Pancragen : ce que montrent les études, statut et sécurité
Résumé
Pancragen est une chaîne de synthèse de quatre acides aminés, née dans un institut de Saint-Pétersbourg, attribuée au pancréas et vendue pour la glycémie. Aucun essai n'a jamais été enregistré, où que ce soit. Des personnes en ont reçu à trois occasions documentées, aucune enregistrée, aucune menée en aveugle, aucune relue de façon indépendante, et dans la mieux documentée d'entre elles, la moitié seulement des douze participants a présenté le changement rapporté. Le produit n'est autorisé comme médicament dans aucun pays et il est interdit dans le sport en permanence.
L'essentiel en bref
- Aucun essai chez l'humain n'a jamais été enregistré. Une interrogation des registres menée le 20 septembre 2026 a renvoyé zéro pour Pancragen, Pankragen et KEDW, aussi bien comme intervention qu'en texte libre. La requête témoin sur le sémaglutide a renvoyé 755 études [1].
- Toute la littérature tient dans une douzaine d'articles. PubMed renvoie neuf références sous ce nom, Europe PMC six qui portent réellement sur la substance. Presque toutes viennent de l'équipe d'origine ou de ses coauteurs, et aucun laboratoire extérieur à ce cercle n'a jamais reproduit le moindre résultat [2].
- Des personnes en ont reçu à trois occasions documentées, aucune enregistrée. Il existe un rapport de 2011 sur des personnes âgées atteintes de diabète de type 2 et un rapport de 2013 sur douze personnes âgées présentant une intolérance au glucose. La troisième occasion est un exemple figurant dans le brevet des inventeurs, portant sur 36 patients [3], [4], [5].
- Dans la mieux documentée de ces occasions, le changement rapporté ne concerne que la moitié des participants. Douze personnes ont pris 500 microgrammes deux fois par jour pendant quatre semaines. Les auteurs rapportent une baisse significative de la glycémie au cours d'une épreuve à 75 grammes de glucose chez 50 % d'entre elles, sans groupe témoin et sans aucune taille d'effet [4].
- Le rapport de 2011 ne donne aucun chiffre sur le peptide. Il indique que la glycémie à jeun, la tolérance au glucose, l'insuline et un indice de résistance à l'insuline se sont améliorés, sans dose, sans voie d'administration, sans durée, sans effectif et sans le moindre chiffre. Son seul chiffre concerne la mélatonine, dont la production était inférieure de 70 % dans le groupe diabétique [3].
- Chez de vieux singes, un comprimé autorisé a fait mieux. Cinq animaux ont reçu 50 microgrammes par jour dans le muscle pendant dix jours et quatre ont reçu du glimépiride par voie orale. Les deux ont abaissé la glycémie à jeun ; le médicament autorisé a eu l'effet le plus marqué et le plus durable [6].
- La substance ne figure dans aucune des bases chimiques de référence. Pas de fiche PubChem, pas de numéro CAS, pas de code de substance chez les autorités, aucune entrée dans la base de connaissances ouverte. Les requêtes témoins portant sur un peptide voisin fonctionnent dans chacune d'elles [7], [8], [9].
- La molécule étudiée et la poudre commercialisée sont déclarées différemment. Tous les articles et le brevet décrivent la forme amide, Lys-Glu-Asp-Trp-NH2. Les vendeurs occidentaux déclarent la forme acide libre, qu'aucun travail publié n'a testée [5], [10], [11].
- En Russie, c'est un aliment et non un médicament. Les gélules et les comprimés contiennent 100 microgrammes d'un complexe peptidique, et la fiche précise en toutes lettres qu'il ne s'agit pas d'un produit médicamenteux [12].
- Les schémas d'injection qui circulent sont 200 à 500 fois plus élevés. Les pages de vente annoncent 2 à 5 milligrammes par jour pendant 20 à 30 jours, face aux 10 microgrammes par jour pendant dix jours de l'exemple du brevet [5], [13].
- Interdit dans le sport à tout moment au titre de la classe qui vise toute substance qu'aucune autorité sanitaire n'a autorisée [14].
Ce qu'est Pancragen
Pancragen est un tétrapeptide fabriqué en laboratoire : la lysine, l'acide glutamique, l'acide aspartique et le tryptophane, assemblés dans cet ordre et habituellement écrits KEDW. Avec quatre acides aminés et une masse de 575,62, c'est une très petite molécule, chimiquement proche d'un fragment ordinaire de protéine digérée. La bibliothèque médicale américaine la classe sous sa séquence plutôt que sous son nom commercial [5], [10].
Elle vient de l'Institut de biorégulation et de gérontologie de Saint-Pétersbourg, autour de Vladimir Khavinson, qui l'a brevetée à partir de décembre 2003 avec trois collègues. La demande internationale est tombée en déshérence, et la famille de brevets porte aujourd'hui la mention « ceased », c'est-à-dire éteinte. Tous les articles publiés depuis portent la signature de Khavinson ou de l'un de ses coauteurs [5], [15], [2].
Les mots « biorégulateur » et « cytogène » appartiennent à cet institut et à ses distributeurs. Dans ce vocabulaire maison, un cytogène est un peptide court de synthèse, par opposition à un mélange extrait de tissus animaux. Aucun des deux mots ne figure dans une pharmacopée, dans une classification des médicaments ou dans la définition d'une autorité [16], [17].
Deux problèmes d'identité méritent d'être posés d'emblée. Les travaux publiés décrivent la forme amide, coiffée à une extrémité, alors que les vendeurs occidentaux déclarent leur poudre sous la forme acide libre, sans cette coiffe. Quant à la gélule russe, elle ne mentionne qu'un « complexe peptidique » décrit par ses quatre acides aminés [5], [11], [12].
Faits en bref
| Champ | Valeur | Réf |
|---|---|---|
| Nom | Pancragen ; Панкраген en Russie ; aucune dénomination commune internationale | [12], [10] |
| Autres noms | Lys-Glu-Asp-Trp, KEDW, KEDW-NH2, pancragène, « Pankragen forte » pour la forme à 500 microgrammes | [10], [4] |
| Classe | Tétrapeptide de synthèse ; « biorégulateur » et « cytogène » sont les mots du fabricant | [16] |
| Chaîne | Lys-Glu-Asp-Trp, quatre acides aminés, fonction amide du côté du tryptophane | [5], [10] |
| Formule et masse | C26H37N7O8, 575,62 pour la forme amide décrite dans le brevet | [5] |
| Fiche chimique | Aucune ; PubChem n'a d'entrée sous aucun nom ni sous l'une ou l'autre formule | [7] |
| Numéro de registre CAS | Aucun trouvé | [7] |
| Code chez l'autorité américaine | Aucun ; une recherche témoin dans la même base fonctionne | [8] |
| Entrée dans la base de connaissances ouverte | Aucune, sous l'une comme sous l'autre orthographe | [9] |
| Demi-vie | Jamais publiée, pour aucune voie ni aucune espèce | [18] |
| Études enregistrées chez des personnes | Aucune | [1] |
| Statut réglementaire | Autorisé nulle part, pour rien | [8], [12] |
| Vendu sous forme de | Gélules et comprimés en Russie ; flacons de 10 à 50 mg de poudre en Occident | [12], [11] |
| Équipe d'origine | Institut de biorégulation et de gérontologie de Saint-Pétersbourg | [5] |

Comment il agirait
Personne ne le sait. Aucun récepteur ne lui a été identifié, aucune liaison n'a jamais été mesurée, et tous les mécanismes avancés sont soit des calculs sur ordinateur, soit la description de ce qui a changé dans une boîte de culture.
L'explication donnée par l'équipe d'origine tient en quelques étapes. Le peptide entrerait dans la cellule par une protéine de transport, puis atteindrait le noyau. Là, il se poserait sur un segment précis de l'ADN, ou sur les extrémités des protéines qui l'emballent, et modifierait la lecture de certains gènes. Chaque étape repose sur des indices différents, et le plus souvent indirects.
- L'entrée dans la cellule. Un calcul publié en 2023 attribue au peptide coiffé des scores de -21,78 et -20,57 sur deux modèles de transporteur. Un article publié en parallèle le range parmi les meilleurs candidats au blocage d'un transporteur d'acides aminés. Il s'agit dans les deux cas de scores d'amarrage calculés, et aucun transport de cette molécule n'a jamais été mesuré [18], [16].
- La fixation sur l'ADN. Un article de l'équipe la place sur un segment noté « acct ». Un autre article de la même équipe place la même molécule sur « GGCAG », dans le grand sillon de la double hélice. Les deux réponses se contredisent, et toutes deux sortent de calculs [19], [20].
- La fixation sur les protéines d'emballage. Des mesures de fluorescence montrent une liaison aux quatre types d'histones testés. Ces histones proviennent du blé, un modèle végétal et non de la chromatine humaine, et le peptide était l'un des six examinés [21].
- L'activation de gènes pancréatiques. Dans des cultures de cellules pancréatiques humaines vieillissantes, il a augmenté la lecture de plusieurs gènes qui pilotent la maturation des cellules du pancréas, parmi lesquels PDX1, PAX4, PAX6, FOXA2 et NKX2.2 [22], [23].
- La modification du marquage de l'ADN. Un travail de suivi a mesuré les marques chimiques posées sur les promoteurs de ces gènes. Pour trois gènes, ces marques ont évolué comme la lecture ; pour PAX4, elles n'ont pas bougé du tout, et pour FOXA2, elles ont bougé sans lien avec la lecture. Les auteurs en concluent que « d'autres mécanismes » doivent intervenir [24].
Le brevet ajoute une affirmation plus large : la substance augmenterait la sécrétion d'insuline et la sensibilité des tissus à l'insuline. Un article ultérieur de l'équipe la qualifie de mimétique des peptides insulinotropes, c'est-à-dire de substitut des signaux intestinaux qui déclenchent la libération d'insuline. Cette formule décrit une hypothèse, pas un effet mesuré sur un récepteur [5], [20].
Scores d’amarrage calculés pour le peptide coiffé, tirés d’un article de 2023 ; ce sont des calculs et non des mesures : plus le nombre est négatif, meilleur est l’ajustement calculé. Aucun transport de cette molécule n’a jamais été mesuré. Source [18].
Un problème de taille se cache sous tout cela. Une chaîne de quatre acides aminés porte très peu d'information, bien trop peu pour désigner un gène unique dans un génome entier. Ses quatre briques circulent par ailleurs librement dans le sang sous forme d'acides aminés ordinaires, et les chaînes courtes sont rapidement coupées par les enzymes du sang et de l'intestin [16].
Une limite mérite d'être tracée avec les produits voisins. Le même institut vend aussi, sous une autre étiquette, des mélanges extraits de tissus, qui ne sont pas du tout des molécules uniques. Pancragen est une chaîne de synthèse bien définie, et les deux catégories ne doivent pas se servir mutuellement de preuve [17].
Ce que les études ont montré
Le dossier se résume à une poignée de petits articles venus d'une seule école de recherche, deux chez le singe et deux chez l'humain, plus un brevet qui contient les chiffres les plus détaillés de tous. Rien n'y a été enregistré, mené en aveugle ni reproduit ailleurs [1], [2].
Recherches bibliographiques et interrogation des registres menées le 20 septembre 2026. Les trois rapports humains sont les deux articles de Kiev et l’exemple du brevet ; aucun des trois n’est enregistré. Sources [1], [2].
Les deux rapports de Kiev, seule trace publiée chez l'humain
Observation non enregistrée Le rapport de 2011 porte sur 30 personnes âgées en bonne santé et 33 patients âgés atteints de diabète de type 2. Son unique chiffre concret ne concerne même pas le peptide : la production nocturne de mélatonine était inférieure de 70 % dans le groupe diabétique par rapport à des personnes du même âge en bonne santé [3].
Observation non enregistrée Les auteurs indiquent ensuite que, chez les patients diabétiques, la glycémie à jeun, la glycémie mesurée au cours d'une épreuve de tolérance standard, l'insuline plasmatique et un indice de résistance à l'insuline ont tous diminué, tandis que les participants qui ne recevaient rien n'ont montré aucun changement. Le résumé ne donne ni dose, ni voie d'administration, ni durée, ni chiffres, ni explication sur la formation des groupes [3].
Observation non enregistrée Le rapport de 2013 a examiné 150 personnes : 39 jeunes, 42 d'âge moyen et 69 plus âgées. Douze personnes du groupe âgé présentant une intolérance au glucose en ont pris 500 microgrammes deux fois par jour pendant quatre semaines. La glycémie était mesurée à 0, 30, 60 et 120 minutes après l'absorption de 75 grammes de glucose [4].
Observation non enregistrée Le résultat est présenté comme une baisse significative de la glycémie plasmatique au cours de cette épreuve « in 50 percent » (chez 50 %) des douze participants, soit chez six personnes. Il n'y avait ni groupe témoin, ni tirage au sort, ni insu, et aucune taille d'effet, aucune dispersion et aucune valeur p ne sont données [4].
Ni l'un ni l'autre rapport ne peut montrer si la substance agit. Tous deux comptent l'inventeur parmi leurs auteurs, aucun ne figure dans un registre d'essais, et aucun n'indique de numéro d'avis éthique. Ce sont des observations de ce qui s'est passé, publiées sans les chiffres qui permettraient de les vérifier [1], [3], [4].
L'exemple du brevet, qui n'est pas une étude
Exemple de brevet, pas une étude Le brevet décrit 36 patients, sept hommes et 29 femmes, âgés de 16 à 83 ans, dont 23 avaient un diabète de type 1 et 13 un diabète de type 2 ; 32 étaient sous insuline. Seize ont reçu 10 microgrammes dans le muscle chaque jour pendant dix jours, face à 16 témoins [5].
Exemple de brevet, pas une étude Le document rapporte que, dans le groupe traité, huit patients ont utilisé moins d'insuline, six sont restés à la même quantité et deux en ont eu besoin de davantage, tandis que 14 des 16 témoins en ont eu besoin de davantage. Quatre autres patients ont pris 100 microgrammes deux fois par jour par voie orale pendant dix jours [5].
Ces chiffres ne peuvent pas être lus comme des données cliniques, et les raisons tiennent à la nature même du document. Une demande de brevet est examinée au regard de la nouveauté, pas des résultats médicaux. Il n'y a ni tirage au sort, ni insu, ni enregistrement, ni avis éthique, ni calcul d'effectif, ni test statistique d'aucune sorte [1], [5].
Ils ne doivent pas non plus être lus comme un résultat que l'on pourrait attendre. Le document ne mentionne aucune surveillance de la glycémie, aucun critère de sécurité et aucune règle selon laquelle ces changements d'insuline auraient été décidés. L'insuline et les autres traitements qui abaissent la glycémie sont prescrits et ajustés par un médecin, et rien sur cette page ne constitue une raison d'en modifier quoi que ce soit.
Les animaux, où se concentre l'essentiel des travaux
Données animales Chez de vieilles guenons rhésus, 50 microgrammes par animal et par jour dans le muscle pendant dix jours ont accéléré la disparition du glucose dans le sang et rapproché les courbes d'insuline et de peptide C de celles des animaux jeunes. Une partie de l'effet était encore rapportée trois semaines plus tard [25].
Données animales La comparaison menée chez le singe en 2015 est la plus instructive de la série, et elle ne joue pas en faveur de la substance. Cinq animaux l'ont reçue dans le muscle et quatre ont reçu par voie orale le glimépiride, un comprimé autorisé, chacun pendant dix jours. Les deux ont abaissé la glycémie à jeun ; le glimépiride a eu l'effet le plus marqué et le plus durable [6].
Données animales Chez des rats rendus diabétiques par un produit chimique, la substance administrée par voie orale a fait baisser la glycémie pendant le traitement. Administrée dans le muscle, elle a normalisé l'adhésion des cellules à la paroi des petits vaisseaux, mais a laissé inchangée la perméabilité de ces vaisseaux. Aucun des deux résumés n'indique de dose ni d'effectif [26].
Rats rendus diabétiques par l’alloxane, 3 microgrammes par animal dans l’abdomen chaque jour pendant 11 jours, 21 animaux. Ces chiffres ne figurent que dans le brevet US7491703B2 ; ils n’ont jamais été publiés dans une revue ni reproduits par quiconque. Source [5].
Les cellules en boîte de culture
Culture cellulaire Dans des cultures de cellules pancréatiques humaines vieillissantes, la substance a augmenté la lecture de gènes qui pilotent la maturation des cellules du pancréas. De ce résultat, les auteurs concluent qu'elle pourrait être un outil efficace dans le traitement du diabète et de la pancréatite, ce qui va très au-delà de ce qu'une boîte de culture peut montrer [22].
Culture cellulaire Un article en russe de la même équipe rapporte des taux plus élevés des enzymes MMP2 et MMP9, de PCNA et de Ki67, deux marqueurs de division cellulaire, et une baisse de p53. La hausse de ces deux enzymes est présentée ici comme favorable, alors que la même équipe présente le blocage de MMP-9 comme favorable pour d'autres peptides [27].
Tissu animal Le tout premier article, de 2006, a ajouté 0,05 nanogramme par millilitre à des cultures d'organes de pancréas, de cœur, de poumon et de prostate prélevés sur des rats âgés de trois semaines et de 18 mois. Chacun des quatre peptides testés était rapporté comme agissant sur le tissu qui lui était attribué. Le résumé ne contient aucun chiffre [28].
Les résultats négatifs et ceux qui manquent
- La perméabilité des vaisseaux n'a pas bougé. Dans l'étude chez le rat, la mesure qui compterait le plus pour les complications du diabète est restée explicitement inchangée [26].
- L'histoire du marquage des gènes ne tient pas debout. La lecture de PAX4 a changé sans que le marquage bouge, et le marquage de FOXA2 a changé sans lien avec la lecture [24].
- Le comparateur autorisé l'a emporté. Dans la seule expérience où la substance a été opposée à un médicament autorisé, c'est le médicament autorisé qui a eu l'effet le plus marqué [6].
- Deux articles donnent deux cibles différentes sur l'ADN pour la même molécule, tous deux issus de calculs de la même équipe [19], [20].
- Un résumé ne rapporte aucun résultat. Un article de 2010 consacré à l'activité biologique de la substance décrit la méthode et s'arrête là [29].
- Un second article chez le rat tient en une phrase. Il indique qu'un effet sur le tissu pancréatique a été trouvé, sans dose, sans effectif et sans chiffre [30].
Ce que l'on ignore encore
- Tout ce qui concerne le devenir dans l'organisme. Il n'existe aucune donnée sur la demi-vie, l'absorption, la répartition, la dégradation et l'élimination, pour aucune voie et aucune espèce [18].
- Si la voie orale fonctionne, tout simplement. Le produit russe s'avale, le brevet et les travaux chez le singe reposent sur des injections, et personne n'a mesuré si quoi que ce soit passe dans le sang [12], [5].
- Si quoi que ce soit est reproductible. Aucun laboratoire extérieur au cercle d'origine n'a répété le moindre résultat ; la seule mention récente venue d'ailleurs ne fait que citer les travaux de l'équipe [2], [31].
- Ce qui se passe au-delà de quatre semaines. L'exposition humaine la plus longue jamais documentée est de 28 jours [4].
- Ce que contient le produit vendu. Sans monographie de pharmacopée et sans substance de référence officielle, un flacon du commerce ne peut être comparé à rien [11].
Effets indésirables et sécurité
Il n'existe aucun dossier de sécurité. Cela ne veut pas dire que le produit est bien toléré : cela veut dire que personne n'a jamais recueilli de façon systématique quoi que ce soit qui pourrait être rapporté [1], [2].
- Aucune déclaration d'effet indésirable n'existe. La base américaine de pharmacovigilance n'a renvoyé aucun enregistrement pour ce nom le 20 septembre 2026, et aucune observation clinique n'a été trouvée dans la littérature [8], [2].
- La seule assurance disponible vient des inventeurs. Un article chez le singe conclut que la substance est efficace et sûre. Il repose sur cinq animaux traités pendant dix jours, sans groupe recevant un produit inactif et sans la moindre mesure de sécurité rapportée [6].
- Aucune toxicologie n'a été publiée. Il n'existe ni étude de toxicité aiguë ou chronique, ni escalade de dose, ni seuil sans effet établi, pour aucune espèce [2].
- Le risque le plus évident n'a jamais été examiné. La substance est décrite comme abaissant la glycémie. La question de savoir si elle peut la faire descendre trop bas n'a été étudiée dans aucun des travaux publiés, et aucun dispositif de surveillance n'apparaît nulle part [5], [20].
- On ne sait rien des interactions. Cette lacune compte, parce que l'exemple du brevet comme le matériel promotionnel russe décrivent des personnes qui l'utilisent en même temps que des médicaments abaissant la glycémie [5], [32].
- La forme injectable est la moins encadrée de toutes. Des flacons de 10 à 50 milligrammes sont vendus en dehors de tout système de qualité pharmaceutique, sans que l'on connaisse la stérilité, la teneur en endotoxines ni la quantité réelle de peptide [11].
Les lacunes traversent tout le dossier. On ne sait rien des réactions immunitaires à la substance elle-même, du risque de cancer, des effets sur la reproduction, ni de la grossesse, de l'allaitement, des enfants et de l'insuffisance hépatique ou rénale [2].
Un écart constitue à lui seul un danger. Un flacon contient 10 à 50 milligrammes, alors que la seule quantité injectée jamais donnée à une personne était de 10 microgrammes par jour. Un flacon renferme donc mille à cinq mille fois cette quantité, ce qui fait de l'erreur de mesure le résultat attendu plutôt qu'un accident rare [5], [11].
Le diabète et l'intolérance au glucose sont des situations qui demandent une prise en charge médicale. Rien sur cette page ne décrit un traitement, et les questions sur la gestion de la glycémie se posent à un médecin.
Doses utilisées dans les études
Les doses ci-dessous proviennent des essais cités et ne figurent ici qu'à titre d'information scientifique. Ce ne sont ni des recommandations ni des indications transposables à un usage personnel.
Quatre lignes de ce tableau concernent des personnes, et elles proviennent de trois sources : deux lignes tirées d'un seul exemple figurant dans une demande de brevet, et une ligne pour chacune des deux observations non enregistrées de Kiev. Aucune ne vient d'un essai enregistré ou relu. Elles figurent ici parce qu'elles existent, pas parce qu'elles démontrent quoi que ce soit.
| Étude | Modèle | Quantité | Voie | Durée | Réf |
|---|---|---|---|---|---|
| Culture d'organes, 2006 | Pancréas et autres tissus de rats âgés de 3 semaines et de 18 mois | 0,05 ng/ml | Ajouté au milieu de culture | Non indiquée | [28] |
| Exemple 2 du brevet | Rats rendus diabétiques par l'alloxane, 21 animaux | 3 µg par animal | Dans l'abdomen | 11 jours | [5] |
| Exemple 4 du brevet | Rats rendus diabétiques par l'alloxane, 23 animaux | 1 µg contre 10 µg par animal | Dans l'abdomen | 7 jours | [5] |
| Étude chez le singe, 2014 | Vieilles guenons rhésus | 50 µg par animal et par jour | Dans le muscle | 10 jours | [25] |
| Étude chez le singe, 2015 | 5 vieilles guenons rhésus | 0,05 mg par animal et par jour | Dans le muscle | 10 jours | [6] |
| Exemple 8 du brevet, premier sous-groupe, chez des personnes et hors étude | 16 patients diabétiques contre 16 témoins | 10 µg | Dans le muscle | 10 jours, une fois par jour | [5] |
| Exemple 8 du brevet, second sous-groupe, chez des personnes et hors étude | 4 patients atteints de diabète de type 2 | 100 µg, un comprimé | Par voie orale, avant les repas | 10 jours, deux fois par jour | [5] |
| Rapport de Kiev 2013, observation non enregistrée chez des personnes | 12 personnes âgées présentant une intolérance au glucose | 500 µg | Par voie orale | 4 semaines, deux fois par jour | [4] |
| Rapport de Kiev 2011, observation non enregistrée chez des personnes | Personnes âgées atteintes de diabète de type 2 | Non indiquée dans le résumé | Non indiquée | Non indiquée | [3] |
| Description du brevet, formulation et non quantité testée | Rattachée à aucune expérience | 0,1 à 30 µg par kg de poids corporel | Parentérale ou orale | Non précisée | [5] |
| Complément vendu en Russie, hors étude | Aucun modèle d'étude ; chiffre du fabricant pour son produit | 100 µg de complexe peptidique par gélule | Par voie orale | Sans rapport avec une étude | [12] |
Une concentration dans une boîte de culture ne se convertit pas en quantité pour un corps, et une quantité donnée à un rat ou à un singe pas davantage. Entre le plus petit et le plus grand chiffre de ce tableau s'étend un facteur de plusieurs milliers, et aucune étude de recherche de dose n'en rend compte [2].
La dernière ligne du brevet demande une attention particulière. Le chiffre cité est la formulation de la description du brevet, et il n'a jamais été testé comme dose. Les revendications du même document impriment la même fourchette dans des unités mille fois plus grandes. Cela suffit à ne pas traiter ce document comme une source sur les quantités [5].
Les schémas qui circulent sur les pages de vente se situent en dehors de tout cela. Une page commerciale russe annonce 2 à 5 milligrammes par jour pendant 20 à 30 jours, en injection [13].
Cela représente 200 à 500 fois la seule quantité injectée jamais donnée à une personne, et 40 à 100 fois la quantité utilisée chez le singe. Ce chiffre ne vient d'aucune étude, parce qu'aucune étude de ce type n'existe [5], [13].
Développement et statut réglementaire
Il n'existe aucun programme de développement. Rien n'a jamais été déposé auprès d'une autorité du médicament, aucune phase d'essai clinique n'a commencé, et la famille de brevets qui a tout lancé est tombée en déshérence [1], [15].
Un brevet en 2003, et aucun développement clinique depuis
- 2003Brevet déposé par l’équipe de Saint-PétersbourgDépôt prioritaire du 10 décembre pour un tétrapeptide présenté comme régulant la glycémie, réf [5]
- 2005Publication de la demande internationaleDéposée dans 15 pays et régions ; la famille est ensuite tombée en déshérence et porte la mention ceased, réf [15]
- 2006 à 2007Premiers articles sur cultures de tissus et sur ratsCultures d’organes à 0,05 ng/ml, puis rats rendus diabétiques par un produit chimique, réfs [28], [26]
- 2009Brevet américain délivréDélivré le 17 février ; un droit de propriété, pas une autorisation, réf [5]
- 2011Premier rapport de personnes en ayant reçu30 personnes âgées en bonne santé et 33 diabétiques à Kiev, sans dose, sans durée et sans chiffres, réf [3]
- 2012 à 2015Cultures cellulaires, marquage des gènes et travaux chez le singeCultures de cellules pancréatiques, puis vieilles guenons rhésus où un comprimé autorisé a eu l’effet le plus marqué, réfs [22], [24], [6]
- 2013Deuxième et dernier rapport humain12 personnes âgées présentant une intolérance au glucose, quatre semaines, le changement rapporté chez la moitié, réf [4]
- 20 septembre 2026Vérification des registresAucune autorisation sur aucun marché, aucun essai enregistré, aucun code de substance nulle part, réfs [1], [8]
- 2003 l'équipe de Saint-Pétersbourg dépose la famille de brevets revendiquant un tétrapeptide régulateur de la glycémie [5].
- 2005 la demande internationale est publiée et couvre 15 pays et régions ; elle tombera ensuite en déshérence [15].
- 2006 et 2007 paraissent les premiers articles sur cultures de tissus et sur rats, tous issus du même cercle [28], [26], [30].
- 2009 le brevet américain est délivré, six ans après le dépôt [5].
- 2011 le premier rapport de personnes ayant reçu la substance paraît à Kiev, sans chiffres [3].
- 2013 le deuxième et dernier rapport humain décrit douze personnes suivies pendant quatre semaines [4].
- 2014 et 2015 paraissent deux petites études chez le singe, la seconde comparant la substance à un comprimé autorisé [25], [6].
| Marché | Statut | Remarque | Réf |
|---|---|---|---|
| États-Unis | Pas d'autorisation | Aucun code de substance, aucune notice, aucun dossier d'effets indésirables ; jamais proposé pour la préparation en pharmacie | [8], [33] |
| Union européenne | Pas d'AMM | Aucun rapport d'évaluation et aucun essai ; le moteur de recherche de l'agence était inaccessible le jour de la vérification | [1], [34] |
| Allemagne | Pas d'AMM | Une préparation injectable sans autorisation ne peut pas être mise sur le marché | [34] |
| Royaume-Uni | Pas d'AMM | Le registre n'a renvoyé qu'une page vide de tout contenu, si bien que le constat repose sur tous les autres registres | [34] |
| Australie | Pas d'autorisation | Absente du Poisons Standard, ce qui ne vaut pas permission de fournir | [35] |
| Canada | Pas d'autorisation | La base des médicaments ne renvoie rien, alors qu'une requête témoin fonctionne | [36] |
| Suisse | Pas d'autorisation | Aucune autorisation identifiée, et aucune interrogation du registre n'a été possible | [34] |
| Russie | Pas d'enregistrement comme médicament | Gélules et comprimés sont vendus comme complément alimentaire, ce qui n'est pas une autorisation de médicament | [12] |
Trois lignes demandent de la prudence. La ligne australienne signifie que la substance n'a jamais été classée, et non qu'elle peut être fournie ; les peptides de recherche non autorisés y sont traités en pratique comme relevant de l'ordonnance. Les lignes européenne, britannique et suisse reposent sur l'absence constatée partout ailleurs, parce que ces registres étaient inaccessibles le jour de la vérification [35], [34].
La ligne russe est celle que l'on interprète le plus souvent de travers. Un complément alimentaire est autorisé comme aliment et ne passe aucun test d'efficacité. La fiche nomme un fabricant, donne les tailles de gélules et de comprimés, et indique clairement que le produit n'est pas un produit médicamenteux [12].
Une dernière affirmation commerciale mérite d'être mentionnée, pour être complet. Une page commerciale russe décrit un examen de 42 patients en 2007, au cours duquel la glycémie se serait normalisée chez tous en cinq à dix jours, et avance d'autres affirmations sur leurs médicaments antidiabétiques. Aucune publication et aucune entrée de registre n'existe pour tout cela [32].
Tous les registres ont été vérifiés le 20 septembre 2026. Le cadre juridique général est présenté sous les peptides sont-ils légaux et peptides approuvés par la FDA.
Antidopage
Pancragen est interdit en permanence, en compétition comme hors compétition. Il n'est pas nommé sur la liste 2026. La classe S0 couvre « any pharmacological substance which is not addressed by any of the subsequent sections of the List and with no current approval by any governmental regulatory health authority for human therapeutic use » (toute substance pharmacologique qui n'est traitée dans aucune des sections suivantes de la Liste et qui ne dispose d'aucune autorisation en vigueur d'une autorité sanitaire publique pour un usage thérapeutique humain) [14].
Ce classement suppose de juger où ranger la substance, mais le jugement n'a rien de difficile, puisqu'il n'existe nulle part d'autorisation dont on pourrait discuter. Les substances de la classe S0 sont des substances spécifiées, ce qui modifie la mesure de la sanction et non l'existence de l'interdiction [14].
Une limite mérite d'être nommée. La liste 2026 interdit aussi, dans une classe distincte, les « Insulins and insulin-mimetics » (insulines et mimétiques de l'insuline). Pancragen est décrit comme un mimétique des signaux intestinaux qui déclenchent la libération d'insuline, et non de l'insuline elle-même, de sorte que cette classe ne le vise pas. Aucune instance antidopage n'est connue pour avoir tranché ce point [14], [20].
Le droit antidopage allemand fonctionne autrement. Son annexe énumère les substances interdites une à une et ne nomme aucun tétrapeptide pancréatique, si bien que la détention n'y est pas une infraction. C'est un trou dans une liste fermée, pas une permission [37].
Aucune méthode validée de détection dans un échantillon n'a été publiée, et repérer une chaîne de quatre acides aminés ordinaires serait techniquement très difficile [2]. Le tableau complet se trouve sous peptides interdits dans le sport.
Comparaison avec des peptides voisins
| Peptide | Lien avec Pancragen | Ce qu'ont trouvé les vérifications de cette page |
|---|---|---|
| Pancragen | — | Lys-Glu-Asp-Trp, 575,62 ; neuf références PubMed, aucun essai enregistré, autorisé nulle part [1], [2], [5] |
| Vesugen | Un frère à trois maillons de la même série, testé dans la même expérience | Lys-Glu-Asp ; dans cette comparaison, il a agi sur des cellules du tissu conjonctif tandis que Pancragen agissait sur des cellules pancréatiques [23] |
| Bronchogen | Le frère attribué au poumon, troisième bras de cette même expérience | Ala-Glu-Asp-Leu ; utilisé par l'équipe comme le contraste qui fonde l'affirmation de spécificité tissulaire [23] |
| Cortagen | Un cytogène à quatre maillons du même laboratoire, attribué au cortex cérébral | Ala-Glu-Asp-Pro ; même logique de nom, même faiblesse de preuve, organe attribué différent [16] |
| Epitalon | Le peptide le plus connu de l'équipe, et l'étalon qui montre la minceur de ce dossier | Ala-Glu-Asp-Gly ; des centaines d'articles et d'entrées de bases de données face à une poignée ici [7], [2] |
| Sémaglutide | Un médicament peptidique autorisé pour la même zone du corps | 755 études enregistrées face à zéro pour Pancragen dans la même interrogation de registre [1] |
La comparaison ne porte pas sur la puissance, puisqu'il n'existe aucune mesure d'effet en tête-à-tête avec l'un ou l'autre. Deux lignes font le vrai travail : le sémaglutide montre à quoi ressemble dans un registre un médicament développé pour la glycémie, et l'épitalon montre que, même au sein de cet institut, cette molécule n'a retenu qu'une petite part de l'attention [1], [2].
Les lignes Vesugen et Bronchogen expliquent un argument récurrent. L'affirmation de spécificité tissulaire de l'équipe repose sur trois peptides agissant sur trois tissus différents dans une seule expérience, ce qui est un résultat unique jamais reproduit plutôt qu'un principe [23].
Idées fausses courantes
- « Il existe des études humaines, donc le produit a été testé chez l'humain. » Trois occasions sont documentées, aucune enregistrée, aucune menée en aveugle, aucune avec un avis éthique indiqué et aucune ne donnant de taille d'effet. Deux sont des observations et la troisième figure dans une demande de brevet [1], [3], [4], [5].
- « Les 36 patients du brevet sont une preuve clinique. » Un brevet est examiné au regard de la nouveauté et de l'activité inventive, pas des résultats médicaux. Cet exemple ne figure dans aucun registre et dans aucune revue, et la famille est depuis tombée en déshérence [5], [15].
- « Le produit est enregistré en Russie. » Il y est enregistré comme aliment, en gélules et en comprimés, et la fiche indique qu'il ne s'agit pas d'un produit médicamenteux. Un enregistrement alimentaire ne comporte aucun test d'efficacité [12].
- « La gélule et l'injection, c'est la même chose. » Le complément russe contient 100 microgrammes d'un complexe peptidique et des excipients. Le flacon occidental contient 10 à 50 milligrammes de poudre destinée à l'injection. Aucune donnée ne relie les deux [12], [11].
- « La poudre vendue en Occident est la molécule étudiée. » Tous les articles et le brevet décrivent la forme amide. Les vendeurs déclarent la forme acide libre, qui diffère par la charge et par la vitesse à laquelle les enzymes la coupent, et qui n'a jamais été testée [5], [10], [11].
- « C'est un mimétique de l'insuline. » La formule employée dans la littérature est mimétique des peptides insulinotropes, c'est-à-dire des signaux intestinaux qui déclenchent la libération d'insuline. C'est une hypothèse issue d'un article de calcul, et aucun récepteur n'a été identifié [20].
- « Le mécanisme épigénétique est établi. » Deux articles de la même équipe désignent deux cibles différentes sur l'ADN, et l'étude de marquage de cette même équipe a trouvé deux gènes qui se comportent à l'inverse [19], [20], [24].
- « Biorégulateur et cytogène sont des catégories officielles. » Ce sont des mots maison d'un institut et de ses distributeurs, absents de toute pharmacopée, de toute classification et de toute définition d'autorité [16], [17].
- « Le produit n'est pas sur la liste antidopage, donc il est permis. » Il n'y est pas nommé, mais la classe S0 vise toute substance qu'aucune autorité sanitaire n'a autorisée, ce qui est exactement sa situation [14].
- « Chercher KEDW donne beaucoup de travaux. » Deux des six résultats PubMed pour cette chaîne de caractères sont faux : une adresse électronique d'auteur et un jeu d'initiales d'auteur dans des articles de cardiologie sans rapport [38].
- « L'article sur les organoïdes d'îlots parle de ce peptide. » Cet article de 2023 teste un autre peptide, issu du collagène, et ne cite celui-ci qu'en passant [39].
Questions fréquentes
Qu'est-ce que Pancragen ?
C'est une chaîne de synthèse de quatre acides aminés, la lysine, l'acide glutamique, l'acide aspartique et le tryptophane, que l'on écrit Lys-Glu-Asp-Trp ou KEDW. Les publications et le brevet la décrivent avec une fonction amide à une extrémité, la formule C26H37N7O8 et une masse de 575,62. Elle vient d'un institut de Saint-Pétersbourg qui appelle ces molécules des biorégulateurs et des cytogènes, des mots maison qui n'ont de valeur dans aucune classification officielle.
Pancragen a-t-il déjà été testé chez l'humain ?
Jamais dans un essai enregistré. Une interrogation des registres menée le 20 septembre 2026 n'a rien renvoyé, quelle que soit l'orthographe du nom. Des personnes en ont reçu à trois occasions documentées : deux rapports d'une équipe de Kiev et un exemple figurant dans le brevet des inventeurs. Aucune n'a été enregistrée, menée en aveugle ni relue de façon indépendante, et aucune ne donne de taille d'effet.
Qu'ont réellement montré les rapports humains sur Pancragen ?
Fort peu de choses vérifiables. Le rapport de 2011 ne donne ni dose, ni voie d'administration, ni durée, ni le moindre chiffre sur l'effet du peptide. Celui de 2013 décrit douze personnes âgées présentant une intolérance au glucose qui en ont pris pendant quatre semaines, le changement rapporté n'apparaissant que chez la moitié d'entre elles. Ni l'un ni l'autre n'est un essai contrôlé, et aucun ne peut montrer si la substance agit.
Pancragen est-il autorisé comme médicament quelque part ?
Non, dans aucun pays. Les vérifications de registres du 20 septembre 2026 n'ont trouvé aucune autorisation aux États-Unis, dans l'Union européenne, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Australie, au Canada, en Suisse ni en Russie. En Russie, le produit est vendu en gélules et en comprimés comme complément alimentaire, et la fiche précise elle-même qu'il ne s'agit pas d'un médicament.
Le brevet de Pancragen signifie-t-il que le produit est autorisé ou prouvé ?
Non. Un brevet délivré est un droit de propriété sur une invention, examiné au regard de la nouveauté et de l'activité inventive, et non de l'effet, de la sécurité ou du droit de vendre. Aucune autorité du médicament n'a pris part à sa délivrance, et la famille internationale est tombée en déshérence il y a des années.
Le Pancragen vendu en Occident est-il la molécule qui a été étudiée ?
Pas selon les déclarations. Les publications et le brevet décrivent la forme amide, Lys-Glu-Asp-Trp-NH2. Les vendeurs occidentaux déclarent leur poudre sous la forme acide libre, H-Lys-Glu-Asp-Trp-OH. Cette extrémité change la charge de la molécule et la vitesse à laquelle les enzymes coupent la chaîne, et aucun travail publié n'a testé la forme acide libre.
Quelles quantités de Pancragen ont déjà été données à une personne ?
Trois quantités ont été décrites : 10 microgrammes dans le muscle pendant dix jours et 100 microgrammes deux fois par jour par voie orale pendant dix jours, toutes deux dans un exemple de brevet, et 500 microgrammes deux fois par jour par voie orale pendant quatre semaines dans le rapport de 2013. Aucune des trois ne provient d'un essai enregistré ou relu. Les schémas d'injection qui circulent sur les pages de vente vont jusqu'à 2 à 5 milligrammes par jour, plusieurs centaines de fois la quantité injectée documentée, et ne s'appuient sur aucune étude.
Pancragen est-il interdit dans le sport ?
Oui, en permanence, en compétition comme hors compétition. Le nom ne figure pas sur la liste des interdictions 2026. La classe S0 couvre toute substance pharmacologique qu'aucune autorité sanitaire publique n'a autorisée pour l'usage humain, ce qui décrit exactement sa situation.
Quels sont les effets indésirables de Pancragen ?
Personne ne le sait, parce qu'aucune étude ne les a jamais recueillis. Il n'existe aucune toxicologie publiée, aucune déclaration d'effet indésirable dans la base américaine et aucune observation clinique dans la littérature. La question évidente pour une substance présentée comme abaissant la glycémie, celle de savoir si elle peut la faire descendre trop bas, n'a jamais été examinée.
La gélule russe de Pancragen est-elle la même chose que la poudre injectable ?
Non. Le produit russe est un complément alimentaire contenant 100 microgrammes d'un complexe peptidique et des excipients, avalé sous forme de gélule ou de comprimé. Le produit occidental est un flacon de 10 à 50 milligrammes de poudre destinée à l'injection. Plusieurs ordres de grandeur les séparent, et aucune donnée d'absorption n'existe pour l'une ou l'autre voie.
Sources
- ClinicalTrials.gov, API v2, queried 20 September 2026. query.intr for "Pancragen", "Pankragen" and "KEDW" each returned a total count of zero, as did query.term for "pancragen". query.intr for "Lys-Glu-Asp-Trp" returns one unrelated amino acid study (NCT05400733, Texas A&M University). The control query for semaglutide returned 755 studies, so the interface was working. No entry with the sponsor "Hudson Biotech" was found. https://clinicaltrials.gov/api/v2/studies
- PubMed via NCBI E-utilities and Europe PMC REST search, queried 20 September 2026. "Pancragen" returns nine PubMed records through the MeSH mapping, "Lys-Glu-Asp-Trp" seven, "Lys-Glu-Asp-Trp-NH2" eight, "KEDW" six of which two are false hits, and "pancragene" one. Europe PMC returns 23 records for "pancragen", six of which concern the substance. All relevant abstracts were read in full. No pharmacokinetic study, no toxicology study, no case report and no doping-control detection method was found. Authorship of the entire body of work rests with the St Petersburg institute and its co-authors.
- Korkushko OV, Khavinson VKh, Shatilo VB, Antonyk-Sheglova IA, Bondarenko EV (2011). Prospects of using pancragen for correction of metabolic disorders in elderly people. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 151(4):454-456. PMID 22448364. DOI 10.1007/s10517-011-1354-4. Abstract read 20 September 2026: 30 healthy older people and 33 older patients with type 2 diabetes; nocturnal melatonin production "significantly reduced by 70%" in the diabetic group against healthy people of the same age; reported falls in fasting glucose, glucose during a standard tolerance test, plasma insulin and an insulin resistance index, with "no changes in carbohydrate metabolism indices" in participants receiving nothing. The abstract states no dose, no route, no duration, no treated group size, no randomisation, no blinding and no figures. The study appears in no trial registry.
- Korkushko OV, Chizhova VP, Shatilo VB, Khavinson VK (2013). The tetrapeptide pankragen forte efficiency in elderly people with prediabetic state. Advances in Gerontology 26(2):297-308. In Russian with English abstract. PMID 28976155. Abstract read in both languages 20 September 2026: 150 people screened, 39 young, 42 middle-aged and 69 older; twelve of the older group with impaired glucose tolerance received "500 mkg 2 times a day (morning and evening) for 4 weeks"; a 75 gram oral glucose tolerance test was measured fasting and at 30, 60 and 120 minutes alongside HbA1c, proinsulin, HOMA-IR, the Matsuda index and HOMA-%; the reported result is a significant fall in plasma glucose "in 50 percent" of the twelve. No control group, no randomisation, no blinding, no effect sizes and no registration.
- Khavinson VKh, Malinin VV, Grigoriev EI, Ryzhak GA. Tetrapeptide regulating blood glucose level in diabetes mellitus. US 7,491,703 B2; priority 10 December 2003, granted 17 February 2009; applicants Access Bioscience CJSC and "peptid Products" LLC. Full text read 20 September 2026: the sequence "Lys-Glu-Asp-Trp-NH2 SEQ ID NO:1", formula C26H37N7O8 and "molecular weight 575.62"; the synthesis through protected intermediates; examples 2 to 7 in alloxan-diabetic rats, including 3 micrograms per animal into the abdomen for 11 days in 21 animals with a reported 38.4 per cent fall in blood glucose and 36.4 per cent mortality against 70 per cent in controls; and example 8 in 36 patients, seven men and 29 women aged 16 to 83, of whom 16 received 10 micrograms in 1 ml of saline into the muscle once daily for ten days against 16 controls, and four with type 2 diabetes received 100 micrograms as one tablet twice daily before meals for ten days. The description states a range of "0.1-30 μg/kg of the body weight at least once a day", while claim 8 of the same document prints the same range in milligrams per kilogram. A patent application is examined for novelty and inventiveness, not for medical results, and none of these experiments has been published in a journal or entered in any registry. https://patents.google.com/patent/US7491703B2/en
- Goncharova ND, Ivanova LG, Oganyan TE, Vengerin AA, Khavinson VK (2015). Correction of impaired glucose tolerance using tetrapeptide (Pancragen) in old female rhesus monkeys. Advances in Gerontology 28(3):579-585. In Russian with English abstract. PMID 28509500. Abstract read 20 September 2026: nine clinically healthy old female rhesus monkeys aged 20 to 25 years; five received 0.05 mg per animal per day into the muscle for ten days and four received glimepiride 4 mg per animal per day by mouth for ten days. Both lowered basal blood glucose; glimepiride had "the more expressed and delayed hypoglycemic effect". The authors conclude the tetrapeptide is "effective and safe", a conclusion five treated animals without a dummy-treated group cannot carry. No p-values or group statistics appear in the abstract.
- PubChem, checked through the NCBI E-utilities index on 20 September 2026 because the PUG-REST interface returned server-busy faults for every query including the control. esearch db=pccompound for "Pancragen", "KEDW", "Lys-Glu-Asp-Trp" and "lysyl-glutamyl-aspartyl-tryptophanamide" each returned zero, while the control query "epitalon" returned four compound records. A formula search for C26H37N7O8, the amide form, returned zero; C26H36N6O9, the free acid, returned exactly one record, CID 73356311, which is the unrelated chymotrypsin substrate Suc-Ala-Ala-Pro-Val-pNA. esearch db=pcsubstance returned zero for the name and the sequence against 55 substance records for the control. No CAS registry number could be found in any of these routes or by search. https://eutils.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/eutils/esearch.fcgi?db=pccompound
- United States register checks, 20 September 2026. FDA Global Substance Registration System: "pancragen" and "KEDW" each returned zero records, while the control query "epitalon" returned two, so the substance has no regulator code and no UNII. openFDA drug label, adverse event and NSDE endpoints: not found for the name, against 18 control label hits for semaglutide. DailyMed web services v2: zero entries, database state 18 September 2026, against a control hit for Ozempic. https://gsrs.ncats.nih.gov and https://api.fda.gov
- Wikidata, wbsearchentities in English for "Pancragen" and "Pankragen", queried 20 September 2026: no entity exists under either spelling. "KEDW" returns only surnames and place names. The control query "epitalon" returns Q126487100 and Q27285389. https://www.wikidata.org/w/api.php
- United States National Library of Medicine, MeSH supplementary concept record UID 67531938, "lysyl-glutamyl-aspartyl-tryptophanamide", retrieved through E-utilities 20 September 2026. Entry terms Lys-Glu-Asp-Trp-NH2, KEDW-NH2 and pancragen; heading mapped to Oligopeptides; described as having "homeostatic and endothelioprotective activities". The record is for the amide form. https://eutils.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/eutils/efetch.fcgi?db=mesh&id=67531938
- Western research-chemical listings for the substance, retrieved 20 September 2026 from sellers in the United States, the United Kingdom and Canada. Vial sizes of 10, 20 and 50 mg of freeze-dried powder; the sequence is declared as "H-Lys-Glu-Asp-Trp-OH (KEDW)", that is the free acid rather than the amide described in the literature; purity is stated as at or above 99 per cent by the seller without independent testing; the material is labelled for research use only. Trade records, cited only as evidence of what is sold and how it is declared. Not linked.
- Russian medicines directory RLS, entry for Панкраген® in the food supplement section rather than the medicines section, read 20 September 2026. Contents given as "peptide complex AKS-P (lysine, glutamic acid, aspartic acid, tryptophan)", 100 micrograms per capsule, with microcrystalline cellulose, beet sugar, lactose, starch and Tween-80 as fillers; capsules of 0.2 g and 0.275 g and tablets of 0.16 g and 0.3 g; manufacturer named; intake given as one to two capsules once or twice a day for one month, repeated after four to six months; and the explicit statement that the product is not a medicinal product. A validity date of 17 October 2012 is noted. No injectable form is registered there. https://www.rlsnet.ru/baa/pankragen-32632
- Russian trade page for 20 mg vials of the substance, retrieved 20 September 2026. Gives an injection schedule of 2 to 5 mg once daily for 20 to 30 days, under the skin or into the muscle, repeated up to twice a year, names Taiwan as the origin of the material and states on the same page that the product is not a medicine. Trade record, cited only as evidence that such schedules circulate. Not linked.
- World Anti-Doping Agency. The 2026 Prohibited List, in force 1 January 2026, full text checked 20 September 2026. Class S0 Non-Approved Substances: "Any pharmacological substance which is not addressed by any of the subsequent sections of the List and with no current approval by any governmental regulatory health authority for human therapeutic use (e.g. drugs under pre-clinical or clinical development or discontinued, designer drugs, substances approved only for veterinary use) is prohibited at all times", and all substances in that class are specified substances. Section S4.4.2 reads "Insulins and insulin-mimetics, e.g. S519, S597". A full-text search for "pancrag", "KEDW" and "Lys-Glu-Asp" returned no match, while BPC-157 appears in the same text as a control. https://www.wada-ama.org/en/prohibited-list
- Khavinson VKh, Malinin VV, Grigoriev EI, Ryzhak GA. Tetrapeptide regulating blood glucose level in diabetes mellitus. International application WO 2005/056580 A1, filed 9 August 2004, published 23 June 2005, filed in 15 countries and regions. Family status read 20 September 2026: "Ceased". The description states the intended effect as "insulin secretion increase and increase of tissue sensitivity to insulin". https://patents.google.com/patent/WO2005056580A1/en
- Khavinson V, Linkova N, Kozhevnikova E, Dyatlova A, Petukhov M (2022). Transport of Biologically Active Ultrashort Peptides Using POT and LAT Carriers. International Journal of Molecular Sciences 23(14):7733. PMID 35887081. PMCID PMC9323678. DOI 10.3390/ijms23147733. Full text read 20 September 2026: the cytogen and cytomax tables that define the group's own vocabulary, KEDW among the stronger candidate LAT2 inhibitors by calculation, and a reference to a hydrolysis study of AEDG, KE, KEDW and KEDA in saline, Ringer solution, hydrochloric acid and homogenates of stomach, small and large intestine, liver, kidney and spleen, for which no figures for KEDW are reproduced. The original hydrolysis paper was not accessible.
- Khavinson V, Linkova N, Dyatlova A, Kuznik B, Umnov R (2021). Peptides Regulate Cognitive Functions and Gene Expression: A Systematic Review. Molecules 26(23):7053. PMID 34834147. PMCID PMC8619776. Full text read 20 September 2026: places KEDW in the cytogen series of synthesised short peptides as against the cytomax series of tissue-extracted polypeptide complexes, and states that "the KEDW peptide stimulates the maturation of various types of human pancreatic cells". A review by the originating group, cited here for how the group classifies its own products rather than as independent evidence.
- Khavinson VK, Linkova NS, Rudskoy AI, Petukhov MG (2023). Feasibility of Transport of 26 Biologically Active Ultrashort Peptides via LAT and PEPT Family Transporters. Biomolecules 13(3):552. PMID 36979488. PMCID PMC10046148. DOI 10.3390/biom13030552. Full text read 20 September 2026: KEDW-NH2 carries calculated ICM docking scores of −21.78 against the model 7B00 and −20.57 against 7PN1. These are calculations, not measurements; no transport assay and no competition experiment for this peptide appears here or anywhere else searched, and no pharmacokinetic data exists for any route or species.
- Khavinson VK, Lin'kova NS, Tarnovskaya SI (2016). Short Peptides Regulate Gene Expression. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 162(2):288-292. PMID 27909961. DOI 10.1007/s10517-016-3596-7. Abstract read 20 September 2026: molecular docking of short peptides to DNA, reporting that "peptides KEDW and AED" bind the "acct" sequence. This differs from the binding site proposed by the same group in the molecular mechanics paper above for the same molecule.
- Tarnovskaya SI, Yakutseni PP, Khavinson VKh (2014). Study of interactions between DNA and tetrapeptides using methods of molecular mechanics. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 156(5):689-693. PMID 24770759. DOI 10.1007/s10517-014-2426-z. Abstract read 20 September 2026: a molecular mechanics calculation proposing that the tetrapeptide can interact with the major as well as the minor groove of DNA, with "Sequence GGCAG is the putative binding site". The same abstract contains the sentence "Tetrapeptide Lys-Glu-Asp-Trp is a mimetic of insulinotropic peptides and reduces the blood glucose level". No structural determination and no binding assay accompanies it.
- Fedoreyeva LI, Smirnova TA, Kolomijtseva GY, Khavinson VKh, Vanyushin BF (2013). Interaction of short peptides with FITC-labeled wheat histones and their complexes with deoxyribooligonucleotides. Biochemistry (Moscow) 78(2):166-175. PMID 23581987. DOI 10.1134/S0006297913020053. Abstract read 20 September 2026: Lys-Glu-Asp-Trp binds all four histone types tested, judged by fluorescence quenching, with binding depending on histone type, peptide sequence and oligonucleotide. The histones come from wheat, a plant model rather than human chromatin, and the peptide is one of six examined.
- Khavinson VKh, Durnova AO, Polyakova VO, Tolibova GH, Linkova NS, Kvetnoy IM, Kvetnaia TV, Tarnovskaya SI (2013). Effects of pancragen on the differentiation of pancreatic cells during their ageing. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 154(4):501-504. PMID 23486591. DOI 10.1007/s10517-013-1987-6. Abstract read 20 September 2026: raised expression of Pdx1 and Ptf1a in acinar cells and of Pdx1, Pax6, Pax4, Foxa2 and Nkx2.2 in islet cells, in young and aged human pancreatic cultures. No concentrations, effect sizes, group sizes or p-values are given. The authors conclude the peptide may be "an effective tool in the treatment of diabetes mellitus and pancreatitis", which the experiment cannot support.
- Khavinson VKh, Linkova NS, Polyakova VO, Kheifets OV, Tarnovskaya SI, Kvetnoy IM (2012). Peptides tissue-specifically stimulate cell differentiation during their aging. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 153(1):148-151. PMID 22808515. DOI 10.1007/s10517-012-1664-1. Abstract read 20 September 2026: in human embryonic pancreatic cells the tetrapeptide stimulated CXCL12 and Hoxa3, while Bronchogen (Ala-Glu-Asp-Leu) acted on bronchial epithelium and Vesugen (Lys-Glu-Asp) on prostate fibroblasts. The effect is reported as more pronounced in aged cultures. No concentrations or figures are given, and the experiment has not been repeated elsewhere.
- Ashapkin VV, Linkova NS, Khavinson VKh, Vanyushin BF (2015). Epigenetic mechanisms of peptidergic regulation of gene expression during aging of human cells. Biochemistry (Moscow) 80(3):310-322. PMID 25761685. DOI 10.1134/S0006297915030062. Abstract read 20 September 2026: in ageing human pancreatic cultures, promoter methylation of PDX1, PAX6 and NGN3 changed in line with expression; PAX4 methylation changed neither with culture age nor under the peptide although expression changed; FOXA2 promoter methylation was affected "though without any correlation with gene expression levels". The authors conclude that PAX4 and FOXA2 are governed "by some other mechanisms".
- Goncharova ND, Ivanova LG, Oganian TÉ, Vengerin AA, Khavinson VKh (2014). Impact of tetrapeptide pancragen on endocrine function of the pancreas in old monkeys. Advances in Gerontology 27(4):662-667. In Russian with English abstract. PMID 25946840. Abstract read 20 September 2026: 50 micrograms per animal per day into the muscle for ten days in old female rhesus monkeys raised the glucose disappearance rate and normalised insulin and C-peptide dynamics after a glucose load, with part of the effect still present three weeks after stopping. No group sizes and no p-values are given.
- Khavinson VKh, Gavrisheva NA, Malinin VV, Chefu SG, Trofimov EL (2007). Effect of pancragen on blood glucose level, capillary permeability and adhesion in rats with experimental diabetes mellitus. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 144(4):559-562. PMID 18642713. DOI 10.1007/s10517-007-0377-3. Abstract read 20 September 2026: oral administration produced a "pronounced hypoglycemic effect" during treatment, while administration into the muscle normalised endothelial adhesion in mesenteric capillaries but did not change capillary permeability. No dose, group size or statistics appear in the abstract.
- Khavinson VKh, Sevost'ianova NN, Durnova AO, Lin'kova NS, Tarnovskaia SI, Dudkov AV, Kvetnaia TV (2012). Tetrapeptide stimulates functional activity of the pancreatic cells in aging. Advances in Gerontology 25(4):680-684. In Russian. PMID 23734516. Abstract read 20 September 2026: H-Lys-Glu-Asp-Trp-NH2 raised MMP2, MMP9, serotonin, CD79alpha, Mcl1, PCNA and Ki67 and lowered p53 in aged human pancreatic cell cultures. The rise in the two matrix metalloproteinases is presented as favourable here, while the same group presents inhibition of MMP-9 as favourable for other peptides.
- Zakutskiĭ AN, Chalisova NI, Ryzhak GA, Aniskina AI, Filippov SV, Zeziulin PN (2006). The tissue-specific effect of synthetic peptides-biologic regulators in organotypic tissues culture in young and old rats. Advances in Gerontology 19:93-96. In Russian. PMID 17152728. Abstract read 20 September 2026: organotypic cultures of pancreas, heart, lung and prostate from rats aged three weeks and 18 months, with an effective peptide concentration of 0.05 ng/ml; each of four peptides is reported to stimulate its own assigned tissue against control explants. No figures are given.
- Khavinson VKh, Gapparov MM, Sharanova NE, Vasilyev AV, Ryzhak GA (2010). Study of biological activity of Lys-Glu-Asp-Trp-NH2 endogenous tetrapeptide. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 149(3):351-353. PMID 21246099. DOI 10.1007/s10517-010-0944-x. Abstract read 20 September 2026: two sentences describing rat ontogenesis and streptozotocin diabetes as a model of accelerated ageing and an assessment through apoptosis-related metabolic parameters, with no result, no direction of effect and no figure stated. The title describes the tetrapeptide as endogenous; no independent confirmation that it occurs naturally in the human pancreas was found.
- Kvetnoi IM, Ryzhak AP, Kostyuchek IN, Tafeev YA (2007). Effect of tetrapeptide pancragene on functional morphology of the pancreas in rats with experimental diabetes mellitus. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 143(3):368-371. PMID 18225766. DOI 10.1007/s10517-007-0114-y. Abstract read 20 September 2026: a single sentence reporting a regulating effect on the morphology and function of pancreatic tissue, with no dose, no group sizes and no figures.
- Vishwanath R, Biswas A, Modi U, Gupta S, Bhatia D, Solanki R (2025). Programmable short peptides for modulating stem cell fate in tissue engineering and regenerative medicine. Journal of Materials Chemistry B 13(8):2573-2591. PMID 39871657. DOI 10.1039/d4tb02102a. Abstract read 20 September 2026: the only recent mention of KEDW from outside the originating circle, referring to the group's published work without contributing any data of its own.
- Russian trade article claiming clinical results for the product, retrieved 20 September 2026. It describes an examination said to have taken place at a medical centre of the St Petersburg institute in September and October 2007, covering 42 treated patients, 18 with chronic pancreatitis and 24 with type 2 diabetes, against 25 controls, with blood sugar said to normalise in all treated patients within five to ten days. The same page makes claims about patients reducing and stopping their glucose-lowering medicines; those claims are not reproduced here, because no examination behind them exists in PubMed, in Europe PMC or in any registry, and decisions about prescribed treatment belong with a doctor. Trade record, cited only as evidence of an unsupported marketing claim. Not linked.
- United States Food and Drug Administration. Bulk Drug Substances Nominated for Use in Compounding Under Section 503A of the Federal Food, Drug, and Cosmetic Act. Downloaded and checked in full text 20 September 2026: no match for "pancrag", "lys-glu", "KEDW" or "tryptophan" in any of the three categories, while the dipeptide alanyl-L-glutamine appears as a control showing that short peptides are listed there when nominated. https://www.fda.gov/media/94155/download
- Registers that could not be read on 20 September 2026, documented here rather than treated as confirmed negative findings: the European Medicines Agency search returned HTTP 403 directly and HTTP 401 through a fetching tool; the British medicines register returned only the JavaScript shell of its search page, with the control query for semaglutide returning an identical response of exactly 122,696 bytes; the Swiss page returned HTTP 404; the Australian goods register returned HTTP 500; and the Russian state medicines register and the Russian register of supplement certificates could not be queried successfully. The findings for those markets therefore rest on the absence of any entry in every register that could be read and on the absence of any clinical development. Under German and European law, an unlicensed preparation for injection may not be placed on the market in any case.
- Commonwealth of Australia. Therapeutic Goods (Poisons Standard—June 2026) Instrument 2026, authorised version registered 27 and 28 May 2026, full text checked 20 September 2026: no entry for "Pancragen", "KEDW", "Lys-Glu" or "tryptophanamide", and no general heading covering peptides. The control term "alanylglutamine" appears twice in the same text, so short peptides are indeed listed there by name when they are scheduled at all. Absence from the standard means the substance was never scheduled, not that it may be supplied.
- Health Canada, Drug Product Database API, brand-name query for "pancragen" on 20 September 2026: empty result, while the control query for Ozempic returns DIN 02471469. https://health-products.canada.ca/api/drug/drugproduct/
- Germany, annex to section 2(3) of the Anti-Doping Act, official text as published in the Federal Law Gazette 2023 I no. 67, read in full 20 September 2026: no entry for "pancrag", "KEDW" or "Lys-Glu-Asp". Section II on peptide hormones, growth factors, related substances and mimetics lists erythropoiesis-stimulating agents and HIF activators, chorionic gonadotrophin and luteinising hormone with their releasing factors, corticotrophins, growth hormone with its analogues and fragments, growth hormone releasing hormone, secretagogues and releasing peptides, and growth factors including IGF-1, MGF and TB-500, all by name. The metabolic modulators position lists insulins, PPAR-delta agonists and AMPK axis agonists. No catch-all position covers a pancreatic tetrapeptide.
- False hits on the string "KEDW" in PubMed, checked 20 September 2026. Niaz S et al. (2021), CJEM 23(3):325-329, PMID 33959927, matches through an author email address; Chew DS et al. (2020), Circulation: Cardiovascular Quality and Outcomes 13(12):e007094, PMID 33280436, matches through the author initials "K.E.D.W.". Both are cardiology papers with no connection to the substance.
- Kim J et al. (2023). Extracellular matrix-derived peptide stimulates the generation of endocrine progenitors and islet organoids from iPSCs. Journal of Tissue Engineering 14. PMID 37435573. PMCID PMC10331343. Full text checked 20 September 2026: the peptide tested is WWASKS, derived from collagen type V, and not KEDW, which appears only as a literature citation. It is not an independent confirmation of anything on this page.
Citer cette page
Les recherches et les vérifications de registres qui fondent cette page ont été menées le 20 septembre 2026. Pour une substance dont le dossier scientifique est presque vide, la date à laquelle ces recherches sont revenues bredouilles fait partie du constat. Trois choses pourraient encore faire bouger les lignes : un essai enregistré, la reproduction indépendante d'un seul résultat, ou un changement dans le classement antidopage.
myPeptides Research & Editing. (2026). Pancragen : ce que montrent les études, statut et sécurité. Version 1.0, 20 septembre 2026. Registre des peptides myPeptides. Consulté sur https://mypep.app/peptides/pancragen
La façon dont les pages de ce registre sont établies et notées est décrite sous méthodologie ; le registre complet se trouve sous peptides.
| Version | Date | Modification |
|---|---|---|
| 1.0 | 2026-09-20 | Première publication |
Dernière vérification : 20 septembre 2026. Prochaine révision : en cas d'essai enregistré, de reproduction indépendante des rapports chez le singe ou chez l'humain, ou de modification du classement antidopage.
