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Thymogen : ce que montrent les études, statut et sécurité

Le statut en bref

MarchéStatutDate
États-UnisEn essai clinique2025-12-08
Union européenneNon autorisé—
AllemagneNon autorisé—
Royaume-UniNon autorisé—
AustralieNon autorisé—
CanadaNon autorisé—
SuisseNon autorisé—
Stade de développement
Autorisé
Meilleur niveau de preuve
Essai randomisé de phase 3
Statut AMA
Non listé
Dernière vérification
2026-09-20
Version
1.0

Cette page n'indique aucune dose.

Thymogen : ce que montrent les études, statut et sécurité

Résumé

Le Thymogen est un dipeptide de synthèse, fait de deux acides aminés seulement : l'acide glutamique et le tryptophane. La Russie l'a autorisé, et la forme injectable y est délivrée sur ordonnance ; aucune autorité occidentale ne l'a autorisé sous quelque forme que ce soit. Sous les noms d'oglufanide et d'IM-862, la même molécule est arrivée en Occident jusqu'à un essai de phase 3 randomisé, qu'elle a échoué, et six autres études occidentales se sont terminées de la même façon. Son image miroir, bâtie avec les formes D des deux mêmes acides aminés, est un médicament russe distinct qui freine le système immunitaire au lieu de le stimuler.

L'essentiel en bref

  • Le plus grand essai était randomisé, en double aveugle, et négatif. Chez 202 patients, 104 sous la substance et 98 sous placebo, 23 % ont répondu contre 21 %, p = 0,46. Les auteurs ont écrit qu'elle « was not superior to placebo » (n'a pas fait mieux que le placebo) [1].
  • Dans ce même essai, les patients sous la substance ont fait moins bien sur une mesure. La valeur médiane du délai avant aggravation de la maladie était de 16 semaines contre 35 semaines sous placebo, p = 0,012. Les auteurs ont relevé qu'elle « may accelerate time to progression » (pourrait raccourcir le délai avant aggravation) [1].
  • Deux autres études, l'une prospective et l'autre randomisée, n'ont rien trouvé. Une étude chez 25 patients n'a produit aucune réponse objective, et une autre chez 71 patients n'a montré aucun avantage sur le placebo, p = 0,39 [2], [3].
  • Un seul pays l'a autorisé. La Russie a enregistré le spray nasal en mars 2022 et l'injection en février 2023, tous deux au nom d'un seul fabricant de Saint-Pétersbourg [4], [5]. Les registres américain, européen et canadien ont été interrogés le 20 septembre 2026 et n'ont rien renvoyé, chaque fois à côté d'une substance témoin qui, elle, a été trouvée [6], [7], [8].
  • Les trois quarts de la littérature sont en russe. Sur 103 références PubMed, 77 sont russes et 23 anglaises ; environ 60 % sont parues dans les années 1990, et quatre portent l'étiquette essai contrôlé randomisé [9].
  • La molécule en image miroir est un autre médicament, à l'effet inverse. La D-Glu-(D-Trp) est la thymodépressine, enregistrée en Russie en 2008, qui freine le système immunitaire [10].
  • L'autorité américaine l'a désigné comme inéligible à la préparation officinale dans une lettre d'avertissement de décembre 2025, aux côtés de la tésofensine, de l'élamiprétide et du cagrilintide [11].

Ce qu'est le Thymogen

Le Thymogen est un dipeptide : deux acides aminés, l'acide glutamique et le tryptophane, réunis par une liaison peptidique ordinaire. C'est toute la molécule. Elle est la plus petite substance de ce registre, et elle est fabriquée par synthèse, si bien qu'elle ne contient aucun tissu animal [12], [13].

Son histoire explique son nom. Dans les années 1980, une équipe moscovite a séparé des peptides courts à partir de tissu thymique et retenu le plus actif. Ses concepteurs le racontent sans détour : « The most active peptide Glu-Trp has been studied and developed into the immunostimulating drug Thymogen » (le peptide le plus actif, Glu-Trp, a été étudié et développé pour donner le médicament immunostimulant Thymogen) [10], [14].

La molécule a ensuite connu une seconde vie en Occident. Une société américaine, Cytran, a développé la même substance pour la voie nasale plutôt que pour l'injection, sous le code IM-862, et l'Organisation mondiale de la santé lui a donné le nom d'oglufanide. Le médicament russe et le produit expérimental occidental sont un seul et même composé [15], [16].

Faits en bref

ChampValeurRéf
NomOglufanide (dénomination commune internationale) ; marque Thymogen en Russie[12], [4]
Autres nomsIM-862, glufanide disodique (forme saline), L-Glu-L-Trp, alpha-Glu-Trp, EW, NSC-334073[15], [16]
ClasseDipeptide de synthèse, enregistré en Russie comme immunostimulant[5]
SéquenceGlu-Trp, deux acides aminés, liaison peptidique alpha[12]
Formule et masseC16H19N3O5, 333,34 g/mol ; le sel disodique est C16H17N3Na2O5, 377,30 g/mol[12], [13]
Demi-vieJamais publiée, pour aucune voie[5]
Voies dans l'enregistrement russeInjection intramusculaire, spray nasal, crème[5]
StatutAutorisé en Russie seulement ; expérimental et abandonné en Occident[4], [17]
Mis au point parVladislav Deigin et ses collègues, Académie des sciences de Russie, Moscou ; fabricant Citomed, Saint-Pétersbourg[14], [4]
Numéro de registre CAS38101-59-6[12]
PubChem CID100094 ; la forme saline porte le 158780[13]
UNII4RHY598T5U ; la forme sodique porte Q60AU1LLNU[18]
InChIKeyLLEUXCDZPQOJMY-AAEUAGOBSA-N[13]
Code OMSAucun attribué ; les fiches russes ne donnent que le code de groupe L03AX[5], [19]

Thymogen : ce que montrent les études, statut et sécurité

Comment il agit

Personne n'a identifié le récepteur. Ce qui existe, ce sont des expériences de liaison, une description dans la notice russe et une étude animale sur le mécanisme. Le constat honnête est que le mécanisme n'a jamais été établi.

  • La notice russe décrit une régulation, pas une cible. Elle indique que la préparation agit sur les réponses immunitaires cellulaires et humorales, normalise le nombre et le rapport des sous-populations de lymphocytes T, et stimule l'activité de nettoyage des cellules immunitaires. Aucune cible moléculaire n'est nommée [5].
  • Un site de liaison existe, mais il n'a jamais été identifié. Une équipe travaillant sur un isomère très proche a trouvé une liaison forte et saturable sur les cellules nettoyeuses de la souris, les macrophages, et sur les cellules de son thymus. Les constantes de dissociation étaient de 2,1 ± 0,1 et 3,1 ± 0,2 nanomolaires. Du Thymogen non marqué la déplaçait, à 0,9 et 1,1 nanomolaires [20].
  • Le partenaire de liaison est une protéine de la surface cellulaire. Une fois les cellules traitées par une enzyme qui découpe les protéines, elles ne fixaient plus rien. L'identification s'arrête là : aucun gène, aucun récepteur cloné [20].
  • Chez la souris, l'effet passait entièrement par les cellules tueuses naturelles. Il disparaissait chez des animaux dépourvus de perforine, la protéine avec laquelle ces cellules percent leurs cibles, et s'affaiblissait sans interleukine 12. Sur des cellules humaines en culture, le dipeptide n'a eu aucun effet direct [21].
  • En culture, il fait comme les autres et ne se distingue pas. Comparé côte à côte avec quatre autres peptides bio-régulateurs russes sur une lignée de cellules immunitaires humaines, il a atténué les mêmes signaux inflammatoires que les autres. L'étude ne les a pas départagés en intensité [22].

Rien de tout cela ne s'est retrouvé chez l'humain. Les travaux animaux et de laboratoire ci-dessus sont ce qui a motivé les essais occidentaux, et ces essais, décrits ci-après, ne les ont pas confirmés [1], [2], [3].

Ce que les études ont montré

Sept études cliniques de la substance ont été menées en Occident entre 1999 et 2007. Quatre d'entre elles figurent au registre américain des essais, les trois autres ont été publiées sans y avoir été inscrites, et aucune n'a donné de résultat positif contrôlé. La plupart des peptides bio-régulateurs russes n'ont jamais été mis à l'épreuve en Occident, de sorte qu'ils n'ont rien pu échouer ; celui-ci, lui, a été testé, et il a échoué [17].

L'essai de phase 3 randomisé

Essai randomisé de phase 3 L'essai a réparti par tirage au sort 202 patients, 104 vers la substance et 98 vers le placebo, et s'est déroulé en double aveugle pendant 24 semaines. Le taux de réponse a été de 23 %, avec une plage de confiance de 15 à 32 %, contre 21 % sous placebo, plage de 14 à 31 %. L'écart restait largement dans les limites du hasard, p = 0,46 [1].

Aucune différence dans l'essai de phase 3
IM-862
23% de patients répondeurs
Placebo
21% de patients répondeurs

Essai randomisé, en double aveugle, contre placebo, chez 202 patients, 104 sous IM-862 et 98 sous placebo, pendant 24 semaines. L'écart n'avait pas de signification statistique, p = 0,46, et les auteurs ont conclu que la substance ne faisait pas mieux que le placebo. Source [1].

Essai randomisé de phase 3 Le second résultat va dans le mauvais sens. La valeur médiane du délai avant que la maladie ne progresse était de 16 semaines sous la substance, avec une plage de confiance de 13 à 27 semaines, contre 35 semaines sous placebo, plage de 26 à 114 semaines, p = 0,012. Les auteurs ont écrit qu'elle « may accelerate time to progression » (pourrait raccourcir le délai avant aggravation). Les deux groupes différaient aussi légèrement au départ sur le traitement de fond, 88 contre 96 %, p = 0,042 [1].

Le délai avant aggravation était plus court sous la substance
IM-862
16 semaines
Placebo
35 semaines

Valeur médiane du délai avant aggravation de la maladie, dans le même essai randomisé chez 202 patients. Plus la valeur est élevée, mieux c'est : la substance a donc fait moins bien que le placebo ici, p = 0,012. Ce signal n'a jamais été expliqué, le développement ayant été arrêté. Source [1].

Le résultat antérieur qui a été renversé

Phase 1/2 Une étude chez 44 patients avait rapporté une réponse majeure chez 36 %, dont cinq complètes et onze partielles. Les patients étaient répartis par tirage au sort entre deux bras de traitement, mais il n'y avait pas de groupe placebo, si bien que rien dans l'essai ne montrait ce qui se serait passé sans la substance. Le délai médian jusqu'à une réponse était de six semaines, dans une plage de trois à 26. Vingt et un autres patients étaient stables [23].

Essai randomisé de phase 3 L'essai ultérieur a expliqué ce chiffre autrement. Le traitement antiviral standard, alors nouvellement disponible, « alone was associated with a substantial rate of sustained tumor response and may have contributed to prior estimates of IM-862 response » (à lui seul, il s'accompagnait d'un taux notable de réponses tumorales durables et a pu contribuer aux estimations antérieures de réponse à l'IM-862). Citer les 36 % aujourd'hui revient à citer un résultat dépassé [1], [23].

Les autres études

Phase 2 Une étude prospective chez 25 patients n'a produit strictement aucune réponse objective. Huit patients sont restés stables et 17 se sont aggravés. La survie avait une valeur médiane de 7,9 mois, plage de 2,7 à 20, et le délai avant aggravation de 1,9 mois, plage de 1,2 à 12,6. Les concentrations sanguines d'un signal de croissance des vaisseaux ont bien baissé de façon mesurable, ce qui n'a rien changé sur le plan clinique [2].

Phase 2 Les auteurs ont été directs. La substance « does not lead to any significant objective responses » (ne conduit à aucune réponse objective notable) dans ce groupe, et « should not be further evaluated as a single agent … for this population of patients » (ne devrait pas être évaluée davantage en monothérapie chez ces patients) [2].

Randomisée, en double aveugle Une étude chez 71 hommes évaluables a comparé la substance au placebo pendant six mois. Une aggravation est survenue chez 14 des 34, soit 41 %, contre 18 des 37, soit 49 %, p = 0,39. Aucun des deux groupes n'a atteint la valeur médiane du délai avant aggravation. La conclusion publiée est qu'elle « failed to demonstrate superiority over placebo » (n'a pas démontré de supériorité sur le placebo) [3].

Phase 1 Une étude enregistrée de plus, menée par une université californienne chez 43 patients entre 1999 et 2001, est indiquée comme achevée. Aucune publication de ses résultats n'a pu être retrouvée, et c'est la plus grande lacune du dossier [17].

Arrêtée Une autre étude enregistrée, associant la substance à deux agents de chimiothérapie, a été interrompue prématurément après 18 patients. Une dernière a été enregistrée en 2001 et son statut est resté inconnu depuis [17].

La littérature russe

Observationnel Les données russes sont abondantes en volume et pauvres en méthode. Sur 103 références PubMed, 77 sont russes, 23 anglaises et trois ukrainiennes ; environ 60 % ont été publiées dans les années 1990. Neuf portent l'étiquette essai clinique et quatre l'étiquette essai contrôlé randomisé — et trois de ces quatre sont les études occidentales négatives [9].

En quelle langue la littérature sur le Thymogen est écrite
Russe
77 références PubMed
Anglais
23 références PubMed
Ukrainien
3 références PubMed

Les 103 références PubMed pour ce terme, récupérées et classées par langue le 20 septembre 2026. Le quart anglophone est dominé par les quatre études occidentales et par des articles de chimie. Source [9].

Observationnel Les rapports russes pris un par un sont de petites séries sans groupe témoin, le plus souvent avec la substance administrée en même temps que plusieurs autres traitements, et publiées dans des revues à faible portée internationale. Un article russe se présente comme randomisé, en double aveugle et contre placebo, chez des patients âgés avant une chirurgie abdominale lourde. Son résumé ne donne ni nombre de participants, ni taille d'effet, ni valeur de p [24].

Ce qui reste inconnu

  • Ce que le corps en fait. Aucune demi-vie, aucune biodisponibilité, aucune concentration sanguine, pour aucune des trois voies. La notice russe n'offre qu'une description en mots [5].
  • Ce qu'est le site de liaison. Une protéine, sur un type de cellule, dans une espèce, jamais identifiée plus avant [20].
  • Si les effets immunitaires comptent. Les observations de laboratoire n'ont jamais été reliées à un résultat clinique mesuré dans des conditions contrôlées [22].
  • Pourquoi l'aggravation a été plus rapide dans l'essai de phase 3. Le signal n'a jamais été exploré, le programme ayant pris fin [1].
  • Tout ce qui concerne un usage prolongé. La plus longue exposition contrôlée au dossier est de 24 semaines [1].
  • Tout ce qui concerne la grossesse et l'allaitement. Les sources consultées ne contiennent aucune donnée [5].

Effets indésirables et sécurité

Les effets indésirables rapportés sont peu nombreux, légers et mal quantifiés. Cela ne vaut pas pour autant un bon bilan de sécurité : dans les études où la tolérance paraissait excellente, la substance ne faisait rien non plus [1], [2].

  • La notice russe se contente de deux mots. Sous effets indésirables, elle nomme les réactions allergiques et les réactions d'hypersensibilité, sans attacher de fréquence à l'une ni à l'autre [4].
  • La forme nasale ajoute une entrée. Une inflammation allergique de la muqueuse du nez, là encore sans fréquence [5].
  • Dans les études occidentales, les effets étaient légers. Maux de tête, fatigue, fourmillements et nausées, tous passagers. Aucun effet sur la formule sanguine n'a été attribué au traitement [23].
  • Deux études n'ont pour ainsi dire rapporté aucune toxicité. L'une n'a rien trouvé de grade 2 ou 3 chez 24 patients évaluables ; l'autre indique qu'aucune toxicité notable n'est apparue [2], [3].
  • Le seul signal solide est celui de l'aggravation. Un délai avant aggravation plus court sous la substance que sous placebo, p = 0,012, dans le seul grand essai randomisé. Il n'a jamais été expliqué [1].
  • La notice met en garde contre l'association avec des corticoïdes à forte dose, au motif que leur action freinatrice sur l'immunité annulerait la stimulation recherchée [5].
  • La notice comporte une courte rubrique surdosage. Avaler la forme nasale y est traité comme un motif de consultation médicale, et un excès dans le nez produit davantage de sécrétions, ce qui rentre dans l'ordre à l'arrêt [4], [5].
  • Les contre-indications tiennent en peu de lignes. Hypersensibilité à la substance, et nourrissons : moins de six mois pour l'injection selon une source, moins d'un an pour les formes sans ordonnance selon l'autre [4], [5].

Le risque le plus précis tient au produit acheté hors pharmacie, et il est d'ordre chimique. Une molécule de deux acides aminés est simple et bon marché à fabriquer, et rien dans la poudre elle-même ne révèle quelle version a été faite, si bien que la mention portée sur le contenant est le seul élément dont dispose l'acheteur [25].

Faites passer les deux acides aminés à leur forme en image miroir et le produit devient la thymodépressine. C'est un médicament russe distinct, enregistré en 2008, qui freine la fonction immunitaire et retient la libération des cellules qui fabriquent le sang. Ses concepteurs décrivent le couple comme « a rare phenomenon when enantiomeric molecules demonstrate reciprocal (i.e., opposite) biological activities » (un phénomène rare, où des molécules énantiomères montrent des activités biologiques réciproques, c'est-à-dire opposées). La littérature écrit cette molécule de deux façons, comme la simple paire en image miroir et comme une variante reliée par l'autre extrémité de l'acide glutamique, et les deux sont décrites comme freinant l'immunité [10], [26].

Un flacon étiqueté seulement Glu-Trp ou EW ne porte donc aucune information sur celle des deux qui s'y trouve. Les distinguer demande une analyse de la latéralité que le commerce informel ne pratique pas [10].

Un fait réglementaire a sa place ici également. En décembre 2025, la FDA a nommé le Thymogen dans une lettre d'avertissement adressée à un distributeur d'ingrédients en vrac, parmi les substances qui ne peuvent pas entrer dans une préparation officinale, aux côtés de la tésofensine, de l'élamiprétide et du cagrilintide [11].

Pourquoi cette page n'indique aucune dose

Cette page ne donne aucune quantité de Thymogen, dans aucune unité : ni milligrammes, ni microgrammes, ni dosages, ni nombre de pulvérisations, ni fréquence d'injection, ni durée de traitement. Cela vaut aussi bien pour la notice russe que pour les protocoles des études.

La raison en est le statut légal de la substance. Une de ses formes autorisées, l'injection vendue en Russie, n'est délivrée que sur ordonnance au titre de l'enregistrement ЛП-№(001808)-(РГ-RU), et la notice indique que la préparation est délivrée sur ordonnance. Une page de référence destinée au grand public ne porte aucune indication de dose pour un médicament sur ordonnance [4].

Rien ne se perd à cela. Chaque étude occidentale ayant testé une quantité définie a rapporté que cette quantité ne fonctionnait pas, et les quantités employées là-bas n'ont aucun rapport avec ce qui se vend aujourd'hui sous ce nom. Les chiffres qui comptent — participants, taux de réponse, valeurs de p, semaines — figurent tous sur cette page [1], [2], [3].

Développement et statut réglementaire

Le Thymogen est autorisé en Russie et nulle part ailleurs. En Occident, il n'a jamais dépassé le stade du développement clinique : faute de preuves, il a été abandonné vers 2007 [17].

D'un extrait de thymus à un programme abandonné

  1. Années 1980Isolé puis synthétiséLe Glu-Trp est séparé du matériel thymique comme fraction la plus active, puis fabriqué par synthèse, réf. [10], [14]
  2. Années 1990Le pic de la littérature russeEnviron 60 % de toutes les références PubMed sur la substance paraissent dans cette décennie, presque toutes en russe, réf. [9]
  3. 1999-2001Les essais occidentaux commencentCytran et l’université de Californie du Sud enregistrent quatre études sous le code IM-862, réf. [17]
  4. 2000Une promesse sans groupe témoinUne étude chez 44 patients rapporte un taux de réponse de 36 %, sans placebo auquel le comparer, réf. [23]
  5. 2004Premier échec netUne étude prospective chez 25 patients ne renvoie aucune réponse objective, réf. [2]
  6. 2005Le résultat de phase 3202 patients, aucune différence avec le placebo (p = 0,46) et un délai avant aggravation plus court (p = 0,012), réf. [1]
  7. 2007La dernière étude paraîtUne étude randomisée chez 71 hommes ne trouve aucun avantage sur le placebo ; le développement occidental prend fin, réf. [3]
  8. 2022-2023Enregistrements russes renouvelésSpray nasal enregistré le 24 mars 2022, injection le 13 février 2023, tous deux sans échéance, réf. [4], [5]
  9. 2025Nommé par la FDAUne lettre d’avertissement du 8 décembre range la substance parmi celles inéligibles à la préparation officinale, réf. [11]
  • Années 1980 le dipeptide est séparé du matériel thymique, identifié comme la fraction la plus active, puis produit par synthèse [10], [14].
  • 1999 à 2001 quatre études occidentales sont enregistrées sous le code IM-862, financées par Cytran et par une université californienne [17].
  • 2000 à 2007 les études occidentales publiées rapportent des résultats négatifs ou s'interrompent prématurément, jusqu'à l'étude randomisée de 2007 [1], [2], [3], [17].
  • 2009 le plus ancien certificat d'enregistrement vérifiable, pour le spray nasal, est délivré le 10 juin ; aucune date d'autorisation russe antérieure n'a pu être confirmée à partir d'une source primaire [10].
  • Mars 2022 et février 2023 les enregistrements russes du spray nasal et de l'injection sont délivrés, tous deux sans date d'expiration [4], [5].
  • Décembre 2025 la FDA nomme la substance dans une lettre d'avertissement portant sur des ingrédients en vrac fournis aux préparateurs [11].
MarchéStatutDepuis ou remarque
RussieAutoriséInjection sur ordonnance
États-UnisNon autoriséExpérimental seulement
Union européenneNon autoriséAucun rapport d'évaluation
AllemagneNon autoriséSans autorisation
Royaume-UniNon autoriséNon vérifié, registre illisible
AustralieNon enregistréNon inscrit au Poisons Standard
CanadaNon autoriséAucun numéro de produit
SuisseNon autoriséAucune trace trouvée

Cinq de ces lignes reposent sur des interrogations de registre menées avec une substance témoin, dans la même base et le même jour. Un résultat vide signifie donc une absence, et non une requête défaillante [6], [7], [8], [27], [28].

Deux lignes sont plus faibles et sont signalées comme telles. Le registre britannique ne charge ses résultats que par des scripts et n'a pas pu être lu. Le registre australien des produits était injoignable, si bien que cette ligne repose sur le seul texte intégral du Poisons Standard [29], [30].

Un détail russe fait l'objet d'un désaccord. La notice Vidal présente l'injection comme délivrée sur ordonnance, tandis que le registre RLS indique les trois formes comme accessibles sans ordonnance, et le registre d'État lui-même se trouve derrière un captcha. Cette page retient la lecture la plus stricte [4], [5], [31].

La position allemande découle de l'absence de toute autorisation. Un médicament non autorisé ne peut pas être mis sur le marché, et la substance ne figure nulle part dans l'annexe du règlement sur les médicaments soumis à prescription [27].

Le tableau juridique d'ensemble se trouve sous les peptides sont-ils légaux et peptides autorisés par la FDA.

Antidopage

Le Thymogen n'est pas nommé sur la liste des interdictions 2026. Une recherche en texte intégral dans cette liste, le 20 septembre 2026, n'a renvoyé que deux occurrences proches, toutes deux libellées « Thymosin-ß4 and its derivatives e.g. TB-500 » (la thymosine bêta-4 et ses dérivés, par exemple le TB-500), qui désignent une autre substance, dans une autre classe [32].

Le même résultat est ressorti de l'annexe de la loi allemande contre le dopage et du Poisons Standard australien, chacun passé en revue intégralement avec des termes témoins qui, eux, ont été trouvés [29], [33].

L'absence d'une liste ne vaut pas permission. La substance n'a aucune indication liée à la performance, si bien que l'agence n'avait aucune raison de l'inscrire. La responsabilité sans faute continue de peser sur l'athlète, et une préparation non autorisée issue du commerce informel comporte un risque de contamination par des substances qui, elles, sont inscrites [32].

Le tableau complet se trouve sous peptides interdits dans le sport.

Comparé aux peptides voisins

SubstanceCe que c'estTailleStatutRéf
ThymogenDipeptide de synthèse, L-Glu-L-Trp2 acides aminésAutorisé en Russie ; en échec en Occident[1], [4]
ThymalineExtrait de thymus de veau, sans structure définieMélangeAutorisé en Russie seulement ; voir sa propre page—
ThymulinePeptide thymique dépendant du zinc9 acides aminésAutorisée nulle part ; voir sa propre page—
Thymosine alpha-1Peptide de synthèse, code L03AX2528 acides aminésAutorisée dans plusieurs pays ; voir sa propre page—
ThymodépressineImage miroir du Thymogen, immunosuppresseur2 acides aminésEnregistrée en Russie en 2008[10]
BestimTroisième isomère, liaison gamma et une forme D2 acides aminésPréparation russe distincte[20]

L'histoire commune est réelle, mais un résultat obtenu avec l'une de ces substances ne se transporte pas à une autre. Le Thymogen a été séparé de la thymaline, si bien que les deux sont liées dans le dossier, et pourtant l'une est une molécule unique bien définie et l'autre un mélange de beaucoup. Une étude de l'extrait ne dit donc rien du dipeptide [10].

Les différences de taille sont le repère le plus rapide. Deux acides aminés face à neuf, à 28, ou à un mélange impossible à dénombrer : ce sont des substances différentes, aux histoires réglementaires différentes, et seule la thymosine alpha-1 détient un code OMS qui lui est propre [19], [34].

Les deux dernières lignes du tableau sont celles que l'on confond le plus facilement avec le Thymogen, et celles dont la confusion porte le plus à conséquence. Elles sont bâties avec les deux mêmes acides aminés et ne diffèrent que par la latéralité de ceux-ci ou par la liaison chimique qui les réunit, et cette différence suffit à retourner l'effet biologique [10], [20].

Idées reçues

  • « Le Thymogen et la thymaline sont la même chose. » Non. La thymaline est un extrait de thymus de veau sans séquence ni formule ; le Thymogen est un dipeptide de synthèse bien défini. Le lien est historique : le dipeptide a été isolé de l'extrait, puis reconstruit en laboratoire [10], [35].
  • « Le Thymogen, c'est la thymuline. » Non. La thymuline est un peptide de neuf unités, de formule C33H54N12O15 et de masse voisine de 858,9. Le Thymogen compte deux acides aminés et une masse de 333,34 [34], [12].
  • « Le Thymogen, c'est la thymosine alpha-1. » Non. Cette substance compte 28 acides aminés, une masse proche de 3108, le nom international thymalfasine et le code OMS L03AX25. Le Thymogen n'a aucun code OMS qui lui soit propre [19], [5].
  • « Il est apparenté au TB-500, il doit donc être interdit dans le sport. » Non. La thymosine bêta-4 est un fragment de protéine de 43 unités et elle est inscrite ; le Thymogen ne figure sur aucune des trois listes vérifiées. Des noms qui se ressemblent ne font pas un classement commun [32], [33].
  • « Les essais cliniques ont montré que ça marche. » C'est l'inverse. Le résultat précoce non contrôlé de 36 % a été renversé par un essai randomisé chez 202 patients donnant 23 contre 21 %, p = 0,46. Les autres études n'ont trouvé aucune réponse, aucun avantage sur le placebo, ou ont été interrompues prématurément [1], [2], [3], [23].
  • « Les résultats contre la grippe chez la souris prouvent qu'il agit sur les virus. » Ces expériences portaient sur une association avec de l'acide glycyrrhizique. Les mêmes articles indiquent que « the agents used alone had a lower efficacy than rimantadine » (les produits employés seuls avaient une efficacité moindre que la rimantadine), la substance de comparaison. Le composé isolé a fait moins bien [36].
  • « Les études russes sur le glutamyl-tryptophane sont des études du Thymogen. » Pas nécessairement. Plusieurs portent sur le Bestim ou la thymodépressine, qui sont des isomères différents, et l'une au moins conclut en recommandant le Bestim plutôt que le Thymogen [20], [37].
  • « Le spray nasal se vend sans ordonnance en Russie, il est donc inoffensif. » Deux choses distinctes sont mélangées. L'exigence d'ordonnance, en Russie, porte sur la forme injectable. En Allemagne, aux États-Unis et dans tous les autres marchés vérifiés, la substance n'a aucune autorisation [4], [11].
  • « Le Thymogen est un peptide anti-âge. » Non. Aucune étude humaine n'a examiné le vieillissement ni la longévité avec cette molécule. L'argument vient du groupe de peptides bio-régulateurs russes avec lesquels il est vendu, et non de données portant sur cette molécule [9].

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le Thymogen ?

C'est un dipeptide de synthèse : de l'acide glutamique relié à du tryptophane, formule C16H19N3O5, masse 333,34 g/mol, numéro de registre 38101-59-6. C'est donc le plus petit peptide de ce registre. Il a été isolé dans les années 1980 à partir de l'extrait de thymus de veau Thymaline, puis fabriqué par synthèse depuis lors, si bien qu'il ne contient aucun matériau d'origine animale.

Le Thymogen est-il la même substance que l'oglufanide et l'IM-862 ?

Oui. Oglufanide est la dénomination commune internationale de la molécule, et IM-862 était le code de développement employé par la société américaine Cytran. PubChem, ChEMBL, ChEBI et le registre américain des substances classent tous le Thymogen et l'oglufanide sous une seule structure. Cela compte pour la recherche documentaire : le registre des essais ne renvoie rien pour Thymogen et quatre études pour IM-862.

Qu'ont trouvé les essais occidentaux du Thymogen ?

Ils ont été négatifs. Le plus grand était randomisé et en double aveugle chez 202 patients : 23 % ont répondu sous la substance contre 21 % sous placebo, p = 0,46, et le délai avant aggravation de la maladie a été plus court sous la substance, 16 semaines contre 35, p = 0,012. Une étude prospective chez 25 patients n'a donné aucune réponse objective, une étude randomisée chez 71 hommes n'a montré aucun avantage sur le placebo, et l'une des études enregistrées a été interrompue prématurément après 18 patients.

Le Thymogen est-il autorisé quelque part ?

En Russie seulement. Trois formes y sont enregistrées au nom d'un seul fabricant de Saint-Pétersbourg : une injection, un spray nasal et une crème. L'injection est délivrée sur ordonnance selon la notice Vidal ; les deux autres se vendent sans ordonnance. Les vérifications de registres menées le 20 septembre 2026 n'ont trouvé aucune autorisation aux États-Unis, dans l'Union européenne, en Allemagne, au Canada ni en Suisse.

Pourquoi l'image miroir du Thymogen est-elle dangereuse à confondre avec lui ?

Parce qu'elle fait l'inverse. Bâtie avec les formes D des deux mêmes acides aminés, la molécule devient la thymodépressine, un médicament russe enregistré en 2008 qui freine le système immunitaire et retient les cellules qui fabriquent le sang. Ses concepteurs parlent d'un cas rare de molécules en image miroir aux activités réciproques. Un produit étiqueté seulement Glu-Trp ou EW ne dit rien de ce qui se trouve dans le flacon.

Le Thymogen est-il la même chose que la thymaline, la thymuline ou la thymosine alpha-1 ?

Non, et les quatre sont régulièrement confondus. La thymaline est un extrait de thymus de veau sans structure définie ni formule. La thymuline est un peptide de neuf unités, de masse voisine de 858,9. La thymosine alpha-1 compte 28 unités, une masse proche de 3108 et son propre code OMS L03AX25. Le Thymogen compte deux unités et n'a aucun code OMS qui lui soit propre.

Que sait-on du devenir du Thymogen dans le corps ?

Très peu de chiffres. Aucune demi-vie, aucune biodisponibilité et aucune mesure de concentration sanguine n'ont été publiées, pour aucune des trois voies d'administration. Chimiquement, la molécule aime fortement l'eau et traverse mal les membranes, si bien qu'elle n'est pas disponible par voie orale, et les enzymes qui coupent les peptides la ramènent à ses deux acides aminés, lesquels rejoignent ensuite le métabolisme ordinaire des acides aminés. C'est tout ce qui a été publié.

Le Thymogen est-il interdit dans le sport ?

Il n'est nommé ni sur la liste des interdictions 2026, ni dans l'annexe de la loi allemande contre le dopage, ni dans le Poisons Standard australien ; les trois textes ont été passés en revue intégralement le 20 septembre 2026. Les seules occurrences proches concernent la thymosine bêta-4, une substance différente. L'absence d'une liste ne vaut pas permission, et une préparation non autorisée issue du commerce informel comporte un risque de contamination, dans un régime de responsabilité sans faute.

Que dit l'autorité américaine à propos du Thymogen ?

En décembre 2025, la FDA l'a nommé dans une lettre d'avertissement adressée à un distributeur d'ingrédients en vrac, en le rangeant parmi les substances qui ne peuvent pas entrer dans une préparation officinale au titre de la section 503A. Il y figure aux côtés de la tésofensine, de l'élamiprétide et du cagrilintide. Il n'existe aucun produit américain autorisé, aucune inscription au répertoire national des médicaments et aucune notice.

Quelle est la solidité des données russes sur le Thymogen ?

Faible au regard des exigences actuelles. Sur 103 références PubMed portant ce nom, 77 sont en russe, environ 60 % datent des années 1990, et quatre seulement portent l'étiquette essai contrôlé randomisé, dont trois sont les études occidentales négatives en cancérologie. Les rapports russes sont pour l'essentiel de petites séries sans groupe témoin, issues de l'entourage du fabricant, sans enregistrement et sans taille d'effet.

Sources

  1. Noy A, Scadden DT, Lee J, Dezube BJ, Aboulafia D, Tulpule A, Walmsley S, Gill P (2005). Angiogenesis inhibitor IM862 is ineffective against AIDS-Kaposi's sarcoma in a phase III trial. Journal of Clinical Oncology 23(5):990-998. PMID 15598977. DOI 10.1200/JCO.2005.11.043. Randomised, double-blind, placebo-controlled, 202 participants (104 against 98), response 23 per cent (95 per cent CI 15-32) against 21 per cent (14-31), p = 0.46; time to progression 16 against 35 weeks, p = 0.012.
  2. Deplanque G, Madhusudan S, Jones PH, Wellmann S, Christodoulos K, Talbot DC, Ganesan TS, Blann A, Harris AL (2004). Phase II trial of the antiangiogenic agent IM862 in metastatic renal cell carcinoma. British Journal of Cancer 91(9):1645-1650. PMID 15354209. DOI 10.1038/sj.bjc.6602126. 25 participants, no objective responses, 8 stable and 17 progressing, survival 7.9 months, no grade 2 or 3 toxicity.
  3. Mao S, Daliani DD, Wang X, Thall PF, Do KA, Perez CA, Brown MA, Bouchillon K, Carter CM, Logothetis CJ, Kim J (2007). Employing the treatment-free interval of intermittent androgen ablation to screen candidate prostate cancer therapies. The Prostate 67(15):1677-1685. PMID 17879948. DOI 10.1002/pros.20649. Double-blind randomised, 71 evaluable, progression 14 of 34 against 18 of 37, p = 0.39.
  4. Vidal Russia, product information Тимоген number 3711 (solution for intramuscular injection) and number 3712 (metered nasal spray), retrieved 20 September 2026. Registration ЛП-№(001808)-(РГ-RU) of 13 February 2023 and ЛП-№(000640)-(РГ-RU) of 24 March 2022, both open-ended; holder Citomed, St Petersburg; group code L03AX; storage 2 to 8 degrees Celsius. The injection entry states that the preparation is dispensed on prescription. https://www.vidal.ru/drugs/thymogen__3711
  5. Russian Register of Medicinal Products (RLS), Тимоген, overview of all dosage forms and single entry, retrieved 20 September 2026. Contains the description of action, the qualitative pharmacokinetic statement, contraindications, side effects, overdose, interactions and storage, and lists all three forms as dispensed without a prescription. https://www.rlsnet.ru/drugs/timogen-5033
  6. openFDA, queried 20 September 2026: the approvals, national drug code, label and enforcement endpoints each returned no match for oglufanide or Thymogen, while the control query for tesamorelin returned one approval record. https://api.fda.gov/drug/drugsfda.json
  7. European Medicines Agency, complete medicines report and orphan designations report, downloaded and searched in full on 20 September 2026: no match for oglufanide, Thymogen, Timogen or IM-862, against one match each for the control substances tesamorelin and tirzepatide. https://www.ema.europa.eu/en/documents/report/medicines-output-medicines-report_en.xlsx
  8. Health Canada Drug Product Database, active ingredient endpoint, queried 20 September 2026: empty result for oglufanide, Thymogen and glutamyl, against two records for the control substance tesamorelin. https://health-products.canada.ca/api/drug/activeingredient/
  9. NCBI PubMed E-utilities, searches of 20 September 2026: 103 records for "thymogen" (77 Russian, 23 English, 3 Ukrainian; 1 from the 1980s, 61 from the 1990s, 26 from the 2000s, 9 from the 2010s, 6 from the 2020s; 9 tagged clinical trial, 4 randomised controlled trial, 5 controlled clinical trial, 6 review, 2 case reports) and 17 records for "oglufanide". https://eutils.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/eutils/esearch.fcgi
  10. Deigin V, Linkova N, Vinogradova J, Vinogradov D, Polyakova V, Medvedev D, Krasichkov A, Volpina O (2024). The first reciprocal activities of chiral peptide pharmaceuticals: Thymogen and Thymodepressin, as examples. International Journal of Molecular Sciences 25(9):5042. PMID 38732260. DOI 10.3390/ijms25095042. Names the Thymogen registration certificate of 10 June 2009 and the Thymodepressin certificate of 17 March 2008, and describes the mirror-image pair.
  11. US Food and Drug Administration, warning letter to Darmerica, LLC, MARCS-CMS 716152, issued 8 December 2025, Center for Drug Evaluation and Research. Names thymogen among ingredients "that are ineligible for use in human drug compounding under sections 503A", alongside tesofensine, elamipretide (SS-31) acetate and cagrilintide acetate. https://www.fda.gov/inspections-compliance-enforcement-and-criminal-investigations/warning-letters/darmerica-llc-716152-12082025
  12. EMBL-EBI, ChEBI entry CHEBI:73512 "Glu-Trp", retrieved 20 September 2026: a dipeptide of L-glutamic acid and L-tryptophan, international name oglufanide, formula C16H19N3O5, mass 333.344, monoisotopic 333.13247, CAS 38101-59-6. https://www.ebi.ac.uk/chebi/
  13. NCBI E-utilities, compound summaries for CID 100094 (oglufanide, InChIKey LLEUXCDZPQOJMY-AAEUAGOBSA-N, synonym list including "Thymogen" and "38101-59-6") and CID 158780 (oglufanide disodium, C16H17N3Na2O5, 377.300), retrieved 20 September 2026. The PubChem web interface and its REST endpoint were unavailable that day.
  14. Deigin V, Ksenofontova O, Yatskin O, Goryacheva A, Ignatova A, Feofanov A, Ivanov V (2020). Novel platform for the preparation of synthetic orally active peptidomimetics. International Immunopharmacology 81:106185. PMID 32058926. DOI 10.1016/j.intimp.2020.106185. Contains the developers' own account: "In the 1980s, we have separated and characterized a number of dipeptides from the thymus homogenate."
  15. EMBL-EBI, ChEMBL records CHEMBL2111029 (oglufanide, maximum phase 3) and CHEMBL2107123 (oglufanide disodium, synonyms IM-862 and IM862, adopted American name glufanide disodium), retrieved 20 September 2026. https://www.ebi.ac.uk/chembl/
  16. EMBL-EBI UniChem, connectivity query for InChIKey LLEUXCDZPQOJMY-AAEUAGOBSA-N, 20 September 2026: cross-references to DrugBank DB05779, ChEBI:73512, ChEMBL, the American substance registry and HMDB0028830.
  17. ClinicalTrials.gov, application programming interface version 2, queried 20 September 2026. "oglufanide" returns three studies and "IM-862" four; "thymogen" returns none, which is a search-term artefact rather than an absence. The four are NCT00002445 (phase 3, 200 participants, sponsor Cytran, completed), NCT00003773 (phase 1, 43 participants), NCT00006037 (phase 2, 18 participants, terminated) and NCT00017303 (phase 2, status unknown since 2001). https://clinicaltrials.gov/api/v2/studies
  18. US Food and Drug Administration and NCATS, Global Substance Registration System: OGLUFANIDE, unique ingredient identifier 4RHY598T5U, C16H19N3O5, 333.3398; OGLUFANIDE SODIUM, identifier Q60AU1LLNU. Retrieved 20 September 2026. https://gsrs.ncats.nih.gov/
  19. World Health Organization, ATC/DDD index, group L03AX "other immunostimulants", consulted 20 September 2026. Neither oglufanide nor Thymogen appears there as a substance with its own code; thymalfasin carries L03AX25. The Russian entries give only the group code without a final digit.
  20. Kolobov AA, Kolodkin NI, Zolotarev IuA, Tathill C, Navolotskaia EV (2008). Interaction of the synthetic immunomodulatory dipeptide bestim with murine macrophages and thymocytes. Bioorganicheskaia Khimiia 34(1):43-49. PMID 18365736. DOI 10.1134/s1068162008010044. Binding constants 2.1 ± 0.1 and 3.1 ± 0.2 nanomolar, displacement by unlabelled L-Glu-L-Trp at 0.9 and 1.1 nanomolar, binding abolished by trypsin treatment.
  21. Smith DL, Cai J, Zhu S, Wei W, Fukumoto J, Sharma S, Masood R, Gill PS (2003). Natural killer cell cytolytic activity is necessary for in vivo antitumor activity of the dipeptide L-glutamyl-L-tryptophan. International Journal of Cancer 106(4):528-533. PMID 12845648. DOI 10.1002/ijc.11253. The effect in mice was lost without perforin, retained without interferon gamma and weakened without interleukin 12; the dipeptide showed no direct cytotoxicity against human cell lines.
  22. Avolio F, Martinotti S, Khavinson VK, Esposito JE, Giambuzzi G, Marino A, Mironova E, et al. (2022). Peptides regulating proliferative activity and inflammatory pathways in the monocyte/macrophage THP-1 cell line. International Journal of Molecular Sciences 23(7):3607. PMID 35408963. DOI 10.3390/ijms23073607. Compares Epitalon, Vilon, Thymogen, Thymalin and Chonluten without separating them quantitatively.
  23. Tulpule A, Scadden DT, Espina BM, Cabriales S, Howard W, Shea K, Gill PS (2000). Results of a randomized study of IM862 nasal solution in the treatment of AIDS-related Kaposi's sarcoma. Journal of Clinical Oncology 18(4):716-723. PMID 10673512. DOI 10.1200/JCO.2000.18.4.716. 44 participants, major response 36 per cent (5 complete, 11 partial), no placebo group; side effects limited to mild and transient headache, fatigue, tingling and nausea.
  24. Smirnov VS, Petlenko SV, El'tsin SS (2011). Application of thymogen for preoperative preparation of elderly patients with tumour processes in the abdominal cavity. Advances in Gerontology 24(2):278-284. PMID 21957588. Described by its authors as double-blind, randomised and placebo-controlled; the abstract gives no participant count, no effect size and no p-value, and its stated amount differs from the registered product by three orders of magnitude. Not usable as evidence.
  25. Bergeon JA, Toth I (2007). Enhancement of oral drug absorption: effect of lipid conjugation on the enzymatic stability and intestinal permeability of L-Glu-L-Trp-NH2. Bioorganic & Medicinal Chemistry 15(22):7048-7057. PMID 17845857. DOI 10.1016/j.bmc.2007.07.040. States that the compound "demonstrates low permeability across biological membranes … which makes it not orally available".
  26. Semina OV, Semenets TN, Zamulaeva IA, et al. (2008). Dipeptide gamma-D-Glu-D-Trp (thymodepressin) inhibits migration of CD34+ cells from the bone marrow into peripheral blood during tumor growth. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 146(1):96-99. PMID 19145362. DOI 10.1007/s10517-008-0234-z.
  27. German Federal Ministry of Justice, annex 1 to the ordinance on prescription-only medicines, full text searched 20 September 2026: no entry for Oglufanid, Oglufanide, Thymogen, Timogen or glutamyl-tryptophan; the control term somatropin was found. The absence changes nothing, because the ordinance governs only authorised substances. https://www.gesetze-im-internet.de/amvv/anlage_1.html
  28. Swissmedic, extended list of authorised human medicines with international names, downloaded and searched in full on 20 September 2026: no match for Oglufanid, Thymogen, Timogen or glutamyl, against 18 matches for somatropinum and 19 for tirzepatidum.
  29. Federal Register of Legislation, Australia, Therapeutic Goods (Poisons Standard, June 2026) Instrument 2026, F2026L00633, full text searched 20 September 2026: no match for OGLUFANIDE, THYMOGEN or GLUTAMYL, against three matches for SOMATROPIN and six for THYMOSIN. https://www.legislation.gov.au/F2026L00633
  30. Medicines and Healthcare products Regulatory Agency, product search for oglufanide, 20 September 2026: the page returns a result but renders its list only through scripts, and the underlying search endpoint refused access. The British status could not be verified either way. https://products.mhra.gov.uk/
  31. Russian Ministry of Health, state register of medicinal products, query for registration number ЛП-№(001808) on 20 September 2026: the page loads but shows only the search form with a captcha, so the primary entry could not be read. The registration details on this page therefore come from the two drug information portals. https://grls.rosminzdrav.ru/
  32. World Anti-Doping Agency, the 2026 Prohibited List, in force 1 January 2026. Full text searched 20 September 2026 for "thym", "oglufan" and "glutamyl": two matches for "thym", both reading "Thymosin-ß4 and its derivatives e.g. TB-500" in class S2.3 and in the index; nothing for the other two terms. https://www.wada-ama.org/en/prohibited-list
  33. Annex to section 2(3) of the German anti-doping act, official citation BGBl. 2023 I no. 67, full text searched 20 September 2026: no entry for Oglufanid, Thymogen or Glutamyl. The only match under "Thym" is "Thymosin-beta-4 und seine Derivate, Zum Beispiel: TB-500" in section II number 3. https://www.gesetze-im-internet.de/antidopg/anlage.html
  34. PubChem compound 3085284, titled Nonathymulin, consulted 20 September 2026 for the comparison with thymulin: a nine-unit peptide, formula C33H54N12O15, mass about 858.9, registry number 63958-90-7.
  35. Detailed comparison with the extract is on the Thymalin page of this register, which documents the absence of a sequence, formula or registry number for that preparation.
  36. Smirnov VS, Zarubaev VV, Anfimov PM, Shtro AA (2012). Effect of a combination of glutamyl-tryptophan and glycyrrhizic acid on the course of acute infection caused by influenza (H3N2) virus in mice. Voprosy Virusologii 57(3):23-27. PMID 22905423. The tested preparation is a combination; the paper states that "the agents used alone had a lower efficacy than rimantadine".
  37. Rudenko MY (2015). Immune system data in patients with persistent recurrent herpes virus infections in dynamics of complex therapy. Likarska Sprava (5-6):14-20. PMID 27089710. Examines glutamyl-tryptophan and concludes by endorsing Bestim, a different isomer, which is why this paper is not a Thymogen result.

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Les faits de cette page ont été vérifiés le 20 septembre 2026, et tous les registres qui portent le tableau de statut ont été interrogés ce jour-là. Deux points restent ouverts : les sources russes ne s'accordent pas sur le caractère obligatoire de l'ordonnance pour l'injection, et le registre britannique n'a pas pu être lu.

myPeptides Research & Editing. (2026). Thymogen : ce que montrent les études, statut et sécurité. Version 1.0, 20 septembre 2026. Registre des peptides myPeptides. Consulté sur https://mypep.app/peptides/thymogen

La façon dont les pages de ce registre sont établies et notées est décrite sous méthodologie ; le registre complet se trouve sous peptides.

VersionDateModification
1.02026-09-20Première publication

Dernière vérification : 20 septembre 2026. Prochaine revue : à toute clarification du statut de délivrance en Russie, à tout nouvel essai enregistré, ou à tout changement de classement antidopage.

Identifiants

IdentifiantValeur
Numéro CAS38101-59-6
CID PubChem100094
UNII4RHY598T5U
InChIKeyLLEUXCDZPQOJMY-AAEUAGOBSA-N
DrugBankDB05779
ChEMBLCHEMBL2111029
Formule bruteC16H19N3O5
Masse moléculaire333.34
SéquenceGlu-Trp

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myPeptides Research & Editing (2026). Thymogen : ce que montrent les études, statut et sécurité (Version 1.0). myPeptides. https://mypep.app/fr/peptides/thymogen

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Dernière vérification : Septembre 2026

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