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Exénatide : ce que montrent les essais, statut et sécurité

Le statut en bref

MarchéStatutDate
États-UnisAutorisé, sur ordonnance2005-04-28
Union européenneAutorisé, sur ordonnance2006-11-20
AllemagneAutorisé, sur ordonnance2006-11-20
Royaume-UniNon autorisé2026-09-10
AustralieAutorisé, sur ordonnance2026-05-28
CanadaAutorisé, sur ordonnance2011-06-01
SuisseNon autorisé2026-09-10
Stade de développement
Autorisé
Meilleur niveau de preuve
Essai randomisé de phase 3
Statut AMA
Non listé
Dernière vérification
2026-09-10
Version
1.0

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Exénatide : ce que montrent les essais, statut et sécurité

Résumé

L'exénatide est une copie fabriquée en laboratoire d'un peptide présent dans le venin du monstre de Gila, un lézard du sud-ouest des États-Unis. C'est un médicament sur ordonnance depuis 2005, et le premier de la famille des GLP-1 à avoir été commercialisé. Dans son plus grand essai, 14 752 adultes atteints de diabète de type 2 ont été suivis pendant environ trois ans. Les accidents cardiaques graves ont été un peu moins fréquents, mais l'écart était trop faible pour écarter le hasard (p = 0,06). Ses cadets l'ont devancé dans chacune des comparaisons directes présentées ici, et un essai mené chez 194 personnes n'a montré aucun effet dans la maladie de Parkinson.

L'essentiel en bref

  • Le premier de sa classe, autorisé le 28 avril 2005. Les autorités américaines l'ont reconnu comme une substance active entièrement nouvelle, avant tout autre médicament agissant sur le même récepteur [1], [2].
  • Un essai cardiaque mené chez 14 752 adultes, qui a manqué son but de peu. Un accident cardiaque grave est survenu chez 11,4 % des personnes traitées contre 12,2 % sous placebo. L'écart était trop faible pour écarter le hasard (p = 0,06) [3].
  • Devancé par le sémaglutide dans le seul essai qui les a comparés. En 56 semaines et chez 813 adultes, la glycémie a baissé de 0,9 point contre 1,5, et le poids de 1,9 kg contre 5,6 kg [4].
  • Aucun effet dans la maladie de Parkinson. Un essai mené chez 194 personnes a duré 96 semaines. L'écart sur l'échelle des mouvements a été de 0,92 point, autant dire rien (intervalle à 95 % de −1,56 à 3,39, p = 0,47) [5].
  • Beaucoup plus de personnes fabriquent des anticorps contre lui que contre les produits récents. Avec la forme dépôt, 40,2 % ont développé des taux faibles et 33,8 % des taux élevés à un moment ou à un autre [6].
  • Trois alertes de sécurité américaines en trois ans. Les autorités ont rapporté 30 cas d'inflammation du pancréas en 2007, six cas graves en 2008, et 78 cas de fonction rénale altérée en 2009 [7], [8], [9].
  • Arrêté ne veut pas dire retiré. Les produits américains du laboratoire d'origine sont inscrits comme arrêtés, alors même qu'un générique a été approuvé le 19 novembre 2024 et a atteint le marché trois jours plus tard [10], [11].

Ce qu'est l'exénatide

L'exénatide est un peptide formé de 39 acides aminés, les briques dont sont faites les protéines. Il active le récepteur du GLP-1, une hormone que l'intestin libère après les repas, et il est fabriqué entièrement en usine. Sa séquence reprend celle de l'exendine-4, un peptide isolé en 1992 du venin du monstre de Gila, un lézard du sud-ouest des États-Unis [2], [12].

Ce n'est pas du venin de lézard, et aucune matière animale n'entre dans sa fabrication. La notice américaine parle d'un peptide de synthèse, identifié à l'origine chez ce lézard [2]. Ce n'est pas non plus une copie du GLP-1 humain : c'est un peptide distinct, qui se trouve entrer dans le même récepteur.

Amylin Pharmaceuticals et Eli Lilly l'ont mis au point, et AstraZeneca en détient les droits depuis 2014. Deux marques l'ont porté : Byetta, une solution limpide qui libère le peptide d'un coup, et Bydureon, une suspension du même peptide enfermé dans des billes qui se dissolvent lentement [2], [6].

Repères

RubriqueValeurRéf.
DCIexénatide[2]
Codes de développementAC2993, LY2148568, PT302[13]
ClasseActive le récepteur du GLP-1, une hormone de l'intestin[2]
Structure39 acides aminés, avec une terminaison amide en bout de chaîne[2]
SéquenceHGEGTFTSDLSKQMEEEAVRLFIEWLKNGGPSSGAPPPS-NH2[2]
Formule et masseC184H282N50O60S, 4 186,6 Da[2], [13]
Durée dans le corpsEnviron 2,4 heures pour la forme à libération immédiate, c'est-à-dire le temps que met le sang à en éliminer la moitié (demi-vie)[2]
Voie utiliséeInjection sous la peau[2]
StatutSur ordonnance dans chacun des pays qui l'ont commercialisé[1], [14], [15]
DéveloppeurAmylin Pharmaceuticals avec Eli Lilly ; aujourd'hui AstraZeneca AB[2], [1]
Code ATCA10BJ01 ; l'ancienne entrée A10BX04 apparaît aussi[13], [16]
Numéro CAS141758-74-9[13]
UNII9P1872D4OL[13]
PubChem CID45588096[13]
InChIKeyHTQBXNHDCUEHJF-XWLPCZSASA-N[13]
DrugBankDB01276[16]
ChEMBLCHEMBL414357[16]
MeSHD000077270[16]
KEGGD04121[16]

Exénatide : ce que montrent les essais, statut et sécurité

Mode d'action

La notice autorisée décrit le mécanisme, parce qu'il a été évalué en même temps que les essais [2].

  • Le récepteur du GLP-1. L'exénatide se fixe sur le récepteur de l'hormone intestinale GLP-1 et l'active, comme le fait l'hormone naturelle [2].
  • De l'insuline, mais seulement quand il en faut. Dans les cellules du pancréas qui fabriquent l'insuline, le signal passe par une molécule messagère appelée AMP cyclique. L'insuline n'est libérée que lorsque la glycémie est réellement élevée [2].
  • Moins de l'hormone qui agit en sens inverse. Le glucagon, qui fait monter la glycémie, est libéré en plus petite quantité lorsqu'il ne devrait pas l'être [2].
  • L'estomac se vide plus lentement, ce qui aplatit la montée de la glycémie après un repas [2].
  • Ce que le corps en fait. Les reins le filtrent, puis il est découpé en morceaux : c'est pourquoi la fonction rénale compte tellement ici [2].

Les deux formes diffèrent par l'emballage, pas par la molécule. La forme dépôt contient de l'exénatide inchangé, enfermé dans des billes de polymère qui se dissolvent et le libèrent peu à peu. Les taux montent pendant une dizaine de semaines, se stabilisent, puis mettent une dizaine de semaines de plus à disparaître après la dernière injection [6].

Les molécules apparentées ont pris un autre chemin pour durer plus longtemps. Le liraglutide et le sémaglutide sont des copies modifiées de l'hormone humaine elle-même, qui restent dans le sang des heures ou des jours sans aucun dépôt [17], [4].

Ce que les essais ont mesuré

Le cœur

Essai randomisé de phase 3, conçu pour montrer une différence L'essai cardiaque a recruté 14 752 adultes atteints de diabète de type 2, quel que soit leur niveau de risque cardiaque. Ils avaient 62 ans en moyenne, vivaient avec un diabète depuis 13,1 ans en moyenne, et 73,1 % avaient déjà une maladie du cœur [3].

Ils ont été suivis pendant 3,2 ans en valeur médiane, c'est-à-dire la durée qui partage le groupe en deux moitiés égales (de 2,2 à 4,4 ans). Un accident cardiaque grave est survenu chez 839 des 7 356 personnes traitées, soit 11,4 %, contre 905 sur 7 396, soit 12,2 % [3].

Cela revient à 3,7 accidents pour 100 années-personnes contre 4,0, et à 9 % de risque en moins (rapport de risques 0,91). L'intervalle qui entoure ce chiffre va de 17 % de risque en moins à aucune différence du tout (de 0,83 à 1,00) [3].

EXSCEL, accidents cardiaques graves sur 3,2 ans en valeur médiane
Placebo
12.2%
Exénatide
11.4%

Essai de phase avancée mené chez 14 752 adultes atteints de diabète de type 2. La non-infériorité est atteinte (p < 0,001), la supériorité est manquée (p = 0,06), rapport de risques 0,91 avec un intervalle à 95 % de 0,83 à 1,00. Source [3].

L'essai a donc fait deux choses différentes à la fois. Il a montré que l'exénatide ne faisait pas moins bien que le placebo, ce qu'il était conçu pour montrer en premier (p < 0,001). Il n'est pas parvenu à montrer qu'il faisait mieux (p = 0,06) [3].

Les décès toutes causes confondues ont touché 507 personnes traitées, soit 6,9 %, contre 584, soit 7,9 %. Les décès d'origine cardiaque, les infarctus, les accidents vasculaires cérébraux, les hospitalisations pour insuffisance cardiaque, les inflammations du pancréas, les cancers du pancréas et les cancers de la thyroïde ne montrent aucune différence nette [3], [6].

C'est pourquoi l'exénatide n'a jamais obtenu d'indication cardiaque. Sa notice américaine ne mentionne que l'amélioration du contrôle de la glycémie [6].

La glycémie et le poids

Essai randomisé de phase 3 Trois essais contre placebo de 30 semaines ont fondé l'autorisation initiale. Ajouté à la metformine chez 336 adultes, le marqueur de la glycémie sur le long terme a baissé de 0,78 ± 0,10 point au palier de dose le plus élevé et de 0,40 ± 0,11 au palier plus bas. Sous placebo, il a monté de 0,08 ± 0,10 point (p ajusté < 0,002) [18].

Le poids a baissé de 2,8 ± 0,5 kg et de 1,6 ± 0,4 kg par rapport au placebo (p < 0,001). Une valeur de 7 % ou moins a été atteinte par 46 %, 32 % et 13 % des personnes évaluées (p < 0,01) [18].

Essai randomisé de phase 3 Ajouté à un sulfamide hypoglycémiant chez 377 adultes, le marqueur a baissé de 0,86 ± 0,11 point et de 0,46 ± 0,12. Sous placebo, il a monté de 0,12 ± 0,09 point (p ajusté < 0,001). Le poids a baissé de 1,6 ± 0,3 kg au palier de dose le plus élevé (p < 0,05) [19].

Essai randomisé de phase 3 Ajouté aux deux médicaments à la fois chez 733 adultes, les baisses ont été de 0,8 ± 0,1 et 0,6 ± 0,1 point. Sous placebo, le marqueur a monté de 0,2 ± 0,1 point (p ajusté < 0,0001). Le poids a baissé de 1,6 ± 0,2 kg dans les deux groupes traités, contre 0,9 ± 0,2 kg [20].

Le risque d'une glycémie trop basse suivait le médicament associé plutôt que l'exénatide. Avec un sulfamide, elle a touché 28 %, 19 % et 13 % des participants [20].

La forme dépôt face à la solution initiale

Essai randomisé de phase 3, en ouvert Chez 295 adultes et pendant 30 semaines, la forme dépôt a fait baisser le marqueur de la glycémie sur le long terme de 1,9 point (erreur type 0,1) contre 1,5 point (0,1) pour la solution à libération immédiate. L'écart est en faveur du dépôt (intervalle à 95 % de −0,54 à −0,12, p = 0,0023) [21].

Une valeur de 7,0 % ou moins a été atteinte par 77 % des participants contre 61 % (p = 0,0039). La perte de poids a été semblable dans les deux groupes, et les glycémies trop basses pas plus fréquentes [21]. Le registre inscrit 303 participants pour cet essai et la publication 295 ; l'écart n'a pas été élucidé [22].

Face au liraglutide

Essai randomisé de phase 3, en ouvert Chez 912 adultes et pendant 26 semaines, le marqueur a baissé de 1,48 point (erreur type 0,05) sous liraglutide contre 1,28 point (0,05) sous la forme dépôt. L'écart de 0,21 point (intervalle à 95 % de 0,08 à 0,33) a manqué le seuil fixé d'avance pour déclarer les deux produits équivalents [23].

La tolérance allait dans l'autre sens. Les nausées ont touché 93 personnes, soit 21 %, contre 43, soit 9 % ; la diarrhée 59 personnes, soit 13 %, contre 28, soit 6 % ; les vomissements 48 personnes, soit 11 %, contre 17, soit 4 % [23].

Essai randomisé de phase 3, en ouvert Un essai antérieur mené chez 464 adultes pendant 26 semaines a comparé le liraglutide à la solution à libération immédiate. Le marqueur a baissé de 1,12 point (erreur type 0,08) contre 0,79 point (0,08), soit un écart de 0,33 point (intervalle à 95 % de −0,47 à −0,18, p < 0,0001) [17].

Une valeur sous 7 % a été atteinte par 54 % des participants contre 43 % (rapport de cotes 2,02, intervalle de 1,31 à 3,11, p = 0,0015). La perte de poids a été semblable, de 3,24 kg contre 2,87 kg [17].

Face au sémaglutide

Essai randomisé de phase 3a, en ouvert Chez 813 adultes et pendant 56 semaines, le marqueur a baissé de 1,5 point sous sémaglutide contre 0,9 point sous la forme dépôt. L'écart était de 0,62 point (intervalle à 95 % de −0,80 à −0,44, p < 0,0001) [4].

Le poids a baissé de 5,6 kg contre 1,9 kg, soit un écart de 3,78 kg (intervalle à 95 % de −4,58 à −2,98, p < 0,0001). Une valeur sous 7,0 % a été atteinte par 67 % des participants contre 40 % [4].

Les effets indésirables se répartissaient différemment selon leur nature. Les troubles digestifs ont été plus fréquents sous sémaglutide, à 41,8 % contre 33,3 %. Les réactions au point de piqûre ont été bien plus fréquentes sous la forme dépôt, à 22,0 % contre 1,2 % [4].

En association avec la dapagliflozine

Essai randomisé de phase 3, en double aveugle Chez 695 adultes et pendant 28 semaines, l'association a fait baisser le marqueur de la glycémie de 2,0 points (intervalle à 95 % de −2,1 à −1,8). L'exénatide seul a obtenu 1,6 point et la dapagliflozine seule 1,4 point [24].

L'association a fait mieux que chacun des deux produits pris isolément, de 0,4 point (intervalle de −0,6 à −0,1, p = 0,004) et de 0,6 point (de −0,8 à −0,3, p < 0,001). Aucun épisode de glycémie trop basse n'a été signalé [24].

La maladie de Parkinson

Essai randomisé de phase 2 Un essai mené dans un seul centre a tiré au sort le traitement de 62 personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Au bout de 60 semaines, le score des mouvements s'était amélioré de 1,0 point dans le groupe traité (intervalle à 95 % de −2,6 à 0,7). Sous placebo, il s'était dégradé de 2,1 points (de −0,6 à 4,8) [25].

L'écart ajusté de 3,5 points était en faveur de l'exénatide (intervalle à 95 % de −6,7 à −0,3, p = 0,0318). Six événements graves sont survenus dans le groupe traité et deux sous placebo, aucun jugé lié au traitement [25].

Essai randomisé de phase 3 L'essai plus grand qui a suivi a tiré au sort le traitement de 194 personnes dans six centres britanniques, pendant 96 semaines. Sur 215 personnes examinées à l'entrée, 194 ont été incluses, et 92 participants traités et 96 non traités ont eu au moins une visite de suivi [5].

Les deux groupes se sont dégradés, et presque autant l'un que l'autre. Le score des mouvements a empiré de 5,7 points (écart type 11,2) contre 4,5 points (11,4). Le coefficient ajusté était de 0,92 (intervalle à 95 % de −1,56 à 3,39, p = 0,47) [5].

Des événements graves ont touché neuf personnes, soit 9 %, contre onze, soit 11 %. Les auteurs concluent que l'exénatide est sûr et bien toléré, et que rien ne montre qu'il ralentisse la maladie de Parkinson [5].

Le poids chez des personnes non diabétiques

Méta-analyse de six essais randomisés Six essais réunissant 362 participants ont duré de 12 à 24 semaines. Mis en commun, le poids était plus bas de 4,47 kg que dans les groupes témoins (intervalle à 95 % de −6,67 à −2,27, p < 0,0001) [26].

L'indice de masse corporelle était plus bas de 0,86 kg/m2 (de −1,39 à −0,33, p = 0,001) et le tour de taille plus petit de 1,78 cm (de −3,13 à −0,44, p = 0,009). La pression artérielle et les graisses du sang ne montrent aucun bénéfice net [26].

Aucun de ces essais ne visait une autorisation, et les auteurs eux-mêmes en réclament de plus grands et de plus longs. L'exénatide ne détient d'autorisation contre le surpoids dans aucun des pays traités ici [26], [14].

Ce qui reste inconnu

  • Savoir s'il aide le cœur, tout simplement. Le seul essai conçu pour répondre à cette question a manqué sa cible d'un cheveu (p = 0,06), et aucun autre essai n'a repris le sujet [3].
  • Savoir si un groupe particulier de personnes atteintes de Parkinson en tire un bénéfice. Le résultat de phase 3 est plat dans l'ensemble, et les sous-groupes n'ont pas été départagés [5].
  • Ce que signifient chez l'être humain les tumeurs thyroïdiennes observées chez le rongeur. La notice écrit noir sur blanc que cela n'est pas déterminé [6].
  • La raison du retrait de la vente des marques d'origine. Aucun rappel pour raison de sécurité ne figure au dossier, et aucune explication commerciale n'est documentée non plus [10], [27].
  • Ce que contient l'exendine-4 du marché gris. Aucune analyse publiée de ce genre de produit n'a été trouvée pour cette substance [28].

Effets indésirables et sécurité

Les troubles digestifs dominent, comme dans toute cette famille. Les chiffres ci-dessous viennent de trois essais contre placebo de 30 semaines, avec 963 personnes traitées contre 483 sous placebo, tels que les imprime la notice américaine [2].

EffetExénatidePlacebo
Nausées44 %18 %
Vomissements13 %4 %
Diarrhée13 %6 %
Sensation de nervosité9 %4 %
Vertiges9 %6 %
Maux de tête9 %6 %
Digestion difficile6 %3 %
Faiblesse4 %2 %
Remontées acides3 %1 %
Transpiration accrue3 %1 %

Le risque d'une glycémie trop basse dépend presque entièrement des autres médicaments pris. Seul, le produit a provoqué ce phénomène chez 5,2 % et 3,8 % des participants contre 1,3 %. Avec un sulfamide hypoglycémiant, les taux étaient de 14,4 % et 35,7 % contre 3,3 %, et avec l'insuline glargine de 24,8 % contre 29,5 % [2].

Les épisodes sévères ont été rares, à 0,0 % dans presque tous les groupes. Un groupe traité a atteint 0,4 % et un groupe placebo 0,8 % [2]. Avec la forme dépôt, des nodules au point de piqûre ont touché 10,5 % des personnes et les nausées 8,2 %, chez 526 participants [6].

L'avertissement encadré ne concerne qu'une seule forme. Aux États-Unis, la forme dépôt porte un encadré sur des tumeurs d'un type particulier de cellules thyroïdiennes, qu'elle provoque chez le rat à des quantités comparables à celles reçues par l'être humain. Personne ne sait si elle en provoque aussi chez l'être humain [6].

La solution à libération immédiate ne porte pas cet encadré, parce que le résultat observé chez le rongeur venait de la forme dépôt [2]. Les textes européens ne comportent aucun avertissement encadré pour l'une ou l'autre forme, et ne retiennent que l'allergie aux composants comme obstacle au traitement [14], [29].

Ce contre quoi les notices mettent en garde. L'inflammation du pancréas vient en tête, y compris ses formes hémorragiques et celles où le tissu meurt. Les notices précisent que le traitement est arrêté dès la suspicion et n'est pas repris après un cas confirmé [2], [6].

  • Une atteinte des reins, de la créatinine élevée jusqu'à la défaillance qui impose une dialyse ou une greffe, signalée après l'autorisation. La notice déconseille l'usage en cas d'insuffisance rénale sévère [2].
  • Une glycémie trop basse lorsque le produit est associé à de l'insuline ou à des médicaments qui font sortir l'insuline du pancréas, parfois sévère [2].
  • Une destruction des plaquettes par le système immunitaire, avec des anticorps qui n'attaquent qu'en présence du produit. Des hémorragies mortelles ont été signalées [2].
  • Des réactions allergiques sévères, dont le choc anaphylactique et le gonflement des tissus profonds, signalées après l'autorisation [2].
  • Des troubles de la vésicule biliaire, avec un bilan conseillé dès que des calculs ou une inflammation sont suspectés [14].
  • Un estomac qui se vide plus lentement peut modifier l'absorption des autres comprimés. Avec la warfarine, des valeurs de coagulation élevées et des saignements ont été signalés [14].
  • Aucun usage dans le diabète de type 1, ni dans l'acidocétose diabétique, comme l'indiquent le texte européen et le texte américain [2], [14].

Les anticorps sont le problème qui lui est propre. Les taux d'anticorps ont été mesurés chez 90 % des participants des essais de 16, 24 et 30 semaines. Le taux moyen a culminé à la semaine 6, puis a baissé de 55 % à la semaine 30. À la semaine 30, 360 personnes, soit 38 %, avaient des taux faibles, et leur glycémie était aussi bien contrôlée que celle des 534 personnes, soit 56 %, qui n'en avaient aucun [2].

Chez 59 autres personnes, soit 6 %, les taux étaient plus élevés. Parmi elles, 32 ont moins bien répondu au traitement et 27 ont répondu normalement, ce qui fait 3 % de chaque côté rapporté à l'ensemble du groupe [2].

La forme dépôt en a produit davantage. Sur 393 personnes évaluées, 40,2 % ont développé des taux faibles et environ 33,8 % des taux élevés à un moment ou à un autre, avec un sommet entre la semaine 8 et la semaine 16 [6].

Anticorps dirigés contre l'exénatide, selon la forme
Libération immédiate, taux faibles
38%
Libération immédiate, taux élevés
6%
Dépôt, taux faibles
40.2%
Dépôt, taux élevés
33.8%

Les chiffres de la forme à libération immédiate portent sur la semaine 30 chez 953 personnes ; ceux de la forme dépôt sont la proportion de personnes positives à un moment quelconque, chez 393 personnes. Les deux séries viennent de tests différents faits à des moments différents, et les notices le disent. Sources [2], [6].

Les réactions au point de piqûre suivaient ces taux. Elles ont touché 15,7 % des personnes sans anticorps, 16,3 % de celles qui en avaient peu et 27,2 % de celles qui en avaient beaucoup, soit 19,6 % de l'ensemble. Une personne sur 118 ayant des taux élevés a fabriqué des anticorps qui visaient aussi le GLP-1 et le glucagon du corps ; ce que cela signifie reste inconnu [6].

Trois alertes réglementaires en trois ans. En octobre 2007, les autorités américaines ont rapporté 30 cas d'inflammation brutale du pancréas survenus après l'autorisation, dont 27 chez des personnes présentant un autre facteur de risque, comme des calculs biliaires [7].

En août 2008, elles y ont ajouté six cas d'inflammation du pancréas avec hémorragie ou mort des tissus. Les six personnes ont été hospitalisées, deux sont mortes, et des mises en garde plus fortes ont été inscrites dans la notice [8].

En novembre 2009, elles ont rapporté 78 cas de fonction rénale altérée entre avril 2005 et octobre 2008, dont 62 défaillances rénales brutales. La notice a de nouveau été modifiée [9].

Les tableaux européens de fréquence classent les nausées, les vomissements, la diarrhée et la glycémie trop basse avec un sulfamide dans la catégorie la plus fréquente, à une personne sur dix ou plus. L'inflammation de la vésicule biliaire, les calculs et les changements de la fonction rénale se situent dans la catégorie peu fréquente, l'occlusion intestinale et le choc anaphylactique dans la catégorie rare [14].

Pourquoi cette page n'indique aucune dose

L'exénatide se délivre sur ordonnance dans chacun des pays où il a été vendu, et il y reste commercialisé sous forme de générique aux États-Unis. Le choix de la quantité relève de la notice officielle et du médecin qui prescrit. Cette page se contente donc de parler de palier de dose le plus bas ou le plus élevé parmi ceux qui ont été testés.

Développement et statut réglementaire

Chronologie des autorisations et des données

  1. 1992Exendine-4 est isolée du venin du monstre de GilaPublication le 15 avril, réf. [12]
  2. 2005Autorisation américaine le 28 avril, comme substance active entièrement nouvellePremier médicament de sa classe dans le monde, réf. [1]
  3. 2006Autorisation européenne le 20 novembreDélivrance sur ordonnance dès le départ, réf. [30]
  4. 2011-2012La forme dépôt est autoriséeEurope le 17 juin 2011, États-Unis le 27 janvier 2012, réf. [31], [32]
  5. 2017Un auto-injecteur de la forme dépôt est autorisé aux États-Unis le 20 octobreMême substance, dispositif nouveau, réf. [33]
  6. 2017Le grand essai cardiaque publie ses résultats le 14 septembreNon-infériorité atteinte, supériorité manquée, réf. [3]
  7. 2022Les quatre produits canadiens sont annulésEntre le 6 janvier et le 30 mai, réf. [27]
  8. 2024Un générique américain est approuvé le 19 novembreCommercialisé trois jours plus tard, réf. [10], [11]
  9. 2025Le grand essai Parkinson ne montre aucun effetp = 0,47 sur 96 semaines, réf. [5]
  • 1992 — le peptide est isolé du venin du monstre de Gila et décrit le 15 avril [12].
  • 2005 — autorisation américaine le 28 avril, comme substance active entièrement nouvelle [1].
  • 2006 — autorisation européenne le 20 novembre [30].
  • 2010 et 2012 — autorisations japonaises, le 27 octobre 2010 pour la solution et le 30 mars 2012 pour la forme dépôt [34].
  • 2011 et 2012 — la forme dépôt est autorisée en Europe le 17 juin et aux États-Unis le 27 janvier [31], [32].
  • 2017 — un auto-injecteur de la forme dépôt est autorisé aux États-Unis le 20 octobre, et le grand essai cardiaque publie ses résultats [33], [3].
  • 2022 — les quatre produits canadiens sont annulés, entre le 6 janvier et le 30 mai [27].
  • 2024 — un générique américain est approuvé le 19 novembre et commercialisé à partir du 22 novembre [10], [11].
  • 2025 — l'essai de phase 3 dans la maladie de Parkinson ne montre aucun effet [5].
PaysStatutDate vérifiéeRégime de délivrance
États-UnisAutorisé2005-04-28Sur ordonnance
Union européenneAutorisé2006-11-20Sur ordonnance
AllemagneAutorisé2006-11-20Sur ordonnance
Royaume-UniNon répertorié2026-09-10Non établi
AustralieInscrit à une annexe2026-05-28Sur ordonnance
CanadaAnnulé2022-05-30Sur ordonnance
SuisseNon répertorié2026-09-10Non établi
JaponAutorisé2010-10-27Sur ordonnance

Quatre lignes appellent une explication. La date allemande est la date européenne, parce que l'autorisation est européenne ; la substance est en outre nommée expressément dans le règlement allemand sur les médicaments soumis à prescription [15].

Les cases britannique et suisse consignent des recherches restées sans résultat. Le répertoire britannique des médicaments n'a rien renvoyé le 10 septembre 2026, alors qu'une recherche de contrôle sur le dulaglutide fonctionnait [35]. Les listes suisses des présentations autorisées n'ont rien renvoyé non plus, la recherche de contrôle fonctionnant là encore [36].

Savoir si ces deux pays ont un jour autorisé le produit, ou l'ont autorisé puis laissé expirer, n'a pas pu être établi à partir de ces listes. La date australienne est celle du texte en vigueur sur les substances vénéneuses, qui inscrit la substance comme délivrable sur ordonnance sans exception [37].

Ce que le mot arrêté signifie ici. Le registre américain inscrit les trois produits du laboratoire d'origine comme arrêtés. Ce mot marque la fin de la vente, non un retrait de l'autorisation et non un rappel pour raison de sécurité [10].

À côté d'eux figure une demande de générique approuvée le 19 novembre 2024, jugée thérapeutiquement équivalente et retenue comme produit de référence. Sa notice a été mise à jour pour la dernière fois le 27 mai 2026 et porte la mention réservé à la prescription [10], [11].

Les autorisations européennes portent toujours la mention autorisé, sans retrait ni expiration signalés [30], [31]. Les produits canadiens ont été annulés en 2022, dont l'un avant même d'avoir atteint le marché [27].

Aucun des registres consultés n'explique pourquoi. Une explication commerciale est plausible, mais elle n'est pas documentée, et cette page ne l'affirme donc pas [10], [27].

Aucun moyen légal d'en obtenir une copie aux États-Unis. Les pharmacies n'ont pas le droit de reproduire un médicament autorisé et disponible. L'exénatide est absent de la base des pénuries. Il est absent de la liste des substances utilisables en préparation magistrale, comme de la liste de celles qui y sont signalées comme risquées [38], [39], [40].

Le cadre général est exposé sous les peptides sont-ils légaux et les peptides approuvés par la FDA. Chaque élément de cette section décrit la situation au 10 septembre 2026.

Antidopage

L'exénatide n'est pas interdit dans le sport. Il ne figure nulle part sur la liste des interdictions 2026, ni en compétition ni en dehors. Le texte intégral de cette liste ne renvoie rien pour la substance ni pour l'exendine [41].

La recherche de contrôle a fonctionné : elle a renvoyé des entrées dans la classe des hormones peptidiques pour les facteurs de croissance, et dans la classe des insulines [41]. L'annexe antidopage allemande ne le nomme pas davantage [42]. Savoir si le programme de surveillance distinct le couvre n'a pas été vérifié, et rien n'est affirmé ici sur ce point.

Rien de tout cela ne dit quoi que ce soit sur la sécurité, et rien n'y change le droit du médicament, qui s'applique de toute façon. Le tableau d'ensemble est exposé dans les peptides interdits dans le sport.

Comparaison avec les peptides voisins

PeptideRécepteurs visésComparé à l'exénatide ?Ce que la comparaison a montré
ExénatideGLP-1 [2]La référence iciLe sang en élimine la moitié en 2,4 heures environ ; la forme dépôt tient des semaines [2], [6]
LiraglutideGLP-1 [17]Oui, deux fois, chez 464 et 912 adultesGlycémie 1,12 point contre 0,79, p < 0,0001 ; le dépôt a ensuite manqué l'équivalence de 0,21 point [17], [23]
SémaglutideGLP-1 [4]Oui, chez 813 adultes pendant 56 semainesGlycémie 1,5 point contre 0,9 ; poids 5,6 kg contre 1,9 kg, les deux à p < 0,0001 [4]
DulaglutideNon traité par les sources retenues iciAucun essai sur cette pageInscrit comme délivrable sur ordonnance au registre britannique [35]
TirzépatideNon traité par les sources retenues iciAucun essai sur cette pageJamais mesuré face à l'exénatide dans les essais cités ici

L'exénatide est arrivé le premier, et c'est là sa marque distinctive. Chacune des comparaisons directes présentées ici a tourné contre lui, deux fois face au liraglutide et une fois face au sémaglutide.

La chimie explique une partie de l'histoire. Le sang élimine l'exénatide en 2,4 heures environ, si bien que la solution d'origine ne tenait ses taux que quelques heures [2]. Ses successeurs sont des copies modifiées de l'hormone humaine, qui tiennent un jour ou une semaine sans aucun dépôt [17], [4].

La version dépôt a résolu le problème par l'emballage plutôt que par la chimie, ce qui a eu son prix : davantage de nodules sous la peau, et beaucoup plus d'anticorps [6], [4].

Idées reçues

  • « L'exénatide et l'exendine-4 sont deux substances différentes. » C'est le même peptide sous deux noms. Une recherche dans le registre des essais renvoie exactement les mêmes 378 essais avec l'un ou l'autre terme. Les vendeurs du marché gris emploient le second nom, ce qui fait passer un médicament sur ordonnance pour un réactif de laboratoire [43], [13].
  • « Les deux formes contiennent des produits différents. » Elles contiennent le même peptide. L'une est une solution à libération immédiate, l'autre la même molécule enfermée dans des billes qui se dissolvent lentement. Les deux notices précisent que deux produits à base d'exénatide ne doivent pas être employés ensemble [2], [6].
  • « C'est du venin de lézard. » Le peptide a été trouvé dans du venin, mais c'est une molécule proche d'une hormone, pas un poison, et le médicament est fabriqué par synthèse. Aucune matière animale n'intervient [2], [12].
  • « Il est aussi puissant que les produits récents, il est seulement plus ancien. » Les comparaisons directes disent le contraire : 0,9 point contre 1,5 sur la glycémie et 1,9 kg contre 5,6 kg sur le poids, face au sémaglutide [4], [23].
  • « Arrêté veut dire dangereux. » Cela veut dire que la vente a cessé. Un générique a été approuvé en novembre 2024, les autorisations européennes portent toujours la mention autorisé, et aucun rappel pour raison de sécurité ne figure dans les registres consultés [10], [30], [27].
  • « Tous les médicaments de cette classe protègent le cœur. » Pas en tant que classe. L'essai mené chez 14 752 adultes a atteint son seuil de non-infériorité mais manqué la supériorité (rapport de risques 0,91, intervalle de 0,83 à 1,00, p = 0,06). L'exénatide n'a jamais obtenu d'indication cardiaque [3], [6].
  • « C'est un médicament autorisé contre le surpoids. » Il ne l'est dans aucun des pays examinés. L'autorisation ne couvre que le diabète de type 2, et les variations de poids observées dans ses essais allaient de 1,6 à 2,8 kg en 30 semaines [14], [18].
  • « Le premier résultat dans Parkinson prouve que cela marche. » Un essai mené chez 62 personnes a trouvé un écart de 3,5 points (p = 0,0318). Un essai mené chez 194 personnes a trouvé 0,92 point et aucun effet (p = 0,47) [25], [5].
  • « Un flacon du marché gris et un générique, c'est pareil, la version bon marché. » Un générique passe un examen réglementaire portant sur l'identité, la teneur, la pureté, la stérilité et l'équivalence. Une poudre vendue pour la recherche n'en passe aucun. Des travaux sur cette famille de médicaments ont recensé des vendeurs en ligne illégaux en grand nombre [10], [28].

Questions fréquentes

L'exénatide est-il un médicament sur ordonnance ?

Oui, dans chacun des pays qui l'ont commercialisé. Il ne se délivre que sur ordonnance aux États-Unis, dans l'Union européenne, en Allemagne, en Australie, au Canada et au Japon, et le règlement allemand sur les médicaments soumis à prescription le nomme expressément. Le fait qu'il soit vendu ailleurs sous le nom d'exendine-4, comme produit de recherche, n'y change rien.

À partir de quoi fabrique-t-on l'exénatide ?

Il est fabriqué par synthèse, en usine. Sa séquence reprend celle de l'exendine-4, un peptide isolé en 1992 du venin du monstre de Gila, un lézard du sud-ouest des États-Unis. Aucune matière animale n'entre dans le médicament, et le peptide lui-même n'est pas un poison.

L'exénatide réduit-il les infarctus et les accidents vasculaires cérébraux ?

Pas de façon nette. Chez 14 752 adultes atteints de diabète de type 2, un accident cardiaque grave est survenu chez 11,4 % des personnes traitées contre 12,2 % sous placebo. Cela représente environ 9 % de risque en moins (rapport de risques 0,91, intervalle de 0,83 à 1,00). L'écart suffisait à montrer que le produit ne faisait pas moins bien, mais pas à montrer qu'il faisait mieux (p = 0,06).

Comment l'exénatide se compare-t-il au sémaglutide ?

Il fait moins bien, dans le seul essai qui a comparé les deux produits. En 56 semaines et chez 813 adultes, la glycémie sur le long terme a baissé de 0,9 point contre 1,5, et le poids de 1,9 kg contre 5,6 kg. Les deux écarts sont en faveur du sémaglutide, avec p < 0,0001.

L'exénatide aide-t-il dans la maladie de Parkinson ?

Non, au vu des données disponibles. Un petit essai mené chez 62 personnes avait trouvé un avantage de 3,5 points sur l'échelle des mouvements (p = 0,0318). Un essai mené chez 194 personnes pendant 96 semaines a trouvé un écart de 0,92 point (p = 0,47). Ses auteurs écrivent que rien ne montre un effet sur le cours de la maladie.

Quels sont les effets indésirables les plus fréquents de l'exénatide ?

Les nausées, les vomissements et la diarrhée. Dans les essais contre placebo qui ont fondé l'autorisation, 44 % des personnes traitées ont eu des nausées contre 18 %, 13 % ont vomi contre 4 %, et 13 % ont eu de la diarrhée contre 6 %. Le risque d'une glycémie trop basse dépend surtout des autres médicaments pris en même temps.

Pourquoi l'exénatide provoque-t-il des anticorps plus souvent que les produits plus récents ?

Parce qu'il s'agit d'un peptide de lézard et non d'une copie modifiée de l'hormone humaine : le système immunitaire le traite comme un corps étranger. Dans les premiers essais, 38 % des participants avaient des taux faibles à la semaine 30 et 6 % des taux plus élevés ; avec la forme dépôt, 33,8 % ont atteint des taux élevés à un moment ou à un autre. Les taux élevés allaient de pair avec davantage de réactions cutanées et, chez certaines personnes, avec un moindre effet sur la glycémie.

L'exénatide est-il encore disponible ?

Cela dépend du pays. Les marques du laboratoire d'origine sont inscrites comme arrêtées aux États-Unis et annulées au Canada. Un générique américain a été approuvé le 19 novembre 2024 et commercialisé à partir du 22 novembre. Les autorisations européennes portent toujours la mention autorisé au 10 septembre 2026.

Pourquoi cette page n'indique-t-elle aucune dose d'exénatide ?

Parce que l'exénatide est un médicament sur ordonnance partout où il a été vendu, et que le choix de la quantité revient à la notice officielle et au médecin qui prescrit. Cette page se contente de parler de palier de dose le plus bas ou le plus élevé parmi ceux qui ont été testés, et de rapporter ce qui a été mesuré à chacun.

L'exénatide est-il interdit dans le sport ?

Non. Il ne figure nulle part sur la liste des interdictions 2026 de l'Agence mondiale antidopage, ni en compétition ni en dehors, et l'annexe antidopage allemande ne le nomme pas davantage. Rien ne s'en déduit quant à la sécurité ou à la légalité : il reste un médicament sur ordonnance.

Sources

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  2. AstraZeneca (2021). BYETTA (exenatide) injection, for subcutaneous use — US Prescribing Information, revision 06/2021 (NDA 021773, SUPPL-45). Sections 1, 4, 5.1-5.8, 6.1, 6.2, 11, 12.1, 12.3 and 16.2. https://www.accessdata.fda.gov/drugsatfda_docs/label/2021/021773s045lbl.pdf
  3. Holman RR, Bethel MA, Mentz RJ et al. (2017). Effects of once-weekly exenatide on cardiovascular outcomes in type 2 diabetes (EXSCEL). New England Journal of Medicine 377:1228-1239. PMID 28910237. DOI 10.1056/NEJMoa1612917
  4. Ahmann AJ, Capehorn M, Charpentier G et al. (2018). Efficacy and safety of once-weekly semaglutide versus exenatide ER in subjects with type 2 diabetes (SUSTAIN 3): a 56-week, open-label, randomized clinical trial. Diabetes Care 41:258-266. PMID 29246950. DOI 10.2337/dc17-0417
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  10. Drugs@FDA via openFDA — active ingredient query EXENATIDE, returning five applications. ANDA 206697 (Amneal Pharmaceuticals) approved 19 November 2024, therapeutic equivalence code AP, listed as reference standard, marketing status prescription. https://api.fda.gov/drug/drugsfda.json?search=products.active_ingredients.name:%22EXENATIDE%22 — queried 10 September 2026
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Citer cette page

Les faits de cette page ont été vérifiés le 10 septembre 2026, et les recherches dans les registres qui fondent le tableau des statuts ont été menées ce jour-là. Les médicaments autorisés reçoivent de nouvelles mises en garde et perdent des marchés au fil du temps : la version et la date comptent donc autant que le texte.

myPeptides Research & Editing. (2026). Exénatide : ce que montrent les essais, statut et sécurité. Version 1.0, 10 septembre 2026. myPeptides Peptide Register. Retrieved from https://mypep.app/peptides/exenatide

La façon dont les pages de ce registre sont établies et notées est décrite sous méthodologie ; le registre complet est sous peptides.

VersionDateModification
1.02026-09-10Première publication

Dernière vérification : 10 septembre 2026. Prochaine revue : en cas de modification d'une notice dans l'un des pays couverts, de changement dans l'inscription du générique américain, ou de changement de classement antidopage.

Identifiants

IdentifiantValeur
Numéro CAS141758-74-9
CID PubChem45588096
UNII9P1872D4OL
InChIKeyHTQBXNHDCUEHJF-XWLPCZSASA-N
DrugBankDB01276
ChEMBLCHEMBL414357
WikidataQ417762
Formule bruteC184H282N50O60S
Masse moléculaire4186.6

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myPeptides Research & Editing (2026). Exénatide : ce que montrent les essais, statut et sécurité (Version 1.0). myPeptides. https://mypep.app/fr/peptides/exenatide

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Dernière vérification : Septembre 2026

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