Ovagen : ce que montrent les études, statut et sécurité
Résumé
L'Ovagen est une chaîne de synthèse de trois acides aminés, Glu-Asp-Leu, mise au point dans un institut de Saint-Pétersbourg. Il est vendu comme peptide du foie et de la digestion, alors que toutes les expériences publiées à son sujet et évaluées par des pairs ont porté sur les reins. Aucune étude évaluée par des pairs ne l'a testé sur du tissu hépatique ou intestinal, et aucun essai chez des personnes n'a jamais été enregistré. Il n'est autorisé comme médicament nulle part, y compris en Russie, où il n'est vendu qu'en gélules, comme complément alimentaire. Le même nom commercial désigne aussi une hormone vétérinaire autorisée et un produit homéopathique.
L'essentiel en bref
- Il compte trois maillons, et non quatre. La fiche chimique décrit Glu-Asp-Leu, de formule C15H25N3O8 et de masse 375,37 g/mol. Le brevet qui a donné naissance à la substance revendique la même chaîne à trois maillons [1], [2].
- La séquence à quatre maillons qui circule ne mène nulle part. His-Glu-Asp-Gly ne renvoie rien dans la base chimique, quelle que soit l'orthographe employée, et rien dans la littérature médicale. L'abréviation HEDG désigne un constituant d'ADN chimiquement abîmé, et non un peptide [3].
- Toutes les expériences évaluées par des pairs portent sur les reins. Six articles publiés examinent des cellules rénales, du tissu rénal et des rats aux reins lésés. Le tissu hépatique et le tissu intestinal n'apparaissent dans aucun d'eux [4], [5].
- L'étiquette hépatique est appuyée sur un brevet, pas sur une étude. Dans le tableau publié en 2022 par le groupe lui-même, la ligne se lit « Ovagen (EDL) −28.27 Nephroprotector Hepatoprotector », et la référence donnée pour le second mot est la demande de brevet [2], [6].
- Une synthèse parue dans une revue scientifique justifie une affirmation sur le foie par un article consacré aux reins. La revue de 2021 du même groupe décrit le peptide par la mention « regulation of renal cells' function, hepatoprotection, DNA binding » (régulation de la fonction des cellules rénales, hépatoprotection, liaison à l'ADN). Une seule étude sur culture de cellules rénales est citée pour cette ligne entière [7], [8].
- Aucun essai enregistré chez des personnes. Une interrogation du registre ClinicalTrials.gov a renvoyé un total de zéro. Aucun article évalué par des pairs ne décrit l'administration du peptide à une personne [9].
- L'unique résultat animal bien documenté est un résultat rénal. Chez des rats ayant reçu un antibiotique agressif pour le rein, la créatinine sanguine est descendue de 182,73 ± 15,08 à 68,27 ± 2,31 µmol/l sous peptide, avec sept animaux par groupe [5].
- Trois produits distincts portent ce nom. Le Canada dispose d'un médicament vétérinaire autorisé appelé Ovagen, qui contient une hormone de mouton, et l'unique entrée américaine est un produit homéopathique [10], [11].
Ce qu'est l'Ovagen
L'Ovagen est un peptide de synthèse à trois acides aminés, vendu en gélules en Russie et comme produit chimique de laboratoire en Occident. Il vient de l'institut de biorégulation et de gérontologie de Saint-Pétersbourg, le groupe réuni autour de Vladimir Khavinson, et il est présenté comme un peptide destiné au foie et au tube digestif [12].
Le groupe appelle cytogènes les molécules de ce type : de courtes chaînes de synthèse censées porter le cœur actif d'un extrait d'organe animal. C'est un terme maison de l'institut, qui ne figure ni dans une pharmacopée ni dans la classification d'une autorité [12], [13].
Le brevet à l'origine de la substance a été déposé le 30 mai 2006 par une société de Saint-Pétersbourg, avec Khavinson comme premier inventeur nommé. Son titre promet un peptide qui stimule la régénération du tissu hépatique, et sa revendication principale nomme H-Glu-Asp-Leu-OH [2].
Faits en bref
| Champ | Valeur | Réf. |
|---|---|---|
| Chaîne | Glu-Asp-Leu, trois acides aminés | [1], [2] |
| Formule et masse | C15H25N3O8, 375,37 g/mol | [1], [4] |
| Clé de structure | InChIKey JVSBYEDSSRZQGV-GUBZILKMSA-N | [1] |
| Code dans la littérature | T-35, écrit aussi EDL | [8] |
| Fiches chimiques | PubChem CID 444128, ChEBI 137252, concept MeSH 2008491 | [1], [4], [14] |
| Numéro de registre CAS | Aucun dans les bases consultées ; le numéro imprimé par les vendeurs appartient à une hormone de mouton | [1], [4], [10] |
| Code chez l'autorité américaine | Aucun | [13] |
| Entrée dans la base de connaissances ouverte | Aucune sous ce nom | [15] |
| Durée de présence dans l'organisme | Aucune valeur publiée, pour aucune voie | [16] |
| Essais enregistrés chez des personnes | Aucun | [9] |
| Statut réglementaire | Autorisé nulle part, pour rien | [17], [13] |
| Formes vendues | Gélules comme complément alimentaire en Russie, flacons de 20 mg de poudre en Occident | [17], [18] |
| Groupe d'origine | Institut de biorégulation et de gérontologie de Saint-Pétersbourg | [2], [12] |

Comment il agit
Personne ne le sait. Aucun récepteur n'a été identifié pour ce peptide, aucune liaison n'a été mesurée, et aucune expérience n'a montré qu'il parvienne seulement à entrer dans une cellule.
L'explication proposée par le groupe d'origine tient en trois étapes. Le peptide serait transporté dans la cellule par une protéine de transport, atteindrait le noyau, se fixerait sur certaines portions de l'ADN et modifierait la lecture des gènes. Chacune de ces étapes mérite d'être regardée séparément.
- Entrer dans la cellule. Deux articles de calcul d'amarrage moléculaire, issus du même groupe, modélisent cette étape. Aucun ne mesure le transport, et il n'existe aucune expérience d'absorption pour ce peptide [6], [19].
- Se fixer à l'ADN. Un modèle privilégie une succession alternée de bases A et T dans le petit sillon de la double hélice [20]. Un second, du même groupe, attribue plutôt au peptide la portion notée « ctcc » [21]. Les deux sont des calculs.
- Agir sur les cellules rénales. Dans des cultures de cellules rénales vieillissantes, le peptide a été rattaché à une seule enzyme, la gélatinase MMP-14. Les marqueurs du renouvellement cellulaire ont répondu à l'extrait d'organe et à un peptide voisin, pas à celui-ci [8].
- Stabiliser le tissu rénal sous contrainte. Chez le rat, l'activité des enzymes antioxydantes a augmenté et un marqueur de l'oxydation des graisses a diminué après une lésion rénale [5]. Cela décrit ce qui a changé, pas par quel chemin.
Les scores d'amarrage appellent à la prudence, car le même groupe en a publié deux séries différentes. En 2022, le peptide obtenait −28,27 sur le transporteur LAT1, au sixième rang sur 28 peptides du tableau. En 2023, le même peptide sur le même transporteur obtenait −35,03, au quatrième rang sur 26 [6], [19].
Cela fait un écart de 6,76 unités pour une seule molécule sur un seul transporteur. L'article de 2023 l'explique en note par des formes différentes du transporteur et par une méthode de calcul plus poussée [19]. Le même article place le peptide à −17,37 sur LAT2, au rang 24 sur 26, et à −20,48 sur PEPT1.
Sur le second transporteur de peptides, PEPT2, le score ressort à +13,48, au rang 25 sur 26. Une valeur positive est le contraire d'un ajustement favorable, et les auteurs ajoutent que la structure disponible de ce transporteur ne permet de toute façon aucun jugement fiable [19].
Un problème de taille, au sens propre, se cache sous tout cela. Trois acides aminés portent très peu d'information, bien trop peu pour désigner un gène unique dans un génome entier. L'acide glutamique, l'acide aspartique et la leucine circulent de plus librement dans le sang comme acides aminés ordinaires.
Ce que les études ont montré
Six articles évalués par des pairs, tous consacrés aux reins, auxquels s'ajoutent des modèles informatiques et deux exemples d'une demande de brevet. Tous viennent du groupe d'origine ou d'un laboratoire cosignataire, et aucun groupe extérieur n'en a jamais reproduit le moindre résultat [16].
Comptage arrêté au 16 septembre 2026. Les six articles évalués par des pairs constituent tout le travail expérimental mené sur le peptide, et l'interrogation du registre a renvoyé un total de zéro. Sources [5], [9], [22], [8], [23], [24], [20], [16].
Des reins lésés par un antibiotique
Données animales Des rats ont reçu pendant six jours de la gentamicine, un antibiotique qui abîme les reins, puis 3 µg/kg de peptide dans la cavité abdominale après chaque dose. Chaque groupe comptait sept animaux [5].
Par rapport aux animaux non traités, le volume d'urine est passé de 2,21 ± 0,50 à 3,80 ± 0,62 ml (p < 0,05). La créatinine sanguine est descendue de 182,73 ± 15,08 à 68,27 ± 2,31 µmol/l (p < 0,001), et la clairance de la créatinine est montée de 14,88 ± 3,61 à 43,03 ± 7,63 µl/min (p < 0,01) [5].
La perte de protéines dans les urines a reculé de 0,20 ± 0,03 à 0,116 ± 0,03 mg/2 h (p < 0,01). Les animaux sains se situaient à 4,83 ± 0,13 ml, 55,63 ± 5,98 µmol/l, 56,49 ± 6,34 µl/min et 0,088 ± 0,015 mg/2 h. Les animaux traités n'ont pas tout à fait rejoint cette plage [5].
Des reins privés de circulation sanguine
Données animales Dans la seconde série du même article, les deux pédicules rénaux ont été clampés pendant 60 minutes, puis relâchés pendant 24 heures. Le peptide avait été administré pendant les trois jours précédents, si bien que la démarche relevait de la prévention et non du traitement [5].
Le volume d'urine est passé de 2,11 ± 0,14 à 3,97 ± 0,34 ml (p < 0,01) et la créatinine sanguine est descendue de 138,57 ± 9,60 à 78,39 ± 3,58 µmol/l (p < 0,05). La clairance est montée de 17,85 ± 1,57 à 40,26 ± 4,64 µl/min (p < 0,01), et la perte de protéines a reculé de 0,082 ± 0,05 à 0,031 ± 0,003 mg/2 h (p < 0,01). Les animaux opérés à blanc se situaient à 4,12 ± 0,10 ml, 65,24 ± 6,08 µmol/l, 66,40 ± 8,05 µl/min et 0,016 ± 0,001 mg/2 h [5].
Données animales Les enzymes du tissu ont bougé dans le même sens. Dans le modèle antibiotique, l'activité de la catalase a augmenté de 74 pour cent et celle de la glutathion peroxydase de 65 pour cent, tandis que le malondialdéhyde reculait de 41 pour cent. Dans le modèle de clampage, les trois chiffres étaient de 51 pour cent, 59 pour cent et 25 pour cent. L'enzyme énergétique succinate déshydrogénase est restée au niveau des témoins dans le modèle antibiotique et a été multipliée par 5,4 dans le modèle de clampage [5].
Un second modèle rénal toxique
Données animales Chez 42 rats répartis en six groupes égaux, en insuffisance rénale aiguë toxique, le peptide a doublé le volume d'urine par rapport aux animaux non traités et multiplié par 1,7 l'élimination de créatinine. La perte de protéines a été divisée par 2,6, l'élimination du sodium par 4,3, et la réabsorption du sodium a été multipliée par 2,2 [22].
L'article compare quatre préparations et distingue ce peptide, dont il qualifie l'effet protecteur sur le rein de puissant. Il rapporte des facteurs plutôt que des valeurs absolues dans son résumé, et il note que les quantités animales ont été recalculées à partir de chiffres prévus pour l'être humain, au moyen d'un facteur d'espèce [22].
Des cellules rénales en boîte de culture
Données cellulaires Dans des cultures de cellules rénales vieillissantes, l'enzyme MMP-14 a été désignée comme la cible de ce peptide. Les marqueurs du renouvellement Ki-67 et p53 ont répondu à l'extrait d'organe et au peptide voisin AED, et non à celui-ci [8].
Données cellulaires Dans des explants de tissu rénal de rats jeunes et âgés, le peptide a augmenté la croissance des cellules et réduit leur mort. Il l'a fait, selon les mots des auteurs eux-mêmes, dans une moindre mesure que l'extrait d'organe [23]. Dans une autre étude sur culture, il a augmenté la croissance cellulaire, abaissé les marqueurs du vieillissement p16, p21 et p53 et élevé SIRT-6 [20].
Là où il a fait moins, ou rien
Données animales Chez des rats âgés, il a multiplié le volume d'urine par 1,2 à 1,4, le transport distal du sodium par 1,2 à 1,3 et l'élimination du sodium par 1,6. La baisse des protéines urinaires, d'un facteur 1,5 à 2,8, revenait à l'extrait d'organe et à l'AED, pas à ce peptide [24].
Le même schéma revient tout au long de la série. Dans deux des trois études sur culture, l'extrait d'organe entier a fait mieux que le peptide de synthèse [8], [23]. Cela contredit l'idée qui fonde ces substances, selon laquelle la chaîne courte porterait le cœur actif de l'extrait.
L'affirmation sur le foie
Aucun article évalué par des pairs n'a jamais testé ce peptide sur du tissu hépatique ou intestinal [16]. Ce qui existe se trouve dans la demande de brevet de 2006, et un exemple de brevet est rédigé par le déposant, il n'est évalué par personne et n'est publié dans aucune revue.
L'exemple 2 de cette demande rapporte 27 fragments de foie de rat en culture et une hausse de 28 pour cent d'un indice de surface au troisième jour, à 10 ng/ml. L'exemple 3 rapporte 18 rats après ablation des deux tiers du foie, avec deux fois plus de cellules en division à 96 heures [2].
Ces deux paragraphes constituent tout le dossier hépatique. Les revues du même groupe reprennent ensuite l'étiquette. Le tableau de 2022 appuie le mot hépatoprotecteur sur ce brevet [2], [6]. La revue de 2021 appuie le mot « hépatoprotection » sur un article de culture de cellules rénales [7], [8].
Le même enchaînement se retrouve dans les articles originaux. L'article rénal de 2017 s'ouvre en affirmant que le peptide stimule la croissance des cultures d'organes de rein et de foie. Les deux références données à l'appui sont une revue rénale en russe et ce même article sur les cellules rénales [5], [8].
Pour le tube digestif, qui figure à côté du foie sur l'étiquette du produit russe, il n'existe aucune source. Pas un article, et pas même un exemple de brevet [12], [16].
Ce que l'on ignore encore
- Si quoi que ce soit se produit dans un foie ou dans un intestin, chez la moindre espèce.
- Quelle quantité rejoint le sang par voie orale ou par injection, et à quelle vitesse le produit se dégrade.
- Si le peptide parvient seulement à entrer dans une cellule, ce qu'aucune expérience n'a vérifié.
- Ce qu'il fait au fil des mois, à quelque quantité que ce soit et chez quiconque.
Effets indésirables et sécurité
Il n'existe aucun profil d'effets indésirables. Cela ne veut pas dire que le produit est bien toléré : cela veut dire que personne n'en a jamais relevé. Il n'existe aucune étude comportant des mesures de sécurité, aucun rapport de cas et aucune entrée dans la base américaine des effets indésirables [9], [13].
Deux affirmations de sécurité circulent pourtant, et toutes deux méritent d'être nommées pour ce qu'elles sont.
- L'affirmation du brevet. L'exemple 5 de la demande indique qu'une dose unique dépassant de plus de 5 000 fois la quantité prévue n'a provoqué aucune réaction toxique chez l'animal. Il ne nomme ni l'espèce, ni le nombre d'animaux, ni la durée d'observation, ni la moindre mesure [2].
- L'affirmation parue dans une revue scientifique. L'article rénal de 2017 écrit que le peptide est non toxique et ne provoque pas de réactions allergiques, et cite un brevet à l'appui [5]. La seule phrase de sécurité de la littérature évaluée par des pairs repose donc sur un document qui ne l'a jamais été.
- L'affirmation du vendeur. Une page de vente russe indique que le produit est bien toléré, sans effets indésirables, sans complications, sans contre-indications et sans dépendance. Rien n'est proposé à l'appui [17].
Une observation vient tout de même d'une expérience animale. Dans l'étude sur les rats âgés, la hausse de l'activité des enzymes antioxydantes et les constats sur le tissu ont été lus ensemble comme l'absence de lésion rénale [24]. Cela concerne un organe, dans une seule expérience chez le rongeur.
Ce qui manque
- Aucune étude chez des personnes, ni enregistrée ni publiée, et donc aucune donnée de sécurité humaine d'aucune sorte.
- Aucune mesure de l'absorption, de la distribution, de la dégradation ou de l'élimination, pour la moindre voie.
- Aucun chiffre sur ce qui survit au passage dans l'intestin, alors même que le produit russe est une gélule.
- Aucune donnée sur les réactions immunitaires, l'usage prolongé, les interactions, la grossesse, l'allaitement, les enfants, ni sur une fonction hépatique ou rénale diminuée.
- Aucune monographie de pharmacopée, donc aucune norme officielle à laquelle comparer la matière échangée [18].
La forme injectable comporte des risques distincts de la substance elle-même. Les flacons vendus comme matériel de recherche sont produits hors de tout système de qualité pharmaceutique, si bien que la stérilité, la teneur en endotoxines et la teneur réelle en peptide restent inconnues [18]. Reconstituer et injecter une matière non stérile expose aux risques habituels d'abcès, d'inflammation veineuse et d'infection transmise par le sang.
Doses utilisées dans les études
Ces doses proviennent des études citées et ne figurent ici qu'à titre de repère scientifique. Elles ne constituent pas une recommandation et ne peuvent pas être transposées à un usage chez l'être humain.
Chaque ligne du tableau vient d'un rat ou de tissu placé en boîte de culture, et aucune ne se transpose à une personne.
Aucune ligne humaine ne figure dans ce tableau. Le seul récit d'un usage chez des personnes, où que ce soit, est un exemple placé dans la demande de brevet. Il n'a jamais été publié, jamais enregistré, jamais tiré au sort et jamais mené en insu, et ses propres chiffres se contredisent [2].
| Étude | Modèle | Quantité | Voie | Durée | Réf. |
|---|---|---|---|---|---|
| Zamorskii 2017, série I | Rats, lésion rénale due à un antibiotique | 3 µg/kg | Dans la cavité abdominale | 6 jours | [5] |
| Zamorskii 2017, série II | Rats, reins privés de circulation sanguine | 3 µg/kg | Dans la cavité abdominale | 3 jours auparavant | [5] |
| Zamorskii 2015 | Rats, insuffisance rénale aiguë toxique | 3 µg/kg ; groupes de comparaison à 300 µg/kg d'extrait d'organe, 3 µg/kg d'AED, 7 µg/kg d'AEDG | Dans la cavité abdominale | 4 jours avant et 3 jours après | [22] |
| Exemple 2 du brevet, pas une étude | Fragments de foie de rat en culture | 1, 10 et 100 ng/ml | Ajout au liquide de culture | 3 jours | [2] |
| Exemple 3 du brevet, pas une étude | Rats, après ablation des deux tiers du foie | 0,1 µg par animal dans 0,5 ml de sérum physiologique | Injection | Deux administrations | [2] |
| Exemple 4 du brevet, pas une étude | Rats, cicatrices du foie provoquées expérimentalement | 0,5 µg par animal dans 0,5 ml de sérum physiologique | Injection | Cures de 5 jours | [2] |
Une quantité donnée à un rat ne se convertit pas en quantité pour une personne, et une concentration dans un liquide de culture encore moins. La gélule russe n'aide pas davantage. Ses 0,215 g désignent le contenu entier de la gélule, support de cellulose compris, et aucune page consultée n'indique la quantité de peptide qu'elle renferme [17].
Des schémas d'injection destinés à des personnes circulent sur des pages proches du commerce. Ils ne reposent sur aucune étude, ils contredisent les seuls chiffres jamais documentés par la famille de brevets, et ils ne sont reproduits nulle part sur cette page [25].
Développement et statut réglementaire
Un brevet, six articles, aucun programme de développement
- 2006Demande de brevet déposée en Russie pour un peptide de régénération du foieRevendique H-Glu-Asp-Leu-OH ; publiée en 2007, réf. [2]
- 2014Première apparition dans la littérature, sur des cultures de cellules rénalesCode noté T-35, réf. [8]
- 2015-2018Travaux rénaux chez le rat et sur cultures de tissuToujours le même groupe et les mêmes cosignataires, réfs [22], [23], [24]
- 2017Étude animale la plus complète, portant sur les reinsDeux modèles de lésion, sept rats par groupe, réf. [5]
- 2022-2023Deux modèles informatiques de transport aux résultats différents pour le même peptideScores LAT1 de -28.27 et -35.03, réfs [6], [19]
- Février 2023La Russie enregistre un complément alimentaire en gélulesEnregistrement RU.77.99.88.003.R.000288.02.23, réf. [17]
- 16 septembre 2026Registres vérifiésAucune autorisation nulle part, aucun essai enregistré, aucun code de substance, réfs [9], [13]
Il n'existe aucun programme de développement pour l'Ovagen. Aucun promoteur n'a rien déposé, aucune phase de test n'a commencé et rien n'est en cours d'examen. Ce qui existe, c'est un brevet de 2006, une mince série d'articles de laboratoire venus d'un seul institut, et une gélule vendue comme complément alimentaire [2], [9].
| Marché | Statut | Remarque | Réf. |
|---|---|---|---|
| États-Unis | Non autorisé | Aucune fiche de substance et aucun code ; jamais proposé pour la préparation en pharmacie | [13], [26] |
| Union européenne | Non autorisé | Aucune AMM et aucun essai ; le site de l'agence a refusé la requête le jour de la vérification | [27] |
| Allemagne | Non autorisé | Une préparation injectable sans AMM ne peut pas être mise sur le marché | [27] |
| Royaume-Uni | Non autorisé | Le registre n'a renvoyé qu'une page vide, la vérification repose donc sur tous les autres registres | [28] |
| Australie | Non autorisé | Absent du Poisons Standard, ce qui ne vaut pas permission | [29] |
| Canada | Non autorisé | Le médicament autorisé sous ce nom est un produit hormonal vétérinaire, et non ce peptide | [10] |
| Suisse | Non autorisé | Aucune AMM identifiée ; le registre était inaccessible le jour de la vérification | [27] |
| Russie | Non autorisé | Enregistré en février 2023 comme complément alimentaire en gélules, ce qui n'est pas une autorisation de médicament | [17], [30] |
Trois lignes appellent à la prudence. L'entrée australienne signifie que la substance n'a jamais été classée, pas qu'elle puisse être utilisée [29]. L'entrée canadienne est celle que l'on interprète le plus souvent de travers : le produit autorisé porte le même nom et contient un autre principe actif [10].
La ligne russe compte le plus, car c'est sur elle que s'appuient les vendeurs. Un enregistrement de complément alimentaire consigne un produit, et non une preuve d'efficacité, et la page porte elle-même la mention que le produit n'est pas un médicament. Aucune forme injectable n'est autorisée en Russie non plus [17], [30].
L'action des autorités américaines donne le contexte plutôt qu'un verdict. Les régulateurs ont adressé une série de lettres d'avertissement à des vendeurs de peptides au cours de 2026, dont aucune ne nomme cette substance [31].
Antidopage
L'Ovagen est interdit en permanence, en compétition comme hors compétition. La classe S0 de la liste des interdictions 2026 couvre « any pharmacological substance which is not addressed by any of the subsequent sections of the List and with no current approval by any governmental regulatory health authority for human therapeutic use » (toute substance pharmacologique qui ne relève d'aucune des sections suivantes de la liste et qu'aucune autorité sanitaire publique n'a autorisée pour un usage thérapeutique humain) [32].
Le nom ne figure pas sur la liste, et ce n'est pas une lacune. Cette classe est écrite de façon ouverte, précisément pour saisir les substances qu'aucune autorité n'a autorisées, et le peptide n'est autorisé nulle part [32]. Un enregistrement de complément alimentaire n'est pas une autorisation pour un usage thérapeutique humain, si bien que la gélule russe ne change rien.
Tout ce que contient la classe S0 compte comme substance spécifiée, ce qui touche à la sanction et non à l'interdiction elle-même [32]. La loi antidopage allemande fonctionne autrement : son annexe nomme les substances interdites une par une, ne comporte aucune rubrique fourre-tout et ne couvre pas ce peptide [33].
Aucun test publié ne permet de le détecter dans un échantillon. Des précisions figurent dans la vue d'ensemble des peptides interdits dans le sport.
Comparé aux peptides voisins
Huit des 28 peptides du tableau 2 du modèle de transport publié en 2022 par le groupe d'origine. Plus la valeur est négative, meilleur est l'ajustement calculé, et les mêmes auteurs voient dans un score inférieur à moins 15 le signe d'un transport probable. Dans le tableau complet, l'Ovagen se classe sixième sur 28. Source [6].
| Peptide | Lien avec l'Ovagen | Ce qu'ont trouvé les vérifications menées pour cette page |
|---|---|---|
| Ovagen | — | Glu-Asp-Leu, 375,37 g/mol ; six articles évalués par des pairs, tous sur les reins, aucun essai chez des personnes [1], [5], [16] |
| Livagen | Un acide aminé de plus, issu du même laboratoire, étiqueté lui aussi pour le foie | Lys-Glu-Asp-Ala, venu d'un brevet plus ancien ; absent du catalogue russe, où la place du foie revient à l'Ovagen [6], [12] |
| Chonluten | Diffère d'un seul acide aminé, EDG contre EDL | Vendu dans le même catalogue russe pour le tissu pulmonaire ; score de −30,30 dans le même tableau [6], [12] |
| Pinealon | Diffère d'un seul acide aminé, EDR contre EDL | Étiqueté protecteur des nerfs dans le même tableau, avec un score de −30,29 [6] |
| Cartalax | Peptide voisin AED, testé aux côtés de l'Ovagen dans trois articles rénaux | A fait mieux que l'Ovagen sur la perte de protéines chez le rat âgé et sur les marqueurs du renouvellement en culture [8], [24] |
| Épitalon | Peptide à quatre maillons de la même série, AEDG | Utilisé comme groupe de comparaison dans les travaux rénaux ; score de −20,38 dans le même tableau [6], [22] |
La comparaison ne porte pas sur la puissance. Elle montre une famille de chaînes courtes presque identiques, chacune affectée à un organe différent, dont les étiquettes reposent sur le même type de ligne de tableau plutôt que sur des expériences propres à cet organe.
Une seule différence d'acide aminé sépare l'Ovagen du Chonluten et du Pinealon. Les descriptions commerciales les confondent régulièrement, et le tableau d'amarrage du groupe d'origine est le seul endroit où les trois sont comparés d'un coup [6].
La ligne la plus utile est celle du Cartalax. C'est le peptide testé côte à côte avec l'Ovagen dans trois des articles rénaux, et dans deux d'entre eux il a fait plus, pas moins [8], [24].
Idées reçues
- « L'Ovagen, c'est His-Glu-Asp-Gly. » Cette séquence à quatre maillons ne renvoie rien dans la base chimique, rien dans la littérature médicale, et elle ne figure ni dans le brevet ni sur l'étiquette russe. La chaîne documentée est le tripeptide Glu-Asp-Leu [1], [2], [3].
- « Son numéro CAS est 9046-70-2. » Ce numéro identifie l'hormone folliculo-stimulante de mouton, le principe actif du produit vétérinaire du même nom. Aucune base consultée ne détient de numéro de registre pour le peptide [1], [10].
- « L'Ovagen est un médicament autorisé, puisqu'un registre de médicaments le mentionne. » L'Ovagen autorisé au Canada est un produit hormonal vétérinaire, et l'unique entrée américaine désigne des gouttes homéopathiques. Ni l'un ni l'autre ne contient ce peptide [10], [11].
- « L'Ovagen est le peptide du foie de cette série. » Il occupe la place du foie dans le catalogue russe, ce qui relève d'une répartition commerciale. Toutes les expériences évaluées par des pairs menées sur lui ont porté sur les reins [12], [16].
- « Des revues le qualifient d'hépatoprotecteur, donc l'affirmation sur le foie est publiée. » Dans le tableau de 2022, ce mot est appuyé sur la demande de brevet, et dans la revue de 2021, l'affirmation sur le foie est appuyée sur un article de culture de cellules rénales [2], [6], [7].
- « Les articles sur EDL sont des articles sur ce peptide. » Dans la littérature médicale, EDL désigne le plus souvent un muscle de la jambe, l'extensor digitorum longus. Une recherche associant EDL et le foie renvoie 43 notices, dont aucune ne porte sur ce peptide ; la seule qui touche au foie concerne un extrait de feuilles de pissenlit [16].
- « L'exemple du brevet avec des patients est une étude clinique. » Un exemple de brevet est rédigé par le déposant pour montrer une applicabilité industrielle. Il n'y a derrière lui ni publication, ni enregistrement, ni dossier d'éthique, ni nom d'étude, et ses propres chiffres se contredisent [2], [9].
- « Il est vendu en Russie, donc il y a été autorisé. » Il y est enregistré comme complément alimentaire en gélules, une catégorie qui ne suppose aucun examen de l'efficacité. La forme injectable n'a pas non plus d'autorisation en Russie [17], [30].
- « Les scores d'amarrage mesurent la force de sa liaison. » Ce sont des scores issus d'un calcul, et non des affinités mesurées. Le même groupe a publié −28,27 puis −35,03 pour le même peptide sur le même transporteur, à un an d'intervalle [6], [19].
- « Il ne figure pas sur la liste antidopage, donc il est permis. » Il n'est pas nommé, mais la classe S0 saisit toute substance qu'aucune autorité n'a autorisée chez l'être humain. C'est exactement sa situation [32].
Questions fréquentes
Quelle est la séquence réelle de l'Ovagen ?
Trois acides aminés : l'acide glutamique, l'acide aspartique et la leucine, écrits Glu-Asp-Leu ou EDL. La fiche chimique donne la formule C15H25N3O8 et une masse de 375,37 g/mol. La séquence à quatre maillons His-Glu-Asp-Gly qui circule dans les listes de vente ne se retrouve dans aucune base chimique, dans aucun article, ni dans le brevet qui définit la substance.
L'Ovagen a-t-il déjà été testé chez des personnes ?
Dans aucune étude évaluée par des pairs. Une interrogation du registre ClinicalTrials.gov n'a renvoyé aucune entrée, et aucun article publié ne décrit l'administration du produit à une personne. Le seul récit d'un usage humain se trouve dans une demande de brevet rédigée par les déposants eux-mêmes. Il n'a ni enregistrement, ni groupe de comparaison digne de ce nom, ni publication à l'appui.
L'Ovagen agit-il sur le foie ?
Personne ne l'a vérifié dans une étude évaluée par des pairs. Toutes les expériences publiées sur ce peptide ont utilisé du tissu rénal, des cellules rénales ou des rats aux reins lésés. L'affirmation sur le foie vient de deux exemples de la demande de brevet de 2006. Les deux revues qui qualifient le peptide d'hépatoprotecteur citent pour preuve ce brevet et une étude de cellules rénales.
L'Ovagen est-il autorisé comme médicament quelque part ?
Non, dans aucun pays. Il n'existe aucune AMM aux États-Unis, dans l'Union européenne, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Australie, au Canada, en Suisse ni en Russie. La Russie a enregistré en février 2023 un complément alimentaire en gélules, ce qui n'est pas une autorisation de médicament et ne suppose aucun examen de l'efficacité. La forme injectable vendue en Occident n'est autorisée nulle part.
Pourquoi des registres de médicaments mentionnent-ils l'Ovagen s'il n'est pas autorisé ?
Parce que le nom appartient à d'autres produits. Le Canada dispose d'un médicament vétérinaire autorisé appelé Ovagen, dont le principe actif est une hormone tirée d'hypophyses de mouton et qui sert à provoquer des ovulations multiples chez les animaux d'élevage. L'unique entrée américaine est un produit homéopathique en gouttes. Ni l'un ni l'autre n'a le moindre rapport avec le tripeptide.
À quoi renvoie le numéro CAS attribué à l'Ovagen ?
Le numéro 9046-70-2, imprimé par de nombreux vendeurs, identifie l'hormone folliculo-stimulante de mouton, le principe actif du produit vétérinaire du même nom. Il ne décrit pas un peptide de trois acides aminés. Aucune base chimique consultée pour cette page ne détient de numéro de registre pour Glu-Asp-Leu.
L'Ovagen est-il interdit dans le sport ?
Oui, en permanence, en compétition comme hors compétition. La classe S0 de la liste des interdictions 2026 couvre toute substance de type médicamenteux qu'aucune autorité sanitaire n'a autorisée chez l'être humain. L'Ovagen n'est pas nommé sur la liste, et cette absence n'est pas une faille. Un enregistrement russe de complément alimentaire ne compte pas ici comme une autorisation.
Quels sont les effets indésirables de l'Ovagen ?
Personne ne le sait, parce que personne ne les a relevés. Il n'existe aucune étude avec des mesures de sécurité, aucun rapport concernant une personne qui en aurait pris et aucune entrée dans la base américaine des effets indésirables. L'affirmation d'une absence d'effets indésirables vient d'un vendeur et d'un brevet, et ni l'un ni l'autre ne constitue un relevé de sécurité.
En quoi l'Ovagen diffère-t-il du Livagen ?
Ce sont deux molécules différentes issues du même laboratoire. L'Ovagen est le tripeptide Glu-Asp-Leu, breveté en 2006, et c'est lui qui occupe la place du foie dans le catalogue russe de cette série. Le Livagen est le peptide à quatre maillons Lys-Glu-Asp-Ala, issu d'un brevet plus ancien, et il ne figure pas du tout dans ce catalogue.
Pourquoi cette page donne-t-elle des quantités animales pour l'Ovagen mais aucune dose humaine ?
Parce qu'aucune dose humaine n'existe dans une étude évaluée par des pairs. Les chiffres que l'on peut citer sont des quantités données à des rats, par exemple 3 microgrammes par kilo dans la cavité abdominale, et des concentrations ajoutées à un liquide de culture. Aucun ne se convertit en quantité pour une personne, et aucune mesure d'absorption ou de dégradation n'existe pour la moindre voie.
Sources
- PubChem. Compound CID 444128, glutamyl-aspartyl-leucine, C15H25N3O8, 375.37 g/mol, exact mass 375.16416, InChIKey JVSBYEDSSRZQGV-GUBZILKMSA-N, XLogP −3.6, topological polar surface area 196 Ų. The synonym list holds no registry number. Retrieved 16 September 2026. https://pubchem.ncbi.nlm.nih.gov/compound/444128
- Khavinson VKh, Grigoriev EI, Malinin VV, Ryzhak GA (2007). Peptide substance stimulating liver tissue regeneration, pharmaceutical composition on its base and the method of its application. Patent WO2007139430A1, applicant Sia Peptides OOO, filed 30 May 2006, published 6 December 2007; Russian parallel RU2297239C1, published 20 April 2007; Eurasian parallel EA 010156, 30 June 2008. Read in full 16 September 2026: main claim H-Glu-Asp-Leu-OH, synthesis in example 1 with a stated purity of 98.15 per cent, liver examples 2 to 4, toxicity statement in example 5, and an account of use in people in example 6 that is unpublished, unregistered and internally inconsistent in its figures. The formula printed in the patent, C15H25N3O7, is arithmetically impossible at the mass it gives and is contradicted by both chemical databases. https://patents.google.com/patent/WO2007139430A1/en
- PubChem name resolution and literature check, 16 September 2026. Queries for "Ovagen", "His-Glu-Asp-Gly", "H-His-Glu-Asp-Gly-OH", "HEDG peptide", "histidyl-glutamyl-aspartyl-glycine", "EDL peptide" and "H-Glu-Asp-Leu-OH" each returned not-found. PubMed returned no record for "His-Glu-Asp-Gly". The only MeSH match for HEDG, UID 67054529, is O6-(2-hydroxyethyl)-2'-deoxyguanosine, a DNA adduct and not a peptide.
- ChEBI, entry CHEBI:137252 "Glu-Asp-Leu", defined as a tripeptide, C15H25N3O8, average mass 375.378, monoisotopic mass 375.16416, cross-reference ChemSpider 16570420. No registry number held. Retrieved 16 September 2026. https://www.ebi.ac.uk/chebi/searchId.do?chebiId=CHEBI:137252
- Zamorskii II, Shchudrova TS, Linkova NS, Nichik TE, Khavinson VKh (2017). Nephroprotective effect of EDL peptide at acute injury of kidneys of different genesis. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 163(3):389-393. PMID 28744634. DOI 10.1007/s10517-017-3811-1. Full text and both tables read 16 September 2026: 42 outbred rats of 150 to 200 g, seven per group, peptide 3 µg/kg into the abdominal cavity, significance against the damaged group from p<0.05 to p<0.001. The introduction states that the peptide is non-toxic and causes no allergic reactions and cites a patent for it, and it states growth of kidney and liver organ cultures citing a Russian kidney review and the paper listed here as number 8.
- Khavinson V, Linkova N, Kozhevnikova E, Dyatlova A, Petukhov M (2022). Transport of biologically active ultrashort peptides using POT and LAT carriers. International Journal of Molecular Sciences 23(14):7733. PMID 35887081. PMCID PMC9323678. DOI 10.3390/ijms23147733. Table 2 read in full: "Ovagen (EDL) −28.27 Nephroprotector Hepatoprotector", rank 6 of 28, alongside Vesilut (ED) −34.32, Chonluten (EDG) −30.30, Pinealon (EDR) −30.29, Cardiogen (AEDR) −29.81, Cartalax (AED) −26.65, Livagen (KEDA) −22.01, Epitalon (AEDG) −20.38, Bronchogen (AEDL) −17.26 and Fuaget (DL) −16.01. Table 1 places known ligands of that carrier between −19.67 and −15.00, and the threshold below −15.00 is the authors' own. The reference given for the hepatoprotector label is the patent listed here as number 2; the reference for the nephroprotector label is the paper listed here as number 5.
- Khavinson V, Popovich I, Linkova N, Mironova E, Ilina A (2021). Peptide regulation of gene expression: a systematic review. Molecules 26(22):7053. PMID 34834147. PMCID PMC8619776. DOI 10.3390/molecules26227053. The summary table carries the line "4 EDL, Ovagen — regulation of renal cells' function, hepatoprotection, DNA binding" with a single reference, which resolves to the kidney cell culture paper listed here as number 8.
- Khavinson VKh, Linkova NS, Polyakova VO, Durnova AO, Nichik TE, Kvetnoi IM (2014). Peptides regulate expression of signaling molecules in kidney cell cultures during in vitro aging. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 157(2):261-264. PMID 24958378. DOI 10.1007/s10517-014-2540-y. Writes the codes as "short peptides T-31 (AED) and T-35 (EDL)" and names the gelatinase MMP-14 as the target of T-35, while the renewal markers responded to the organ extract and to T-31.
- ClinicalTrials.gov, API v2. Query for "ovagen" returned a total count of zero on 16 September 2026. A control query for an approved medicine returned a three-figure count, so the interface was working. Searches for the sequence and for the peptide code return only unrelated records, most of them about a leg muscle. https://clinicaltrials.gov/api/v2/studies
- Health Canada, Drug Product Database API, 16 September 2026. Brand name query "ovagen" returns exactly one record: drug code 82325, DIN 02337673, class veterinary, company ICPbio Reproduction, status approved since 18 November 2009, last updated 26 June 2026. The active ingredient query returns ovine follicle stimulating hormone, 17.6 mg per vial. A control query returns a known approved product. The registry number 9046-70-2 identifies that sheep hormone. https://health-products.canada.ca/api/drug/drugproduct/
- US register checks, 16 September 2026. The openFDA drug label interface returns exactly one record for "ovagen", the homeopathic product R18 Ovagen from Apex Energetics. DailyMed confirms the same single record, version 2, published 10 January 2024, database state 15 September 2026. A query on the substance name glutamyl-aspartyl-leucine returns not found. The adverse event interface returns no record for this substance. https://api.fda.gov/drug/label.json
- St Petersburg Institute of Bioregulation and Gerontology, catalogue page for this peptide series, retrieved 16 September 2026. Lists exactly seven products: Vezugen (vessels), Pinealon (brain cells), Cartalax (cartilage), Cristagen (immune system), Ovagen (liver and digestive tract), Chonluten (lung and bronchial lining) and Vizulingval (retina). https://gerontology.ru/cytogens
- US Food and Drug Administration, Global Substance Registration System, 16 September 2026. Exact name queries for "OVAGEN" and for "GLUTAMYL-ASPARTYL-LEUCINE" each returned a total of zero, while a control query for an approved medicine returned five records. Without a substance record there is no regulator code. https://gsrs.ncats.nih.gov
- US National Library of Medicine, MeSH supplementary concept record UID 2008491, "glutamyl-aspartyl-leucine", mapped to oligopeptides, entry term Glu-Asp-Leu. The record holds no registry number field, and the trade name Ovagen is not an entry term. Retrieved 16 September 2026.
- Wikidata, entity search for "Ovagen" on 16 September 2026 returned an empty result list. An item exists for the compound itself, labelled with its chemical name and described as a chemical compound, and it carries neither the trade name nor the peptide code as an alias. https://www.wikidata.org
- Literature searches, PubMed and Europe PMC, 16 September 2026. A search combining the originating author with the peptide code returns ten records in total, of which six are experimental papers and the remainder are models and reviews. A search for the peptide code with liver returns 43 records, none of them about this peptide; the one liver-protective hit concerns an extract of dandelion leaves. Under the trade name, the literature is dominated by the veterinary hormone product.
- Russian trade pages for Ovagen, retrieved 16 September 2026. Sixty capsules of 0.215 g total mass; composition given as a peptide complex of leucine, glutamic acid and aspartic acid with cellulose as carrier; maker named on the label; supplement registration RU.77.99.88.003.R.000288.02.23 dated 7 February 2023; the mandatory notice that the product is not a medicine; and a tolerability claim offered without any supporting material. The peptide content per capsule is stated nowhere. Trade records, cited as evidence of what is sold and claimed. Not linked.
- Western research-chemical listings, retrieved 16 September 2026. Freeze-dried powder in 20 mg vials, sequence given as Glu-Asp-Leu, formula C15H25N3O8, mass 375.37 to 375.4 g/mol, purity stated by the seller at 99 per cent or above, storage at minus 20 degrees, and the registry number of the sheep hormone printed as if it were the peptide. One page notes correctly that the concentration cannot be checked at 280 nm, which follows from the sequence. All marked research use only while sold as an injectable presentation. Trade records, cited as evidence of what is sold. Not linked.
- Khavinson VK, Linkova NS, Rudskoy AI, Petukhov MG (2023). Feasibility of transport of 26 biologically active ultrashort peptides via LAT and PEPT family transporters. Biomolecules 13(3):552. PMID 36979488. PMCID PMC10046148. DOI 10.3390/biom13030552. Tables read in full 16 September 2026: LAT1 −35.03 and rank 4 of 26, LAT2 −17.37 and rank 24 of 26, PEPT1 −20.48 and rank 10 of 26, PEPT2 +13.48 and rank 25 of 26. The footnote to table 1 explains the difference from the 2022 calculation by different shapes of the carrier and a more thorough docking method, and the discussion states that the available structure of PEPT2 does not allow a reliable judgement.
- Khavinson VKh, Tarnovskaia SI, Linkova NS, Polyakova VO, Durnova AO, Nichik TE, Kvetnoi IM, Dyakonov MM, Iakutseni PP (2014). Tripeptides slow down aging process in renal cell culture. Advances in Gerontology 27(4):651-656. PMID 25946838. In Russian, English abstract read 16 September 2026. Reports raised cell growth, lowered p16, p21 and p53 and raised SIRT-6, and models both peptides binding a run of alternating A and T bases in the minor groove.
- Khavinson VKh, Linkova NS, Tarnovskaya SI (2016). Short peptides regulate gene expression. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 162(2):288-292. PMID 27909961. DOI 10.1007/s10517-016-3596-7. Assigns EDL the stretch written "ctcc", which is a different target from the one modelled in the paper listed here as number 20.
- Zamorskii II, Shchudrova TS, Linkova NS, Nichik TE, Khavinson VKh (2015). Peptides restore functional state of the kidneys during toxin-induced acute renal failure — the published title names the toxic agent, which is not reproduced here. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 159(6):736-739. PMID 26515176. DOI 10.1007/s10517-015-3062-y. Full text read 16 September 2026: 42 outbred rats of 120 to 200 g in six equal groups, peptide 3 µg/kg into the abdominal cavity against an organ extract at 300 µg/kg, AED at 3 µg/kg and AEDG at 7 µg/kg. The paper records that the animal amounts were calculated from figures intended for people using a species factor.
- Chalisova NI, Linkova NS, Nichik TE, Ryzhak AP, Dudkov AV, Ryzhak GA (2015). Peptide regulation of cell renewal processes in kidney tissue cultures from young and old animals. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 159(1):124-127. PMID 26033601. DOI 10.1007/s10517-015-2906-9. States that the short peptides stimulate growth and reduce cell death "to a lesser degree than the polypeptide complex".
- Zamorskii II, Shchudrova TS, Zeleniuk VG, Linkova NS, Nichik TE, Khavinson VK (2018). The influence of peptides on the morphofunctional state of old rats kidneys. Advances in Gerontology 31(4):498-504. PMID 30607912. In Russian, English abstract read 16 September 2026. The fall in urine protein of 1.5 to 2.8-fold is attributed to the organ extract and to AED, and a fall in filtration rate of 21 per cent to AEDG.
- Trade-adjacent page listing injection schedules for Ovagen, retrieved 16 September 2026. Nothing on it appears in any published source, and its figures sit far outside the only presentation the patent family ever documented. Cited only as evidence that such schedules circulate; contents not reproduced here. Not linked.
- US Food and Drug Administration. Bulk drug substances nominated for use in compounding under section 503A, state of 14 May 2026. Checked in full text 16 September 2026 for the trade name, the peptide code and the amino acid names: no match in any of the three categories. Control: two short peptide entries do appear in the same list, so the category is not closed to peptides. https://www.fda.gov/media/94155/download
- European, German and Swiss register checks, 16 September 2026. No authorisation, no application and no registered trial was identified. The European Medicines Agency site answered the search request with an anti-robot refusal and the Swiss register was unreachable, so both findings rest on the absence of any entry in every other register checked and on the absence of any clinical development. German law adds a second question for the capsule form: a synthetic tripeptide without a meaningful history of consumption in Europe before 15 May 1997 would count as a novel food and would need its own authorisation, and none was found.
- MHRA Products, products.mhra.gov.uk, searches for the trade name and a control term on 16 September 2026. Both returned byte-identical page shells of 122,696 characters, so the register could not be read; recorded as an unverified gap rather than a nil result.
- Therapeutic Goods (Poisons Standard — June 2026) Instrument 2026. Full text checked 16 September 2026 for the trade name, the sequence and the amino acid names: no match, and no general heading for peptides exists. Control: two short peptides are listed there by name, so short peptides are covered individually when they are covered at all.
- Russian state medicines register, grls.rosminzdrav.ru, 16 September 2026. The site answers, but it is an interactive application that could not be queried programmatically, so no check for a medicine registration number was possible. The supplement registration number cited on this page comes from trade pages rather than from an official register.
- US Food and Drug Administration, warning letters issued to peptide sellers during 2026, checked 16 September 2026. None of them names this substance; the enforcement concerns other peptides sold in the same way. https://www.fda.gov/inspections-compliance-enforcement-and-criminal-investigations/warning-letters
- World Anti-Doping Agency. The 2026 Prohibited List, in force from 1 January 2026, section S0. Full-text checks for "ovagen", "glu-asp", "leucine" and "bioregulator" returned no match, and everything in the category counts as a specified substance. Retrieved 16 September 2026. https://www.wada-ama.org/en/prohibited-list
- German Anti-Doping Act, annex to section 2 paragraph 3, published as BGBl. 2023 I No. 67. Full text checked 16 September 2026: neither the trade name nor the sequence appears, the peptide hormone section lists its substances by name, and the closing sentence extends only to salts, esters and derivatives of those named substances. https://www.gesetze-im-internet.de/antidopg/anlage.html
Citer cette page
Les vérifications de registres et les recherches bibliographiques qui portent cette page ont été menées le 16 septembre 2026. Pour une substance dont la réputation repose sur un organe où personne ne l'a étudiée, la date à laquelle ces recherches sont revenues vides fait partie du constat.
myPeptides Research & Editing. (2026). Ovagen : ce que montrent les études, statut et sécurité. Version 1.0, 16 septembre 2026. Registre des peptides myPeptides. Consulté sur https://mypep.app/peptides/ovagen
La façon dont les pages de ce registre sont établies et notées est décrite sous méthodologie ; le registre complet se trouve sous peptides.
| Version | Date | Modification |
|---|---|---|
| 1.0 | 2026-09-16 | Première publication |
Dernière vérification : 16 septembre 2026. Prochaine revue : à l'apparition de toute expérience sur du tissu hépatique ou intestinal, de tout essai chez des personnes, de toute réplication indépendante, ou de tout changement de classement antidopage.
