Thymalin : ce que montrent les études, statut et sécurité
Résumé
Le Thymalin n'est pas une molécule unique mais un mélange de peptides extraits des glandes thymiques de veaux. Il est autorisé en Russie, où il ne se délivre que sur ordonnance, et dans aucun autre marché vérifié pour cette page. Il n'a pas de structure définie, donc ni formule, ni numéro de registre, ni fiche à lui dans les bases de données. L'identifiant qui circule sous son nom dans les listes de peptides désigne une autre substance. Ce qu'on lui prête repose sur un ensemble de travaux restreint, jamais enregistré, publié pour l'essentiel en russe avant l'an 2000 par l'équipe qui l'a mis au point.
L'essentiel en bref
- C'est un extrait, et non un peptide défini. La matière première est la glande thymique de veaux et de bovins de moins d'un an, traitée de façon que les grosses protéines se dégradent et que les fragments inférieurs à 10 kDa subsistent [1], [2].
- L'identifiant que l'on trouve dans les répertoires de peptides désigne une autre substance. Qui interroge PubChem avec ce nom tombe sur la fiche 3085284, intitulée Nonathymulin, qui décrit la thymuline : un peptide défini de neuf unités, de formule C33H54N12O15, de masse 858,9 et de numéro de registre 63958-90-7 [3].
- Aucun code international ne lui a jamais été attribué. La notice russe ne mentionne que le code de groupe L03AX, sous lequel l'index de l'OMS recense 23 substances, dont celle-ci ne fait pas partie [4], [5].
- Un seul pays l'a autorisé. La Russie l'a enregistré par arrêté ministériel soviétique du 10 novembre 1982 et a renouvelé l'autorisation le 21 juin 2024, avec délivrance sur ordonnance. Cinq interrogations de registres ailleurs n'ont rien donné le 17 septembre 2026, chacune accompagnée d'une substance témoin qui, elle, a été trouvée [4], [2], [6], [7], [8].
- L'allégation de longévité repose sur un article publié deux fois, en russe en 2002 et en anglais en 2003. Son volet le plus large répartissait 94 personnes en quatre groupes, soit 22 à 24 par groupe [2], [9].
- Le seul essai chez des patients hospitalisés a manqué ses critères principaux, p = 0,41 et p = 0,43, chez 80 patients d'un seul centre [10].
Ce qu'est le Thymalin
Le Thymalin est un extrait d'organe. Des glandes thymiques de veaux et de jeunes bovins sont traitées de façon que les grosses protéines soient découpées et que les peptides courts subsistent ; ses concepteurs situent la coupure à 10 kDa. Ce qui reste est un mélange, et ce mélange est le produit [2], [1].
Il est donc d'une autre nature que les peptides aux côtés desquels on le range d'ordinaire, qui sont des molécules uniques dotées d'une séquence. Le Thymalin n'a aucune séquence, parce qu'il n'est pas une substance mais plusieurs, dans des proportions qui dépendent du lot [2].
Trois peptides courts en ont été isolés par la suite et développés comme préparations à part entière : les dipeptides Glu-Trp et Lys-Glu ainsi que le tripeptide Glu-Asp-Pro. Ceux-là sont des molécules définies ; l'extrait dont ils proviennent ne l'est pas [13].
Il a été mis au point par Viatcheslav Morozov et Vladimir Khavinson à l'Académie de médecine militaire de Léningrad, puis à l'Institut de biorégulation et de gérontologie de Saint-Pétersbourg, une institution qui apparaît d'un bout à l'autre de la littérature comme bailleur de fonds, comme auteur et comme avocat du produit [2].
Repères
| Donnée | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Nom | Thymalin, en russe Тималин ; aucune dénomination commune internationale ne lui a jamais été attribuée | [4] |
| Autres appellations | Timalin, Thymalinum, extrait de thymus comme nom russe du groupe pharmacologique | [1] |
| Classe | Immunostimulant d'origine animale ; un extrait d'organe, et non un peptide de synthèse ou recombinant | [1] |
| Structure | Aucune. Un mélange de polypeptides thymiques, dont la fabrication conserve les fragments inférieurs à 10 kDa | [2] |
| Formule et masse | Elles n'existent pas. Un mélange n'a ni l'une ni l'autre | [2] |
| Demi-vie | Jamais publiée. La notice ne comporte aucune rubrique de pharmacocinétique | [1] |
| Voie dans les études | Injection intramusculaire | [1] |
| Statut | Autorisé et sur ordonnance en Russie ; non autorisé dans les sept marchés de référence | [4], [6] |
| Mis au point par | Viatcheslav Morozov et Vladimir Khavinson, Académie de médecine militaire, Léningrad | [2] |
| Titulaire de l'autorisation | Samson-Med, Saint-Pétersbourg | [4] |
| CAS, PubChem, UNII, InChIKey | Aucun. Les valeurs qui circulent sous ce nom décrivent la thymuline | [3] |
| Code de l'OMS | Aucun attribué. La notice indique seulement le code de groupe L03AX | [4], [5] |
| Conservation selon la notice | Au sec, à l'abri de la lumière, à moins de 20 degrés Celsius ; durée de conservation de trois ans | [1] |

Comment il agit
Aucun mécanisme n'est établi et, pour un mélange, les outils habituels ne servent à rien : il n'existe pas de profil de liaison aux récepteurs, faute d'une molécule unique susceptible de se lier [1].
- La notice décrit un effet, pas un mécanisme. Elle indique que la préparation rétablit une réactivité immunitaire perturbée et régule le nombre et le rapport des lymphocytes T et B, ce qui résume l'activité qu'on lui prête [1].
- Il n'existe aucune donnée de pharmacocinétique. Trois reproductions indépendantes de la notice russe ont été examinées, et aucune ne comporte de rubrique sur la façon dont le corps absorbe, distribue, transforme et élimine la substance [1].
- L'hypothèse actuelle est épigénétique. Depuis 2017 environ, l'équipe qui l'a mis au point avance que les peptides courts de l'extrait se lient à l'ADN double brin et aux histones à l'intérieur du noyau des cellules, et influencent ainsi les gènes qui sont lus [14].
- Cette hypothèse a été testée sur les peptides isolés, pas sur l'extrait. Le travail de 2023 modélise et mesure Glu-Trp et Lys-Glu. Que ces peptides atteignent un noyau cellulaire après injection de l'extrait chez une personne n'a pas été montré [14].
- Une étude de laboratoire décrit un déplacement des marqueurs cellulaires. Dans des cellules souches sanguines humaines en culture, deux marqueurs d'immaturité (CD44 et CD117) ont baissé d'un facteur 2 à 3, tandis qu'un marqueur de lymphocytes T matures (CD28) a augmenté d'un facteur 6,8. Les auteurs y voient une poussée vers la maturation [15].
Ce que les études ont montré
L'essentiel de ce qui existe est ancien, restreint et russe, et le volume des publications se confond aisément avec un volume de preuves [11].
Les 293 notices PubMed correspondant au terme, récupérées et classées le 17 septembre 2026 par décennie de publication. Environ quatre cinquièmes sont antérieures à l’an 2000. Source [11].
Sur ces 293 notices, 254 sont en russe, 30 en anglais, 8 en ukrainien et une en allemand, et 100 portent la signature de Khavinson ou de Morozov [11].
Types de publication tels que PubMed les étiquetait le 17 septembre 2026, comparés au nombre d’études trouvées le même jour dans ClinicalTrials.gov. La requête témoin portant sur l’extrait de thymus y a renvoyé 426 entrées, le résultat vide est donc une absence réelle. Sources [11], [12].
L'étude qui porte l'allégation de longévité
Étude clinique contrôlée Une seule publication porte presque toute l'allégation, en deux volets : 94 femmes de 66 à 94 ans dans une maison de retraite pour vétérans de Saint-Pétersbourg, de 1996 à 2001, et 152 hommes et femmes de Kiev traités entre 1992 et 1994 puis suivis jusqu'en 1999 [2].
Les mêmes données étaient parues en russe un an plus tôt. La version anglaise ne se présente pas comme une seconde publication, si bien que les listes de références comptent parfois les deux textes comme des preuves distinctes [9].
Le protocole est mince là où il compte le plus. Le volet de Saint-Pétersbourg répartit 94 personnes en quatre groupes de 22 à 24 : placebo, cette substance, l'épithalamine, une préparation de glande pinéale, et les deux ensemble. Un seul groupe met donc la substance à l'épreuve seule. L'article qualifie l'essai de double aveugle, mais ne décrit ni procédure d'aveugle ni vérification que celui-ci ait tenu [2].
Étude clinique contrôlée La présentation statistique est plus faible encore. L'article donne des pourcentages et des rapports mesurés contre des seuils forfaitaires (p inférieur à 0,03 et p inférieur à 0,001), sans intervalles de confiance, sans courbes de survie et sans aucune analyse du délai jusqu'à l'événement. Six tests statistiques sont énumérés sans qu'on dise lequel a servi où, et rien n'est rapporté sur les personnes sorties de l'étude ou perdues de vue au fil de six à huit années, dans un groupe âgé de 66 à 94 ans [2].
Quarante-quatre paramètres ont été mesurés dans quatre groupes : 17 immunitaires, 8 endocriniens et 19 métaboliques. Aucune correction pour la multiplicité des comparaisons n'est rapportée. Avec autant de comparaisons, certaines se séparent par le seul effet du hasard [2].
Aucun critère de jugement principal n'a été fixé à l'avance, et une interrogation de registre le 17 septembre 2026 n'a renvoyé aucune entrée, contre 426 pour la requête témoin [12], [2].
L'article ne comporte ni avis de comité d'éthique, ni mention de financement, ni déclaration de liens d'intérêts. Les auteurs ont mis au point la substance et dirigé l'institution qui la porte [2].
Pourquoi le chiffre le plus cité ne tient pas
Sans randomisation Le résultat de loin le plus répété ne vient même pas de la partie randomisée de l'étude. Il provient d'un groupe distinct de 20 personnes, dix femmes et dix hommes, qui ont reçu cette substance en même temps que l'épithalamine chaque année pendant les six années du suivi. Le chiffre cité pour la substance n'est donc pas un chiffre pour cette substance seule [2].
Ce groupe se tient en dehors de la répartition en quatre groupes, part d'un âge moyen plus bas, 79,4 contre 80,2 ans, et comprend des hommes, alors que les groupes randomisés ne comptaient que des femmes. Il est malgré tout comparé au même groupe témoin [2].
Un problème plus profond encore se pose, au-delà de l'appariement des groupes. Qui est encore traité la sixième année a nécessairement survécu à ces six années, de sorte qu'une longue survie est une condition de cette exposition et pas seulement une conséquence possible de celle-ci. Ce schéma, appelé biais du temps immortel, fait paraître un traitement protecteur de façon systématique, et c'est pourquoi un tel groupe ne peut pas être lu face à un groupe témoin randomisé [2].
Un second critère qui compare un groupe à lui-même
Étude clinique contrôlée Un résultat souvent cité sur les maladies respiratoires est une comparaison à l'intérieur d'un même groupe. La note de bas de tableau précise que la marque signale un écart par rapport à la valeur initiale du groupe lui-même, et non par rapport au groupe témoin [2].
S'y ajoute que le groupe traité partait de la valeur initiale la plus élevée des trois. Quand un groupe démarre par hasard à une valeur extrême, les mesures suivantes se rapprochent d'elles-mêmes de la moyenne, sans qu'aucun traitement intervienne ; en statistique, cela s'appelle la régression vers la moyenne. Aucune comparaison directe entre les groupes n'est rapportée ici, et pourtant la littérature secondaire fait circuler cet écart comme un effet de la substance [2].
L'essai chez des patients hospitalisés
Randomisé, simple aveugle En 2020, une équipe de Tchita a mené dans un seul centre un essai auprès de 80 patients hospitalisés pour une COVID-19 grave, âgés d'environ 62 ans en moyenne. L'attribution a été confiée à un statisticien indépendant et la comparaison s'est faite contre du sérum physiologique [10].
L'essai a manqué les critères qu'il avait lui-même désignés comme principaux. Le délai jusqu'à l'amélioration clinique a donné p = 0,41 et le critère d'imagerie au jour 14 a donné p = 0,43. Les résultats qui ont rendu l'étude célèbre étaient secondaires [10].
Les groupes ne partaient pas à égalité. Dans le groupe témoin, 45,4 pour cent des patients étaient sous ventilation invasive, contre 25 pour cent dans le groupe traité (p = 0,06), et le nombre de lymphocytes de départ favorisait lui aussi le groupe témoin, à 0,89 ± 0,12 contre 0,61 ± 0,09 fois dix puissance neuf par litre. Aucun de ces deux écarts n'est formellement significatif, mais dans un essai de 80 personnes un tel écart sur le meilleur prédicteur d'évolution est un facteur de confusion sérieux, et aucun ajustement n'est rapporté [10].
L'essai n'a jamais été enregistré au préalable et ne rapporte aucun calcul d'effectif. Ses auteurs déclarent n'avoir aucun lien d'intérêts, alors que l'un d'eux dirige l'institut qui a mis au point la substance [10], [12].
Données publiées incohérentes Un article ultérieur de la même équipe donne deux chiffres différents de mortalité hospitalière pour le même groupe traité dans ses résumés anglais et russe, et les deux diffèrent du chiffre publié dans le rapport de 2021 [17], [10].
Travaux de laboratoire et chez l'animal
Données animales, équipe indépendante Une équipe ukrainienne sans lien avec les concepteurs a étudié la cicatrisation de défauts de la mandibule chez 48 rats adultes, en quatre groupes de douze, et a décrit des changements dans les populations locales de cellules immunitaires sur 28 jours, sans donner de valeurs chiffrées dans le résumé [18], [19].
Données de laboratoire Une équipe de Vladivostok a utilisé la préparation comme référence pour mesurer un autre produit peptidique ; les deux ont augmenté la production de cytokines dans des cellules sanguines en culture, la substance servant ici d'étalon et non d'objet d'étude. Par ailleurs, les dipeptides isolés ont été modélisés face à l'ADN et testés dans un modèle d'inflammation, ce qui relève du mécanisme de composants et ne constitue pas une preuve concernant l'extrait [20], [14].
Ce que l'on ignore toujours du Thymalin
- Ce que le corps en fait. Aucune donnée d'absorption, de distribution, de demi-vie ou d'élimination n'existe, dans aucune espèce, et la notice ne comporte pas cette rubrique [1].
- Ce que contient réellement un lot donné. La composition est fixée par le procédé et non par une spécification ; il n'existe aucune analyse indépendante de la variabilité entre lots, ni d'un flacon acheté en ligne [2], [21].
- Si le système immunitaire y réagit. Aucune donnée d'immunogénicité n'existe, alors qu'on injecte de façon répétée un mélange de protéines étrangères [13].
- Si un résultat chez l'humain se reproduit. Aucune équipe extérieure à l'espace scientifique postsoviétique ne l'a jamais étudié : aucun travail d'Europe occidentale, d'Amérique du Nord, d'Australie, du Japon ou de Chine [11].
- Ce que prédirait l'hypothèse actuelle. Personne n'a montré que les peptides courts atteignent le noyau d'une cellule après injection de l'extrait [14].
Effets indésirables et sécurité
Le dossier de sécurité est mince, ce qui n'est pas la même chose que rassurant : la notice russe mentionne un seul effet indésirable, en un seul mot [1].
- Les réactions allergiques sont le seul effet indésirable mentionné, sans catégorie de fréquence et sans le tableau récapitulatif que l'on attendrait aujourd'hui [1].
- Trois contre-indications sont indiquées : hypersensibilité individuelle, grossesse et allaitement. Il n'y a aucune rubrique sur les interactions avec d'autres médicaments [1].
- La matière première comporte un risque théorique de transmission. Les concepteurs le nomment eux-mêmes : un matériel d'origine animale peut porter des prions, des agents infectieux ou des acides nucléiques. Leur assurance que les contrôles n'en ont trouvé aucun vient du côté du fabricant [2].
- Une formule souvent citée n'est pas un constat de sécurité. L'affirmation selon laquelle la préparation n'a pratiquement pas d'effets indésirables provient d'une revue signée par l'équipe conceptrice et résume des impressions plutôt que des données de sécurité recueillies [13].
- Le régulateur américain a visé expressément la promotion auprès des enfants. Sa lettre de 2024 à un vendeur indique qu'il est particulièrement préoccupé par le fait que le produit ait été promu pour un usage chez l'enfant [21].
- Le produit du marché gris n'est pas le produit enregistré. Ce qui se vend en ligne se situe en dehors de tout système de qualité pharmaceutique, ce qui pèse davantage pour un mélange indéfini que pour une molécule de synthèse [21].
Pourquoi cette page n'indique aucune dose
Cette page ne donne aucune quantité de Thymalin, dans aucune unité, ni durée de cure, ni intervalle entre injections, ni schéma de répétition. Là où il est autorisé, c'est un médicament sur ordonnance, et sa notice réserve la décision au prescripteur [1].
Lorsqu'une préparation est autorisée sur un marché et ne l'est nulle part ailleurs, un chiffre sur une page de référence fonctionnerait comme une consigne et non comme une citation, qu'il vienne d'une notice ou du tableau d'une étude. Le même raisonnement vaut pour la reconstitution et l'injection. Rien ici n'est écrit pour être mis en pratique [4].
Développement et statut réglementaire
Le Thymalin est un médicament autorisé dans un seul pays depuis 1982 et n'a jamais été évalué ailleurs. Il n'y a eu aucun programme occidental de phase 1, 2 ou 3, parce qu'il n'y a jamais eu de demande occidentale [2], [4].
Quatre décennies dans un seul pays
- 1982Autorisation soviétiqueAutorisé pour un usage médical comme immunomodulateur par l’arrêté ministériel numéro 1008 du 10 novembre, enregistrement 82.1008.8
- 1992-1999Le volet de Kiev152 participants traités entre 1992 et 1994 et suivis jusqu’en 1999 ; les résultats ont été publiés plus tard
- 1996-2001Le volet de Saint-Pétersbourg94 participantes dans une maison de retraite pour vétérans, observées pendant six ans ; la base de l’allégation de longévité
- 2002-2003Publié deux foisLes mêmes données paraissent en russe en 2002 et en anglais en 2003, sans que le second texte soit signalé comme tel
- 2010Enregistrement russeEnregistrement LS-000267 du 26 février, cité dans la littérature primaire
- 2020-2021L’essai hospitalierEssai monocentrique auprès de 80 patients, jamais inscrit dans un registre ; critères principaux manqués
- 2024Renouvelé et blâméL’enregistrement russe est renouvelé le 21 juin ; en février, le régulateur américain nomme le produit dans une lettre d’avertissement
Derrière cette chronologie se trouvent l'arrêté soviétique numéro 1008 du 10 novembre 1982 avec l'enregistrement 82.1008.8, l'enregistrement russe LS-000267 du 26 février 2010, la lettre d'avertissement du 7 février 2024 et l'enregistrement en vigueur du 21 juin 2024, accordé sans échéance à Samson-Med, à Saint-Pétersbourg [2], [10], [21], [4].
| Marché | Statut | Depuis ou remarque |
|---|---|---|
| Russie | Autorisé | Sur ordonnance ; enregistrement en vigueur de juin 2024 |
| États-Unis | Non autorisé | Nommé dans une lettre d'avertissement de 2024 |
| Union européenne | Non autorisé | Aucun rapport d'évaluation |
| Allemagne | Non autorisé | Non commercialisable |
| Royaume-Uni | Non vérifié | Registre illisible |
| Australie | Non vérifié | Non inscrit à la norme |
| Canada | Non autorisé | Aucune fiche produit |
| Suisse | Non autorisé | Rien trouvé |
Cinq de ces lignes reposent sur des interrogations de registres menées le 17 septembre 2026 aux côtés d'une substance témoin dans la même base, de sorte qu'un résultat vide signifie une absence et non une requête défaillante. Deux lignes sont plus fragiles et signalées comme telles : le registre britannique ne renvoie ses résultats que par des scripts qui n'ont pas pu être lus, et la base de données des produits australiens était injoignable ce jour-là, seul le texte réglementaire de classement restant entièrement consultable [6], [7], [8], [22], [23], [24], [25].
L'indication russe enregistrée figure sur la notice sous la forme d'états de déficit immunitaire, ce qui est une affirmation sur ce que couvre l'autorisation et non sur ce que la substance obtient [1].
Aux États-Unis, le nom ne figure sur aucune liste de substances en vrac proposées pour la préparation officinale, si bien qu'il n'existe là-bas aucune voie légale d'en fabriquer pour des personnes. En Allemagne, l'importation d'un médicament non autorisé se limite à la fourniture à un patient donné, sur ordonnance et par une pharmacie, ce qui ne couvre pas une importation privée. Voir les peptides sont-ils légaux et peptides approuvés par la FDA [26], [6], [23].
Antidopage
Le Thymalin n'est pas nommé sur la liste des interdictions 2026. Une recherche en texte intégral le 17 septembre 2026 n'a trouvé que deux correspondances proches, portant toutes deux sur la thymosine bêta-4 et ses dérivés, dans la classe S2.3 [27].
L'annexe de la loi antidopage allemande et la norme australienne sur les poisons donnent le même résultat : la thymosine bêta-4 et la somatropine y figurent, cette substance non, et les recherches témoins ont renvoyé des correspondances dans les deux textes, l'absence est donc réelle [28], [25].
L'absence d'un nom sur une liste ne vaut pas feu vert. Un sportif qui s'injecte une préparation qu'aucun régulateur n'a évaluée porte le risque de contamination, et la responsabilité objective en fait son affaire. Voir peptides interdits dans le sport [27].
Comparé aux peptides voisins
| Substance | Ce que c'est | Structure définie | Statut | Source |
|---|---|---|---|---|
| Thymalin | Extrait de thymus de veau, un mélange | Non | Autorisé en Russie seulement | [4] |
| Thymosine alpha-1 | Peptide de synthèse de 28 unités, dénomination internationale thymalfasine | Oui, C129H215N33O55, 3108,3 | Médicament autorisé sur certains marchés ; code de l'OMS L03AX25 | [16], [5] |
| Thymopentine | Peptide de synthèse de cinq unités, un fragment de la thymopoïétine | Oui, C30H49N9O9, 679,8 | Code de l'OMS L03AX09 | [16], [5] |
| Thymuline | Peptide thymique défini de neuf unités, aussi appelé FTS | Oui, C33H54N12O15, 858,9 | Pas un médicament commercialisé | [3] |
| TB-500 | Fragment apparenté à la thymosine bêta-4 | Oui, voir sa propre page | Interdit dans le sport | [27] |
Le tableau montre ce que la syllabe commune dissimule. Quatre de ces cinq entrées sont des molécules uniques dotées d'une formule, d'une masse et d'un numéro de registre ; une est un mélange qui n'a rien de tout cela, et deux des termes de comparaison possèdent un code propre de l'OMS quand le Thymalin ne peut afficher qu'un code de groupe sur une notice [3], [16], [5].
Cette différence n'a rien de cosmétique : les preuves s'attachent à une molécule définie et voyagent avec elle, tandis que les preuves portant sur un mélange restent liées au procédé qui l'a produit, de sorte que les résultats obtenus pour la thymosine alpha-1 ou la thymopentine ne disent rien de cette préparation. Le TB-500 est ici la seule entrée figurant sur la liste des interdictions, par sa molécule d'origine, ce qui a conduit à tenir cette substance pour interdite par simple voisinage de noms [5], [27].
Idées reçues
- « Le Thymalin a pour formule C33H54N12O15 et pour masse 858,9. » Ces valeurs sont celles de la thymuline, un peptide défini de neuf unités. Le nom ne figure dans cette fiche que parmi plus de trente synonymes déposés [3].
- « Le Thymalin est un peptide comme les autres du registre. » C'est un extrait de tissu bovin, sans séquence et sans masse unique [2], [1].
- « Thymalin et thymosine alpha-1 sont deux noms de la même chose. » Ce sont deux produits sans lien : la thymosine alpha-1 est de synthèse et définie, porte la dénomination internationale thymalfasine et possède son propre code de l'OMS [16], [5].
- « Thymogen, Vilon et Crystagen sont d'autres noms du Thymalin. » Ce sont les peptides isolés de l'extrait puis fabriqués par synthèse, chacun formant une préparation à part. Ce que l'on observe pour eux ne vaut pas pour le mélange [13].
- « Le fameux suivi de 15 ans prouve ce que fait le Thymalin. » Cette étude portait sur l'épithalamine, une préparation de glande pinéale, chez 39 patients contre 40. Cette substance n'y apparaît pas [29].
- « Il est enregistré en Russie depuis 1992. » Cette date circule largement mais n'a pu être reliée à aucune source primaire. Sont documentées l'autorisation soviétique de 1982 et les enregistrements russes de 2010 et de 2024 [2], [10], [4].
- « Le thymi extractum des listes européennes de médicaments, c'est la même chose. » Ce terme désigne l'extrait de thym, la plante aromatique, et apparaît dans des préparations contre la toux. La ressemblance n'est que dans le nom [22].
- « Il figure dans toutes les lettres d'avertissement sur les peptides. » Une lettre de 2026 adressée à un autre vendeur nomme d'autres peptides et précisément pas celui-ci ; le constat de 2024 était ponctuel [30].
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le Thymalin ?
Un extrait, et non un peptide défini : un mélange de polypeptides prélevé sur les glandes thymiques de veaux et de jeunes bovins, préparé de façon que les fragments inférieurs à 10 kDa subsistent. Un mélange n'a pas de structure unique, donc le Thymalin n'a ni séquence, ni formule, ni masse moléculaire. C'est une propriété de la substance, et non une lacune de la documentation.
Le Thymalin a-t-il un numéro CAS ou une fiche PubChem ?
Non. La recherche dans PubChem mène au composé 3085284, mais cette fiche s'intitule Nonathymulin et décrit la thymuline, un peptide défini de neuf unités portant le numéro CAS 63958-90-7. Le nom Thymalin n'y figure que parmi plus de trente synonymes déposés. Aucune fiche n'existe pour l'extrait lui-même, et un mélange ne pourrait de toute façon pas être représenté dans une base de structures.
Le Thymalin est-il autorisé quelque part ?
En Russie seulement, et uniquement sur ordonnance. L'autorisation soviétique remonte à un arrêté du 10 novembre 1982, et l'enregistrement en vigueur a été accordé le 21 juin 2024. Les vérifications du 17 septembre 2026 n'ont trouvé aucune autorisation aux États-Unis, dans l'Union européenne, en Allemagne, au Canada ni en Suisse ; les registres britannique et australien n'ont pas pu être lus.
Quelle est la solidité de l'allégation de longévité attachée au Thymalin ?
Elle repose sur un seul article, publié deux fois : en russe en 2002 et en anglais en 2003. Son volet le plus large répartissait 94 participantes en quatre groupes, ne donnait aucun intervalle de confiance, mesurait 44 paramètres sans corriger la multiplicité des comparaisons et ne comportait ni déclaration éthique ni déclaration de liens d'intérêts. Les auteurs étaient les concepteurs du produit.
Pourquoi le résultat le plus cité du Thymalin ne tient-il pas ?
Parce qu'il vient d'un groupe qui n'a pas été tiré au sort et qui n'a pas reçu la substance seule. Vingt personnes, dix femmes et dix hommes, l'ont reçue chaque année pendant six ans en même temps que l'épithalamine, une préparation de glande pinéale, puis ont été comparées au groupe témoin randomisé, composé uniquement de femmes. Qui est encore traité la sixième année a par définition survécu à ces six années, une circularité connue sous le nom de biais du temps immortel.
Qu'a donné l'essai du Thymalin chez des patients atteints de COVID-19 ?
Il a manqué les résultats qu'il avait lui-même désignés comme principaux : le délai jusqu'à l'amélioration clinique a donné p = 0,41 et le critère d'imagerie au jour 14 a donné p = 0,43. Les résultats qui l'ont rendu populaire étaient secondaires. L'essai était en simple aveugle, s'est déroulé dans un seul centre auprès de 80 participants, n'a jamais été enregistré au préalable et ne rapporte aucun calcul d'effectif. L'un de ses auteurs dirige l'institut qui a mis au point la substance.
Le Thymalin est-il la même chose que la thymosine alpha-1 ou la thymopentine ?
Non. La thymosine alpha-1 est un peptide de synthèse de 28 unités portant la dénomination internationale thymalfasine et le code de l'OMS L03AX25 ; la thymopentine est un peptide de synthèse de cinq unités portant le code L03AX09. Toutes deux ont une formule, une masse et un numéro de registre. Le Thymalin n'a rien de tout cela, de sorte que ce qu'on sait de ces deux molécules ne dit rien de l'extrait.
Le Thymalin est-il interdit dans le sport ?
Son nom ne figure ni sur la liste des interdictions 2026, ni dans l'annexe de la loi antidopage allemande, ni dans la norme australienne sur les poisons ; les trois textes ont été parcourus intégralement le 17 septembre 2026, et les seules correspondances proches concernent la thymosine bêta-4. L'absence d'un nom sur une liste ne vaut pas feu vert : un sportif qui s'injecte une préparation non évaluée porte le risque de contamination et en répond sans qu'une faute soit nécessaire.
Sources
- MEDI RU. Тималин — official Russian package insert, reproduced in full (state of the printed leaflet 1 October 2011). Composition, pharmacological description, indications, contraindications, adverse effects, storage, shelf life and the dispensing status "По рецепту" (on prescription). Retrieved 17 September 2026. https://medi.ru/instrukciya/timalin_738/
- Khavinson VKh, Morozov VG (2003). Peptides of pineal gland and thymus prolong human life. Neuro Endocrinology Letters 24(3-4):233-240. PMID 14523363. The title states the authors' claim; this page does not adopt it. Full text read page by page from a scanned copy: manufacturing and the 10 kDa cut-off and the Soviet registration on p. 234, design on p. 236, the tables on p. 238, the statistics paragraph and the absence of an ethics, funding or competing-interest statement on p. 239. https://khavinson.info/downloads/2003-Khavinson_Morozov.pdf
- PubChem PUG-REST, queried 17 September 2026. The name query for "thymalin" resolves to compound 3085284, whose record is titled Nonathymulin, with formula C33H54N12O15, mass 858.9, InChIKey LIFNDDBLJFPEAN-BPSSIEEOSA-N, CAS 63958-90-7 and UNII 9H198D04WL — that is thymulin. The name appears there only among more than thirty depositor synonyms. The stereochemically defined thymulin record is compound 71300623. https://pubchem.ncbi.nlm.nih.gov/rest/pug/compound/cid/3085284/synonyms/JSON
- Vidal Rossija. Тималин, product information sheet 23838, held as a mirror of the Russian state register. Registration ЛП-№(005867)-(РГ-RU) granted 21 June 2024 without expiry; marketing authorisation holder Samson-Med, St Petersburg; group code L03AX. Retrieved 17 September 2026. https://www.vidal.ru/drugs/thymalin__23838
- WHO Collaborating Centre for Drug Statistics Methodology. ATC/DDD Index, group L03AX (other immunostimulants), state of 20 January 2026. The group holds 23 substances, among them L03AX09 thymopentin and L03AX25 thymalfasin. Neither thymalin nor thymus extract is among them, so the group code on the Russian label is not an assigned code. https://atcddd.fhi.no/atc_ddd_index/?code=L03AX
- US Food and Drug Administration, openFDA. Four queries on 17 September 2026 — approvals, the national drug code directory, product labelling and enforcement reports — each returned no record for the name. The identical control query for tesamorelin returned one approval record the same day, so the method works and the empty result is real. https://api.fda.gov/drug/drugsfda.json
- European Medicines Agency. Complete medicines report and orphan designations report, both downloaded and searched in full on 17 September 2026: no match for thymalin, timalin, thymosin or thymopentin, against one match each for the control substances tesamorelin and tirzepatide. https://www.ema.europa.eu/en/medicines/download-medicine-data
- Health Canada. Drug Product Database, active ingredient endpoint, queried 17 September 2026: empty result. The control query for tesamorelin returned two records the same day. A query for "thymus" returns only three homeopathic tissue preparations. https://health-products.canada.ca/api/drug/activeingredient/?ingredientname=thymalin
- Khavinson VKh, Morozov VG (2002). Geroprotective effect of thymalin and epithalamin. Advances in Gerontology 10:74-84, in Russian. PMID 12577695. The Russian first publication of the same data that appeared in English a year later.
- Kuznik B, Khavinson V, Shapovalov K, Linkova N, Lukyanov S, Smolyakov Yu, et al. (2021). Peptide drug thymalin regulates immune status in severe COVID-19 older patients. Advances in Gerontology 11(4):368-376. DOI 10.1134/S2079057021040068. PMC8654498. Full text read: 80 participants at one centre, single-blind with saline control, ethics approval number 102 of 15 May 2020, the named primary endpoints and their results (p = 0.41 for time to clinical improvement, p = 0.43 for imaging at day 14), the baseline imbalance in invasive ventilation (45.4 against 25 per cent, p = 0.06) and in lymphocyte count, the citation of the Russian registration LS-000267 of 26 February 2010, and the authors' statement that they declare no conflict of interests.
- NCBI PubMed E-utilities, queried 17 September 2026 for the term "thymalin": 293 records, all of them retrieved and classified. By language 254 Russian, 30 English, 8 Ukrainian and 1 German; by decade 125 in the 1980s, 108 in the 1990s, 42 in the 2000s, 10 in the 2010s and 8 in the 2020s; 100 records list Khavinson or Morozov as an author. By publication type: 12 tagged clinical trial, 9 review, 5 case reports, 2 controlled clinical trial and 2 randomised controlled trial. https://eutils.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/eutils/esearch.fcgi?db=pubmed&term=thymalin
- ClinicalTrials.gov API v2, queried 17 September 2026 by term and by intervention: zero studies in both cases. The control query for "thymus extract" returned 426 studies, so the interface was working. https://clinicaltrials.gov/api/v2/studies?query.term=thymalin
- Khavinson VKh, Linkova NS, Chalisova NI, Ivko OM (2021). The use of thymalin for immunocorrection and molecular aspects of biological activity. Biology Bulletin Reviews 11(4):377-382. DOI 10.1134/S2079086421040046. PMC8365293. Full text read: origin of the raw material, identification of the short peptides Glu-Trp, Lys-Glu and Glu-Asp-Pro by chromatography and mass spectrometry, and the summary phrase about side effects quoted on this page.
- Linkova N, Khavinson V, Diatlova A, Petukhov M (2023). The influence of KE and EW dipeptides in the composition of the thymalin drug on gene expression and protein synthesis involved in the pathogenesis of COVID-19. International Journal of Molecular Sciences 24(17):13377. PMID 37686182. PMC10488166. Evidence that the epigenetic hypothesis was tested on the isolated dipeptides rather than on the extract.
- Khavinson VK, Linkova NS, Kvetnoy IM, Polyakova VO (2020). Thymalin: activation of differentiation of human hematopoietic stem cells. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 170(1):118-122. PMID 33237528. PMC7686446. Cell culture work: CD44 and CD117 expression lowered two- to threefold, CD28 expression raised 6.8-fold.
- PubChem PUG-REST, identifiers of the neighbouring substances, queried 17 September 2026: thymopentin compound 451417, C30H49N9O9, mass 679.8; thymosin alpha-1 compound 16130571, C129H215N33O55, mass 3108.3. https://pubchem.ncbi.nlm.nih.gov/rest/pug/compound/name/thymopentin/property/MolecularFormula,MolecularWeight,InChIKey/JSON
- Kuznik BI, Shapovalov KG, Smolyakov YN, Lukyanov SA (2022). Morphological compound and indicators of the blood clotting system in severe COVID-19 patients of middle aged and elderly during treatment with tocilizumab and thymalin. Advances in Gerontology 35(3):368-374, in Russian. PMID 36169363. Used here only as evidence of inconsistent reporting: the English and Russian abstracts of the same paper state different hospital mortality figures for the treated group, and both differ from the figure in the 2021 report.
- Boiko AA, Malanchuk VA, Myroshnychenko MS (2024). Reparative osteogenesis in mandible in cases of filling a bone defect with hydroxyapatite-containing osteotropic material and injecting the surrounding soft tissues with thymalin. Wiadomości Lekarskie 77(1):68-76. DOI 10.36740/WLek202401110. PMID 38431810. Independent Ukrainian group, 48 rats in four groups of twelve.
- Boiko AA, Malanchuk VA, Myroshnychenko MS, Markovska OV (2024). Expression features of T-lymphocytes, B-lymphocytes and macrophages in the post-traumatic regenerate of the mandible in rats. Polski Merkuriusz Lekarski 52(2):171-177. DOI 10.36740/Merkur202402105. PMID 38642352. Companion publication from the same independent group.
- Kuznetsova TA, Besednova NN, Zaporozhets TS, Smolina TP, Kazha AK (2013). Comparative study of immunomodulatory activity of the peptides tinrostim and thymalin. Antibiotiki i Khimioterapiya 58(11-12):8-12, in Russian. PMID 24734422. Independent group in Vladivostok; thymalin serves as the reference preparation, not as the substance under test.
- US Food and Drug Administration. Warning letter to US Chem Labs, Miami, Florida, 7 February 2024, reference MARCS-CMS 669074. Names the product by name alongside two prescription medicines, quotes the seller's own website claims, states that the agency is particularly concerned that the product is marketed for use in children, and rejects the research-use-only labelling. Violations cited under sections 505(a), 301(d), 502 and 301(a) of the Federal Food, Drug, and Cosmetic Act. https://www.fda.gov/inspections-compliance-enforcement-and-criminal-investigations/warning-letters/us-chem-labs-669074-02072024
- Swissmedic. Register of authorised human medicines and the extended medicines list, both downloaded and searched in full on 17 September 2026: no match for thymalin, timalin, thymopentin or thymosin, against control matches for Genotropin, Mounjaro, Ozempic, somatropinum and tirzepatidum. The only near match, thymi extractum, is extract of the herb thyme. https://www.swissmedic.ch/
- Germany. Annex 1 to the medicines prescription ordinance, full text checked 17 September 2026: no entry for the name, against a control match for somatropin. Absence from that annex does not make an unauthorised medicine marketable; placing one on the market falls under section 21 of the medicines act, and import is limited to single-patient supply on prescription through a pharmacy under section 73(3). https://www.gesetze-im-internet.de/amvv/anlage_1.html
- United Kingdom. The medicines regulator's product search was queried on 17 September 2026 and returned a page whose result list loads only through scripts; the underlying search interface answered with an access error. The status given here is inferred from the worldwide picture, not from a register match. https://products.mhra.gov.uk/search/?search=thymalin
- Australia. Therapeutic Goods (Poisons Standard — June 2026) Instrument 2026, register number F2026L00633, full text searched 17 September 2026: no match for thymalin, thymus or thymopentin, against control matches for somatropin and thymosin beta-4. The separate product register was unreachable that day, so a registration could be neither confirmed nor excluded. https://www.legislation.gov.au/F2026L00633
- US Food and Drug Administration. Bulk drug substances used in compounding under section 503A of the Federal Food, Drug, and Cosmetic Act, overview page retrieved 17 September 2026. The strings thymalin, thymus and thymosin do not appear in it. https://www.fda.gov/drugs/human-drug-compounding/bulk-drug-substances-used-compounding-under-section-503a-fdc-act
- World Anti-Doping Agency. The 2026 Prohibited List, in force 1 January 2026, searched in full on 17 September 2026. Two matches for the string "thym", both concerning thymosin beta-4 and its derivatives under class S2.3. Neither the name nor thymus extract nor thymic peptide appears anywhere in the document. https://www.wada-ama.org/en/prohibited-list
- Germany. Annex to section 2(3) of the anti-doping act, official citation Federal Law Gazette 2023 I no. 67, full text searched 17 September 2026. The only match for "Thym" is thymosin beta-4 and its derivatives under section II number 3. https://www.gesetze-im-internet.de/antidopg/anlage.html
- Korkushko OV, Khavinson VKh, Shatilo VB, Antonyk-Sheglova IA (2011). Peptide geroprotector from the pituitary gland inhibits rapid aging of elderly people: results of a 15-year follow-up. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 151(3):366-369. PMID 22451889. The study concerns epithalamin in 39 against 40 patients; thymalin does not appear in it.
- US Food and Drug Administration. Warning letter to Wholesale Peptide, Brooksville, Florida, 17 June 2026, reference MARCS-CMS 729447. Used as a negative control: it names other peptides and not this one. https://www.fda.gov/inspections-compliance-enforcement-and-criminal-investigations/warning-letters/wholesale-peptide-729447-06172026
Citer cette page
Les faits de cette page ont été vérifiés le 17 septembre 2026, et tous les registres qui portent le tableau de statut ont été interrogés ce jour-là. Deux lignes pourraient encore bouger : les registres de produits britannique et australien n'ont pas pu être lus, et le registre d'État russe lui-même est protégé par un captcha, de sorte que ses données reposent sur deux reproductions indépendantes de la notice.
myPeptides Research & Editing. (2026). Thymalin : ce que montrent les études, statut et sécurité. Version 1.0, 17 septembre 2026. Registre des peptides myPeptides. Consulté sur https://mypep.app/peptides/thymalin
La façon dont les pages de ce registre sont établies et notées est décrite sous méthodologie ; le registre complet se trouve sous peptides.
| Version | Date | Modification |
|---|---|---|
| 1.0 | 2026-09-17 | Première publication |
Dernière vérification : 17 septembre 2026. Prochaine revue : à tout essai enregistré, à toute réplication indépendante, à tout changement de l'autorisation russe ou à tout changement de classement antidopage.
