Livagen : ce que montrent les études, statut et sécurité
Résumé
Le Livagen est une chaîne de synthèse de quatre acides aminés, née dans un institut de Saint-Pétersbourg et vendue comme peptide du foie. Aucun essai chez des personnes n'a jamais été enregistré, et les résultats hépatiques qui portent ce nom dorment dans un brevet tombé en 2022. Toutes les expériences publiées viennent d'une seule école de recherche. De toute sa série, il est le seul peptide qui ne soit devenu un produit nulle part.
L'essentiel en bref
- Aucun essai enregistré, où que ce soit. Le 15 septembre 2026, le registre ClinicalTrials.gov ne contenait absolument rien sous ce nom. Les 25 enregistrements que ramène une recherche par séquence sont des études de nutrition ou sur des acides aminés étrangères à ce peptide, et une requête de contrôle en a renvoyé 752, ce qui montre que la recherche fonctionnait [1].
- Le seul compte rendu de personnes traitées figure dans le brevet de l'inventeur. Son exemple 7 décrit 23 patients de 32 à 53 ans, atteints d'une hépatite ancienne. Il ne mentionne ni tirage au sort, ni insu, ni critère de jugement fixé d'avance, et il n'a jamais été publié [2].
- Vendu comme produit nulle part. Le catalogue de son propre institut énumère sept peptides de cette série, et celui-ci n'en fait pas partie. La place du foie y revient à l'Ovagen [3], [4].
- L'étiquette hépatique est une case de tableau, pas un résultat. Dans la synthèse publiée par le groupe en 2022, la ligne se lit « Livagen (KEDA) −22.01 Hepatoprotector ». Deux autres séquences du même tableau portent aussi une étiquette hépatique : Fuaget avec ce seul et même mot, et Ovagen sous la forme « Nephroprotector/Hepatoprotector » [5].
- Deux calculs du même groupe se contredisent. Pour le transporteur LAT1, le peptide obtient −22,01 en 2022 et −28,83 en 2023. Même molécule, 6,82 unités d'écart [5], [6].
- Une seule école, aucune réplication extérieure. Europe PMC contient 23 références pour ce nom et PubMed 19, et aucun laboratoire extérieur à ce cercle n'a repris un seul de ces résultats [7].
- Les flacons du commerce contiennent 2 000 fois la seule quantité pharmaceutique documentée. Le brevet décrit une ampoule de 10 µg. Les vendeurs expédient des flacons de poudre lyophilisée de 20 mg, pour usage de laboratoire seulement [2], [8].
Ce qu'est le Livagen
Le Livagen est un peptide fabriqué en laboratoire, formé de quatre acides aminés : lysine, acide glutamique, acide aspartique et alanine, ce qui s'écrit Lys-Glu-Asp-Ala ou KEDA [9]. Il vient de l'Institut de biorégulation et de gérontologie de Saint-Pétersbourg, l'équipe réunie autour de Vladimir Khavinson [2].
Il n'a pas été extrait d'un foie. Le groupe a dessiné la séquence à partir d'une analyse des acides aminés de préparations de polypeptides hépatiques, puis l'a synthétisée [10]. Une telle analyse compte des briques de construction ; elle ne révèle pas quelles séquences un mélange contient réellement.
Les mots biorégulateur, cytogène et peptide ultracourt traversent cette littérature. Ce sont les termes maison de ce même institut, employés par aucune pharmacopée et par aucun régulateur [11], [5].
Un avertissement pratique a sa place ici. Dans les fiches chimiques, le peptide ne se trouve que sous son nom commercial. Les requêtes par séquence ou par code court échouent, et c'est pourquoi certaines pages affirment qu'aucune fiche n'existe [9].
Repères rapides
| Élément | Valeur | Réf. |
|---|---|---|
| Chaîne | Lys-Glu-Asp-Ala, quatre acides aminés | [9], [2] |
| Formule et masse | C18H31N5O9, 461,5 g/mol | [9] |
| Clé de structure | InChIKey IKVDKWACACMDLR-BJDJZHNGSA-N | [9] |
| Code dans la littérature | KEDA | [5] |
| Fiche chimique | PubChem CID 87919683, portant quatre synonymes | [9] |
| Numéro de registre | CAS 433257-50-2, issu de cette seule liste de synonymes | [9] |
| Descripteur médical | Concept supplémentaire UID 67473185, rattaché aux oligopeptides | [12] |
| Code chez le régulateur américain | Aucun | [13] |
| Bases de chimie expertisées | Aucune fiche ChEMBL, aucune fiche DrugBank | [14] |
| Affinité pour l'eau | XLogP calculé de −7,7, surface polaire de 251 Ų | [9] |
| Durée dans l'organisme | Aucune valeur publiée, pour aucune voie ni aucune espèce | [6] |
| Études enregistrées chez des personnes | Aucune | [1] |
| Statut d'autorisation | Autorisé nulle part, pour rien | [3], [13] |
| Vendu sous forme de | Flacons de poudre lyophilisée, pour usage de laboratoire seulement | [8] |
| Groupe d'origine | Institut de biorégulation et de gérontologie de Saint-Pétersbourg | [2] |
| Brevet | Priorité en 2000, dépôt en 2001, délivrance en 2006, déchéance pour défaut de paiement en août 2022 | [2] |

Comment il agit
Personne ne le sait. Aucune molécule cible n'a été identifiée, aucune mesure chez une personne vivante n'existe, et le peptide n'a jamais été observé en train d'entrer dans une cellule [15].
Le récit qu'en donnent ses concepteurs se déroule comme suit. Chaque étape repose sur des preuves qui lui sont propres, et la solidité de ces preuves varie fortement d'une étape à l'autre.
- Agir sur les gènes. Le peptide atteindrait le noyau, se poserait sur des portions d'ADN et détendrait la chromatine, cette forme compacte sous laquelle l'ADN est rangé, de sorte que des gènes éteints redeviendraient lisibles [16]. Aucune mesure de fixation et aucune expérience d'entrée dans la cellule n'a été publiée pour lui.
- Spécificité de tissu. Dans des cultures de fragments, chaque peptide de la série était présenté comme stimulant la croissance de son tissu d'origine, ici le foie [11], [17]. C'est une lecture de la quantité de tissu apparue, pas la preuve d'une cible.
- Voyager sur des protéines de transport. De la modélisation informatique seulement, deux fois, avec des résultats différents [5], [6]. Un score est le produit d'une fonction de calcul, non une affinité mesurée ni un flux observé.
- Bloquer les enzymes qui détruisent d'autres peptides. Dans du sérum humain en boîte, il a réduit de moitié l'activité des enzymes qui dégradent les enképhalines, à 20 µM, là où l'Epitalon en demandait 500 µM [18]. C'est une concentration élevée, et du sérum en boîte n'est pas un organisme.
- Survivre à la digestion. Des enzymes d'intestin grêle de rat n'ont pas du tout découpé le peptide, ce qui sert d'argument à une voie orale [10]. Survivre à la digestion n'est pas la même chose qu'être absorbé.
Un fait physique s'accorde mal avec tout cela. Avec un XLogP calculé de −7,7 et une surface polaire de 251 Ų, la molécule aime beaucoup trop l'eau pour franchir seule une membrane [9].
Scores de docking du peptide KEDA face à quatre protéines de transport, dans la série de calculs de 2023 du groupe concepteur, tableaux 1, 3, 5 et 7. Une valeur plus négative signale un meilleur ajustement calculé ; la valeur positive obtenue pour PEPT2 signale donc son absence, et les auteurs précisent que la seule structure de PEPT2 dont ils disposaient ne permet aucune évaluation fiable. Parmi 26 peptides, les rangs sont 11, 17, 20 et 21. Source [6].
Le groupe s'est par ailleurs fixé un seuil : un score inférieur à −15 signale un transport probable par LAT1. Le peptide passe cette marque dans les deux séries, mais les deux séries diffèrent de 6,82 unités pour une seule et même molécule [5], [6]. L'article de 2023 explique l'écart dans une note qui lui est propre, en indiquant qu'il a utilisé plusieurs formes différentes du site de fixation de LAT1 et une méthode de docking plus récente [6]. Qu'une seule année de méthode améliorée déplace le nombre d'un quart montre mieux que tout combien ces chiffres sont fragiles.
Ce que les études ont montré
Des cultures de cellules, des fragments de foie, une poignée d'expériences chez le rat et deux modèles informatiques : voilà tout le dossier. Europe PMC contient 23 entrées pour ce nom, PubMed 19, et pas une seule étude chez des personnes évaluée par des pairs [7], [1].
Des cellules de foie en boîte de culture
Données cellulaires Des cellules de foie de rats âgés de 1 à 24 mois ont fabriqué plus de protéines après l'ajout du peptide, et l'effet était le plus fort dans les cellules d'animaux âgés [10]. Le résumé de l'article évalué ne donne ni concentration ni taille de groupe. La version du brevet, pour le même travail, indique 0,005 µg/ml pendant quatre heures [2].
La comparaison contenue dans cet article compte davantage que le résultat lui-même. L'Epitalon, un peptide de la même série, n'a rien changé dans les mêmes cultures [10]. Ces molécules ne sont pas interchangeables.
Des fragments de foie
Données animales Des morceaux de foie d'embryons de poulet de 10 à 11 jours ont grossi de 24 % au troisième jour à 20 ng/ml, dans une gamme testée de 2 à 400 ng/ml [2]. C'est le seul chiffre de relation dose-effet que possède la substance, et il décrit une fenêtre étroite plutôt qu'une courbe qui monte. Il figure dans le brevet, non dans une revue à comité de lecture.
Les enzymes digestives du rat
Données animales C'est la seule expérience évaluée par des pairs chez des animaux vivants qui ne vienne pas du brevet. En boîte, le peptide a abaissé de 50 % l'activité d'une enzyme intestinale, la glycyl-L-leucine dipeptidase [10].
Après deux semaines par voie orale, le sens de l'effet dépendait de l'âge. L'activité des enzymes digestives a baissé chez les jeunes rats et augmenté chez les vieux, pour approcher le niveau des jeunes témoins. Le résumé ne donne ni quantité ni statistiques.
La chromatine dans des cellules humaines données
Données cellulaires Des globules blancs de donneurs âgés de 75 à 88 ans ont été maintenus vivants en boîte, puis le peptide y a été ajouté. Les articles rapportent des gènes ribosomiques rallumés et une chromatine compacte détendue [19], [20], [21].
Un résultat contredit l'étiquette. Dans une même expérience, cinq peptides de la série ont fait la même chose. Cela plaide contre une affectation nette à un tissu, au niveau de la chromatine [20].
Un second résultat contredit la série elle-même. En 2004 et en 2006, le groupe a rapporté un relâchement des régions compactes des chromosomes 1 et 9 [20], [21]. En 2023, il a écrit que ces peptides ne détendent pas du tout cette région [22]. Dix-sept ans d'écart, et la contradiction n'a jamais été tranchée.
Un résultat enzymatique et une case vide
Données cellulaires Dans du sérum humain, le peptide a inhibé les enzymes qui dégradent les enképhalines, avec une concentration inhibant de moitié de 20 µM, contre 500 µM pour l'Epitalon, et il s'est montré plus puissant que trois inhibiteurs établis [18].
Le même article rapporte un résultat franchement négatif. Dans des membranes de cerveau de rat, il n'y a eu aucune interaction avec l'un ou l'autre des deux types de récepteurs opioïdes testés [18].
Le modèle hépatique qui soutient l'étiquette
Données animales Des rats ont reçu du tétrachlorure de carbone, un moyen classique d'abîmer un foie, à 0,5 ml par 100 g de poids corporel et par jour pendant cinq jours. Un groupe a reçu 1 µg de peptide par jour pendant cette exposition, un autre pendant les 15 jours qui l'ont suivie. Le brevet rapporte moins de dégâts dans le tissu et des valeurs sanguines revenant vers la normale au 20e jour [2].
C'est de cette expérience que vient, en dernier ressort, l'étiquette Hepatoprotector, et elle n'a jamais paru dans une revue à comité de lecture. Dans le tableau publié par le groupe en 2022, l'étiquette repose sur un renvoi à une autre synthèse des mêmes auteurs. Cette synthèse ne cite, pour toute base, que des modèles animaux et des travaux en boîte [5], [15].
Là où il n'a pas été le plus fort
Données cellulaires Dans des cellules de personnes atteintes d'un épaississement du muscle cardiaque, trois peptides ont été comparés, et c'est l'Epithalon, non celui-ci, qui a été désigné comme le plus efficace [23].
Données cellulaires Dans des cellules de personnes aux artères durcies, le même groupe a conclu que l'effet observé prouve l'utilité du peptide en prévention [24]. Cette conclusion est tirée de chromosomes en boîte et ne découle pas des données.
Données cellulaires Dans une étude sur les sites fragiles des chromosomes, deux peptides ont réduit l'effet de sels métalliques. Le résultat ne tenait statistiquement que dans le groupe des personnes jeunes [25]. C'est le contraire de ce qu'une hypothèse sur le vieillissement prédirait.
Le seul compte rendu de personnes traitées
Tout ce qui a jamais été dit sur l'action de ce peptide chez des personnes remonte à un document unique, et ce document n'est pas une étude. L'exemple 7 du brevet décrit 23 patients de 32 à 53 ans dont l'hépatite durait depuis 10 à 20 ans, face à 12 patients sous traitement conventionnel [2].
L'exemple ne nomme aucune quantité qui lui soit propre. Il renvoie simplement à l'étendue que la demande revendique comme sa portée juridique, et cette étendue couvre quatre ordres de grandeur. C'est la largeur que réclame un conseil en brevets, non une dose que quelqu'un aurait choisie et testée. Les chiffres eux-mêmes figurent dans le tableau plus bas.
Ni cet exemple ni son jumeau russe ne mentionne de tirage au sort, d'insu, de placebo ou de critère de jugement fixé d'avance, et aucun des deux n'a jamais été relu par des pairs [2]. Un brevet est examiné pour sa nouveauté et son caractère inventif, jamais pour son bénéfice.
Une synthèse du même cercle affirme en 2020 que le peptide a rétabli la fonction hépatique dans la maladie [15]. Son propre résumé ne cite, pour toute base, que des modèles animaux et des travaux en boîte : elle ajoute donc une affirmation plutôt qu'une preuve.
Ce qui reste inconnu
- La façon dont l'organisme le traite : aucune demi-vie, aucun chiffre d'absorption, aucune donnée de distribution ni d'élimination, pour aucune voie ni aucune espèce [6].
- S'il entre même dans le noyau d'une cellule, alors que tout le récit sur les gènes en dépend [16].
- Si la chromatine détendue observée dans des cellules données signifie quelque chose dans un organisme vivant [20].
- S'il existe une molécule cible, puisque aucun récepteur et aucune mesure de transport n'ont jamais été rapportés [5], [6].
- Ce qui se passe au-delà de six mois chez un animal, la plus longue exposition jamais documentée, et documentée seulement dans un brevet [2].
Effets indésirables et sécurité
Aucun profil de sécurité n'existe, et ce n'est pas un certificat de bonne santé. Il n'y a aucune toxicologie évaluée par des pairs, chez aucune espèce, et la base américaine des effets indésirables ne contient rien pour ce nom [13].
Ce qui a réellement été observé
- Aucun signalement dans le système de pharmacovigilance. Une substance qui n'est ni autorisée ni prescrite ne produit aucun signalement spontané, si bien qu'un dossier vide ne dit rien de sa sécurité [13].
- Les seuls chiffres de toxicité figurent dans un brevet. Des souris ont reçu 1 à 5 mg par kilogramme une seule fois dans un muscle. Des rats ont reçu 1 µg/kg, 0,3 mg/kg ou 3 mg/kg par jour pendant 90 jours, et, dans une autre série, 1 µg/kg, 0,1 mg/kg ou 1 mg/kg par jour pendant six mois. Le résultat rapporté est l'absence de changement pathologique [2].
- C'est une affirmation, pas un constat. Elle a été écrite par le demandeur, jamais relue, jamais documentée selon les bonnes pratiques de laboratoire et jamais reproduite par personne d'autre [2].
- Le peptide n'est pas inerte sur le plan pharmacologique. Une molécule qui réduit de moitié l'activité d'une enzyme intestinale et bloque des peptidases du sérum à 20 µM fait quelque chose [10], [18].
- Des effets qui s'inversent avec l'âge. Chez le rat, l'activité des enzymes digestives est descendue chez les jeunes animaux et montée chez les vieux [10]. Une substance dont le sens dépend de l'état de départ est difficile à surveiller.
Comme aucune étude chez des personnes évaluée par des pairs n'existe, aucun effet indésirable chez des personnes n'a jamais été enregistré non plus [1].
Ce qui manque
- Aucune donnée sur le devenir du produit dans l'organisme, et aucun travail de recherche de dose : la revendication du brevet couvre quatre ordres de grandeur [2], [6].
- Aucune toxicologie de la reproduction et aucun test de génotoxicité au sens réglementaire, ce qui, vu l'action revendiquée sur l'activité des gènes, est la lacune grave [16].
- Aucun test d'immunogénicité, alors que la forme du commerce est injectée [8].
- Aucune donnée sur les interactions, et en particulier aucune sur ce que signifie l'inhibition mesurée des peptidases lorsque d'autres peptides sont présents [18].
- Aucune monographie de pharmacopée et aucune méthode d'analyse validée, si bien que le produit du commerce ne peut être comparé à rien [13], [14].
La forme injectable porte des risques qui lui sont propres. Les flacons vendus pour la recherche sont fabriqués hors de tout système de qualité pharmaceutique, si bien que la stérilité, la teneur en endotoxines et la teneur réelle en peptide sont inconnues [8]. Injecter un produit non stérile expose aux risques habituels d'abcès, d'inflammation des veines et d'infection transmise par le sang.
Doses utilisées dans les études
Les doses ci-dessous proviennent des expériences citées et ne figurent ici qu'à titre d'information scientifique, pour que leurs résultats restent lisibles. Ce ne sont ni des recommandations ni des indications transposables à un usage personnel, et la plupart, y compris la seule ligne qui mentionne des personnes, viennent d'exemples de brevet et non d'études évaluées par des pairs.
Tout ce que contient le tableau est soit une concentration dans un liquide de culture, soit une quantité administrée à un animal, à une exception près. La dernière ligne n'est pas du tout une dose d'étude. C'est l'étendue qu'une demande de brevet a revendiquée comme sa portée juridique, illustrée par un exemple qui n'a jamais été publié, ni enregistré, ni randomisé, ni mené en aveugle. Elle ne doit en aucun cas être lue comme une dose destinée à qui que ce soit. Le Livagen n'est autorisé dans aucun pays, et aucun travail de recherche de dose, de quelque nature que ce soit, n'a été mené.
| Étude | Modèle | Quantité | Voie | Durée | Réf. |
|---|---|---|---|---|---|
| Exemple 3 du brevet, synthèse des protéines | Cellules de foie de rat en boîte, âgées de 4, 8 et 18 mois | 0,005 µg/ml, soit 5 ng/ml | Ajouté au liquide de culture | Une fois, sur 4 heures | [2] |
| Exemple 4 du brevet, fragments de foie | Morceaux de foie d'embryons de poulet de 10 à 11 jours | Gamme testée de 2 à 400 ng/ml, effet à 20 ng/ml | Ajouté au liquide de culture | 3 jours | [2] |
| Exemple 5 du brevet, lésion hépatique toxique | Rats ayant reçu du tétrachlorure de carbone | 1 µg par animal, et non par kilogramme | Parentérale, voie non précisée | Chaque jour, 5 ou 15 jours | [2] |
| Exemple 2 du brevet, toxicité en administration unique | Souris | 1 à 5 mg/kg, une fois | Dans un muscle | Administration unique | [2] |
| Exemple 2 du brevet, administration répétée | Rats | 1 µg/kg, 0,3 mg/kg et 3 mg/kg | Dans un muscle | Chaque jour, 90 jours | [2] |
| Exemple 2 du brevet, administration au long cours | Rats | 1 µg/kg, 0,1 mg/kg et 1 mg/kg | Dans un muscle | Chaque jour, 6 mois | [2] |
| Kost 2003, inhibition enzymatique | Sérum humain en boîte | Concentration inhibant de moitié de 20 µM | Ajouté au milieu de dosage | — | [18] |
| Timofeeva 2005, enzymes digestives | Rats d'âges différents | Non indiquée dans le résumé | Voie orale | Chaque jour, 2 semaines | [10] |
| Articles de Tbilissi sur la chromatine | Globules blancs humains donnés | Non indiquée dans aucun résumé consulté | Ajouté au liquide de culture | Non indiquée | [19], [20], [21] |
| Khavinson 2021, gamme pour la série | Cellules en boîte, sans rapport particulier avec ce peptide | 2 à 200 ng/ml | Ajouté au liquide de culture | — | [16] |
| Exemple 7 du brevet, le seul compte rendu de personnes traitées | 23 patients, hépatite durant depuis 10 à 20 ans ; aucun tirage au sort, aucun insu, jamais publié | Pas une dose testée : le brevet revendique une protection pour tout ce qui va de 0,01 à 100 µg/kg, quatre ordres de grandeur, et l'exemple ne nomme aucune quantité qui lui soit propre | Dans un muscle | Revendiquée pour 10 à 40 jours | [2] |
Une concentration dans un liquide de culture ne se convertit pas en une quantité pour un organisme, et une valeur animale pas davantage. Vingt nanogrammes par millilitre dans le liquide entourant un morceau de foie d'embryon de poulet ne disent rien des niveaux atteints dans un tissu vivant.
L'écart entre ces chiffres de laboratoire et ceux qui circulent parmi les utilisateurs est assez large pour mériter d'être dit, et aucun de ceux qui circulent ne repose sur une étude. Des pages de vente et de vulgarisation avancent des quantités de 100 µg à 2 mg par jour, et l'une d'elles présente une cure totalisant 50 à 100 mg sur dix jours [26].
À 75 kg, ce dernier chiffre revient à environ 67 à 133 µg par kilogramme et par jour. C'est au bord de ce que le brevet revendiquait, voire au-delà, et entre 500 et 1 000 fois la quantité donnée aux rats de l'expérience sur la lésion hépatique ci-dessus.
Aucun de ces schémas ne vient de la littérature, puisqu'il n'existe aucune littérature dont ils pourraient être tirés. Ils se contredisent d'ailleurs entre eux jusqu'à deux ordres de grandeur, ce qui est exactement ce que l'on attend de chiffres sans source.
Développement et statut réglementaire
Un brevet, deux douzaines de publications, aucun programme de développement
- 2000Dépôt de la priorité du brevetLe groupe de Saint-Pétersbourg revendique la séquence Lys-Glu-Asp-Ala comme stimulateur des cellules du foie
- 2001Premiers articles, tous deux sur le foieLes cultures de fragments assignent le peptide au foie ; des cellules de foie de rat en boîte fabriquent plus de protéines, là où Epitalon ne change rien
- 2002Premier article sur la chromatine, dans des cellules humaines donnéesGènes ribosomiques rallumés et chromatine compacte détendue, dans des cellules de donneurs âgés
- 2005La seule expérience évaluée par des pairs chez des animaux vivantsAprès deux semaines par voie orale, les enzymes digestives baissent chez le jeune rat et montent chez le vieux
- 2006Brevet délivré aux États-UnisSes exemples contiennent la seule toxicologie et le seul compte rendu de personnes traitées, 23 patients
- 2007Brevet cédé à une société russeTransfert de droit de propriété ; aucun essai, aucun dépôt et aucun produit ne suivent
- 2022Le brevet tombe, le premier calcul de transport paraîtLe droit expire en août faute de paiement ; un tableau de docking attribue moins 22,01 au peptide et étiquette la ligne Hepatoprotector
- 2023Le second calcul contredit le premierMoins 28,83 pour le même transporteur, et le groupe chromatine écrit désormais que la région autrefois détendue ne le serait pas
- 15 septembre 2026Registres consultésAucune autorisation nulle part, aucun essai enregistré, aucun code de régulateur, aucun produit sur aucun marché
Il n'y a aucun programme de développement derrière le Livagen. Aucun promoteur n'a rien déposé, et aucune phase d'essai n'a commencé [1].
Le brevet est tombé en août 2022, faute de paiement des annuités [2]. Il en reste une mince ligne de publications de laboratoire et un flacon vendu pour la recherche.
| Marché | Statut | Remarque | Réf. |
|---|---|---|---|
| États-Unis | Non autorisé | Aucun code de substance, aucune notice, aucun dossier d'effets indésirables ; jamais proposé pour la préparation en pharmacie | [13], [27] |
| Union européenne | Non autorisé | Aucune AMM et aucun essai ; le registre de l'agence était illisible le jour de la vérification | [28] |
| Allemagne | Non autorisé | Ni médicament autorisé ni substance dopante répertoriée ; un injectable sans autorisation ne peut pas être délivré | [29] |
| Royaume-Uni | Non autorisé | Le registre n'a renvoyé qu'une coquille de page, si bien que le constat repose sur tous les autres registres | [28] |
| Australie | Non autorisé | Absent de la norme sur les poisons, ce qui ne vaut pas permission | [30] |
| Canada | Non autorisé | La base des médicaments ne renvoie rien, alors qu'une requête de contrôle fonctionne | [31] |
| Suisse | Non autorisé | Aucune autorisation identifiée, et aucune requête au registre n'a été possible | [28] |
| Russie | Non autorisé | Ni médicament, ni complément mis en vente ; dans le catalogue, la place du foie revient à l'Ovagen | [3], [4] |
Deux lignes demandent de l'attention. La mention australienne signifie que la substance n'a jamais été classée, non qu'elle puisse être utilisée. Les peptides de recherche non autorisés y sont traités à peu près comme des substances sur ordonnance [30].
La ligne russe sépare ce peptide de tous ses cousins. Le Cartalax, le Chonluten, le Pinealon et l'Ovagen y sont vendus en capsules, et celui-ci ne se vend pas du tout. Aucune autorité n'a jamais évalué ce produit sous quelque forme que ce soit [3], [4].
Tous les registres ont été consultés le 15 septembre 2026. Lorsqu'un registre n'a renvoyé qu'une coquille de page, cela est noté comme une lacune non vérifiée et non comme un résultat négatif [28].
Antidopage
Le Livagen est interdit en permanence, en compétition comme hors compétition. La catégorie S0 de la liste des interdictions 2026 couvre « any pharmacological substance which is not addressed by any of the subsequent sections of the List and with no current approval by any governmental regulatory health authority for human therapeutic use » (toute substance pharmacologique qui ne relève d'aucune des sections suivantes de la liste et qui ne dispose de l'autorisation en vigueur d'aucune autorité sanitaire publique pour un usage thérapeutique humain) [32].
Le nom ne figure pas en propre sur la liste, et ce n'est pas une lacune. La clause vise expressément les produits « under pre-clinical or clinical development or discontinued » (en développement préclinique ou clinique, ou dont le développement a été arrêté), ce qui décrit exactement un candidat abandonné dont le brevet est tombé [32], [2]. Les substances de cette classe sont des substances spécifiées, ce qui touche la sanction et non l'interdiction elle-même.
Un détail se laisse oublier facilement. Dans une grande partie de la littérature sur la chromatine, les dégâts étudiés avaient été causés par des sels métalliques, dont le cobalt, et le peptide était ajouté ensuite pour voir ce qui changeait [25], [23]. Le cobalt lui-même figure en propre sur la liste, à la section S2.1.2, comme agent activant le facteur induit par l'hypoxie, et il n'est pas une substance spécifiée [32]. Des deux, c'est le volet cobalt qui constituerait l'infraction la plus grave.
Le droit allemand contre le dopage fonctionne autrement. Son annexe nomme les substances interdites une à une, et aucun tétrapeptide du foie n'y apparaît. La détention n'est donc pas une infraction au titre de cette disposition [29]. L'interdiction sportive, elle, reste entière.
Aucune méthode publiée ne permet de le détecter dans un échantillon. Quatre acides aminés ordinaires se distinguent difficilement des produits de la digestion normale des protéines. Sans donnée sur le devenir du produit dans l'organisme, personne ne sait dans quelle fenêtre chercher. Le détail figure dans la vue d'ensemble des peptides interdits dans le sport.
Comparé aux peptides voisins
Huit des 28 peptides ultracourts du tableau 2 de la synthèse publiée en 2022 par le groupe concepteur. Une valeur plus négative signale un meilleur ajustement calculé, et les mêmes auteurs voient dans un score inférieur à moins 15 le signe que le transport est probable. Dans le tableau complet, le Livagen occupe le dixième rang sur 28, et ce tableau orthographie Cortagen en Korthagen. Source [5].
| Peptide | Lien avec le Livagen | Ce qu'ont trouvé les vérifications de cette page |
|---|---|---|
| Livagen | — | Lys-Glu-Asp-Ala, 461,5 g/mol ; score de −22,01 dans le tableau LAT1 de 2022, et aucun produit n'existe sur aucun marché [9], [5], [3] |
| Ovagen | Le peptide de trois éléments qui occupe réellement la place du foie | Glu-Asp-Leu, couvert par un brevet distinct déposé en 2006 ; vendu en capsules en Russie, et score de −28,27 dans le même tableau [33], [4], [5] |
| Epitalon | Même série, un acide aminé de différence en position et en fin de chaîne | Ala-Glu-Asp-Gly ; n'a rien changé dans les cultures de cellules de foie où le Livagen a agi, et il a fallu 25 fois la concentration dans le test enzymatique [10], [18] |
| Cortagen | Même série, affecté au cortex cérébral | Ala-Glu-Asp-Pro ; score de −12,11, la valeur la plus basse présentée ici, et lui non plus ne se vend sous aucune forme [5], [3] |
| Pinealon | Peptide de trois éléments de la série, affecté à la glande pinéale | Glu-Asp-Arg ; score de −30,29, et il est vendu en capsules en Russie là où le Livagen ne l'est pas [5], [3] |
| Cartalax | Peptide de trois éléments de la série, affecté au cartilage | Ala-Glu-Asp ; score de −26,65, et lui aussi y est vendu en capsules [5], [3] |
| Chonluten | Peptide de la série affecté au poumon et à la paroi de l'estomac | Glu-Asp-Gly ; le meilleur score de ce tableau, à −30,30 [5], [3] |
La comparaison ne porte pas sur la puissance. Elle montre où ce peptide se situe parmi ses voisins, et la réponse tient en deux points : au milieu de leur propre tableau, et en dehors de leur propre catalogue.
Deux lignes comptent particulièrement. L'Ovagen a pris la place du foie pour laquelle le Livagen avait été breveté. L'Epitalon est celui qui a perdu les deux seules comparaisons directes menées en boîte.
Idées reçues
- « Le Livagen et l'Ovagen sont le même peptide du foie. » Ce sont deux molécules différentes. Le Livagen est le Lys-Glu-Asp-Ala de quatre éléments, issu d'un brevet déposé en 2000, et l'Ovagen le Glu-Asp-Leu de trois éléments, issu d'un brevet déposé en 2006 [2], [33]. Seul l'Ovagen est vendu [4].
- « Le Livagen est une de ces capsules de Khavinson. » Le catalogue énumère sept peptides de cette série, et celui-ci n'en fait pas partie [3]. Parmi les peptides de ce programme, il est celui qui n'est jamais devenu un produit.
- « Il n'existe aucune fiche chimique pour le Livagen. » Il en existe une : PubChem CID 87919683 [9]. Les requêtes par séquence, par le code KEDA ou par le nom chimique complet échouent, et c'est de là que naît le faux vide.
- « Les 23 patients atteints d'hépatite étaient un essai clinique. » Ils sont l'exemple 7 d'un brevet [2]. Aucune publication, aucun enregistrement, aucun tirage au sort, aucun insu. Un exemple de brevet est une affirmation d'applicabilité industrielle, non une preuve.
- « Les articles de Tbilissi sont des études chez des personnes. » Ce sont des cellules en boîte. Du sang a été prélevé chez des donneurs âgés, les globules blancs ont été mis en culture et le peptide a été ajouté au liquide [19], [20]. Personne n'a rien reçu.
- « La formule est C19H33N5O9 et la masse 475,5. » C'est faux, et les valeurs correctes concordent dans trois fiches : C18H31N5O9 et 461,5 g/mol, le brevet donnant 461,48 sans contre-ion [9], [12], [2]. Le couple erroné circule sur des pages de vulgarisation, aux côtés d'un chiffre de synthèse des protéines qui ne figure dans aucun article [34].
- « Hepatoprotector est un résultat démontré. » C'est une étiquette dans un tableau, appuyée sur une synthèse du même groupe, laquelle repose sur des modèles animaux et des travaux en cellules [5], [15]. Deux autres séquences de ce tableau portent aussi une étiquette hépatique [5].
- « Un brevet détenu par une société pharmaceutique signifie un programme de développement. » Le droit a été cédé en 2007 et il est tombé pour défaut de paiement en 2022 [2]. Un brevet expiré, sans dépôt, sans essai et sans produit, est l'exact contraire d'un programme.
Questions fréquentes
Le Livagen a-t-il déjà été testé dans un essai clinique ?
Non. Le 15 septembre 2026, le registre ClinicalTrials.gov ne renvoyait absolument rien pour ce nom. Une recherche par séquence a renvoyé 25 enregistrements, tous des études de nutrition ou sur des acides aminés sans aucun lien avec ce peptide, alors qu'une requête de contrôle en renvoyait 752. Le seul compte rendu de personnes traitées est l'exemple 7 d'un brevet détenu par son inventeur, portant sur 23 patients. Cet exemple n'a jamais été publié, ni enregistré, ni randomisé, ni mené en aveugle.
De quoi le Livagen est-il composé ?
De quatre acides aminés : lysine, acide glutamique, acide aspartique et alanine, ce qui s'écrit Lys-Glu-Asp-Ala ou KEDA. La fiche chimique donne la formule C18H31N5O9 et une masse de 461,5 g/mol. Les valeurs C19H33N5O9 et 475,5, très répandues, sont fausses.
Pourquoi le Livagen est-il appelé peptide du foie ?
Parce que ses concepteurs l'ont affecté au foie. La séquence a été dessinée à partir d'une analyse des acides aminés de préparations hépatiques, et un tableau de la synthèse publiée par le groupe en 2022 étiquette la ligne Hepatoprotector. Deux autres séquences de ce tableau portent aussi une étiquette hépatique, et les expériences sur le foie qui soutiennent ce nom figurent dans un brevet plutôt que dans une revue à comité de lecture.
Le Livagen est-il la même chose que l'Ovagen ?
Non. Le Livagen est le peptide de quatre éléments Lys-Glu-Asp-Ala, et l'Ovagen le peptide de trois éléments Glu-Asp-Leu, couvert par un autre brevet déposé six ans plus tard. Dans le catalogue russe de ces peptides, la place du foie revient au seul Ovagen. Le Livagen n'y figure pas du tout.
Le Livagen est-il autorisé comme médicament quelque part ?
Non, dans aucun pays. Il n'existe aucune autorisation aux États-Unis, dans l'Union européenne, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Australie, au Canada, en Suisse ni en Russie. Contrairement aux autres peptides de sa série, il n'est même pas vendu comme complément russe, si bien qu'aucune autorité ne l'a évalué sous quelque forme que ce soit.
Qu'ont trouvé les études animales du Livagen ?
Peu de choses publiées et vérifiées. Des cellules de foie de rat ont fabriqué plus de protéines en boîte de culture, et des fragments de foie d'embryons de poulet ont grossi de 24 % à une concentration précise. Après deux semaines par voie orale, l'activité des enzymes digestives a baissé chez les jeunes rats et augmenté chez les vieux. Les deux premiers chiffres viennent du brevet, pas d'un article évalué par des pairs.
Pourquoi les calculs de transport du Livagen se contredisent-ils ?
Parce que le même groupe les a menés deux fois et a obtenu des nombres différents. Pour le transporteur LAT1, le peptide obtient −22,01 dans le tableau de 2022 et −28,83 dans celui de 2023, soit un écart de 6,82 unités pour une seule et même molécule. Les deux séries sont des modèles informatiques, sans aucune mesure de transport derrière elles.
Quels sont les effets indésirables du Livagen ?
Inconnus, parce que personne ne les a cherchés. Il n'existe aucune toxicologie évaluée par des pairs, chez aucune espèce, et aucune entrée dans la base américaine des effets indésirables. Les seuls chiffres de toxicité dorment dans le brevet de l'inventeur, qui rapporte l'absence de changement chez des rats traités pendant six mois, et aucun laboratoire extérieur à ce cercle ne les a vérifiés.
Le Livagen est-il interdit dans le sport ?
Oui, en permanence, en compétition comme hors compétition. La catégorie S0 de la liste des interdictions 2026 couvre toute substance de type médicament qu'aucune autorité sanitaire n'a autorisée chez l'homme. Le nom ne figure pas en propre sur la liste, et cette absence n'est pas une faille.
Sources
- ClinicalTrials.gov, API v2. Queries on 15 September 2026: term "livagen" total count 0. Term "Lys-Glu-Asp-Ala" total count 25, all of them opened and none concerning this peptide; the hyphenated query is split into its component words, so the hits are protein and amino acid nutrition studies such as NCT06769100 and NCT04072770. Control query, intervention "semaglutide", returns 752 studies, so the interface works. No record for this substance exists, and therefore none from the test sponsor whose mock records appear elsewhere in this register. https://clinicaltrials.gov/api/v2/studies
- Khavinson VKh (2006). Tetrapeptide stimulating the functional activity of hepatocytes, pharmacological substance on its basis and the method of its application. US patent 7,101,854 B2; parallel Russian patent RU 2166957 C1, priority 9 October 2000, published 20 May 2001. Filed 15 May 2001, granted 5 September 2006; original applicant Nostiji Klinika Instituta Bioregulyatsii Gerontologii OOO, transferred to GEROPHARM Ltd in 2007, legal status "expired, fee related", lapse date 17 August 2022. Both full texts read on 15 September 2026. Claims Lys-Glu-Asp-Ala as SEQ ID NO: 1, formula C18H31N5O9 and mass 461.48 without a counter-ion, with dosing claimed "from 0.01 to 100 mcg/kg of body mass, at least once per a day for a period of 10-40 days" by the parenteral, intranasal or oral route. Substance described as a white amorphous powder without smell, moisture 7 per cent, pH 5.54 of a 0.001 per cent solution; the only pharmaceutical form described is one ampoule holding 1 ml of solution at 10 µg/ml in 0.9 per cent sodium chloride. Example 2, toxicology: mice given 1 to 5 mg/kg once into a muscle; rats given 1 µg/kg, 0.3 mg/kg or 3 mg/kg daily into a muscle for 90 days; rats given 1 µg/kg, 0.1 mg/kg or 1 mg/kg daily into a muscle for six months; reported outcome "no pathologic alterations". Example 3: rat liver cells aged 4, 8 and 18 months, 0.005 µg/ml over four hours, protein synthesis raised, most strongly in old animals. Example 4: liver explants from 10- to 11-day chicken embryos, range 2 to 400 ng/ml, significant stimulation at 20 ng/ml with a 24 per cent increase of the area index on day three. Example 5: rats given carbon tetrachloride 0.5 ml per 100 g daily for five days, 1 µg of the tetrapeptide daily during exposure or for 15 days after it, with less tissue damage and biochemical values restored by day 20. Example 7, the only human account: 23 patients aged 32 to 53 with chronic persistent hepatitis of 10 to 20 years duration, against a control group of 12 patients on conventional treatment, dosed as claimed above. No example names randomisation, blinding, a placebo or an endpoint fixed in advance, and none has ever appeared in a journal. A property right, not a reviewed publication. https://patents.google.com/patent/US7101854B2/en
- St Petersburg Institute of Bioregulation and Gerontology, catalogue page for this peptide series, retrieved 15 September 2026. Lists exactly seven products: Vezugen (vessels), Pinealon (brain cells), Cartalax (cartilage), Cristagen (immune system), Ovagen (liver and digestive tract), Chonluten (lung and bronchial lining) and Vizulingval (retina). Livagen is not among them, and the liver place belongs to Ovagen. https://gerontology.ru/cytogens
- Russian trade record for Ovagen, retrieved 15 September 2026. A retail page offers Ovagen in capsules as the liver bioregulator of this series, naming glutamic acid, aspartic acid and leucine as its composition, while no equivalent product exists for Livagen. Cited only as evidence of what is and is not sold. Not linked.
- Khavinson V, Linkova N, Kozhevnikova E, Dyatlova A, Petukhov M (2022). Transport of biologically active ultrashort peptides using POT and LAT carriers. International Journal of Molecular Sciences 23(14):7733. PMID 35887081. PMCID PMC9323678. DOI 10.3390/ijms23147733. Full text and tables 1 and 2 read. Table 2 lists "Livagen (KEDA) −22.01 Hepatoprotector", rank 10 of 28, alongside Vesilut (ED) −34.32, Chonluten (EDG) −30.30, Pinealon (EDR) −30.29, Cardiogen (AEDR) −29.81, Ovagen (EDL) −28.27, Cartalax (AED) −26.65, Epitalon (AEDG) −20.38, Fuaget (DL) −16.01 and Korthagen (AEDP) −12.11. Fuaget carries the same one-word Hepatoprotector label as Livagen, and Ovagen is labelled "Nephroprotector/Hepatoprotector", so three of the 28 rows point at the liver. Table 1 places known LAT1 ligands between −19.67 and −15.00, and the threshold is the authors own: "ICM-Score function values of the studied USPs less than −15 may indicate a high probability of highly efficient binding to the LAT1 transporter." The organ labels in that table are the authors attributions, not findings, and the Livagen row is backed by reference 171, which is the review listed here as number 15. The same paper states that KEDW and KEDA peptides resist hydrolysis for three to four hours in saline, Ringer solution, hydrochloric acid and tissue homogenates, but supports that sentence with a general review of intestinal peptide absorption rather than with an experiment on this peptide; the fitting source is the paper listed here as number 10.
- Khavinson V, Linkova N, Dyatlova A, Kantemirova R, Kozlov K et al. (2023). Feasibility of transport of 26 biologically active ultrashort peptides via LAT and PEPT family transporters. Biomolecules 13(3):552. PMID 36979488. PMCID PMC10046148. DOI 10.3390/biom13030552. Full text and tables 1, 3, 5 and 7 read. KEDA scored −28.83 at LAT1 against structure 6IRT, rank 11 of 26; −21.45 at LAT2 against 7CMH, rank 17; −16.70 at PEPT1 against 7PN1, rank 20; and +11.60 at PEPT2 against 7PMY, rank 21, a positive value meaning no favourable fit. Method: docking with ICM-Pro and the ECEPP/3 force field on a supercomputer, against a comparison library of all di- and tripeptides including mirror sequences, 8,400 compounds. The paper names KEDA among the peptides likely to be stronger inhibitors of LAT2 and comparable to inhibitors of PEPT1, limits its own PEPT2 results because the available structure does not allow a reliable assessment, and explains the difference from the previous year in a footnote to table 1: "The data obtained in this work differ somewhat from preliminary calculations". Molecular docking only; no transport measurement, and no pharmacokinetic data for the substance in this or any other publication found.
- PubMed, NCBI E-utilities, and Europe PMC, REST search, retrieved 15 September 2026. "Livagen" returns 19 PubMed records and 23 Europe PMC records, all of which were opened individually; "Lys-Glu-Asp-Ala" returns 20 PubMed records. Of those, about ten are chromatin papers from one group in Tbilisi, four are explant or liver cell papers, two are docking papers, one an enzyme paper, one a bioinformatics paper, and the remainder reviews in which the name appears as a list item. Control findings: "lysyl-glutamyl-aspartyl-alanine" returns nothing, and "KEDA peptide" returns 27 mostly unrelated records because the code collides with other abbreviations. No paper by a group independent of the originating school was found. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/?term=livagen
- Western research-chemical listing for Livagen, retrieved 15 September 2026. Freeze-dried white powder, 20 mg per vial, purity stated by the seller as "≥99% by HPLC" with a third-party certificate for one batch giving 99.917 per cent and a measured 24.39 mg against 20 mg declared, at about 100 US dollars per vial. Carries the notice "This product is intended for laboratory research use only. Not for human or veterinary use. Not approved for diagnostic, therapeutic, or medical applications", while the same page explains how to dissolve it. Trade record, cited as evidence of what is sold. Two further pages, one Ukrainian, returned HTTP 403 and could not be read. Not linked.
- PubChem. Compound CID 87919683, Livagen, C18H31N5O9, 461.5 g/mol, exact mass 461.21217758, InChIKey IKVDKWACACMDLR-BJDJZHNGSA-N, calculated XLogP −7.7, topological polar surface area 251 Ų, complexity 700, eight hydrogen-bond donors, eleven acceptors, sixteen rotatable bonds, formal charge 0. The SMILES string confirms the sequence Lys-Glu-Asp-Ala. Only four synonyms are held, one of which is the registry number 433257-50-2, so the CAS number rests on this record alone. Name resolution fails reproducibly for "Lys-Glu-Asp-Ala", "KEDA", "H-Lys-Glu-Asp-Ala-OH" and the full chemical name, which is why the compound is often reported as absent. Retrieved 15 September 2026. https://pubchem.ncbi.nlm.nih.gov/compound/87919683
- Timofeeva NM, Khavinson VKh, Malinin VV, Nikitina AA, Egorova VV (2005). Effect of peptide Livagen on activity of digestive enzymes in gastrointestinal tract and non-digestive organs in rats of different ages. Advances in Gerontology 16:92-96. PMID 16075683. In Russian. The only reviewed experiment in living animals that does not come from the patent. States that peptide hydrolases of the small intestine do not hydrolyse the peptide even to a small extent, and that in vitro it reduces glycyl-L-leucine dipeptidase activity in the small intestine by 50 per cent. After two weeks by mouth, digestive enzyme activity fell in young animals and rose in old ones, in most cases approaching the level of young controls. No amount and no statistics in the abstract. Also cited for the protein synthesis work of Brodskii VIa, Khavinson VKh, Zolotarev IuA, Nechaeva NV, Malinin VV, Novikova TE, Gvazava IG, Fateeva VI (2001), Rhythm of protein synthesis in cultures of hepatocytes from rats of different ages, Izvestiia Akademii Nauk Seriia Biologicheskaia (5):517-521, PMID 15926314, which is the clearest origin statement in the reviewed literature: "The peptide lyvagen (Lys-Glu-Asp-Ala) obtained by directed chemical synthesis on the basis of amino acid analysis of the liver polypeptide preparations increased the level of protein synthesis in the hepatocytes from rats of different ages; the highest effect was observed in the cells of old animals", with the contrasting result that Epitalon "did not change the intensity of protein synthesis" in the same cultures. Monolayer liver cell cultures from rats aged 1 to 24 months, 45 to 480 g; no concentration in the abstract.
- Khavinson VK (2001). Tissue-specific effects of peptides. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 132(2):807-808. PMID 11713572. DOI 10.1023/a:1013058701974. Two pages. Organotypic explant cultures from rat brain cortex, subcortical structures, liver and thymus; the house term appears in the sentence "Synthetic peptides (cytogens) Cortagen, Epithalon, Livagen, and Vilon stimulated the growth of explants from rat brain cortex, subcortical structures, liver, and thymus, respectively", which is the origin of the liver assignment. No concentrations, group sizes or effect sizes in the abstract. The same programme is set out in Khavinson VKh (2002), Peptides and ageing, Neuro-Endocrinology Letters 23 Suppl 3:11-144, PMID 12374906, which names the liver as one of four target organs of the tetrapeptide series.
- U.S. National Library of Medicine. MeSH supplementary concept UID 67473185, "Livagen", heading mapped to oligopeptides, entry terms "lysyl-glutamyl-aspartylalanine" and "Lys-Glu-Asp-Ala", previous indexing "oligonucleotides (2003-2005)". Retrieved 15 September 2026. The record holds no registry number field, so the CAS number cannot be cross-checked here. https://eutils.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/eutils/efetch.fcgi?db=mesh&id=67473185
- United States register checks, 15 September 2026. FDA Global Substance Registration System, queries for "livagen" and for "LYS-GLU-ASP-ALA": zero records each, while the control query "semaglutide" returns five, so no substance code exists. openFDA drug label API, search "livagen" and substance name "LIVAGEN": not found. openFDA adverse event database, medicinal product "livagen": not found. DailyMed web services v2: zero entries, database state 14 September 2026. https://gsrs.ncats.nih.gov
- Curated chemistry database checks, 15 September 2026. ChEMBL molecule search for the name returns total count 0, and a search by structure key IKVDKWACACMDLR-BJDJZHNGSA-N also returns 0. No DrugBank record was found. The Wikidata entity Q137538072 carries the label and the description "pharmaceutical compound" but no statements at all, no formula, no registry number and no database links, so it is worthless as an identity source. https://www.ebi.ac.uk/chembl/api/data/
- Kuznik BI, Khasanova NB, Ryzhak GA, Mezsheriakova IE, Khavinson VK (2020). The influence of polypeptide liver complex and tetrapeptide KEDA on organism physiological function in norm and age-related pathology. Advances in Gerontology 33(1):159-164. PMID 32362099. In Russian, abstract read in both languages. Expressly a review, in its own words "In the review is shown the data", and not a primary study. It treats a polypeptide complex extracted from calf liver and the synthetic tetrapeptide together, and its Russian abstract names animal models of experimental liver disease and work in vitro as the entire basis. It asserts high efficiency and restored liver function, and it is the reference with which the 2022 overview supports the Hepatoprotector label. The whole efficacy claim for this peptide rests on it.
- Khavinson VK, Linkova NS, Dyatlova AS, Kuznik BI, Umnov RS (2021). Peptides regulation of gene expression: a systematic review. Molecules 26(22):7053. PMID 34834147. PMCID PMC8619776. DOI 10.3390/molecules26227053. Full text checked. Cited for the general working range of these peptides in culture, "from 2 to 200 ng/mL", which is not specific to this substance. Documented negative finding: Livagen, KEDA and Lys-Glu-Asp-Ala do not appear anywhere in this systematic review by the same group on gene regulation by short peptides, and the same is true of their 2020 review in the same journal, PMID 32987757.
- Khavinson VKh, Malinin VV, Chalisova NI, Grigor'ev EI (2002). Tissue-specific action of peptides in tissue culture of rats of various ages. Advances in Gerontology 9:95-100. PMID 12096446. In Russian. Compares the polypeptide preparations Cortexin, Epithalamin, Hepalin and Thymalin with the synthetic short peptides Cortagen, Epitalon, Livagen and Vilon, assigning this one to the liver preparation Hepalin. The tissue-specific effect is reported with respect to the applied concentrations, and the abstract names neither the concentrations nor any effect size. A further liver paper of the same period, Riadnova IIu, Filippov SV, Iuzhakov VV (2002), Advances in Gerontology 10:88-94, PMID 12577697, reports that the peptide stimulates structural and functional homeostasis in an organotypic liver culture, with no figures and no concentration.
- Kost NV, Sokolov OIu, Gabaeva MV, Zolotarev IuA, Malinin VV, Khavinson VKh (2003). Effect of new peptide bioregulators livagen and epitalon on enkephalin-degrading enzymes in human serum. Izvestiia Akademii Nauk Seriia Biologicheskaia (4):427-429. PMID 12942748. In Russian. Both peptides inhibited enkephalin-degrading enzymes from human serum, with half-inhibiting concentrations of 20 and 500 µM respectively, and Livagen was more effective than puromycin, leupeptin and D-PAM. Negative finding in the same paper: "No interaction was observed between the tested peptides and mu- or delta-opioid receptors of the membrane fraction from the rat brain."
- Khavinson VKh, Lezhava TA, Monaselidze JG, Dzhokhadze TA, Dvalishvili NA, Bablishvili NK, Ryadnova IY (2002). Effects of Livagen peptide on chromatin activation in lymphocytes from old people. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 134(4):389-392. PMID 12533768. DOI 10.1023/a:1021924702103. The first paper on this peptide and chromatin: activation of ribosomal genes, decondensation of pericentromeric structural heterochromatin and release of euchromatic regions condensed with age. Cells in short-term culture; no concentration and no number of donors in the abstract.
- Khavinson VKh, Lezhava TA, Malinin VV (2004). Effects of short peptides on lymphocyte chromatin in senile subjects. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 137(1):78-81. PMID 15085253. DOI 10.1023/b:bebm.0000024393.40560.05. White cell cultures from donors aged 75 to 88. All five peptides tested, Vilon, Epithalon, Livagen, Prostamax and Cortagen, activated ribosomal genes and decondensed tightly packed chromatin fibrils; the packed region of chromosome 1 was loosened by three of them and that of chromosome 9 by two, Livagen among them. Five peptides acting alike is an argument against a sharp tissue assignment at this level. Human cells in a dish, nobody treated, and no concentrations in the abstract.
- Lezhava T, Monaselidze J, Kadotani T, Dvalishvili N, Buadze T (2006). Anti-aging peptide bioregulators induce reactivation of chromatin. Georgian Medical News (133):111-115. PMID 16705247. Cells from donors aged 75 to 88; Epitalon, Livagen and Vilon activated ribosomal genes, and the first two loosened the packed regions of chromosomes 1 and 9 while Vilon did not.
- Lezhava T, Jokhadze T, Monaselidze J, Buadze T, Gaiozishvili M, Sigua T et al. (2023). Epigenetic modification under the influence of peptide bioregulators on the "old" chromatin. Georgian Medical News (335):79-83. PMID 37042594. Donors aged 75 to 88. Writes the assignment out in full, "Lys-Glu-Asp-Ala-Livagen", and states expressly that these peptides do not decondense the pericentromeric structural heterochromatin, contradicting the same group in 2004 and 2006. The earlier summary of that programme is Lezhava T et al. (2020), Georgian Medical News (309):120-124, PMID 33526740, using differential scanning calorimetry, nucleolar organiser activity, C-heterochromatin and sister chromatid exchanges.
- Dzhokhadze TA, Buadze TZh, Gaiozishvili MN, Rogava MA, Lazhava TA (2013). Functional regulation of genome with peptide bioregulators by hypertrophic cardiomyopathy (by patients and relatives). Georgian Medical News (225):94-97. PMID 24423684. Cell cultures from people with a thickened heart muscle and from their first-degree relatives; Epithalon, Vilon and Livagen were tested, the last of them also alongside cobalt chloride. The ranking is explicit and not in this peptide's favour: "The most effective protective action … shows Epithalon". A second paper of the same series, Georgian Medical News (234):134-137, PMID 25341254, reports more large nucleolar organiser regions under the peptide alone and with cobalt ions.
- Dzhokhadze TA, Buadze TZh, Gaiozishvili MN, Kakauridze NG, Lezhava TA (2014). Genomic instability in atherosclerosis. Georgian Medical News (236):82-86. PMID 25541832. Cell cultures from people over 80 with hardened arteries against controls aged 30 to 35. Cited here as a documented case of overreach: the paper concludes from chromosomes in a dish that "The identified protective action of Livagen proves its efficacy in prevention of atherosclerosis", which does not follow from cell culture data and is not reported on this page as a finding.
- Dzhokhadze TA, Ganozishvili MN, Lezhava TA (2008). The effect of heavy metal ions and peptide bioregulators on the expression of chromosome fragile sites in individuals of different age groups. Georgian Medical News (162):11-14. PMID 18830022. Title shortened here; the paper is cited only for its age-group result. Nickel, zinc and cobalt ions served as the damaging agents and two peptides as correctors, and the finding runs against the ageing hypothesis: "Both tested bioregulators lessen heavy metals effect that was statistically reliable only for the young people group." A related paper, Georgian Medical News (148-149):50-54, PMID 17921545, reports corrective activity after gamma irradiation at 0.2 and 0.5 Gy and at 1 and 2 Gy without giving any figures.
- Collected trade and overview pages naming amounts, retrieved 15 September 2026. Figures circulating side by side: 200 µg a day under the skin as the most common, 100 to 300 µg once or twice a day, 500 µg to 2 mg a day, and a course presented as a laboratory schedule totalling 50 to 100 mg over ten days, with courses of 10 to 14 days and breaks of 6 to 12 weeks. None of these figures appears in any paper read for this page, and they contradict each other by up to two orders of magnitude. Trade records, cited only as evidence that such figures circulate. Not linked.
- US Food and Drug Administration. Bulk drug substances nominated for use in compounding under section 503A of the Federal Food, Drug, and Cosmetic Act, state of 14 May 2026. Checked in full text on 15 September 2026: neither the name nor the code nor the sequence appears in any of the three categories, so the substance was never even put forward for review. Control: alanyl-L-glutamine, a short peptide, stands in the list. Two warning letters of 2026 were also read in full, references 729447 and 735063: they name other substances under sections 301(d) and 505(a) of the Act and not this one, although one of them names Prostamax, a preparation from the same circle. https://www.fda.gov/media/94155/download
- European, British, Swiss and Russian register checks, 15 September 2026. The European Medicines Agency search returned HTTP 403 to an automated request, so no register query was possible. MHRA Products returned 122,696 bytes for both the query and the control query, byte for byte identical, which is a page shell and not a result. The Swissmedic page for authorised medicines returned HTTP 404. The Russian state medicines register is an ASPX application and could not be queried, so neither a medicine registration nor a supplement registration could be confirmed or ruled out. All four are recorded as unverified gaps rather than nil results; the finding of no authorisation rests on every other register checked and on the absence of any registered trial.
- German Anti-Doping Act, annex to section 2 paragraph 3, published as BGBl. 2023 I No. 67. Full text checked 15 September 2026: the name, the code and the sequence do not appear, and section II lists peptide hormones, releasing factors and growth factors one by one, with no catch-all heading a liver tetrapeptide could fall under. The closing sentence extends the listed substances to their salts, esters, ethers, isomers, mixtures of isomers, complexes and derivatives, and creates no new group. Possession is therefore not an offence under that provision, which changes nothing about the sporting ban. https://www.gesetze-im-internet.de/antidopg/anlage.html
- Therapeutic Goods (Poisons Standard — June 2026) Instrument 2026, Australia, signed 27 May 2026. Full text checked 15 September 2026 for the name, the code and the sequence: no match, and no general heading for peptides exists in the standard. Control: alanylglutamine appears twice and pralmorelin three times, so short peptides are listed there by name when they are listed at all. The Australian medicines register could not be queried programmatically. Unapproved research peptides are handled there much as prescription substances are, so absence from the standard is not permission.
- Health Canada, Drug Product Database API, brand-name queries for "livagen" and "lys-glu-asp-ala": empty results. Control query returns records with DIN 02471469. Retrieved 15 September 2026. The substance is nonetheless offered by research-chemical sellers with Canadian addresses. https://health-products.canada.ca/api/drug/drugproduct/
- World Anti-Doping Agency. The 2026 Prohibited List, in force from 1 January 2026, sections S0 and S2. Wording of S0: "All prohibited substances in this class are Specified Substances. Any pharmacological substance which is not addressed by any of the subsequent sections of the List and with no current approval by any governmental regulatory health authority for human therapeutic use (e.g. drugs under pre-clinical or clinical development or discontinued, designer drugs, substances approved only for veterinary use) is prohibited at all times." Full text checked 15 September 2026: the name, the code and the sequence return no match, so the classification follows from the general clause; control check, BPC-157 is named in that same clause. Section S2 was read in full and its subsections are occupied by erythropoietin-related agents, testosterone-stimulating peptides, corticotrophins, growth hormone and its fragments, releasing factors and growth factors, none of which describes a liver tetrapeptide. Cobalt is named in section S2.1.2 as an agent activating hypoxia-inducible factor and is not a specified substance. https://www.wada-ama.org/en/prohibited-list
- "Sia Peptides" OOO (2007). Peptide stimulating regeneration of liver tissue, pharmaceutical composition on its basis and method of its application. Russian patent RU 2297239 C1, filed 30 May 2006, published 20 April 2007. Read on 15 September 2026 to separate the two substances: this patent claims H-Glu-Asp-Leu-OH, the three-part peptide Ovagen, and not Lys-Glu-Asp-Ala. It is the liver regeneration document that trade pages regularly attribute to Livagen. https://patents.google.com/patent/RU2297239C1/en
- Western overview page for Livagen, retrieved 15 September 2026. Documented source of two false figures: it gives the formula as C19H33N5O9 and the mass as 475.5 Da, against C18H31N5O9 and 461.5 in three independent records, and it names a protein synthesis improvement of 42 to 150 per cent, a range that appears in none of the papers read for this page. Trade record, cited only as the documented instance of those errors. Not linked.
Citer cette page
Les vérifications dans les registres et les recherches bibliographiques qui alimentent cette page ont été faites le 15 septembre 2026. Pour une substance dont le dossier scientifique est aussi mince, la date à laquelle ces recherches sont revenues presque bredouilles fait partie du résultat.
myPeptides Research & Editing. (2026). Livagen : ce que montrent les études, statut et sécurité. Version 1.0, 15 septembre 2026. Registre des peptides myPeptides. Consulté sur https://mypep.app/peptides/livagen
La façon dont les pages de ce registre sont compilées et notées est expliquée sur la page méthodologie ; le registre complet se trouve sur la page peptides.
| Version | Date | Modification |
|---|---|---|
| 1.0 | 15 septembre 2026 | Première publication |
Dernière vérification : 15 septembre 2026. Prochaine révision : à la parution de la moindre étude enregistrée chez des personnes, de la moindre réplication indépendante des résultats de laboratoire, ou en cas de changement du classement antidopage.
