Prostamax : ce que montrent les études, statut et sécurité
Résumé
Le Prostamax est une chaîne de synthèse de quatre acides aminés, mise au point dans un institut de Saint-Pétersbourg. Six publications le mentionnent et aucune ne décrit une personne qui en aurait pris. Son étiquette d'organe remonte au brevet de ses propres inventeurs, pas à une étude. En juin 2026, le régulateur américain l'a cité dans une lettre de mise en garde comme médicament nouveau non autorisé.
L'essentiel en bref
- Six publications en tout, et pas une seule chez des personnes. PubMed et Europe PMC renvoient six notices chacun, dont quatre viennent d'une même équipe de Tbilissi [1]. Le registre des essais ne renvoie rien du tout [2].
- Le régulateur américain l'a nommément visé. Le 17 juin 2026, la FDA a écrit que « Prostamax » et « Gonadorelin » sont des médicaments nouveaux non autorisés au sens de la section 505(a) de la loi américaine sur les médicaments [3]. C'est le seul peptide de sa série à avoir jamais été désigné ainsi.
- L'étiquette d'organe repose sur le brevet des inventeurs eux-mêmes. Le tableau 2 de la synthèse publiée par l'équipe en 2022 indique « Prostomax (KEDP) −13,58 Regulation of prostatic functions » [4]. Sa source, la référence 177, est leur propre brevet européen [5].
- Dans ce même tableau, il échoue au test que ses auteurs ont eux-mêmes fixé. Ils considèrent qu'un score inférieur à −15 signale un transport probable. À −13,58, le peptide n'y parvient pas, et leur discussion le dit sans détour [4].
- Deux calculs, 9,21 unités d'écart. Le même transporteur a donné −13,58 en 2022 et −22,79 en 2023 [4], [6]. Dans l'article le plus récent, le tableau classe le peptide dernier sur 26 pour un second transporteur, alors que le texte le compte parmi les meilleurs [6].
- Aucun produit visant la prostate n'existe dans la série. Le catalogue de l'institut compte sept produits en gélules et aucun ne couvre cet organe ; cette place est occupée par le Libidon, un extrait [7].
- Les flacons contiennent 20 mg. Les expériences d'efficacité du brevet donnaient 0,1 µg par jour à un animal [8], [5]. Même son test de toxicité en administration unique restait sous 0,11 mg chez une souris. Cet écart montre la distance entre le produit commercialisé et tout ce qui a jamais été testé ; il s'agit d'une comparaison d'ordres de grandeur, et ce n'est en aucun cas une conversion.
Ce que c'est
Le Prostamax est un peptide fabriqué en laboratoire, formé de quatre acides aminés : lysine, acide glutamique, acide aspartique et proline, soit Lys-Glu-Asp-Pro ou KEDP [9]. Il vient de l'Institut de biorégulation et de gérontologie de Saint-Pétersbourg, l'équipe réunie autour de Vladimir Khavinson [5].
Il n'a été isolé d'aucun tissu. Le brevet décrit une synthèse ordinaire en phase liquide, une purification par chromatographie et une poudre blanche amorphe pure à 98,36 pour cent [5]. Le titre de ce brevet revendique un tétrapeptide régulant les fonctions de la prostate, et c'est de là que vient, en dernière analyse, le nom d'organe affiché sur toutes les pages de vente.
Les mots biorégulateur, cytogène et peptide ultracourt reviennent sans cesse dans cette littérature. Ce sont des termes maison du même institut, qu'aucune pharmacopée et aucun régulateur n'emploie [4], [7].
Faits en bref
| Champ | Valeur | Réf. |
|---|---|---|
| Chaîne | Lys-Glu-Asp-Pro, quatre acides aminés | [9], [5] |
| Formule et masse | C20H33N5O9, 487,5 g/mol | [9] |
| Clé de structure | InChIKey WUCUNGRTSFLCLI-XUXIUFHCSA-N | [9] |
| Code dans la littérature | KEDP ; orthographié aussi Prostomax dans le tableau de l'équipe | [4] |
| Fiche chimique | PubChem CID 9848296, trouvable seulement sous le nom commercial | [9] |
| Descripteur médical | Concept supplémentaire UID 67500342, rattaché aux oligopeptides | [10] |
| Numéro de registre | CAS 473578-47-1, issu d'une seule source | [9] |
| Code chez le régulateur américain | Aucun | [11] |
| Fiches de chimie curées | Aucune entrée ChEMBL, DrugBank ni Wikidata | [11] |
| Affinité pour l'eau | XLogP calculé de −9, surface polaire de 242 Ų | [9] |
| Durée de présence dans le corps | Aucune valeur publiée, pour aucune voie ni aucune espèce | [4] |
| Études enregistrées chez des personnes | Aucune | [2] |
| Statut d'autorisation | Autorisé nulle part, pour rien | [3], [11] |
| Vendu sous forme de | Flacons de poudre lyophilisée, réservés à la recherche uniquement | [8] |
| Groupe d'origine | Institut de biorégulation et de gérontologie de Saint-Pétersbourg | [5] |

Comment il agirait
Personne ne le sait. Aucune molécule cible n'a été identifiée, aucune expérience de captation n'a été publiée, et il n'existe aucune mesure chez une personne vivante [4].
Le récit que l'équipe en fait est le suivant. Chaque étape mérite d'être pesée à l'aune de ses propres preuves.
- La spécificité de tissu. Dans des cultures d'explants de rat, chaque peptide de la série stimulerait la croissance du tissu que son nom désigne [12]. Le brevet y ajoute une expérience sur embryon de poulet, décrite plus bas [5].
- Une action sur la chromatine. Le peptide atteindrait le noyau de la cellule et desserrerait l'ADN très compacté [13], [14], [15], [16]. Tous ces travaux ont porté sur des cellules données, en boîte de culture.
- Un contact direct avec l'ADN. En tube à essai, de courts peptides portant à la fois des acides aminés acides et basiques modifient la température de fusion de l'ADN nu. Le KEDP est l'un des trois cités [17].
- Un trajet sur des protéines de transport. De la modélisation informatique seulement, et les deux calculs se contredisent, comme exposé plus bas [4], [6].
- Un motif chez des animaux à longue vie. Des motifs de séquence de cette famille de peptides ont été repérés dans des protéines du rat-taupe nu [18]. C'est de la statistique sur des séquences, pas une mesure dans un corps.
Deux éléments cadrent mal avec l'ensemble. Avec un XLogP calculé de −9, la molécule est extrêmement hydrophile, ce qui plaide contre un passage des membranes sans aide [9]. Et les préparations russes voisines visant le même organe sont des extraits de tissu animal, et non des peptides de synthèse ; le brevet a justement été écrit pour remplacer l'une d'elles [5].
Ce que les études ont montré
Des cultures d'explants, des cellules humaines données, un modèle chez le rat, un tube à essai et un ordinateur : voilà tout le dossier, et rien là-dedans ne décrit une personne prenant la substance [1], [2].
Du tissu prostatique en boîte de culture
Données animales C'est le seul article évalué par des pairs qui relie le peptide à du tissu prostatique. Des explants de cœur, de poumon, de prostate et de pancréas ont été cultivés avec le peptide à 0,05 ng/ml. Les rats étaient âgés de trois semaines ou de 18 mois. La croissance est décrite comme stimulée face aux explants non traités, dans tous les groupes d'âge [12].
Le résumé ne donne ni taille d'effet, ni mesure de dispersion, ni valeur de p. Il indique aussi la même concentration de travail pour quatre peptides différents dans quatre tissus différents, ce qui est surprenant pour un chiffre censé sortir d'une mesure.
Du tissu de vessie prélevé sur des embryons de poulet
Données animales Le brevet décrit 45 fragments de vessie d'embryons de poulet âgés de 10 à 11 jours. Ils ont été cultivés à sept concentrations, de 2 à 400 ng/ml. À 20 ng/ml, l'indice de surface a augmenté de 23 pour cent par rapport au témoin au troisième jour, puis de nouveau après sept jours [5].
Aucune valeur n'est donnée pour les six autres concentrations, y compris les plus fortes. Le tissu mesuré était la vessie, et non la prostate, et l'expérience n'a jamais été publiée ailleurs que dans le brevet.
Le seul modèle animal
Données animales Le quatrième exemple du brevet décrit 41 rats mâles pesant 230 g en moyenne. Une inflammation de la prostate avait été provoquée chez eux 45 jours plus tôt par instillation d'E. coli. Les animaux traités ont reçu 0,1 µg sous la peau chaque jour pendant dix jours [5].
Les déposants consignent une évolution chez 7 animaux sur 11, sur une échelle en cinq points qu'ils ont eux-mêmes définie, une note moyenne de 1,81 ± 0,09 et une baisse du zinc tissulaire. Il n'y a ni valeur de p, ni insu, ni chiffre pour le groupe non traité, ni version publiée de ces travaux, de sorte que rien n'est vérifiable.
Des marqueurs d'oxydation, mesurés dans le mauvais organe
Données animales Le cinquième exemple du brevet décrit 18 rats mâles âgés de 24 mois. Ils ont reçu 0,1 µg sous la peau chaque jour pendant dix jours. Il fait état de moins de produits précoces et tardifs de l'oxydation des graisses, et d'une activité plus élevée de deux enzymes protectrices [5].
Ces mesures ont été prises dans le foie, le cerveau et le sérum. Rien n'a été mesuré dans la prostate, ce qui cadre mal avec une revendication de spécificité de tissu.
Des cellules humaines en boîte de culture
Données cellulaires Le seul article donnant des chiffres exacts pour la substance a compté les échanges entre chromatides sœurs dans des lymphocytes de donneurs âgés de 75 à 86 ans. Sous le peptide, ils atteignaient 12,0 ± 0,28 par cellule contre 5,9 ± 0,2 dans des cellules non traitées, et les organisateurs nucléolaires colorés à l'argent 2,5 par cellule contre 0,95 [13].
Ce doublement est le chiffre le plus délicat de la page. Une hausse des échanges entre chromatides sœurs se lit d'ordinaire comme un marqueur de stress génétique ; les auteurs lisent le même résultat comme une chromatine desserrée et en déduisent une action protectrice. Les deux lectures sont compatibles avec les données, et aucune n'a été mise à l'épreuve.
Données cellulaires Un article de 2004 a traité des leucocytes de donneurs âgés de 75 à 88 ans avec cinq peptides différents. Tous les cinq ont activé les gènes ribosomiques. Celui-ci a desserré la région compactée du chromosome 1 mais pas celle du chromosome 9, que l'Epitalon et le Livagen ont atteinte [14]. Cinq peptides se comportant presque de la même façon plaident mal pour une spécificité de tissu.
Données cellulaires Un article de calorimétrie rapporte que le peptide a déplacé deux pics de dénaturation de la chromatine vers des températures plus basses, de 2,9 et 1,0 °C [15]. C'est une observation de structure, et non une affirmation sur une fonction.
L'article qui n'apporte rien
Données cellulaires Un quatrième article de Tbilissi porte ce nom dans son titre et étudie la substance aux côtés d'ions cuivre et cadmium. Son résumé ne rapporte de résultats que pour les deux métaux [16].
À ces faibles concentrations, les métaux n'ont pas modifié la stabilité thermique des protéines membranaires, nucléaires et cytoplasmiques. Aucun résultat distinct n'apparaît pour le peptide, de sorte que l'article compte dans le total et pour rien d'autre.
Des calculs qui se contredisent
Scores d'amarrage du KEDP sur quatre structures de transporteurs, dans l'article de 2023 de l'équipe d'origine. Plus la valeur est négative, meilleur est l'ajustement calculé. Dans ce tableau, PEPT1 occupe le rang 2 sur 26 et LAT2 le rang 26 sur 26, alors que le texte du même article compte le peptide parmi les meilleurs ligands de LAT2. Les auteurs qualifient les chiffres de PEPT2 de préliminaires. Source [6].
Modèle informatique En 2022, l'équipe a amarré le peptide sur un seul transporteur, LAT1, et a obtenu −13,58, rang 21 sur 27 [4]. Elle fixe son propre seuil dans le même article : un score inférieur à −15 signale un transport probable. Le peptide n'y parvient pas, et sa discussion indique que le peptide ne montre pas de forte capacité de liaison à LAT1.
Modèle informatique En 2023, la même équipe a fait tourner le même ligand contre la même famille de transporteurs et a obtenu −22,79 pour LAT1, rang 22 sur 26 [6]. Un écart de 9,21 unités en un an fait passer le peptide au-delà de la marque de −15 que les auteurs avaient fixée, même s'il reste 22e sur 26 dans le nouveau tableau.
La contradiction interne est plus vive encore. Dans ce tableau de 2023, le peptide est dernier sur 26 pour LAT2, avec −11,68. Le texte courant du même article le range parmi les ligands les plus efficaces de LAT2 [6]. Un score d'amarrage est une fonction de notation, pas une affinité et pas un flux mesuré.
Ce qui reste inconnu
- La façon dont le corps traite la substance. Aucun chiffre d'absorption, aucune demi-vie, aucune donnée d'élimination, pour aucune voie ni aucune espèce [4].
- L'existence même d'une molécule cible. Rien n'a été identifié, et aucune expérience de transport, quelle qu'elle soit, n'a été menée [4], [6].
- Rien ne dit que ce qui s'observe en boîte de culture se produise aussi dans un corps vivant. Tous les résultats sur la chromatine viennent de cellules données, traitées en culture [13], [14].
- Le caractère bénin ou non de l'effet sur la chromatine. Aucun test standard de dommage génétique n'existe pour ce peptide [13].
- Ce qui se passe en administration répétée. Seule une expérience à injection unique chez la souris a jamais été rapportée [5].
Effets indésirables et sécurité
Aucun profil de sécurité n'existe, et ce n'est pas un certificat de bonne santé. Il n'y a aucune toxicologie évaluée par des pairs chez aucune espèce, aucune donnée sur le devenir du produit dans l'organisme et aucune entrée exploitable dans un système de pharmacovigilance [11], [19].
Ce qui a réellement été observé
- Rien dans le système de pharmacovigilance. La base américaine des effets indésirables contient exactement une notice portant ce mot, et il s'agit d'un autre produit. Cette notice concerne un complément alimentaire pour la prostate, enregistré en 2019 comme médicament concomitant, avec un antibiotique comme produit suspect [19]. Elle ne dit rien du peptide, ni dans un sens ni dans l'autre.
- Les seuls chiffres de toxicité figurent dans un brevet. 78 souris pesant de 20 à 22 g ont été réparties en six groupes de 13. Cinq groupes ont reçu une injection unique dans un muscle, à 1, 2, 3, 4 et 5 mg/kg, et un groupe a reçu du sérum physiologique. Aucune n'est morte en 14 jours et aucun changement d'état n'a été consigné [5].
- Rien de plus long que cette injection unique. Le brevet ne rapporte aucun travail en administration répétée. Des brevets frères du même institut décrivent des expériences de 90 jours et de six mois [5].
- Une question ouverte dans les données de chromatine. Le doublement des échanges entre chromatides sœurs décrit plus haut serait un signal d'alerte dans un test de toxicité standard [13]. Une substance qui modifie de façon mesurable la structure de la chromatine ne peut pas être qualifiée d'inoffensive.
Parce qu'aucune étude évaluée par des pairs chez des personnes n'existe, aucun effet indésirable chez une personne n'a jamais été enregistré non plus [2].
Ce qui manque
- Aucune toxicologie évaluée par des pairs, aucune dose sans effet, et aucun travail en administration répétée chez aucune espèce [5].
- Aucune donnée sur les dommages génétiques, sur la reproduction ni sur le système immunitaire. La deuxième lacune est frappante pour une substance revendiquée pour un organe de l'appareil reproducteur masculin [13].
- Aucune donnée sur les interactions, sur la grossesse, sur l'allaitement, sur l'enfant, ni sur l'insuffisance hépatique ou rénale.
- Aucune monographie de pharmacopée, de sorte que la matière commercialisée ne peut être comparée à aucun standard officiel [11].
La forme injectable comporte ses propres risques, et le régulateur américain l'a dit directement : les produits injectables « bypass some of the body's key defenses against toxins and microorganisms that can lead to serious and life-threatening conditions » (contournent certaines des défenses essentielles du corps contre les toxines et les micro-organismes, ce qui peut conduire à des états graves et potentiellement mortels) [3]. Les flacons vendus pour la recherche ne sont fabriqués sous aucun système de qualité pharmaceutique, de sorte que la stérilité, la teneur en endotoxines et la teneur réelle en peptide restent inconnues [8].
Doses utilisées dans les études
Les doses ci-dessous proviennent des sources citées et ne figurent ici qu'à titre d'information scientifique, pour que les résultats restent compréhensibles. Ce ne sont ni des recommandations ni des indications transposables à un usage personnel, et les seuls chiffres jamais rattachés à des personnes viennent d'exemples de brevet, non d'études évaluées par des pairs. Ces exemples ne sont pas reproduits sur cette page.
Chaque ligne du tableau est une concentration dans un liquide de culture ou une quantité donnée à un animal. Toutes sauf une viennent d'un brevet détenu par les inventeurs, aucune ne vient d'une étude chez des personnes, et les modèles ne sont pas comparables entre eux.
| Étude | Modèle | Quantité | Voie | Durée | Réf. |
|---|---|---|---|---|---|
| Zakutskii 2006, quatre tissus | Explants de rats de 3 semaines et de 18 mois | 0,05 ng/ml | Ajouté au liquide de culture | Non précisée | [12] |
| Exemple 3 du brevet, explants de vessie | 45 fragments d'embryons de poulet de 10 à 11 jours | 2 à 400 ng/ml testés, effet à 20 ng/ml | Ajouté au liquide de culture | 2, 3 et 7 jours | [5] |
| Exemple 4 du brevet, modèle animal | 41 rats, traitement à partir du jour 45 | 0,1 µg par animal, non par kilogramme | Sous la peau | Chaque jour, 10 jours | [5] |
| Exemple 5 du brevet, marqueurs d'oxydation | 18 rats mâles de 24 mois | 0,1 µg par animal, non par kilogramme | Sous la peau | Chaque jour, 10 jours | [5] |
| Exemple 2 du brevet, toxicité en dose unique | 78 souris en six groupes de 13 | 1 à 5 mg/kg, une fois | Dans un muscle | Administration unique | [5] |
Une concentration dans un liquide de culture ne se convertit pas en une quantité destinée à un corps, et un chiffre animal non plus. Vingt nanogrammes par millilitre autour d'un fragment de tissu d'embryon de poulet ne disent rien des taux présents dans quoi que ce soit de vivant.
Le brevet revendique par ailleurs une protection pour tout ce qui se situe entre 0,01 et 100 µg par kilogramme sur 10 à 40 jours [5]. Une amplitude de quatre ordres de grandeur est une largeur juridique, pas une recherche de dose, et les deux exemples qui l'illustrent n'ont jamais été publiés, enregistrés, randomisés ni menés en insu. Cette page ne les reproduit pas.
Une comparaison montre à quel point le commerce s'est éloigné des documents. Les flacons vendus en Occident contiennent 20 mg de poudre [8]. Les expériences d'efficacité du brevet donnaient 0,1 µg par jour à un animal, et même son test de toxicité restait sous 0,11 mg chez une souris de 20 à 22 g [5]. Un flacon contient donc plusieurs ordres de grandeur de plus que toute quantité jamais employée dans une expérience. C'est une comparaison d'ordres de grandeur et rien d'autre, ce n'est pas une conversion, car il n'existe aucune quantité destinée à une personne à laquelle la comparer.
Développement et statut réglementaire
Un brevet, six articles, aucun programme de développement
- 2001Dépôt du brevet en RussieTrois inventeurs de Saint-Pétersbourg revendiquent la séquence Lys-Glu-Asp-Pro ; le document contient tous les résultats prostatiques attachés à la substance
- 2004Premiers articles, sur des cellules humaines donnéesTravaux sur la chromatine à Tbilissi : cinq peptides se comportent presque pareil, et un article de calorimétrie note des déplacements de 2,9 et 1,0 degré
- 2006Le seul article évalué par des pairs touchant au tissu prostatiqueExplants de rat à 0,05 ng/ml, sans taille mesurée, sans dispersion et sans valeur de p
- 2012Le seul article donnant des chiffres exactsÉchanges entre chromatides sœurs de 12,0 contre 5,9 par cellule, un résultat ouvert à deux lectures opposées
- 2022Échec au test de liaison fixé par ses concepteursScore LAT1 de moins 13,58, rang 21 sur 27, au-dessus du seuil de moins 15 fixé par les mêmes auteurs
- 2023Un second calcul inverse le premierLAT1 à moins 22,79, alors que le tableau LAT2 place le peptide dernier sur 26 et que le texte le dit parmi les meilleurs
- 17 juin 2026Cité dans une lettre de mise en garde de la FDAMédicament nouveau non autorisé au sens de la section 505(a) ; la page produit visée est désormais hors ligne
- 16 septembre 2026Registres consultésAucune autorisation nulle part, aucun essai enregistré, aucun code de régulateur, et aucune version en complément alimentaire en Russie non plus
Il n'y a aucun programme de développement derrière le Prostamax. Aucun promoteur n'a déposé quoi que ce soit, aucune phase d'essai n'a commencé, et rien n'a bougé depuis le dépôt du brevet en 2001 [2], [5].
| Marché | Statut | Remarque | Réf. |
|---|---|---|---|
| États-Unis | Non autorisé | Aucun code de substance, aucune notice, aucun enregistrement ; cité dans une lettre de mise en garde en juin 2026 | [3], [11], [19] |
| Union européenne | Non autorisé | Aucune autorisation et aucun essai ; le registre de l'agence n'a pas pu être consulté le jour de la vérification | [20] |
| Allemagne | Non autorisé | Ni médicament autorisé ni substance dopante répertoriée ; un injectable sans autorisation ne peut être légalement commercialisé | [20], [21] |
| Royaume-Uni | Non autorisé | Le registre n'a renvoyé qu'une page vide de contenu, de sorte que le constat repose sur tous les autres registres | [20] |
| Australie | Non autorisé | Absent du Poisons Standard, ce qui ne vaut pas permission | [22] |
| Canada | Non autorisé | La base de données des médicaments ne renvoie rien ; une requête témoin fonctionne | [23] |
| Suisse | Non autorisé | Aucune autorisation identifiée, et aucune interrogation du registre n'a été possible | [20] |
| Russie | Non autorisé | Absent du catalogue de gélules de son propre institut ; le produit visant cet organe y est un extrait, le Libidon | [7] |
Deux lignes demandent de la prudence. La mention australienne signifie que la substance n'a jamais été classée, et non qu'elle puisse être utilisée [22].
La ligne russe est la plus surprenante. Plusieurs peptides de cette série y sont vendus en gélules, et celui-ci ne l'est pas du tout. Ce qui existe en Russie, c'est le Prostatilen, un médicament délivré sans ordonnance et fabriqué à partir d'un extrait de prostate bovine, que le brevet cite comme l'état de la technique à remplacer [24], [5].
Tous les registres ont été consultés le 16 septembre 2026. Lorsqu'un registre n'a renvoyé qu'une page vide de contenu, cela est consigné comme une lacune non vérifiée plutôt que comme un résultat nul [20].
Antidopage
Le Prostamax est interdit en permanence, en compétition comme hors compétition. La catégorie S0 de la Liste des interdictions 2026 couvre « any pharmacological substance which is not addressed by any of the subsequent sections of the List and with no current approval by any governmental regulatory health authority for human therapeutic use » (toute substance pharmacologique qui n'est traitée par aucune des sections suivantes de la Liste et qui ne bénéficie d'aucune approbation en vigueur d'une autorité sanitaire publique pour un usage thérapeutique chez des personnes) [25].
Le nom n'est pas imprimé sur la liste, et ce n'est pas une lacune. La catégorie S2 a été relue ligne par ligne, y compris la partie sur les peptides qui augmentent la testostérone chez l'homme, et le peptide n'appartient à aucun de ces groupes [25]. Aucune valeur hormonale n'a jamais été mesurée pour lui.
Le droit antidopage allemand fonctionne autrement. Son annexe nomme les substances interdites une par une, et ce peptide n'y figure pas, de sorte que la détention n'est pas une infraction au titre de cette disposition [21]. L'interdiction sportive, elle, reste entière. Plus de détails dans le panorama des peptides interdits dans le sport.
Comparé aux peptides voisins
Neuf des 27 peptides ultracourts du tableau 2 de la synthèse de 2022 publiée par l'équipe d'origine. Plus la valeur est négative, meilleur est l'ajustement calculé ; les mêmes auteurs considèrent qu'un score inférieur à moins 15 signale un transport probable. À moins 13,58, le Prostamax occupe le rang 21 sur 27 et manque cette marque. Source [4].
| Peptide | Lien avec le Prostamax | Ce que les vérifications de cette page ont trouvé |
|---|---|---|
| Prostamax | — | Lys-Glu-Asp-Pro, 487,5 g/mol ; score de −13,58 dans le tableau LAT1 de 2022 de l'équipe, en deçà de la marque qu'elle avait fixée [9], [4] |
| Livagen | Même série, un acide aminé d'écart | Lys-Glu-Asp-Ala ; score de −22,01, et a desserré la région compactée du chromosome 9 là où ce peptide ne l'a pas fait [4], [14] |
| Cortagen | Même série, lysine remplacée par alanine | Ala-Glu-Asp-Pro ; score de −12,11, cinq places plus bas dans le même tableau, et n'est, lui non plus, vendu sous aucune forme de produit [4] |
| Chonluten | Un autre peptide de la même série | Glu-Asp-Gly ; score de −30,30, deuxième derrière le Vesilut à −34,32, et vendu en gélules en Russie [4], [7] |
| Ovagen | Même série, attribué au rein et au foie | Glu-Asp-Leu ; score de −28,27, et fait partie des sept produits en gélules du catalogue de l'institut [4], [7] |
| Cartalax | Un tripeptide de la même série | Ala-Glu-Asp ; score de −26,65, et vendu en Russie là où celui-ci ne l'est pas [4], [7] |
| Epitalon | Le peptide le plus connu de la série | Ala-Glu-Asp-Gly ; score de −20,38, et a agi sur les deux régions chromosomiques dans la même expérience cellulaire [4], [14] |
La comparaison ne porte pas sur la puissance. Elle montre où ce peptide se situe parmi ses voisins, et la réponse est : près du bas de leur propre tableau. Le Livagen et l'Epitalon l'ont devancé dans la seule expérience cellulaire en tête-à-tête menée par l'équipe [14]. Et chaque peptide voisin doté d'un produit en gélules possède quelque chose qui manque à celui-ci : un marché sur lequel une autorité a posé les yeux [7].
Idées reçues
- « Le Prostamax et le Prostatilen, c'est la même chose. » Ce sont deux substances différentes. Le Prostatilen est un extrait de tissu prostatique bovin, vendu en Russie sans ordonnance [24]. Le brevet du tétrapeptide le cite comme l'état de la technique à remplacer, et un document qui se démarque de quelque chose ne prétend pas en être [5].
- « L'étiquette d'organe vient de la recherche. » Elle vient d'un brevet. La ligne du tableau de synthèse de l'équipe renvoie à la référence 177, qui est leur brevet européen [4], [5]. Deux autres séquences de ce même tableau portent exactement la même étiquette d'organe, si bien que l'attribution n'est même pas nette à l'intérieur de leur propre système [4].
- « C'est un complément russe comme le Pinealon ou le Chonluten. » Ce n'en est pas un. Le catalogue de l'institut compte sept produits en gélules et aucun ne vise cet organe ; cette place est occupée par le Libidon, un extrait [7].
- « Les gélules vendues sous ce nom contiennent le peptide. » Elles ne le contiennent pas. Un produit russe de ce nom est fait d'huile de cèdre, de résine de cèdre, de castoréum et de jus de racine d'ortie [26]. Un complément américain au nom voisin est encore autre chose [19].
- « Les chiffres portant sur des patients sont des études cliniques. » Ce sont des exemples figurant dans une demande de brevet, rédigés par les déposants pour montrer une applicabilité industrielle [5]. Derrière eux, il n'y a ni publication, ni inscription à un registre, ni avis éthique, ni randomisation, ni statistiques.
- « Les articles d'amarrage montrent qu'il entre dans les cellules. » Ils ne montrent rien de tel, et ils se contredisent de 9,21 unités pour le même transporteur [4], [6]. Aucune expérience de transport n'a jamais été menée.
- « Il n'existe aucune fiche chimique pour lui. » Il en existe une : PubChem CID 9848296. Le nom ne se résout que sous le nom commercial, de sorte qu'une recherche par séquence ou par code renvoie un blanc trompeur [9].
Questions fréquentes
Le Prostamax a-t-il déjà été testé dans un essai clinique ?
Non. Le 16 septembre 2026, le registre ClinicalTrials.gov ne renvoyait rien pour le nom, pour le code KEDP ni pour la séquence. Aucun article évalué par des pairs ne décrit une personne qui en aurait pris. Les seuls chiffres concernant des patients rattachés à la substance figurent dans deux exemples d'un brevet détenu par ses inventeurs, et un exemple de brevet n'est pas une étude.
De quoi le Prostamax est-il fait ?
De quatre acides aminés : lysine, acide glutamique, acide aspartique et proline, soit Lys-Glu-Asp-Pro ou KEDP. La fiche chimique donne la formule C20H33N5O9 et une masse de 487,5 g/mol. C'est donc un tétrapeptide, obtenu par synthèse peptidique ordinaire et non extrait d'un tissu.
Le Prostamax est-il la même chose que le Prostatilen ?
Non. Le Prostatilen, vendu aussi sous le nom de Samprost, est un médicament russe fabriqué à partir d'un extrait de tissu prostatique bovin, et il y est délivré sans ordonnance. Le Prostamax est un tétrapeptide de synthèse unique. Le brevet du Prostamax cite lui-même le Prostatilen comme l'état de la technique qu'il entend remplacer.
Pourquoi la FDA a-t-elle cité le Prostamax dans une lettre de mise en garde ?
Le 17 juin 2026, l'agence a écrit à un vendeur de Floride et a qualifié le produit de médicament nouveau non autorisé au sens de la section 505(a) du Federal Food, Drug, and Cosmetic Act. La lettre visait les allégations figurant sur le site du vendeur, et elle précise qu'une mention RESEARCH USE ONLY ne change rien à ce que le produit est juridiquement.
Le Prostamax est-il autorisé comme médicament quelque part ?
Non, dans aucun pays. Il n'existe aucune autorisation aux États-Unis, dans l'Union européenne, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Australie, au Canada, en Suisse ni en Russie. À la différence de plusieurs peptides de la même série, il n'est même pas vendu en Russie comme complément en gélules.
D'où vient l'étiquette « prostate » attachée au Prostamax ?
Du brevet de ses propres inventeurs. Dans le tableau de synthèse publié par l'équipe en 2022, la ligne indique Prostomax (KEDP), score −13,58, Regulation of prostatic functions, avec la référence 177. La référence 177 est leur brevet européen, pas une étude. Deux autres séquences du même tableau portent exactement la même étiquette d'organe.
Qu'ont trouvé les études de laboratoire sur le Prostamax ?
Très peu de chose, et presque tout en boîte de culture. Un article évalué par des pairs rapporte une stimulation de la croissance dans des explants de tissu de rat à 0,05 ng/ml, sans donner de taille d'effet ni de valeur de p. Quatre articles d'une même équipe de Tbilissi font état de changements de la chromatine dans des globules blancs humains donnés. Personne en dehors de ce cercle n'a reproduit quoi que ce soit.
Quels sont les effets indésirables du Prostamax ?
Inconnus, parce que personne n'a cherché. Il n'existe aucune toxicologie évaluée par des pairs chez aucune espèce et aucune entrée exploitable dans la base américaine des effets indésirables. Les seuls chiffres de toxicité figurent dans le brevet des inventeurs et portent sur une injection unique chez la souris, rien de plus long.
Le Prostamax est-il interdit dans le sport ?
Oui, en permanence, en compétition comme hors compétition. La catégorie S0 de la Liste des interdictions 2026 couvre toute substance de type médicamenteux qu'aucune autorité sanitaire n'a approuvée pour un usage chez des personnes. Le nom n'est pas imprimé sur la liste, et cette absence n'est pas une échappatoire.
Les gélules vendues sous le nom de Prostamax contiennent-elles le même peptide ?
Non. Un produit russe en gélules portant ce nom contient de l'huile de cèdre, de la résine de cèdre, du castoréum et du jus de racine d'ortie, et un complément américain au nom voisin est encore un autre produit. Aucun d'eux ne contient le tétrapeptide.
Sources
- PubMed, NCBI E-utilities, and Europe PMC REST search, retrieved 16 September 2026. The query "prostamax" returns six PubMed records: PMID 28948547, 23221144, 19359734, 17152728, 15612551 and 15085253. Europe PMC returns the identical six. Four of the six come from the same group in Tbilisi, one from the originating institute, and one is a sequence analysis with no experiment on the substance. A seventh paper treats the sequence without using the trade name. The query '"Lys-Glu-Asp-Pro"' returns 15 Europe PMC records, overwhelmingly sequence fragments in unrelated papers. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/?term=prostamax
- ClinicalTrials.gov, API v2. Queries on 16 September 2026: "prostamax" total count 0, "KEDP" 0, "prostatilen" 0, and "Lys-Glu-Asp-Pro" 24, all of them on unrelated topics. Control query for a marketed peptide returns 755 studies. No sponsor holds any record on this substance. https://clinicaltrials.gov/api/v2/studies
- US Food and Drug Administration, warning letter to Wholesale Peptide, Brooksville, Florida, MARCS-CMS 729447, 17 June 2026, issued by the Center for Drug Evaluation and Research, Office of Unapproved Drugs and Labeling Compliance. Full text read 16 September 2026. Wording: "Based on our review, 'Prostamax' and 'Gonadorelin' are unapproved new drugs under section 505(a) of the Federal Food, Drug, and Cosmetic Act (FD&C Act), 21 U.S.C. 355(a)", and "The introduction or delivery for introduction into interstate commerce of these unapproved new drug products violates sections 301(d) and 505(a) of the FD&C Act". Footnote 1 states: "Despite statements on your product labeling marketing your products for, 'RESEARCH USE ONLY' and 'not for human consumption,' evidence obtained from your product labeling, including your website establishes that your products are intended to be drugs for human use." The letter further states that injectable products "bypass some of the body's key defenses against toxins and microorganisms that can lead to serious and life-threatening conditions". The status was based on claims made on the seller's website, which named benign enlargement of the prostate and inflammation of the prostate; those claims are recorded here only as the object of the agency's objection. The product page named in the letter returned HTTP 404 on 16 September 2026, and no close-out letter was found. https://www.fda.gov/inspections-compliance-enforcement-and-criminal-investigations/warning-letters/wholesale-peptide-729447-06172026
- Khavinson V, Linkova N, Kozhevnikova E, Dyatlova A, Petukhov M (2022). Transport of biologically active ultrashort peptides using POT and LAT carriers. International Journal of Molecular Sciences 23(14):7733. PMID 35887081. PMCID PMC9323678. DOI 10.3390/ijms23147733. Full text and table 2 read 16 September 2026. The row reads "Prostomax (KEDP) −13.58 Regulation of prostatic functions", carrying the reference number 177, rank 21 of 27, alongside Chonluten (EDG) −30.30, Pinealon (EDR) −30.29, Prostataget (DR) −28.88, Ovagen (EDL) −28.27, Cartalax (AED) −26.65, Livagen (KEDA) −22.01, Epitalon (AEDG) −20.38, Orchiget (AE) −13.03 and Korthagen (AEDP) −12.11. The threshold is the authors' own: "ICM-Score function values of the studied USPs less than −15 may indicate a high probability of highly efficient binding to the LAT1 transporter", with their reference ligands between −19.67 and −15.00. The discussion states: "LAT1 is moderately expressed in the prostate, but KEDP and AE peptides, responsible for prostatic function regulation, do not demonstrate a high binding ability to LAT1." The same organ label is carried by three different sequences in that table. Reference 177 of this paper is the group's own European patent, not a study. No pharmacokinetic data for the substance appears in this or any other publication found.
- Khavinson VKh, Malinin VV, Grigoriev EI. RU2177802C1, "Tetrapeptide regulating the functions of the prostate gland, pharmacological agent based on it and method of its use". Filed 25 January 2001, published 10 January 2002; applicant the St Petersburg Institute of Bioregulation and Gerontology. Russian full text read 16 September 2026 via freepatent.ru and findpatent.ru, claims 1 to 9 and examples 1 to 7. Example 1 gives the synthesis, 98.36 per cent purity by HPLC at 220 nm, acetate counter-ion, a white amorphous odourless powder, 6 per cent moisture and specific rotation −69.2°. Example 2, acute toxicity: 78 male outbred mice of 20 to 22 g in six equal groups of 13, five groups given a single 0.25 ml intramuscular injection at 1, 2, 3, 4 and 5 mg/kg and one given saline, with no deaths and no observed change within 72 hours or by day 14. Example 3: 45 bladder fragments from chicken embryos aged 10 to 11 days, seven concentrations from 2 to 400 ng/ml, area index 23 per cent above control on day 3 at 20 ng/ml and the same effect at 7 days. Example 4: 41 male outbred rats averaging 230 g, prostate inflammation induced 45 days earlier by transurethral instillation of 0.2 ml of enterotoxigenic E. coli K-2935 at 10^9 colony-forming units per ml, treatment 0.1 µg subcutaneously daily for 10 days, reported positive movement of the process in 7 of 11 animals, mean score 1.81 ± 0.09 on a five-point scale defined by the applicants, and falling tissue zinc. Example 5: 18 male rats aged 24 months, 0.1 µg subcutaneously daily for 10 days, with lower diene conjugates in liver and Schiff bases in serum and higher glutathione peroxidase in liver and superoxide dismutase in brain; nothing was measured in the prostate. Claims 7 and 9 assert a range of 0.01 to 100 µg per kilogram, at least once daily for 10 to 40 days, by the parenteral, intranasal, oral or local route. The description names the bovine prostate extract preparation Prostatilen as the prototype the invention is set against, citing difficult preparation, low yield, variable physico-chemical properties and the risk of allergic reactions in extracts. Examples 6 and 7 describe patients; they were written by the applicants, were never published, registered, randomised or blinded, and are not reproduced on this page. A patent office examines novelty, inventive step and industrial applicability, never benefit or safety. The corresponding European patent is EP1353939 / WO2002066497A2, granted 25 August 2004, confirmed bibliographically through khavinson.info and through reference 177 of source 4; its full text could not be retrieved.
- Khavinson V, Linkova N, Dyatlova A, Kantemirova R, Kozlov K et al. (2023). Feasibility of transport of 26 biologically active ultrashort peptides via LAT and PEPT family transporters. Biomolecules 13(3):552. PMID 36979488. PMCID PMC10046148. DOI 10.3390/biom13030552. Full text and tables read 16 September 2026. KEDP scored −22.79 at LAT1 against structure 6IRS, rank 22 of 26; −11.68 at LAT2 against 7B00, rank 26 of 26 and last in the table; −33.42 at PEPT1 against 7PMX, rank 2 of 26; and −6.36 at PEPT2, rank 8 of 26. The authors call the PEPT2 results preliminary because "the data currently available on the PEPT2 transporter structure do not allow a reliable assessment". The running text contradicts the LAT2 table twice, listing KEDP among "the most effective ligands of the LAT2 transporter" and asserting that it "will reversibly bind to LAT2 and be transported into the cell". Docking only, with no experimental transport measurement. The LAT1 figure differs from the 2022 run by 9.21 units for the same ligand.
- St Petersburg Institute of Bioregulation and Gerontology, catalogue page of cytogens, retrieved 16 September 2026. Lists exactly seven capsule products: Vezugen, Pinealon, Kartalax, Kristagen, Ovagen, Khonluten and Vizulingval. No prostate product appears. The prostate preparation of the same catalogue family is Libidon, built on the natural peptide complex A-16 from prostate tissue, an extract rather than the synthetic tetrapeptide; its composition was read from a Russian trade listing, cited only as evidence of what is sold. https://gerontology.ru/cytogens
- Western research-chemical listings for Prostamax, retrieved 16 September 2026. Freeze-dried powder in 20 mg vials at about 80 US dollars, purity stated by the seller as 99 per cent or above by HPLC, sequence and registry number given correctly, marked "supplied for research use only. It is not a drug, food, cosmetic, or dietary supplement" and "not intended to diagnose, treat, cure, or prevent any disease", with storage at 2 to 8 °C after reconstitution and no dosing scheme of any kind. A websearch found the same 20 mg presentation at seven further sellers in the United States and the United Kingdom. Trade records, cited as evidence of what is sold. Not linked.
- PubChem. Compound CID 9848296, Prostamax, C20H33N5O9, 487.5 g/mol, InChIKey WUCUNGRTSFLCLI-XUXIUFHCSA-N, calculated XLogP −9 and topological polar surface area 242 Ų, CAS 473578-47-1 from the synonym list. Retrieved 16 September 2026. The name resolves only under "Prostamax"; queries for "Lys-Glu-Asp-Pro", "KEDP", "Prostomax" and "H-Lys-Glu-Asp-Pro-OH" return not-found, so a sequence search produces a false blank. The registry number rests on this one synonym list alone and was not independently confirmed. https://pubchem.ncbi.nlm.nih.gov/compound/9848296
- National Library of Medicine, MeSH supplementary concept "Prostamax", UID 67500342, registry identifier C500342, heading mapped to oligopeptides, entry terms "H-Lys-Glu-Asp-Pro-OH" and "lysyl-glutamyl-aspartyl-proline". Retrieved through E-utilities 16 September 2026. The record carries no registry number field.
- Curated database and substance register checks, 16 September 2026. FDA Global Substance Registration System, exact-name queries for "Prostamax" and "Lys-Glu-Asp-Pro": zero records each, control query "Semaglutide" returns five; no substance code exists. ChEMBL REST API by InChIKey: total count 0, control query returns one. Wikidata entity search for both the name and the sequence: no item. DrugBank returned HTTP 403, so that finding rests on the absence of a DrugBank link in PubChem and Wikidata. No pharmacopoeia monograph in the United States, European or Japanese pharmacopoeia was identified. https://gsrs.ncats.nih.gov
- Zakutskii AN, Chalisova NI, Ryzhak GA, Aniskina AI, Filippov SV, Zeziulin PN (2006). The tissue-specific effect of synthetic peptides-biologic regulators in organotypic tissues culture in young and old rats. Advances in Gerontology 19:93-96. PMID 17152728. In Russian. Organotypic explant cultures from heart, lung, prostate and pancreas of rats aged 3 weeks and 18 months. Cardiogen, Bronchogen, Prostamax and Pancragen are reported to show a stimulating effect at 0.05 ng/ml in the matching tissue culture against control explants in all age groups. The abstract gives no effect size, no measure of spread and no p-value, and names the identical concentration for four peptides and four tissues. Its closing sentence about clinical use is an extrapolation from explant growth and is not reproduced here. The only reviewed paper connecting the substance to prostate tissue.
- Dzhokhadze TA, Buadze TZh, Gaiozishvili MN, Baratashvili NA, Lezhava TA (2012). Deheterochromatinization of the chromatin in old age induced by oligopeptide bioregulator (Lys-Glu-Asp-Pro). Georgian Medical News (212):76-82. PMID 23221144. In Russian. Lymphocytes from donors aged 75 to 86. Sister chromatid exchanges 12.0 ± 0.28 per cell under the peptide against 5.9 ± 0.2 in intact cells; silver-stained nucleolar organiser regions 2.5 per cell against 0.95; fewer large segments of pericentromeric heterochromatin on chromosomes 1 and 9. The only paper with exact figures for this substance. The authors read the rise in exchanges as decondensation and infer a protective action; a rise in sister chromatid exchanges is conventionally read as a marker of genotoxic stress, and that interpretation of theirs is not adopted here.
- Khavinson VKh, Lezhava TA, Malinin VV (2004). Effects of short peptides on lymphocyte chromatin in senile subjects. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 137(1):78-81. PMID 15085253. DOI 10.1023/b:bebm.0000024393.40560.05. Leukocyte cultures from donors aged 75 to 88. Vilon, Epithalon, Livagen, Prostamax and Cortagen all activated ribosomal genes and decondensed tightly packed chromatin fibrils. Differentiating result in the authors' words: "Treatment with Epithalon, Livagen, and Prostamax led to decondensation of chromosome 1 pericentromeric structural chromatin, while Epithalon and Livagen treatment led to changes in chromosome 9 as well." Human cells in culture, not treated people, and no concentrations in the abstract.
- Meskhi T, Khachidze D, Barbakadze Sh, Madzhagaladze G, Gorgoshidze M, Monaselidze D, Lezhava T, Tadumadze N (2004). The influence of the peptide bioregulator prostamax on heterochromatin of human lymphocytes in situ. Biofizika 49(6):1091-1093. PMID 15612551. In Russian. Differential scanning calorimetry of human lymphocyte chromatin, which denatures in two steps at 94.4 °C and 105.1 °C. The peptide redistributed heat between two endotherms and shifted both to lower temperatures, by 2.9 and 1.0 °C. A structural observation, read by the authors as partial relaxation of the 30 nm fibre; no functional claim follows from it.
- Kiladze M, Gorgoshidze M, Monaselidze J, Jokhadze T, Lezhava T (2009). Microcalorimetric study of human blood lymphocytes culture at presence of copper, cadmium and prostamax. Georgian Medical News (168):104-107. PMID 19359734. The abstract reports results for the metal ions only: "Cu(II) and Cd(II) ions at these low concentrations don't influence on the temperature stability of membrane, nuclear and cytoplasm proteins", with copper causing additional heterochromatin condensation and cadmium decondensation. The peptide appears in the title and the stated aim but not in the reported results, so this paper contributes nothing to the substance and is not cited here as evidence of any effect.
- Solovyev AY, Tarnovskaya SI, Chernova IA, Shataeva LK, Skorik YA (2015). The interaction of amino acids, peptides, and proteins with DNA. International Journal of Biological Macromolecules 78:39-45. PMID 25841380. DOI 10.1016/j.ijbiomac.2015.03.054. Melting temperature measurements on isolated double-stranded DNA with docking simulations for single amino acids. Acidic residues weaken and basic residues strengthen the hydrogen bonds between strands, and the paper states: "Short peptides (KE, AEDG, and KEDP) containing a mixture of acidic and basic amino acid residues also affect Tm and the stability of the double helix." No separate numeric value for KEDP appears in the abstract. The only paper on the substance from outside the originating circle, and it measures naked DNA in a tube rather than anything in a cell.
- Khavinson VK, Kormilets DY, Mar'yanovich AT (2017). Peptides (epigenetic regulators) in the structure of rodents with a long and short lifespan. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 163(5):671-676. PMID 28948547. DOI 10.1007/s10517-017-3876-x. A sequence analysis finding motifs of short epigenetically active peptides in proteins of the long-lived naked mole-rat, located between lysine and arginine residues, with some absent in rat and mouse proteins. No experiment on this substance; it appears in the search results only because the name occurs in a list of peptides.
- United States register checks, 16 September 2026. openFDA drug label API, searches "prostamax" and openfda.substance_name "PROSTAMAX": not found in both cases. DailyMed web services v2: zero entries, database state 15 September 2026, control query works. openFDA adverse event database, medicinal product "prostamax": exactly one report, safety report 16868019 received 30 September 2019 from the United States and classified as serious. The product named there is "EXTRA MEGA PROSTAMAX", an American prostate food supplement entered as a concomitant medicine alongside twelve other concomitant entries, with ciprofloxacin as the single suspect drug. It is a name collision and carries no information about the tetrapeptide in either direction. Control query returns 66,161 reports. https://api.fda.gov/drug/event.json
- European, British, Swiss and Russian register checks, 16 September 2026. The European Medicines Agency search returned HTTP 401 to an automated request, so the register could not be read; no European public assessment report and no withdrawal document exists. MHRA Products returned byte-identical JavaScript shells of 122,696 characters for both the query and the control, and is therefore not evaluable. Swissmedic returned only its entry page with no usable search. The Russian state medicines register is an ASPX application that returned only its navigation shell for the query "Простамакс". All four are recorded as unverified gaps rather than nil results; the finding of no authorisation rests on every other register checked, on the absence of any registered trial and on the absence of the substance from its own institute's catalogue.
- German Anti-Doping Act, annex to section 2 paragraph 3, published as BGBl. 2023 I No. 67. Full text checked 16 September 2026 for "prostam", "prostat", "tetrapeptid" and "Lys-Glu": no match, while the control entries tesamorelin and ipamorelin appear. Section II of the annex lists erythropoiesis-stimulating agents, chorionic gonadotrophin and luteinising hormone with their releasing factors, corticotrophins, growth hormone with its analogues and fragments, growth hormone releasing factors and secretagogues, and growth factors such as IGF-1, MGF and thymosin beta-4. A prostate tetrapeptide falls under none of these groups and the annex has no catch-all heading for peptides, so possession is not an offence under that provision. Separately, an unlicensed injectable preparation is not lawfully marketable under German medicines law. https://www.gesetze-im-internet.de/antidopg/anlage.html
- Therapeutic Goods (Poisons Standard—June 2026) Instrument 2026, Australia, signed 27 May 2026. Full text checked 16 September 2026 for "PROSTAMAX", "LYS-GLU", "LYSYL" and "PROSTATILEN": no match; control entries pralmorelin and alanylglutamine appear. The Australian medicines register could not be queried programmatically on the day of checking. Unapproved research peptides are handled there much as prescription substances are, so absence from the standard is not permission.
- Health Canada, Drug Product Database API, brand-name query for "prostamax": empty result. Control query returns a record with DIN 02471469. Retrieved 16 September 2026. https://health-products.canada.ca/api/drug/drugproduct/
- RLS, Russian medicines reference, entry for Prostatilen, retrieved 16 September 2026. Active substance "prostate extract", a polypeptide extract from bovine prostate with added glycine; ATC group G04BX; marketing authorisation holder MBNPK Cytomed; forms are rectal suppositories of 3 and 50 mg and a 5 mg lyophilisate or a 5 mg per 1.5 ml solution for intramuscular injection; dispensing status "available without prescription". Cited to separate this licensed extract preparation from the synthetic tetrapeptide. https://www.rlsnet.ru/drugs/prostatilen-5301
- World Anti-Doping Agency. The 2026 Prohibited List, in force from 1 January 2026, section S0 "Non-approved substances". Wording: "Any pharmacological substance which is not addressed by any of the subsequent sections of the List and with no current approval by any governmental regulatory health authority for human therapeutic use (e.g. drugs under pre-clinical or clinical development or discontinued, designer drugs, substances approved only for veterinary use) is prohibited at all times." All substances in the class are specified substances. Full text checked 16 September 2026: the name, the code and the sequence return no match, so the classification follows from the general clause. Section S2 was read in full, including S2.2.1 on peptides that stimulate testosterone in males, which names chorionic gonadotrophin, luteinising hormone, gonadorelin with its agonist analogues and kisspeptin with its analogues; the tetrapeptide belongs to none of those groups, is structurally unrelated to them, and no hormone value has ever been measured for it. https://www.wada-ama.org/en/prohibited-list
- Russian and Baltic trade listings for products sharing the name, retrieved 16 September 2026. A capsule product "Prostamax-2" by Sashera-Med is composed of cedar oil 50 per cent, cedar resin 30 per cent, castoreum 10 per cent and nettle root juice 10 per cent; a further capsule product of a similar name is sold in Lithuania. Neither contains the tetrapeptide. Trade records, cited as evidence of the name collision. Not linked.
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Les vérifications de registres et les recherches bibliographiques qui sous-tendent cette page ont été menées le 16 septembre 2026. Pour une substance au dossier aussi mince, la date à laquelle ces recherches sont revenues presque vides fait partie du constat.
myPeptides Research & Editing. (2026). Prostamax : ce que montrent les études, statut et sécurité. Version 1.0, 16 septembre 2026. Registre des peptides myPeptides. Consulté sur https://mypep.app/peptides/prostamax
La façon dont les pages de ce registre sont établies et notées est décrite sous méthodologie ; le registre complet se trouve sous peptides.
| Version | Date | Modification |
|---|---|---|
| 1.0 | 2026-09-16 | Première publication |
Dernière vérification : 16 septembre 2026. Prochaine revue : à la parution de toute étude enregistrée chez des personnes, à toute réplication indépendante des résultats de laboratoire, ou à tout changement de classement réglementaire ou antidopage.
