culture de peau de rat ; dans le tissu âgé, seul un autre peptide a montré un effet marqué, réf. [4]
- 2014Parution du seul article qui nomme la substanceRate vieillissante : lymphocytes B activés, aucun renouvellement cellulaire, réf. [3]
- 2016 et 2023Deux articles de calculAmarrage sur ADN, puis sur des transporteurs, qui place le peptide en milieu de tableau, réf. [20], [21]
- 2021Des synthèses reprennent les chiffres du brevetLe même groupe présente les chiffres du brevet comme des résultats obtenus par la bouche, réf. [17]
- 20 septembre 2026Registres consultésAucune autorisation sur aucun marché, aucun essai enregistré, aucun code de régulateur, réf. [1], [7]
- 2006 : le groupe de Saint-Pétersbourg dépose la famille de brevets revendiquant un peptide immunitaire et antivieillissement [5].
- 2011 : les brevets européen et américain sont accordés, à cinq mois d'écart [5], [14].
- 2012 : la séquence est testée pour la première et unique fois dans une revue relue par des pairs, sur de la peau de rat [4].
- 2014 : paraît l'unique article portant le nom commercial, avec un résultat en partie négatif [3].
- 2016 et 2023 : deux articles de calcul situent le peptide parmi des peptides courts amarrés à l'ADN puis à des transporteurs [20], [21].
- 2021 : des synthèses du même groupe reprennent les résultats du brevet, dans un cas en les attribuant à une prise par la bouche [17].
| Marché | Statut | Remarque | Réf. |
|---|---|---|---|
| États-Unis | Non autorisé | Aucun code de substance, aucune notice, aucun dossier d'effets indésirables ; jamais proposé pour la préparation en pharmacie | [7], [22] |
| Union européenne | Non autorisé | Aucun rapport d'évaluation et aucun essai ; la recherche de l'agence n'a pas pu être lue le jour de la vérification | [1], [23] |
| Allemagne | Non autorisé | Une préparation injectable sans autorisation ne peut pas être mise sur le marché | [23] |
| Royaume-Uni | Non autorisé | Le registre n'a renvoyé qu'une coquille de page, la conclusion repose donc sur tous les autres registres | [23] |
| Australie | Non autorisé | Absent de la liste nationale des substances vénéneuses, ce qui ne vaut pas permission | [24] |
| Canada | Non autorisé | La base des médicaments ne renvoie rien, alors qu'une requête témoin fonctionne | [25] |
| Suisse | Non autorisé | Aucune autorisation identifiée, et aucune interrogation du registre n'a été possible | [23] |
| Russie | Non autorisé | Gélules et gouttes sublinguales se vendent comme complément alimentaire, ce qui n'est pas une autorisation de médicament | [9], [10] |
Trois lignes demandent de la prudence. L'entrée australienne signifie que la substance n'a jamais été classée, non qu'elle peut être fournie. Les entrées européenne, britannique et suisse reposent sur son absence partout ailleurs, parce que ces registres n'ont pas pu être lus ce jour-là [23], [24].
La ligne russe est celle que l'on interprète le plus souvent de travers. Un complément alimentaire est autorisé comme aliment et ne passe aucune épreuve d'efficacité. La page de l'institut donne un numéro d'enregistrement alimentaire, le registre d'État des médicaments n'a pas pu être interrogé, et aucune forme injectable n'y est autorisée non plus [9], [10], [23].
Un dernier marché mérite d'être signalé. Une page commerciale ukrainienne vante le produit pour une longue liste de situations, du déficit immunitaire à la récupération après un infarctus ou un accident vasculaire cérébral. Rien de tout cela ne repose sur une étude, et de telles affirmations seraient illicites au regard du droit allemand de la publicité [26].
Tous les registres ont été consultés le 20 septembre 2026. Le cadre juridique plus large est traité dans les peptides sont-ils légaux et les peptides autorisés par la FDA.
Antidopage
Le Crystagen est interdit à tout moment, en compétition comme hors compétition. Il n'est pas nommé sur la liste 2026. La catégorie S0 vise « any pharmacological substance which is not addressed by any of the subsequent sections of the List and with no current approval by any governmental regulatory health authority for human therapeutic use » (toute substance pharmacologique qui ne relève d'aucune des sections suivantes de la Liste et qu'aucune autorité sanitaire publique n'autorise actuellement en usage thérapeutique chez l'être humain) [12].
Ce classement ne demande ici aucune interprétation, puisqu'il n'existe nulle part d'autorisation dont on pourrait discuter. Le statut russe de complément alimentaire n'est pas une autorisation en usage thérapeutique. Les substances de la catégorie S0 sont des substances spécifiées, ce qui change la façon dont une sanction se calcule, mais pas l'interdiction elle-même [12].
La loi antidopage allemande fonctionne autrement. Son annexe énumère les substances interdites une à une et ne nomme aucun tripeptide de ce genre : la détention n'y est donc pas une infraction. C'est une lacune dans une liste fermée, pas une permission [27].
Aucune méthode validée de détection dans un échantillon n'a été publiée, et repérer une chaîne de trois acides aminés ordinaires serait techniquement difficile [2]. Le tableau complet se trouve sur la page peptides interdits dans le sport.
Comparaison avec des peptides voisins
| Peptide | Lien avec le Crystagen | Ce qu'ont trouvé les vérifications de cette page |
|---|---|---|
| Crystagen | — | Glu-Asp-Pro, 359,33 g/mol ; un seul article porte ce nom, aucun essai enregistré, autorisé nulle part [1], [3], [6] |
| Cortagen | La même séquence avec un acide aminé de plus en tête, rattachée au cortex cérébral | Ala-Glu-Asp-Pro ; la plupart des réponses de la littérature pour Glu-Asp-Pro concernent ce peptide-là [28] |
| Thymaline | L'extrait de thymus de bovin dont la séquence a été tirée | Un mélange plutôt qu'une molécule unique ; le groupe y rapporte le Crystagen comme composant mineur [15], [16] |
| Thymogène | Le peptide de deux éléments de la même série, et le seul médicament autorisé parmi eux | Glu-Trp ; désigné « immunoprotector, medicinal product » (immunoprotecteur, médicament) dans le tableau du groupe, là où le Crystagen ne porte aucune mention de ce type [18] |
| Vilon | Peptide de deux éléments de la même série, testé aux côtés du Crystagen | Lys-Glu ; dans la rate vieillissante, il a activé les lymphocytes auxiliaires là où le Crystagen ne l'a pas fait [3] |
| Chonluten | Tripeptide frère, issu du même laboratoire | Glu-Asp-Gly ; testé dans la même expérience sur la peau de rat, où il a été le seul peptide sans effet dans le tissu jeune [4] |
La comparaison ne porte pas sur la puissance, car il n'existe aucune comparaison directe de leurs effets. Elle montre où se situe ce peptide parmi ses voisins : même laboratoire, même façon de nommer les produits, et le dossier le plus mince de la série.
Deux lignes sont particulièrement utiles ici. Le Cortagen explique pourquoi une recherche bibliographique semble renvoyer un ensemble de travaux fourni, alors que presque rien ne concerne cette molécule. Le Thymogène explique pourquoi l'idée que « les Russes ont autorisé ces peptides » induit en erreur : l'un de la série est bien un médicament autorisé là-bas, et ce n'est pas celui-ci [18], [28].
Le Vilon et le Chonluten ont chacun été testés aux côtés du Crystagen dans l'une des deux expériences relues par des pairs. Dans les deux cas, le résultat intéressant revenait à un autre peptide [3], [4].
Idées reçues fréquentes
- « Le Crystagen et le Cortagen sont le même peptide. » Non. Le Cortagen est Ala-Glu-Asp-Pro, un acide aminé de plus, et il est rattaché au cortex cérébral. La séquence du Crystagen se trouve à l'intérieur de la sienne, ce qui explique la confusion des recherches [28].
- « Il a un brevet américain et un brevet européen, il a donc été vérifié. » Un brevet examine la nouveauté et le caractère inventif, pas l'effet, ni la sécurité, ni le droit de vendre. Aucune agence du médicament n'a pris part à la délivrance de l'un ou de l'autre [5], [14].
- « 38 patients ont été traités avec succès, il y a donc des preuves cliniques. » Cette description figure à l'intérieur de la demande de brevet des inventeurs. Aucun tirage au sort, aucun insu, aucun enregistrement, aucune relecture, et aucune indication de qui a reçu quelle quantité [1], [5].
- « Il est enregistré en Russie. » Il y est enregistré comme aliment, en gélules et en gouttes, et la page du vendeur précise que ce n'est pas un médicament. Un enregistrement alimentaire ne suppose aucune vérification de l'efficacité, et aucune forme injectable n'est autorisée [9], [10].
- « Les gélules et l'injection, c'est le même produit. » Le complément russe se prend par la bouche, à raison d'une fraction de milligramme par jour. Le flacon vendu en Occident contient 20 mg de poudre à injecter, et les schémas bâtis autour sont d'un tout autre ordre de grandeur. Aucune donnée ne relie les deux [10], [11].
- « Les résultats du Thymaline et du Thymogène montrent que le Crystagen agit. » Le Thymaline est un mélange extrait et le Thymogène un autre peptide, formé de deux éléments, qui est un médicament autorisé en Russie. Leurs résultats leur appartiennent [16], [18].
- « Des études montrent qu'il renforce l'immunité. » L'unique article qui porte ce nom rapporte une activation des lymphocytes B et aucun renouvellement cellulaire dans la rate vieillissante. Tout résultat immunitaire chiffré se trouve dans le brevet [3], [5].
- « La hausse des échanges entre chromosomes prouve un rajeunissement. » Ces échanges sont un marqueur classique de dégâts subis par l'ADN. Lire cette hausse comme un rajeunissement est l'interprétation des auteurs, et aucune évaluation du risque génotoxique n'existe [5].
- « Il n'est pas sur la liste antidopage, il est donc autorisé. » Il n'y est pas nommé, mais la catégorie S0 attrape toute substance qu'aucune autorité sanitaire n'a autorisée. C'est exactement sa situation [12].
- « C'est Crystalgen qui le fabrique. » Crystalgen Inc. est une société américaine de fournitures de laboratoire fondée en 1994, sans aucun rapport avec le peptide. Les deux noms ne diffèrent que d'une lettre [29].
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le Crystagen ?
C'est une chaîne synthétique de trois acides aminés, l'acide glutamique, l'acide aspartique et la proline, écrite Glu-Asp-Pro ou EDP et codée T-36. Elle pèse 359,33 g/mol, ce qui en fait une très petite molécule. Elle vient d'un institut de Saint-Pétersbourg qui appelle de tels peptides des biorégulateurs et des cytogènes, des mots maison sans valeur dans aucune classification officielle.
Le Crystagen a-t-il déjà été testé chez des personnes ?
Dans aucune étude enregistrée ni relue par des pairs. Une recherche dans le registre le 20 septembre 2026 n'a rien renvoyé, sous aucune des deux graphies du nom. La seule occasion où des personnes en ont reçu est décrite comme un exemple à l'intérieur de la demande de brevet des inventeurs, portant sur 38 patients âgés pendant dix jours, sans tirage au sort, sans insu et sans relecture indépendante.
Qu'a trouvé le seul article publié qui nomme le Crystagen ?
Un résultat partiel. Dans une comparaison de quatre peptides courts dans la rate vieillissante, le Crystagen a activé le versant des lymphocytes B du système immunitaire, mais n'a produit aucun renouvellement cellulaire à mesure que le tissu vieillissait. Dans cette même expérience, l'effet sur les lymphocytes auxiliaires revenait à deux autres peptides, pas à celui-ci.
Le Crystagen est-il la même chose que le Cortagen ?
Non, et la confusion est facile à faire. Le Cortagen est un peptide de quatre éléments, Ala-Glu-Asp-Pro, avec une alanine de plus en tête de chaîne, et il est rattaché au cortex cérébral. Le Crystagen en compte trois. Les recherches sur la séquence Glu-Asp-Pro renvoient surtout des articles sur le Cortagen, qui ne disent rien du Crystagen.
Le Crystagen est-il autorisé comme médicament quelque part ?
Non, dans aucun pays. Les vérifications de registres menées le 20 septembre 2026 n'ont trouvé aucune autorisation aux États-Unis, dans l'Union européenne, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Australie, au Canada, en Suisse ni en Russie. En Russie, il se vend en gélules et en gouttes sublinguales comme complément alimentaire, un statut qui ne suppose aucune vérification de son efficacité.
Un brevet américain signifie-t-il que le Crystagen est autorisé ou prouvé ?
Non. Un brevet accordé est un droit de propriété sur une invention. Il est examiné pour sa nouveauté et son caractère inventif, jamais pour savoir si la substance agit, si elle est sûre ou si elle peut être vendue. Ni l'agence américaine ni l'agence européenne du médicament n'ont pris part à sa délivrance.
Quelle quantité de Crystagen a déjà été donnée à une personne ?
Une seule fois, et pas dans une étude. La seule occasion jamais décrite est un exemple de brevet : une injection dans un muscle par jour pendant dix jours, chez 38 patients âgés. La quantité figure dans le tableau des doses de cette page. Les schémas d'injection qui circulent en ligne sont 100 à 200 fois plus élevés et plus de douze fois plus longs, et ne viennent d'aucune étude.
Le Crystagen est-il interdit dans le sport ?
Oui, à tout moment, en compétition comme hors compétition. Le nom n'est pas imprimé sur la liste des interdictions 2026. La catégorie S0 vise toute substance à effet médicamenteux qu'aucune autorité sanitaire publique n'a autorisée chez l'être humain, ce qui décrit exactement le Crystagen.
Quels sont les effets indésirables du Crystagen ?
Personne ne le sait, parce qu'aucune étude ne les a jamais recueillis. Il n'existe aucune toxicologie relue par des pairs, aucun signalement dans la base américaine des effets indésirables et aucune observation publiée. Les travaux cellulaires des inventeurs eux-mêmes ont bien montré une hausse d'un marqueur de stress de l'ADN, à laquelle personne n'a donné suite.
Pourquoi cette page indique-t-elle des concentrations d'étude pour le Crystagen mais aucune dose ?
Parce que les chiffres qui existent sont des quantités ajoutées à du liquide dans une boîte de culture, des quantités données à des rats et à des souris, une plage revendiquée dans un brevet et un exemple de brevet sans groupe témoin. Aucun ne vient d'une étude clinique, et aucun ne se convertit en une quantité destinée à une personne.
Sources
- ClinicalTrials.gov, API v2, queried 20 September 2026. query.intr and query.term for "Crystagen" and "Kristagen" each returned a total count of zero. "Glu-Asp-Pro" returns two unrelated studies (NCT05214872, NCT05400733) and "EDP peptide" returns one unrelated cancer study (NCT03095079). https://clinicaltrials.gov/api/v2/studies
- PubMed via NCBI E-utilities and Europe PMC REST search, queried 20 September 2026. "crystagen" returns one PubMed record and three Europe PMC records; "kristagen" returns none in either. The MeSH supplementary concept for the sequence is attached to one PubMed record. No pharmacokinetic study, no case report and no doping-control detection method was found for the substance.
- Chervyakova NA, Linkova NS, Chalisova NI, Kontsevaya EA, Trofimova SV, Khavinson VKh (2014). Molecular aspects of immunoprotective activity of peptides in spleen during the ageing process. Advances in Gerontology 27(1):224-228. PMID 28976144. In Russian with English abstract, read 20 September 2026: "Crystagen also activates B-cells of the immune system; however, the peptide doesn't cause cell renewal in spleen as it ages." The full text is not openly accessible; the abstract gives no group sizes, concentrations or p-values.
- Voicekhovskaya MA, Chalisova NI, Kontsevaya EA, Ryzhak GA (2012). Effect of bioregulatory tripeptides on the culture of skin cells from young and old rats. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 152(3):357-359. PMID 22803085. DOI 10.1007/s10517-012-1527-9. Abstract read: T-32 (Glu-Asp-Ala), T-33 (Glu-Asp-Arg), T-34 (Glu-Asp-Gly), T-36 (Glu-Asp-Pro) and T-38 (Lys-Glu-Asp) compared in skin explants from rats aged 3 weeks and 18 months. In young tissue all peptides except T-34 stimulated growth; in old tissue a marked effect is reported for T-38 only.
- Khavinson VK, Grigoriev EI, Malinin VV, Ryzhak GA. Peptide substance revealing an immunogeroprotective effect, pharmaceutical composition on its base and the method of its application. US 8,057,810 B2; priority RU 2006118488 of 30 May 2006, granted 15 November 2011. Full text read 20 September 2026: claim 1 "A peptide of the formula H-Glu-Asp-Pro-OH", claim 4 with the range 0.01 to 100 µg/kg, claims 3 and 5 restricting the composition to parenteral use, examples 1 to 8 and tables 1 to 4, including the synthesis and 97.19 per cent purity, the organ cultures, the thymus cell line across seven passages, the irradiation model, the lymphocyte cytogenetics, the toxicology, and example 8 in 38 patients aged 62 to 83 with the statement that the preparation "does not exert any side effects, complications or drug addiction". https://patents.google.com/patent/US8057810B2/en
- PubChem, compound CID 145455337, queried 20 September 2026 for formula C14H21N3O8, mass 359.33 g/mol, InChIKey CKOFNWCLWRYUHK-XHNCKOQMSA-N, SMILES and IUPAC name. The compound is reachable through the name "Glu-Asp-Pro" but not through "crystagen", which returns no hit. No CAS registry number was obtainable; repeated synonym queries failed with server-busy responses, so the absence of a CAS number is recorded as not established rather than as a confirmed nil. The stored IUPAC name describes the proline ring as (2R), where an N-acylated L-proline would be expected to read (2S); this discrepancy could not be resolved. https://pubchem.ncbi.nlm.nih.gov/compound/145455337
- United States register checks, 20 September 2026. FDA Global Substance Registration System: exact name searches for "CRYSTAGEN" and "GLUTAMYL-ASPARTYL-PROLINE" each returned zero records, while the control search for "EPITALON" returned two, so the substance has no regulator code. openFDA drug label and adverse event endpoints: not found for either name, against 18 control hits for semaglutide. DailyMed web services v2: no entries, database state 18 September 2026, against a control hit for Ozempic. https://gsrs.ncats.nih.gov
- Wikidata, wbsearchentities in English for "Crystagen" and "Kristagen", queried 20 September 2026: no entity exists under either spelling. https://www.wikidata.org/w/api.php
- St Petersburg Institute of Bioregulation and Gerontology, section "Цитогены", retrieved 20 September 2026. The institute's own page lists Кристаген® with a state food registration certificate number and assigns it to immune function, alongside sister products of the same series. Manufacturer page, cited as evidence of how the product is presented, never as a scientific source. https://gerontology.ru
- Russian trade page for the sublingual product Кристаген лингвал, retrieved 20 September 2026. Declares the contents as peptide complex AC-6 made of proline, glutamic acid and aspartic acid, gives an average of 0.1 mg of the complex per daily portion, recommends 5 to 6 drops three to four times a day before meals, sizes the pack for ten days, and states in its own words that the preparation is not a medicinal product. Trade record, cited only as evidence of what is sold. Not linked.
- User-facing dosing page for 20 mg vials of the substance, retrieved 20 September 2026. Sets out a twelve-week course of daily injections rising to 2,000 µg a day, while stating on the same page that the substance is not approved by the American or European regulator for human administration and that no rigorous large-scale clinical trials have been completed. Trade record, cited only as evidence that such schedules circulate. Not linked.
- World Anti-Doping Agency. The 2026 Prohibited List, in force 1 January 2026, class S0 Non-Approved Substances: "Any pharmacological substance which is not addressed by any of the subsequent sections of the List and with no current approval by any governmental regulatory health authority for human therapeutic use … is prohibited at all times." Full text checked 20 September 2026: no match for "crystagen", "kristagen", "glu-asp-pro" or the Russian spelling; BPC-157 appears in the same text as a control. https://www.wada-ama.org/en/prohibited-list
- United States National Library of Medicine, MeSH supplementary concept "glutamyl-aspartyl-proline", retrieved through E-utilities 20 September 2026. Entry terms Glu-Asp-Pro and T-36 tripeptide; heading mapped to Oligopeptides; described as "a synthetic peptide that stimulates proliferation of skin cells". The trade name is not an entry term, and a MeSH search for it returns nothing.
- Khavinson VK, Grigoriev EI, Malinin VV, Ryzhak GA. Peptide substance revealing an immunogeroprotective effect, pharmaceutical composition on its base and the method of its application. EP 2032595 B1, granted 22 June 2011, applicant OOO "SIA Peptides". Claim 1, grant date, designated states and family status checked 20 September 2026. The family also covers RU 2301074 C1, EA 010575 B1, KR 101382947 B1, UA 91135 C2 and WO 2007/139435 A1, whose full texts were not read. https://patents.google.com/patent/EP2032595B1/en
- Khavinson VK, Zhurkovich IK, Ryzhak GA, Mironova ES, Kovrov NG (2021). Identification of short peptides: optimization of target therapeutic properties of the thymus medicine. Molecular Medicine 19(3):32-37. DOI 10.29296/24999490-2021-03-05. Abstract read 20 September 2026: "the short peptides KE and EDP were found to be a part (minor components) of the thymus polypeptide complex (thymalin)". No independent confirmation of this finding was located.
- Khavinson VKh (2020). Medicinal peptide preparations: past, present, future. Clinical Medicine 98(3):165-177. DOI 10.30629/0023-2149-2020-98-3-165-177. Read in Russian 20 September 2026: the tripeptide Glu-Asp-Pro was detected in Thymalin by liquid chromatography with mass spectrometry and given the name Кристаген.
- Khavinson VK, Linkova NS, Trofimova SV, Kuznik BI, et al. (2021). The Use of Thymalin for Immunocorrection and Molecular Aspects of Biological Activity. Biology Bulletin Reviews. PMCID PMC8365293. DOI 10.1134/S2079086421040046. Full text read 20 September 2026: it names EDP (crystagen) as a component identified in Thymalin, repeats the 82 and 56 per cent figures as results of oral administration although the patent describes injection into the muscle, and states that the peptide promotes tightening of chromatin in the lymphocytes of elderly people, the opposite direction to the patent, citing the same 2006 source.
- Khavinson V, Linkova N, Kozhevnikova E, Dyatlova A, Petukhov M (2022). Transport of Biologically Active Ultrashort Peptides Using POT and LAT Carriers. International Journal of Molecular Sciences 23(14):7733. PMID 35887081. PMCID PMC9323678. DOI 10.3390/ijms23147733. Full text read: the cytogen table carries the row "Crystagen (EDP) −20.22 Immunoprotector", whose cited evidence is reference 174, the US patent above rather than a study, and the row "Thymogen (EW) −24.72 Immunoprotector, medicinal product".
- Western research-chemical listings for the substance in 20 mg vials, retrieved 20 September 2026 from sellers in the United States, the United Kingdom and Canada. They give the sequence as Glu-Asp-Pro, state purity above 99 per cent without independent testing, and carry wording restricting the material to research use and excluding human or animal consumption. Trade records, cited only as evidence of what is sold and how it is labelled. Not linked.
- Khavinson VKh, Lin'kova NS, Tarnovskaya SI (2016). Short Peptides Regulate Gene Expression. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 162(2):288-292. PMID 27909961. DOI 10.1007/s10517-016-3596-7. Molecular docking of 19 short peptides to DNA: "Peptides KE and EDP bind agat sequence". No structural determination and no binding experiment accompanies it.
- Khavinson VK, Linkova NS, Rudskoy AI, Petukhov MG (2023). Feasibility of Transport of 26 Biologically Active Ultrashort Peptides via LAT and PEPT Family Transporters. Biomolecules 13(3):552. PMID 36979488. PMCID PMC10046148. DOI 10.3390/biom13030552. Full text and tables 2, 3, 5 and 7 read: EDP scores −32.60 at LAT1 (rank 9 of 26), −18.75 at LAT2 (rank 23 of 26), −17.29 at PEPT1 (rank 18 of 26) and −5.40 at PEPT2 (rank 9 of 26), all by calculation. EDP is not among the peptides the authors highlight as favourable. No transport measurement and no pharmacokinetic data appear here or anywhere else searched.
- United States Food and Drug Administration (14 May 2026). Bulk Drug Substances Nominated for Use in Compounding Under Section 503A of the Federal Food, Drug, and Cosmetic Act. Checked in full text 20 September 2026: neither the trade name nor Glu-Asp-Pro nor EDP appears in any of the three categories, while the dipeptide alanyl-L-glutamine appears in category 1 as a control that short peptides are indeed listed there. https://www.fda.gov/media/94155/download
- Registers that could not be read on 20 September 2026, documented here rather than treated as negative findings: the European Medicines Agency full-text search returned HTTP 401; the British medicines register returned only the JavaScript shell of its search page; the Swiss overview page returned HTTP 404; the Russian state medicines register returned page scaffolding without result rows, including for the control query with a genuinely registered medicine; the Russian consumer-protection register of supplement certificates was unreachable; and the Australian goods register could not be queried programmatically. The findings for those markets therefore rest on the absence of any entry in every register that could be read.
- Commonwealth of Australia. Therapeutic Goods (Poisons Standard—June 2026) Instrument 2026, version of 27 May 2026, full text checked 20 September 2026: no entry for the trade name, for Glu-Asp-Pro or for "glutamyl", and no general heading covering peptides. Controls found in the same text: alanylglutamine in schedule 4, pralmorelin and the GHRP entries.
- Health Canada, Drug Product Database API, brand-name queries for "crystagen" and "kristagen" on 20 September 2026: empty results, while the control query for Ozempic returns DIN 02471469. https://health-products.canada.ca/api/drug/drugproduct/
- Ukrainian trade page for the product, retrieved 20 September 2026. Advertises it for immune deficiency, rehabilitation after heart attack and stroke and cancer prevention, names a peptide complex as the contents and gives no registration number. Trade record, cited only as evidence of how the product is advertised. Not linked.
- Germany, annex to section 2(3) of the Anti-Doping Act, read in full 20 September 2026: no entry for the trade name, for Glu-Asp-Pro or for "glutamyl". The peptide hormone section lists erythropoiesis-stimulating agents, chorionic gonadotrophin and luteinising hormone, corticotrophins, growth hormone with its fragments and releasing factors, and growth factors including IGF-1, MGF and TB-500, all by name, with no catch-all position covering a thymus tripeptide.
- Kazakova TB, Barabanova SV, Khavinson VKh, Glushikhina MS, Parkhomenko EP, Malinin VV, Korneva EA (2002). In vitro effect of short peptides on expression of interleukin-2 gene in splenocytes. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 133(6):614-616. PMID 12447482. DOI 10.1023/a:1020210615148. Abstract read: it names "Cortagen (Ala-Glu-Asp-Pro)", confirming that the four-part sequence belongs to Cortagen and not to Crystagen. A companion paper, PMID 12420072, uses the same naming.
- Crystalgen Inc., company website, retrieved 20 September 2026. An American manufacturer and distributor of laboratory consumables founded in 1994 and based in New York, with no connection to the peptide. Recorded only because the two names differ by one letter. https://crystalgen.com
Citer cette page
Les recherches bibliographiques et les vérifications de registres qui alimentent cette page ont été faites le 20 septembre 2026. Pour une substance au dossier scientifique aussi mince, la date à laquelle ces recherches sont revenues presque bredouilles fait partie du résultat. Trois choses pourraient encore le faire bouger : un rapport en langue russe hors des bases internationales, une réplication indépendante d'un seul résultat, ou un changement du classement antidopage.
myPeptides Research & Editing. (2026). Crystagen : ce que montrent les études, statut et sécurité. Version 1.0, 20 septembre 2026. Registre des peptides myPeptides. Consulté sur https://mypep.app/peptides/crystagen
La façon dont les pages de ce registre sont compilées et notées est expliquée sur la page méthodologie ; le registre complet se trouve sur la page peptides.
| Version | Date | Modification |
|---|---|---|
| 1.0 | 20 septembre 2026 | Première publication |
Dernière vérification : 20 septembre 2026. Prochaine révision : à la parution du moindre essai enregistré, de la moindre réplication indépendante des résultats sur la rate ou sur la peau, ou en cas de changement du classement antidopage.
