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Énicépatide : ce que montrent les essais, statut et sécurité

Le statut en bref

MarchéStatutDate
États-UnisEn essai clinique—
Union européenneEn essai clinique—
AllemagneEn essai clinique—
Royaume-UniEn essai clinique—
AustralieNon autorisé—
CanadaNon autorisé—
SuisseNon autorisé—
Stade de développement
Phase 3
Meilleur niveau de preuve
Essai randomisé de phase 2
Statut AMA
Interdit (S0, 2026)
Dernière vérification
2026-09-26
Version
1.0

Cette page n'indique aucune dose.

Énicépatide : ce que montrent les essais, statut et sécurité

Résumé

L'énicépatide est un médicament expérimental injectable, développé par Roche, qui active deux récepteurs d'hormones intestinales : ceux du GLP-1 et du GIP. Dans un essai de phase 2 de 48 semaines mené chez 467 adultes vivant avec une obésité, le poids a baissé en moyenne de 22,5 % de plus que sous placebo dans le groupe à la dose la plus forte, en supposant que tous aient poursuivi le traitement. En comptant aussi ceux qui ont arrêté, l'écart était de 18,3 %. Aucun des deux essais de phase 2 n'a été publié en entier, les troubles digestifs étaient fréquents, et la substance n'est autorisée nulle part.

L'essentiel en bref

  • Le résultat phare est une perte de poids de 22,5 % de plus que sous placebo après 48 semaines. Il concerne le plus dosé des cinq groupes d'un essai de phase 2 mené chez 467 adultes vivant avec une obésité mais sans diabète. Ce calcul suppose que tous ont continué le traitement [1], [2].
  • En comptant toutes les personnes tirées au sort, le chiffre tombe à 18,3 %. Cette seconde analyse inclut celles qui ont arrêté le traitement en cours de route (p < 0,001) [1], [2].
  • Chez les personnes qui avaient un prédiabète au départ, la glycémie a été remesurée à la semaine 48. Dans le groupe le plus dosé, 73,0 % avaient retrouvé des valeurs normales, contre 7,5 % sous placebo [3].
  • Dans le diabète de type 2, seul le groupe le plus dosé a été présenté. L'hémoglobine glyquée (HbA1c), qui reflète la glycémie des derniers mois, a baissé de 2,65 points à partir de 8,1 %, et le poids de 15,5 %. Aucun chiffre sous placebo n'a été publié [4].
  • Les troubles de l'estomac et de l'intestin augmentaient avec la dose. Ils ont touché jusqu'à 65 % d'un groupe traité, contre 28 % sous placebo, et les vomissements ont atteint 25 % dans un des groupes [3].
  • Aucun essai de phase 2 n'est publié dans une revue relue par des pairs. Tout ce qui dépasse la première étude chez l'être humain vient d'annonces du laboratoire et d'un poster de congrès [5], [4], [3].
  • L'énicépatide n'est autorisé dans aucun pays et se trouve en phase 3. Deux grands essais, ENITH-1 et ENITH-2, ont démarré en mars 2026 et prévoient 2 000 et 1 600 participants [6], [7].

Ce qu'est l'énicépatide

L'énicépatide est un peptide de synthèse : une chaîne de 38 maillons à laquelle est accrochée une chaîne d'acide gras. Cette chaîne grasse se lie aux protéines du sang et ralentit l'élimination du produit, ce qui explique pourquoi les essais ne l'administrent qu'une fois par semaine [8], [5].

La société américaine Carmot Therapeutics l'a découvert sous le nom de code CT-388. Roche a conclu en décembre 2023 un accord pour racheter Carmot et a finalisé l'opération en janvier 2024 ; c'est désormais Roche qui mène le programme. La substance n'a pas de nom commercial, puisqu'elle n'est vendue nulle part [9], [10], [4].

Fiche signalétique

ChampValeurRéf.
NomÉnicépatide (dénomination commune internationale, DCI) ; codes CT-388 et RO7795068[11], [8]
FamilleActive à la fois les récepteurs du GLP-1 et du GIP (agoniste double), avec un signal orienté, dit « biaisé », sur chacun des deux[5], [11]
Structure38 positions, un premier maillon bloqué chimiquement, un maillon stabilisant (Aib) en position 12, une chaîne d'acide gras sur la position 19 et une fonction amide en bout de chaîne[8]
FormuleC226H345FN48O67[11]
Masse moléculaireEnviron 4 825,5 g/mol, calculée à partir de la formule ; aucun chiffre officiel n'est publié[11]
Temps pour éliminer la moitié du produit (demi-vie)123 à 151 heures, soit environ cinq à six jours[5]
Administration dans les essaisInjection sous la peau, une fois par semaine[5], [12]
StatutAutorisé sur aucun marché ; phase 3[4]
LaboratoireCarmot Therapeutics, qui fait désormais partie du groupe Roche[10]
Numéro d'enregistrement chimique (CAS)2869147-44-2[11]
Identifiant UNIIMTP9QR7GYF[8]
PubChemAucune fiche de composé (CID) ; seulement une fiche de substance, SID 518139746[13]
Code ATCAucun attribué[14]

Énicépatide : ce que montrent les essais, statut et sécurité

Comment il agit

L'énicépatide met en marche deux récepteurs d'hormones que l'intestin libère après un repas, et il le fait d'une manière inhabituelle.

  • Le récepteur du GLP-1 freine l'appétit. Son activation ralentit la vidange de l'estomac, calme la faim et fait libérer de l'insuline quand la glycémie est élevée. En culture cellulaire, l'énicépatide y agit très fortement : la moitié de son effet maximal est atteinte dès une concentration infime de 0,087 nM (nanomolaire), et la réponse monte à 99 % de la réponse complète (Emax) [5].
  • Le récepteur du GIP agit lui aussi sur la glycémie et le stockage des graisses. Ici, l'énicépatide est moins puissant : la moitié de l'effet maximal est atteinte à 2,47 nM, avec une réponse maximale (Emax) de 92 %. La balance penche donc vers le GLP-1 ; pour le tirzépatide, les auteurs décrivent l'inverse [5].
  • Son signal est dit « biaisé ». Normalement, un récepteur activé fait appel à une protéine auxiliaire, la bêta-arrestine 2, qui l'entraîne à l'intérieur de la cellule et atténue le signal. Au récepteur du GLP-1, l'énicépatide ne l'a recrutée qu'à hauteur de 4 %, et seuls 6 % des récepteurs sont rentrés dans la cellule [5].
  • Au récepteur du GIP, ce biais n'est que partiel. Le recrutement de la bêta-arrestine 2 y atteignait 28 % (moitié de l'effet maximal à 11 nM) ; parler d'un signal « totalement biaisé » serait donc exagéré [5].
  • Le bénéfice attendu reste une hypothèse. Selon Roche, cette conception devrait limiter la désensibilisation des récepteurs (leur perte de réactivité) et prolonger l'action du produit. Qu'il en résulte chez l'être humain plus de poids perdu ou moins d'effets indésirables n'a été testé face à aucun traitement de comparaison [15], [5].

Données chez l'animal · Chez la souris et le singe, l'énicépatide a amélioré le contrôle de la glycémie. Chez la souris, il a aussi réduit le poids et l'appétit, et amélioré l'état du foie dans un modèle d'inflammation liée à l'excès de graisse hépatique (MASH) [5].

Contrairement au rétatrutide ou au survodutide, l'énicépatide n'agit pas sur le récepteur du glucagon. Il appartient à la même famille à deux récepteurs que le tirzépatide [11], [5].

Ce que montrent les essais

Huit essais sont enregistrés, de la première étude chez l'être humain en 2021 aux cinq essais lancés ou prévus en 2026, dont trois de phase 3. Tous sont menés par Carmot ou par Roche, aucun par un autre promoteur [16], [12], [17].

Le poids chez les personnes sans diabète

Essai randomisé de phase 2 (poster et communiqué du laboratoire) L'essai CT-388-103 a réparti au hasard 467 adultes aux États-Unis entre un placebo et cinq groupes recevant chacun une dose différente, pendant 48 semaines. Ils pesaient en moyenne 108 kg, pour un indice de masse corporelle moyen de 38 ; 68 % étaient des femmes et la moitié avait un prédiabète [2], [3].

Essai randomisé de phase 2 (poster et communiqué du laboratoire) Si l'on suppose que tous ont poursuivi le traitement (l'estimation dite d'efficacité), le poids moyen a varié de 0,2 % sous placebo. Dans les cinq groupes traités, il a baissé de 6,7, 14,2, 16,6, 18,4 et 22,7 %. Tous les écarts avec le placebo étaient statistiquement significatifs (p ≤ 0,001) [2], [3].

Variation moyenne du poids après 48 semaines, essai CT-388-103
Placebo
−0.2%
Groupe à la dose la plus faible
−6.7%
Deuxième groupe
−14.2%
Groupe à la dose intermédiaire
−16.6%
Quatrième groupe
−18.4%
Groupe à la dose la plus forte
−22.7%

Essai de phase 2, 467 adultes vivant avec une obésité et sans diabète, 48 semaines, estimation d'efficacité (on suppose que tous ont poursuivi le traitement). Poster de congrès, pas encore de publication dans une revue. Sources [2], [3].

Essai randomisé de phase 2 (poster et communiqué du laboratoire) Dans le groupe le plus dosé, l'écart avec le placebo atteignait 22,5 % (intervalle de confiance à 95 % : 25,3 à 19,8). À la semaine 48, le poids continuait encore de baisser [1], [2].

Essai randomisé de phase 2 (poster et communiqué du laboratoire) La seconde analyse (l'estimation dite du régime de traitement) compte chaque personne dans le groupe où le sort l'a placée, y compris celles qui ont arrêté. Les écarts avec le placebo se réduisent alors aux chiffres suivants [2] :

  • groupe à la dose la plus faible : 5,0 % (intervalle de confiance à 95 % : 8,4 à 1,6)
  • deuxième groupe : 10,7 % (14,0 à 7,4)
  • groupe à la dose intermédiaire : 11,7 % (15,0 à 8,4)
  • quatrième groupe : 13,4 % (16,7 à 10,0)
  • groupe à la dose la plus forte : 18,3 % (21,6 à 14,9), p < 0,001 [1]

Essai randomisé de phase 2 (poster et communiqué du laboratoire) Dans le groupe le plus dosé, 95,7 % des participants ont perdu au moins 5 % de leur poids, et 87 % au moins 10 %. Une perte d'au moins 20 % a concerné 47,8 % d'entre eux, et une perte d'au moins 30 %, 26,1 %. L'indice de masse corporelle est passé sous 30 chez 54 % d'entre eux, contre 13 % sous placebo [2], [1].

La glycémie chez les personnes avec un prédiabète

Essai randomisé de phase 2 (poster) Parmi les 233 participants qui avaient un prédiabète et sont allés jusqu'à la semaine 48, beaucoup ont retrouvé une glycémie normale. Dans le groupe le plus dosé, c'était le cas de 27 personnes sur 37, soit 73,0 % ; sous placebo, de 3 sur 40, soit 7,5 % [3].

Glycémie redevenue normale après 48 semaines chez les personnes parties d'un prédiabète
Placebo
7.5% des participants
Groupe à la dose la plus faible
45% des participants
Deuxième groupe
69.8% des participants
Groupe à la dose intermédiaire
52.9% des participants
Quatrième groupe
69.2% des participants
Groupe à la dose la plus forte
73% des participants

Sous-groupe de l'essai de phase 2 CT-388-103 : 233 participants avec un prédiabète au départ, allés jusqu'à la semaine 48. La réponse n'augmentait pas régulièrement avec la dose. Poster de congrès. Source [3].

Essai randomisé de phase 2 (poster) Les autres groupes atteignaient 45,0 % (18 sur 40), 69,8 % (30 sur 43), 52,9 % (18 sur 34) et 69,2 % (27 sur 39). Le groupe à la dose intermédiaire a fait moins bien que le deuxième, ce qui rappelle que de petits sous-groupes donnent des chiffres irréguliers [3].

La glycémie et le poids dans le diabète de type 2

Essai randomisé de phase 2 (communiqué seulement) L'essai CT-388-104 a traité pendant 48 semaines 447 adultes atteints de diabète de type 2 et en surpoids ou vivant avec une obésité, répartis en quatre groupes de dose. Leur hémoglobine glyquée (HbA1c), qui reflète la glycémie des derniers mois, était en moyenne de 8,1 % au départ [4], [17].

Essai randomisé de phase 2 (communiqué seulement) Roche n'a publié les résultats que pour le groupe le plus dosé. Après 48 semaines, l'HbA1c avait baissé de 2,65 points de pourcentage, et de 4,13 points chez ceux qui partaient de plus de 8,5 %. Dans ce groupe, 90 % des participants sont arrivés à 6,5 % ou moins, et 62 % sous 5,7 % [4].

Essai randomisé de phase 2 (communiqué seulement) Le poids a baissé de 15,5 % en moyenne, là encore sans plateau net. Selon Roche, les deux objectifs principaux ont été atteints et les effets augmentaient avec la dose [4].

Ces chiffres demandent une lecture prudente, pour trois raisons :

  • Ce sont des variations brutes, non corrigées du placebo. Le communiqué ne donne ni résultat sous placebo, ni intervalle de confiance, ni valeur p, ni méthode d'estimation [4].
  • Un seul des quatre groupes est présenté. Rien n'a été publié pour les trois groupes aux doses plus faibles [4].
  • Le registre et le laboratoire ne situent pas le résultat principal au même moment. Le registre place le poids et l'HbA1c à la semaine 36 comme critères principaux, et la semaine 48 comme critère secondaire. Roche présente la semaine 48 comme le moment de la mesure principale [17], [4].

Les premières études chez l'être humain

Phase 1 La première étude chez l'être humain, CT-388-101, a commencé en avril 2021 en Australie et au Mexique. Une partie à dose unique a réuni 40 personnes (30 sous produit, 10 sous placebo) ; une partie de quatre semaines à doses répétées en a réuni 24 (18 sous produit, 6 sous placebo) [5], [16].

Phase 1 Au 29e jour, le poids avait baissé de 4,7 à 8,0 % sous produit, contre 0,5 % sous placebo. La glycémie à jeun et la tolérance au glucose s'étaient améliorées. Carmot avait auparavant annoncé 8,4 % (7,7 kg) pour la cohorte la plus dosée ; l'écart entre les deux chiffres n'est pas expliqué [5], [18].

Phase 1b (communiqué du laboratoire) Dans une cohorte de 24 semaines de la même étude, des adultes vivant avec une obésité ont perdu 18,8 % de poids de plus que sous placebo (p < 0,001). Tous les participants traités ont perdu plus de 5 %, et 85 % plus de 10 %. 70 % d'entre eux ont perdu plus de 15 % de leur poids, et 45 % plus de 20 % [15].

Phase 1b (communiqué du laboratoire) Toutes les personnes de cette cohorte qui avaient un prédiabète au départ avaient une glycémie normale à 24 semaines. Le poster cite plus tard 18,9 % pour la même cohorte. Aucune des deux sources n'indique combien de personnes elle comptait [15], [3].

Ce qui reste inconnu

  • Des résultats complets, relus par des pairs. Au 26 septembre 2026, aucun des deux essais de phase 2 n'est paru dans une revue [2], [4].
  • Les chiffres sous placebo et ceux des groupes moins dosés dans le diabète de type 2. Seules les variations brutes du groupe le plus dosé sont publiques [4].
  • Les résultats d'une cohorte de 12 semaines chez des personnes diabétiques, en phase 1. Roche les annonçait pour 2024 ; aucune source primaire ne les rapporte [15].
  • Les effets sur le cœur et les vaisseaux. Un essai sur les accidents cardiovasculaires est prévu à partir du premier semestre 2027 [4].
  • Les effets au-delà de 48 semaines. ENITH-1 et ENITH-2 durent 72 semaines [6], [7].
  • Des comparaisons directes. Aucun essai n'a opposé l'énicépatide au tirzépatide ou au sémaglutide [5].
  • La graisse du foie chez l'être humain. Un résumé de congrès de 2025 portant sur l'imagerie du foie n'a pas pu être consulté pour cette page [19].

Effets indésirables et sécurité

Il n'existe aucune notice approuvée par une autorité sanitaire : tout ce qui suit vient des comptes rendus d'essais. Roche qualifie le profil de « consistent with the incretin class » (conforme à la famille des incrétines) : surtout des troubles de l'estomac et de l'intestin, le plus souvent légers à modérés [1], [4].

  • La plupart des participants ont eu au moins un effet indésirable. Dans l'essai de 48 semaines sur l'obésité, 76 à 86 % des groupes traités en ont signalé au moins un, contre 64 % sous placebo. Le groupe le plus dosé atteignait 86 %. Chaque groupe comptait 76 à 79 participants [3].
  • Les troubles de l'estomac et de l'intestin augmentaient avec la dose. Ils ont touché 47 à 65 % des groupes traités (65 % dans le groupe le plus dosé), contre 28 % sous placebo [3].
  • Chaque symptôme pris isolément était fréquent. Les nausées ont touché 33 à 46 % des participants contre 19 % sous placebo, la diarrhée 14 à 32 % contre 10 %, la constipation 22 à 26 % contre 8 % [3].
  • Les vomissements ont atteint 25 %. Leur maximum, 25 %, s'observait dans le groupe à la dose intermédiaire ; ils touchaient 21 % du groupe le plus dosé, et 0 % sous placebo [3].
  • Les événements graves étaient peu fréquents. Ils ont concerné 1 à 5 % des participants traités (5 % dans le groupe le plus dosé), contre 0 % sous placebo. Ils n'augmentaient pas avec la dose, et personne n'est décédé [3].

Dans l'essai sur l'obésité, 5,9 % de l'ensemble des participants traités ont arrêté à cause d'effets indésirables, contre 1,3 % sous placebo. Groupe par groupe, les chiffres étaient de 1, 3, 14, 5 et 7 % [1], [3].

Les sorties d'étude, toutes raisons confondues, étaient plus fréquentes sous placebo (34 %) que sous produit (14 à 31 %). Dans le groupe le plus dosé, seuls 80 % des participants ont atteint le palier de dose final prévu, contre 86 à 99 % dans les autres groupes [3].

Dans l'essai sur le diabète de type 2, 2,0 % des participants sous produit et 0,0 % sous placebo ont arrêté à cause d'effets indésirables. Roche ne signale aucun nouveau risque, mais n'a publié aucun tableau des fréquences d'événements [4].

Dans la première étude chez l'être humain, les effets les plus fréquents étaient des maux de tête, une irritation de la peau (dermatite de contact), une baisse de l'appétit, des nausées et des vomissements. Dans le groupe à dose unique le plus élevé, 5 personnes sur 6 ont eu des nausées (83,3 %) [5].

Un cas grave de décollement de la rétine est survenu dans la partie à dose unique ; il a été jugé sans lien avec le produit. Un cas de vomissements modérés et persistants était probablement lié au produit. Dans le groupe le plus dosé, le pouls a augmenté de 15,8 battements par minute, contre une baisse de 5,5 sous placebo, puis il est revenu à la normale [5].

Les essais écartent certaines personnes pour des raisons habituelles dans cette famille de médicaments. L'essai sur l'obésité excluait toute personne ayant eu, elle-même ou dans sa famille, un cancer médullaire de la thyroïde. Tous les essais de phase 2 et 3 excluent les antécédents d'inflammation du pancréas (pancréatite). Ce sont des précautions, pas des risques démontrés de l'énicépatide [12], [17], [6], [7].

On ne dispose d'aucune donnée sur l'insuffisance rénale ou hépatique, les interactions avec d'autres médicaments, les réactions immunitaires, la grossesse ou un usage au-delà de 48 semaines [5], [4].

Pourquoi cette page n'indique aucune dose

Cette page ne donne aucune quantité d'énicépatide, dans aucune unité, ni aucun schéma de montée progressive ou rythme d'injection. La substance est encore à l'essai et n'est autorisée nulle part ; le seul cadre légal de son usage est un essai clinique, et aucune autorité n'a évalué la quantité que l'organisme tolère [4], [20].

Les essais eux-mêmes montrent pourquoi un chiffre isolé induirait en erreur. En phase 2, les participants étaient amenés par paliers jusqu'à leur niveau cible, avec des injections hebdomadaires faites sur le lieu de l'étude. Le groupe où les arrêts pour effets indésirables étaient les plus nombreux, 14 %, n'était pas le plus dosé [3].

L'agence américaine du médicament n'a pas nommé l'énicépatide dans ses mises en garde contre les médicaments amaigrissants non autorisés vendus sous une étiquette « pour la recherche ». Aucune des lettres d'avertissement consultées pour cette page ne le mentionne non plus [21], [22]. Tout produit proposé sous ce nom en dehors d'un essai n'offre aucune garantie vérifiée d'identité, de contenu ou de stérilité.

Développement et statut réglementaire

L'énicépatide n'est autorisé sur aucun marché. Au 26 septembre 2026, il était en phase 3 contre l'obésité, avec ou sans diabète de type 2, et Roche prévoit à partir de 2027 d'autres essais de phase 3 sur le contrôle de la glycémie et sur les accidents cardiaques [4].

D'une molécule de Carmot à un programme de phase 3 chez Roche

  1. 2021Début de la première étude chez des volontaires humainsCT-388-101 démarre en avril en Australie et au Mexique, réf. [16]
  2. 2023Roche annonce le rachat de CarmotAccord de fusion annoncé le 4 décembre, réf. [9]
  3. 2024Rachat finaliséCarmot rejoint le groupe Roche le 29 janvier, réf. [10]
  4. 2024Résultat de phase 1b sur 24 semaines18,8 % de perte de poids de plus que sous placebo, annoncée en mai, réf. [15]
  5. 2026Premiers résultats de phase 2 sur le poids22,5 % de plus que sous placebo dans le groupe le plus dosé, annoncés le 27 janvier, réf. [1]
  6. 2026ENITH-1 et ENITH-2 démarrentDeux essais de phase 3 de 72 semaines commencent les 16 et 23 mars, réf. [6], [7]
  7. 2026Données complètes de phase 2 présentées à un congrès sur le diabètePoster présenté en juin au congrès de la Société américaine du diabète (ADA), réf. [2], [3]
  8. 2026Premiers résultats de phase 2 dans le diabète de type 2HbA1c et poids pour le seul groupe le plus dosé, annoncés le 22 septembre, réf. [4]
  9. 2026Essai combiné ZYNERGYÉnicépatide associé au pétrelintide, début prévu le 30 septembre, réf. [23]
  • 2021 : la première étude chez l'être humain commence [16].
  • Décembre 2023 à janvier 2024 : Roche s'engage à racheter Carmot pour 2,7 milliards de dollars américains, plus jusqu'à 400 millions liés à des étapes de développement, puis finalise l'opération [9], [10].
  • Mars 2025 : Roche et Zealand Pharma s'accordent pour développer le pétrelintide, un analogue de l'amyline, seul et associé à l'énicépatide [24].
  • 2026 : résultats de phase 2, lancement de la phase 3, deux essais en Chine à partir de juillet, et l'essai combiné ZYNERGY, qui prévoit 486 participants [1], [4], [6], [25], [23], [26].
  • À partir du premier semestre 2027 : d'autres essais de phase 3, sur le contrôle de la glycémie et sur les accidents cardiovasculaires, selon le calendrier de Roche [4].
MarchéStatutDepuis ou remarque
États-UnisNon autoriséUniquement à l'essai
Union européenneNon autoriséEssais enregistrés
AllemagneNon autoriséEssais seulement
Royaume-UniNon autoriséEssais seulement
AustralieNon autoriséAbsent de la classification des substances
CanadaNon autoriséAucune fiche produit
SuisseNon autoriséAucune entrée trouvée

Ces lignes reposent sur des recherches dans les registres officiels faites le 26 septembre 2026. Chacune a été menée en parallèle avec une substance témoin, qui, elle, a été trouvée : un résultat vide signifie donc une absence réelle, et non une recherche ratée. L'Allemagne suit l'entrée européenne, car cette famille de médicaments est autorisée de façon centralisée à l'échelle de l'Union [20], [27], [28], [29], [30], [31], [32].

Le cadre juridique plus large est expliqué sur les pages consacrées à la légalité des peptides et aux peptides autorisés par la FDA.

Antidopage

L'énicépatide est interdit dans le sport en permanence, en compétition comme hors compétition. Il n'est pas nommé sur la liste des interdictions 2026, mais il relève de la catégorie S0, qui couvre toute substance pharmacologique « with no current approval by any governmental regulatory health authority for human therapeutic use » (qu'aucune autorité sanitaire publique n'a autorisée à ce jour pour un usage thérapeutique chez l'être humain) [33].

Les médicaments de la famille des incrétines déjà autorisés, comme le tirzépatide et le sémaglutide, ne figurent pas du tout sur la liste. L'interdiction tient donc à l'absence d'autorisation, et non à la famille de médicaments. Les substances de la catégorie S0 sont des substances dites spécifiées, ce qui influe sur le calcul d'une sanction mais pas sur l'interdiction elle-même [33].

L'annexe de la loi antidopage allemande ne mentionne ni l'énicépatide ni aucun agoniste des récepteurs du GLP-1 ou du GIP : ses dispositions pénales ne s'appliquent donc pas, mais l'interdiction sportive demeure [34]. Pour en savoir plus : peptides interdits dans le sport.

Comparaison avec des peptides voisins

SubstanceRécepteursStatutMeilleur résultat publié sur le poidsRéf.
ÉnicépatideGLP-1 et GIP, signal biaiséPhase 3, autorisé nulle part22,5 % de plus que sous placebo en 48 semaines, poster de phase 2[2]
TirzépatideGIP et GLP-1Médicament autoriséVoir sa propre page—
RétatrutideGIP, GLP-1 et glucagonPhase 3, autorisé nulle partVoir sa propre page—
SémaglutideGLP-1 seulementMédicament autoriséVoir sa propre page—
PétrelintideAmylineEn développement, partenaire d'associationNon traité ici[35]

L'énicépatide est très proche du tirzépatide. D'après les données des registres, les positions 2 à 38 de sa chaîne correspondent aux positions 3 à 39 de celle du tirzépatide, chaîne d'acide gras comprise. La différence se situe au début de la chaîne. Il s'agit d'une comparaison d'entrées de registre, et non d'une déclaration du laboratoire [8], [36].

Cette modification fait pencher la balance vers le récepteur du GLP-1, alors que le tirzépatide penche vers celui du GIP [5]. Aucun essai n'a comparé directement les deux médicaments.

Les chiffres tirés d'essais différents ne permettent pas d'établir un classement. Les populations, la durée des essais et les méthodes statistiques diffèrent, et les résultats de phase 2 de l'énicépatide n'ont pas encore été relus par des pairs [2], [4].

Idées reçues fréquentes

  • « L'énicépatide n'est qu'un tirzépatide 2.0. » Les chaînes se recouvrent presque entièrement, mais leur début diffère, la balance entre récepteurs penche vers le GLP-1 et le signal est biaisé. Aucune comparaison clinique directe n'existe [8], [5].
  • « Tout le monde a perdu 22 % de son poids. » Les 22,5 % sont un écart moyen avec le placebo, dans le plus dosé des cinq groupes, en supposant que tous aient poursuivi le traitement. En comptant les abandons, on tombe à 18,3 %, et les groupes moins dosés restaient nettement en dessous [1], [2].
  • « Les 15,5 % obtenus dans le diabète de type 2 sont corrigés du placebo. » Roche n'a donné aucun chiffre sous placebo. Il s'agit de la variation moyenne du seul groupe le plus dosé [4].
  • « L'autorité américaine lui a accordé le statut Fast Track. » En janvier 2026, Roche écrivait l'avoir « designated it as a fast-track asset » (désigné comme projet à développement accéléré). Cela décrit une priorité interne chez Roche ; aucune désignation officielle par une autorité n'est documentée [1].
  • « CT-388, CT-868 et CT-996 sont le même médicament. » Ce sont trois molécules différentes de Carmot. CT-388 est l'énicépatide, et CT-996 un comprimé de GLP-1 à prendre par la bouche. CT-868 (acmopatide) est une injection quotidienne que Roche a choisi de ne pas faire passer en phase 3 [9], [3], [37].
  • « Son code chez Roche est RO7790096. » Les registres ne mentionnent que RO7795068 ; l'autre code ne donne aucun résultat nulle part [38], [8].
  • « Grâce à son signal biaisé, il est mieux toléré. » Ce biais n'a été montré que sur des cellules. En phase 2, les troubles de l'estomac et de l'intestin ont atteint 65 % dans le groupe le plus dosé, un niveau habituel pour cette famille de médicaments [5], [3].

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'énicépatide ?

L'énicépatide est un peptide expérimental injectable qui active deux récepteurs d'hormones intestinales, ceux du GLP-1 et du GIP. Carmot Therapeutics l'a découvert sous le nom de code CT-388, et Roche a repris son développement après avoir racheté Carmot en janvier 2024. Il n'est un médicament dans aucun pays.

Combien de poids les participants ont-ils perdu avec l'énicépatide ?

Dans un essai de phase 2 de 48 semaines mené chez 467 adultes vivant avec une obésité mais sans diabète, le groupe à la plus forte des cinq doses a perdu en moyenne 22,5 % de poids de plus que le groupe placebo, en supposant que tous aient poursuivi le traitement. En comptant ceux qui ont arrêté, l'écart était de 18,3 %. Les groupes aux doses plus faibles ont perdu moins, et les résultats ne sont pas encore parus dans une revue.

Quels effets l'énicépatide a-t-il eus chez les personnes atteintes de diabète de type 2 ?

Roche n'a communiqué les résultats que pour le plus dosé des quatre groupes. Après 48 semaines, l'hémoglobine glyquée (HbA1c), reflet de la glycémie des derniers mois, a baissé de 2,65 points à partir de 8,1 %, et le poids de 15,5 %. Aucun chiffre sous placebo n'a été publié : ce sont donc des variations brutes, et non des écarts par rapport au placebo.

En quoi l'énicépatide diffère-t-il du tirzépatide ?

Les deux agissent sur les récepteurs du GLP-1 et du GIP et partagent l'essentiel de leur chaîne. L'énicépatide commence autrement, penche davantage vers le récepteur du GLP-1 et ne déclenche presque pas le mécanisme qui fait rentrer les récepteurs dans la cellule. Aucun essai ne les a comparés directement.

Quels sont les effets indésirables de l'énicépatide ?

Surtout des troubles de l'estomac et de l'intestin. Dans l'essai de phase 2 sur l'obésité, ils ont touché 47 à 65 % des groupes traités contre 28 % sous placebo, avec des nausées jusqu'à 46 % et des vomissements jusqu'à 25 %. La plupart étaient légers à modérés ; des événements graves ont touché 1 à 5 % des participants, et personne n'est décédé.

Combien de participants ont arrêté l'énicépatide à cause des effets indésirables ?

Dans l'essai sur l'obésité, 5,9 % de l'ensemble des participants traités, contre 1,3 % sous placebo ; dans un des groupes, la proportion atteignait 14 %. Dans l'essai sur le diabète de type 2, elle était de 2,0 % contre 0,0 %. Dans le groupe le plus dosé de l'essai sur l'obésité, seuls 80 % ont atteint le palier de dose final prévu.

L'énicépatide est-il autorisé quelque part ?

Non. Les vérifications faites dans les registres officiels le 26 septembre 2026 n'ont trouvé aucune autorisation aux États-Unis, dans l'Union européenne, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Australie, au Canada ni en Suisse. Il est en phase 3, avec les essais ENITH-1 et ENITH-2, qui prévoient d'inclure 2 000 et 1 600 personnes.

Quand l'énicépatide pourrait-il être autorisé ?

Aucune date n'est connue. Les deux principaux essais de phase 3 ont démarré en mars 2026 et durent chacun 72 semaines. Roche prévoit d'autres essais de phase 3 à partir du premier semestre 2027, dont une étude sur les accidents cardiaques et vasculaires.

L'énicépatide est-il interdit dans le sport ?

Oui, en permanence. Il n'est pas nommé sur la liste des interdictions 2026, mais il relève de la catégorie S0, qui couvre les substances qu'aucune autorité publique n'a autorisées pour un usage chez l'être humain, y compris les médicaments encore en développement. Une autorisation ferait tomber ce motif.

Sources

  1. F. Hoffmann-La Roche Ltd. Ad hoc announcement of 27 January 2026: Roche announces positive Phase II results for its dual GLP-1/GIP receptor agonist CT-388 in people living with obesity. https://www.roche.com/media/releases/med-cor-2026-01-27
  2. Lingvay I, Steinberg A, le Roux CW, Jastreboff AM, et al. (2026). 2813-LB: CT-388, a cAMP Signal-Biased GLP-1/GIP Receptor Agonist, Achieves Clinically Meaningful Weight Loss in People With Overweight/Obesity: A 48-Week Phase 2 Study. Diabetes 75(Supplement 1). DOI 10.2337/db26-2813-lb. The abstract page was not accessible; the full poster was read in the Roche investor presentation of 8 June 2026.
  3. F. Hoffmann-La Roche Ltd. ADA Investor Event, 8 June 2026 (presentation, 41 pages, including the pipeline overview, the ZYNERGY design and the complete poster 2813-LB with efficacy, disposition and safety tables). https://assets.roche.com/f/176343/x/20033a15c4/ada-ir-event_08-june-2026_final.pdf
  4. F. Hoffmann-La Roche Ltd. Ad hoc announcement of 22 September 2026: Roche announces positive Phase II results for dual GLP-1/GIP receptor agonist enicepatide in people living with type 2 diabetes and overweight or obesity. https://www.roche.com/media/releases/med-cor-2026-09-22
  5. Chakravarthy MV, Rodriguez R, Hergarden A, et al. (2026). Effects of CT-388, a once-weekly signaling-biased dual GLP-1/GIP receptor agonist, on weight loss and glycemic control in preclinical models and participants with obesity. Molecular Metabolism 103:102291. PMID 41319798, PMC12771327. DOI 10.1016/j.molmet.2025.102291. Full text read: cell pharmacology, half-life, time to peak level, phase 1 results and safety.
  6. ClinicalTrials.gov, NCT07351045 (ENITH-1), phase 3, 2,000 planned participants, recruiting since 16 March 2026, sponsor Hoffmann-La Roche. https://clinicaltrials.gov/study/NCT07351045
  7. ClinicalTrials.gov, NCT07351058 (ENITH-2), phase 3 in people with type 2 diabetes, 1,600 planned participants, recruiting since 23 March 2026, sponsor Hoffmann-La Roche. https://clinicaltrials.gov/study/NCT07351058
  8. FDA/NCATS Global Substance Registration System, enicepatide, UNII MTP9QR7GYF, queried 26 September 2026. Sequence, modifications and codes including CT-388 and RO7795068.
  9. F. Hoffmann-La Roche Ltd. Media release of 4 December 2023 on the definitive merger agreement to acquire Carmot Therapeutics, including three clinical-stage assets. https://www.roche.com/media/releases/med-cor-2023-12-04
  10. Carmot Therapeutics, Inc. Carmot Therapeutics Announces Completion of Acquisition by Roche, 29 January 2024, via GlobeNewswire.
  11. World Health Organization (2025). International Nonproprietary Names for Pharmaceutical Substances, Proposed INN List 133. WHO Drug Information 39(2):514-515. Entry for enicepatide with chemical name, formula C226H345FN48O67, CAS number and the description as a dual GIP and GLP-1 receptor agonist.
  12. ClinicalTrials.gov, NCT06525935 (CT-388-103), phase 2 in obesity, 469 participants, completed, sponsor Carmot Therapeutics with Roche as collaborator. Queried 26 September 2026. https://clinicaltrials.gov/study/NCT06525935
  13. PubChem, PUG-REST, queried 26 September 2026: no compound entry (CID) for the name, the codes or the CAS number; substance record SID 518139746 deposited by the FDA registration system.
  14. WHO Collaborating Centre for Drug Statistics Methodology, ATC/DDD Index, queried 26 September 2026: no match, against A10BX16 for the control substance tirzepatide.
  15. F. Hoffmann-La Roche Ltd. Ad hoc announcement of 16 May 2024: Roche reports positive Phase Ib results for its dual GLP-1/GIP receptor agonist CT-388 in people with obesity. https://www.roche.com/media/releases/med-cor-2024-05-16
  16. ClinicalTrials.gov, NCT04838405 (CT-388-101), phase 1, 129 participants, completed, sponsor Carmot Therapeutics. Queried 26 September 2026. https://clinicaltrials.gov/study/NCT04838405
  17. ClinicalTrials.gov, NCT06628362 (CT-388-104), phase 2 in type 2 diabetes, 447 participants, active and not recruiting; the primary outcomes are listed at week 36. Queried 26 September 2026. https://clinicaltrials.gov/study/NCT06628362
  18. Carmot Therapeutics, Inc. Release of 23 June 2023 on clinical data presented at the 83rd Scientific Sessions of the American Diabetes Association (poster 75-LB).
  19. Diabetes journal congress abstracts 75-LB (2023), 125-OR (2025, liver imaging) and 2813-LB (2026): the abstract pages returned an access error on 26 September 2026; the content of 125-OR could not be read.
  20. openFDA, queried 26 September 2026: the approvals, label, product and enforcement endpoints each returned no record for enicepatide, while the control query for tirzepatide returned records in all four.
  21. US Food and Drug Administration. FDA's Concerns with Unapproved GLP-1 Drugs Used for Weight Loss, content current as of 1 September 2026, retrieved 26 September 2026. Enicepatide and CT-388 are not named. https://www.fda.gov/drugs/drug-alerts-and-statements/fdas-concerns-unapproved-glp-1-drugs-used-weight-loss
  22. US Food and Drug Administration. Warning letters 734884, 735063 and 733652 (24 August 2026) and 721806 and 721805 (31 March 2026) to peptide sellers, searched 26 September 2026: enicepatide and CT-388 are not named in any of them.
  23. ClinicalTrials.gov, NCT07589686 (ZYNERGY), phase 2 combination of petrelintide and enicepatide, 486 planned participants, planned start 30 September 2026, sponsor Hoffmann-La Roche with Zealand Pharma. https://clinicaltrials.gov/study/NCT07589686
  24. F. Hoffmann-La Roche Ltd. Media release of 12 March 2025 on the exclusive collaboration and licensing agreement with Zealand Pharma for petrelintide, alone and in a fixed-dose combination with CT-388. https://www.roche.com/media/releases/med-cor-2025-03-12
  25. ClinicalTrials.gov, NCT07670416, phase 3 in China, 300 planned participants, recruiting since 3 July 2026, sponsor Hoffmann-La Roche. https://clinicaltrials.gov/study/NCT07670416
  26. ClinicalTrials.gov, NCT07626515, phase 1 in healthy Chinese adults, 36 planned participants, recruiting since 2 July 2026, sponsor Hoffmann-La Roche. https://clinicaltrials.gov/study/NCT07626515
  27. European Medicines Agency, medicines dataset (2,746 entries) and opinions dataset, downloaded and searched 26 September 2026: no entry for enicepatide or CT-388, against a hit for the control substance tirzepatide.
  28. Electronic Medicines Compendium, United Kingdom, queried 26 September 2026: no result for enicepatide, against 6 results for tirzepatide. The regulator's own product register could not be queried, because it loads results dynamically.
  29. Health Canada, Drug Product Database, active ingredient endpoint, queried 26 September 2026: empty result, against several records for the control substance tirzepatide.
  30. Swissmedic, extended list of authorised human medicines with active ingredients, searched 26 September 2026: no match for enicepatide or CT-388, against 19 entries for tirzepatide and 17 for semaglutide.
  31. Swissmedic, list of authorised human medicines as of 31 August 2026, searched 26 September 2026: no match, against an entry for the control product.
  32. Federal Register of Legislation, Australia. Therapeutic Goods (Poisons Standard, June 2026) Instrument 2026, F2026L00633, full text searched 26 September 2026: no match for enicepatide or CT-388, against entries for tirzepatide and semaglutide. The register of therapeutic goods itself did not respond that day.
  33. World Anti-Doping Agency. The 2026 Prohibited List, in force 1 January 2026. Class S0 read in full; no match for enicepatide, CT-388, GLP, GIP, incretin or glucagon; classes S2 and S4.4 checked individually.
  34. Annex to section 2(3) of the German anti-doping act, official citation BGBl. 2023 I no. 67, read in full on 26 September 2026: no entry for enicepatide or for GLP-1 or GIP receptor agonists.
  35. F. Hoffmann-La Roche Ltd. Media release of 5 March 2026 on positive phase 2 results for petrelintide, an amylin analogue, including the announced combination study with enicepatide. https://www.roche.com/media/releases/med-cor-2026-03-05
  36. FDA/NCATS Global Substance Registration System, tirzepatide, UNII OYN3CCI6QE, queried 26 September 2026. Sequence used for the comparison.
  37. World Health Organization (2026). Recommended INN List 95. WHO Drug Information 40(1). Entries for enicepatide and for acmopatide (CT-868).
  38. ClinicalTrials.gov API v2, control queries of 26 September 2026: the term RO7790096 returns no trial, the term RO7795068 returns seven.

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Les informations de cette page ont été vérifiées le 26 septembre 2026, y compris chacun des registres sur lesquels repose le tableau des statuts.

myPeptides Research & Editing. (2026). Énicépatide : ce que montrent les essais, statut et sécurité. Version 1.0, 26 septembre 2026. Registre des peptides myPeptides. Consulté sur https://mypep.app/peptides/enicepatide

La façon dont les pages de ce registre sont établies et notées est expliquée à la page méthodologie ; le registre complet se trouve à la page peptides.

VersionDateModification
1.02026-09-26Première publication

Dernière vérification : 26 septembre 2026. Prochaine relecture : dès la publication des essais de phase 2 dans une revue, dès les premiers résultats de phase 3, dès toute décision d'autorisation ou dès tout changement du classement antidopage.

Identifiants

IdentifiantValeur
Numéro CAS2869147-44-2
UNIIMTP9QR7GYF
WikidataQ130632792
Formule bruteC226H345FN48O67
Masse moléculaire4825.5
SéquenceX-EGTFTSDYSI-X-LDKIAQKAFVQWLIAGGPSSGAPPPS-NH2

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myPeptides Research & Editing (2026). Énicépatide : ce que montrent les essais, statut et sécurité (Version 1.0). myPeptides. https://mypep.app/fr/peptides/enicepatide

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