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Abaloparatide : ce que montrent les essais, statut et sécurité

Le statut en bref

MarchéStatutDate
États-UnisAutorisé, sur ordonnance2017-04-28
Union européenneAutorisé, sur ordonnance2022-12-12
AllemagneAutorisé, sur ordonnance2022-12-12
Royaume-UniAutorisé, sur ordonnance2023-03-27
AustralieAutorisé, sur ordonnance2024-11-28
CanadaNon autorisé—
SuisseAutorisé, sur ordonnance2024-03-07
Stade de développement
Autorisé
Meilleur niveau de preuve
Essai randomisé de phase 3
Statut AMA
Non listé
Dernière vérification
2026-09-24
Version
1.0

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Abaloparatide : ce que montrent les essais, statut et sécurité

Résumé

L'abaloparatide est une copie fabriquée en laboratoire, légèrement modifiée, d'un fragment d'hormone qui active les cellules chargées de construire l'os. Dans l'essai principal, sur 18 mois, une nouvelle fracture vertébrale visible à la radio a touché 0,6 % des femmes sous abaloparatide contre 4,2 % sous placebo. Les preuves sont plus faibles pour les autres fractures : hors de la colonne, le résultat était limite et n'a pas résisté à la réanalyse européenne, et aucun bénéfice sur la hanche n'a jamais été démontré. C'est un médicament sur ordonnance sur six grands marchés, assorti d'une mise en garde sur le cancer des os fondée sur des études chez le rat.

L'essentiel en bref

  • Le résultat principal concerne les vertèbres. Dans l'essai ACTIVE, qui a duré 18 mois, la radio a montré une nouvelle fracture vertébrale chez 0,6 % des femmes sous abaloparatide et chez 4,2 % sous placebo [1], [2], [3].
  • Pour les autres fractures, le résultat est fragile. En comptant tous les centres, les fractures hors de la colonne ont touché 2,2 % contre 4,0 %, soit un rapport de risques de 0,57 dont la borne supérieure tombait exactement à 1,00. Sans deux centres qui avaient enfreint les règles de l'essai, l'Europe n'a trouvé aucune différence significative [4], [5].
  • L'Europe l'a refusé une fois. La première demande a été rejetée en janvier 2019, surtout à cause de ces fractures hors de la colonne. Une seconde, appuyée sur des données de vie réelle, a été acceptée en décembre 2022 [6], [7].
  • Rien ne prouve un effet sur la hanche. ACTIVE n'a enregistré que deux fractures de la hanche en tout, toutes deux sous placebo, et l'agence américaine a jugé inconnue l'ampleur d'un éventuel bénéfice sur la hanche [4].
  • Face au tériparatide, aucune différence de fractures n'a été démontrée. Le médicament plus ancien était donné en ouvert, c'est-à-dire sans insu, et la comparaison des fractures n'était pas significative (p = 0,44) [4].
  • Chez les hommes, on ne dispose que de données de densité osseuse. L'essai mené chez 228 hommes a mesuré la densité, pas les fractures, et seuls les États-Unis autorisent le médicament chez les hommes [8], [2].
  • Une mise en garde sur le cancer des os demeure. Des rats ont développé des ostéosarcomes, des tumeurs malignes de l'os, d'autant plus souvent que l'exposition était forte. L'encadré noir américain a disparu en décembre 2021, mais la mise en garde elle-même est restée, et l'Europe plafonne la durée totale du traitement à 18 mois [2], [9], [5].

Ce qu'est l'abaloparatide

L'abaloparatide est un peptide de synthèse de 34 acides aminés. Il reprend la partie initiale de la protéine apparentée à l'hormone parathyroïdienne (PTHrP), une molécule de signalisation naturelle, dont plusieurs acides aminés ont été remplacés. Il appartient au petit groupe de médicaments de l'ostéoporose qui construisent de l'os neuf au lieu de seulement ralentir la perte de l'os existant [2].

Il a été mis au point par l'entreprise américaine Radius Health sous le code BA058. Il est vendu sous le nom de Tymlos aux États-Unis et en Suisse, d'Eladynos dans l'Union européenne, au Royaume-Uni et en Australie, et d'Ostabalo au Japon [10], [7], [11], [12].

Fiche express

ChampValeurRéf.
NomAbaloparatide (dénomination commune internationale) ; graphie allemande Abaloparatid[2], [13]
Codes de développementBA058, BA-058, BIM-44058[3], [14]
FamilleAnalogue de la protéine apparentée à l'hormone parathyroïdienne ; construit de l'os (ostéoanabolisant)[2]
CibleRécepteur de type 1 de l'hormone parathyroïdienne (PTH1R)[2]
Structure34 acides aminés avec une extrémité amidée ; un acide aminé absent des protéines naturelles (Aib) en position 29[2]
Ressemblance41 % en commun avec PTH(1-34), 76 % avec PTHrP(1-34)[2]
Formule et masseC174H300N56O49, 3961 Da[2], [14]
Demi-vie (temps nécessaire pour éliminer la moitié du produit)Environ 1 heure[2]
StatutSur ordonnance aux États-Unis, dans l'UE, au Royaume-Uni, en Suisse, en Australie et au Japon ; non autorisé au Canada[10], [7], [15]
Première autorisationÉtats-Unis, 28 avril 2017[10]
Code de classement des médicaments (ATC)H05AA04[16]
Numéro d'enregistrement chimique (CAS)247062-33-5[17]
Fiche PubChem (CID)76943386[14]
Identifiant UNIIAVK0I6HY2U[17]
DrugBankDB05084[17]
ChEMBLCHEMBL3301581[18]
InChIKeyBVISQZFBLRSESR-XSCWXTNMSA-N[17]

Abaloparatide : ce que montrent les essais, statut et sécurité

Comment il agit

L'abaloparatide active le même récepteur que l'hormone parathyroïdienne produite par l'organisme, mais seulement pendant peu de temps. Ce signal bref et répété fait pencher le renouvellement permanent de l'os du côté de la construction [2], [5].

  • Il agit sur un seul récepteur. Il se fixe sur le récepteur de type 1 de l'hormone parathyroïdienne (PTH1R), présent sur les cellules osseuses [2].
  • Les cellules qui construisent l'os s'activent. Les ostéoblastes, qui déposent l'os neuf, travaillent davantage, aussi bien dans l'os spongieux de l'intérieur que dans l'enveloppe dense de l'extérieur [2].
  • La destruction de l'os n'augmente que peu. Le résumé des caractéristiques du produit (RCP) européen évoque des « transient and limited increases in bone resorption » (hausses passagères et limitées de la résorption osseuse), c'est-à-dire de l'élimination de l'os ancien [5].
  • Les marqueurs sanguins traduisent ce déséquilibre. Un marqueur de construction osseuse a culminé à 93 % au-dessus de sa valeur de départ, un marqueur de destruction osseuse à seulement 26 % [2].
  • Il disparaît vite. Sa concentration dans le sang diminue de moitié en une heure environ, et les reins éliminent les fragments [2].

Les bisphosphonates et le dénosumab font l'inverse : ils freinent la destruction de l'os [4], [2].

Ce que les essais ont montré

Presque tout repose sur un seul essai, ACTIVE. De 2011 à 2014, il a tiré au sort 2 463 femmes ménopausées atteintes d'ostéoporose, âgées de 49 à 86 ans, dans 10 pays. L'abaloparatide et le placebo ont été comparés en double aveugle pendant 18 mois ; un troisième groupe savait qu'il recevait du tériparatide [3], [1].

Une fracture est un critère de jugement dur : c'est l'événement que l'on cherche réellement à éviter. La densité osseuse mesurée par ostéodensitométrie n'est qu'un indicateur indirect (un critère de substitution). Une densité en hausse ne prouve pas à elle seule que moins d'os se cassent. C'est pourquoi l'autorisation chez la femme repose sur les fractures, et l'autorisation américaine chez les hommes seulement sur la densité.

Nouvelles fractures vertébrales dans l'essai ACTIVE sur 18 mois
Placebo
4.2% des femmes
Abaloparatide
0.6% des femmes
Tériparatide, en ouvert
0.8% des femmes

Essai randomisé de phase 3 chez des femmes ménopausées atteintes d'ostéoporose ; femmes dont les radios étaient interprétables : 690 sous abaloparatide, 711 sous placebo, 717 sous tériparatide. Abaloparatide et placebo étaient comparés en double aveugle, le tériparatide était donné en ouvert. La plupart des fractures ont été repérées à la radio plutôt que ressenties. Sources [1], [2], [3].

Fractures vertébrales

Essai randomisé de phase 3 Une nouvelle fracture vertébrale est apparue chez 4 des 690 femmes sous abaloparatide (0,6 %) et chez 30 des 711 sous placebo (4,2 %). La différence absolue atteignait 3,6 points de pourcentage (intervalle de confiance à 95 % de 2,1 à 5,4), soit une baisse relative de 86 % (61 à 95 ; p < 0,0001) [2], [3], [1].

Sous tériparatide en ouvert, le chiffre était de 6 sur 717 (0,8 %). La plupart des fractures étaient morphométriques, c'est-à-dire une déformation de la vertèbre visible à la radio qui ne fait pas forcément mal, et le nombre d'événements restait faible [3], [4].

Essai randomisé de phase 3, réanalyse européenne Quand les autorités européennes ont exclu deux centres, il restait 2 070 femmes, et le résultat sur la colonne a tenu : 3 sur 583 (0,5 %) sous abaloparatide contre 25 sur 600 (4,2 %) sous placebo [5].

Fractures hors de la colonne

Essai randomisé de phase 3 Il s'agissait d'un critère secondaire, et non de l'objectif principal de l'essai. En comptant tous les centres, l'agence américaine a relevé au moins une fracture de ce type chez 2,2 % des femmes sous abaloparatide contre 4,0 % sous placebo. Le rapport de risques était de 0,57 (intervalle de confiance à 95 % de 0,32 à 1,00 ; p = 0,049) [4].

Cela correspond à un risque inférieur d'environ 43 %. Mais la borne supérieure tombe exactement sur 1,00, la valeur qui signifie absence de différence : le résultat n'a franchi la barre que de justesse. La notice américaine, avec une autre estimation sur 19 mois, indique 2,7 % contre 4,7 % [4], [2].

Essai randomisé de phase 3, réanalyse européenne L'Europe a écarté deux centres dont les manquements aux bonnes pratiques cliniques (BPC, les règles internationales de conduite des essais) rendaient les données peu fiables. Les taux étaient alors de 2,7 % sous abaloparatide et de 3,6 % sous placebo [5].

L'écart de 0,9 point de pourcentage (intervalle de confiance à 95 % de -1,1 à 2,9) était « not statistically different compared to placebo » (statistiquement non différent du placebo). C'est la raison principale du refus européen de 2019 [5], [6].

Fractures hors de la colonne dans ACTIVE, comptées de deux façons
Placebo, tous les centres
4.7% des femmes
Abaloparatide, tous les centres
2.7% des femmes
Placebo, sans deux centres
3.6% des femmes
Abaloparatide, sans deux centres
2.7% des femmes

Part estimée des femmes ayant eu au moins une fracture non vertébrale. Tous les centres, comme dans la notice américaine : rapport de risques 0,57, borne supérieure de l'intervalle de confiance 1,00, p = 0,049. Sans deux centres ayant enfreint les règles de conduite de l'essai, comme dans le RCP européen : écart de 0,9 point de pourcentage, non significatif. Sources [2], [4], [5].

Fractures de la hanche

Essai randomisé de phase 3 ACTIVE n'a enregistré que deux fractures de la hanche, toutes deux sous placebo. L'agence américaine a écrit que l'essai « was underpowered to show an effect on hip fractures » (manquait de puissance pour montrer un effet sur les fractures de la hanche), c'est-à-dire qu'il était trop petit pour en détecter un, et que l'ampleur d'un éventuel bénéfice sur la hanche « is unknown » (est inconnue) [4].

Aucun essai randomisé n'a comblé ce manque depuis. Une méta-analyse en réseau de 2025, qui regroupe de nombreux essais, n'a trouvé aucune différence face au placebo pour le risque de fracture de la hanche avec cette classe de médicaments [19].

Après le passage à l'alendronate

Extension de phase 3 ACTIVExtend a fait passer 1 139 femmes des groupes abaloparatide et placebo, soit 92 % de celles qui avaient terminé ACTIVE, à l'alendronate, un bisphosphonate en comprimé, pendant 24 mois. Toutes savaient ce qu'elles prenaient [20], [21].

Sur 43 mois, une nouvelle fracture vertébrale est apparue chez 3 des 544 femmes de l'ancien groupe abaloparatide (0,9 %) et chez 25 des 568 de l'ancien groupe placebo (5,6 %), p < 0,001. Seules les femmes ayant terminé le premier essai ont participé, ce qui peut avantager les participantes en meilleure santé [21], [20].

Densité osseuse chez la femme

Essai randomisé de phase 3, critère de substitution Après 18 mois, la densité de la colonne avait augmenté en moyenne de 9,2 % sous abaloparatide contre 0,5 % sous placebo. Celle de la hanche totale a varié de 3,4 % contre -0,1 %, chaque différence avec p < 0,0001 [2].

Chez les hommes

Essai randomisé de phase 3, critère de substitution L'essai ATOM a tiré au sort 228 hommes atteints d'ostéoporose, âgés de 42 à 85 ans, à raison de deux pour un entre abaloparatide et placebo, pendant 12 mois. La densité de la colonne a augmenté de 8,48 % contre 1,17 % (différence de 7,32 ; intervalle de confiance à 95 % de 5,07 à 9,57), celle de la hanche totale de 2,14 % contre 0,01 % [8], [22].

ATOM n'était pas conçu pour compter les fractures. L'indication américaine chez les hommes, ajoutée en décembre 2022, se limite donc à « to increase bone density » (pour augmenter la densité osseuse). L'Europe, le Royaume-Uni et l'Australie n'autorisent le médicament que chez la femme ménopausée [23], [5], [24], [25].

Face au tériparatide

Essai randomisé de phase 3, comparateur ouvert Aucune différence de fractures n'a été démontrée. Pour le délai jusqu'à la première fracture hors de la colonne, le rapport de risques était de 0,79 (intervalle de confiance à 95 % de 0,43 à 1,45 ; p = 0,44). À 18 mois, la densité de la hanche était plus élevée sous abaloparatide, celle de la colonne ne différait pas (p = 0,8155) [4], [3].

Un excès de calcium dans le sang a été moins fréquent sous abaloparatide, 3,4 % contre 6,4 % (p = 0,006). Deux limites s'appliquent : le groupe tériparatide n'était pas en aveugle, et l'essai n'a jamais été dimensionné pour comparer les fractures entre les deux médicaments [4].

Données de vie réelle

Étude observationnelle Pour la seconde demande européenne, le fabricant a comparé des données de remboursement d'assureurs américains portant sur 11 027 femmes appariées par médicament, suivies 19 mois. On a compté 313 fractures hors de la colonne sous abaloparatide contre 333 sous tériparatide, soit un rapport de risques de 0,94 (0,81 à 1,10) [26], [27].

Le critère fixé à l'avance pour montrer que le produit n'était « pas moins bon » (non-infériorité) était ainsi rempli (borne supérieure sous 1,3). Un critère cardiaque combiné a totalisé 221 événements contre 211, soit un rapport de risques de 1,08 (0,89 à 1,30). Des données de remboursement ne peuvent pas exclure des différences cachées entre les groupes, et l'analyse vient du fabricant [26], [27].

Le patch qui a manqué sa cible

Essai randomisé de phase 3, objectif manqué L'essai wearABLe a comparé un patch cutané à micro-aiguilles à l'injection chez 511 femmes ménopausées pendant 12 mois. Pour le gain de densité de la colonne, le patch ne devait pas accuser plus de 2,0 points de pourcentage de retard [28].

La densité de la colonne a augmenté de 7,14 % avec le patch et de 10,86 % avec l'injection, soit un écart de -3,72 points (intervalle de confiance à 95 % de -5,01 à -2,43). Le patch a donc échoué, et il n'est autorisé nulle part [28].

Ce que l'on ignore encore

  • Les fractures chez les hommes. Aucun essai chez les hommes ne les a comptées [8], [2].
  • Les fractures de la hanche. Aucun essai randomisé n'a montré de baisse [4].
  • Les comparaisons de fractures en aveugle. Il n'en existe aucune face au tériparatide, au romosozumab ou au dénosumab [4].
  • La sécurité à long terme. On ne dispose d'aucune donnée au-delà de deux ans de traitement, ni d'aucune étude de registre sur le cancer des os avec l'abaloparatide lui-même [2].
  • Certains groupes. Les données manquent en cas d'atteinte du foie, chez l'enfant et pendant la grossesse [2], [5].

Effets indésirables et sécurité

Les chiffres qui suivent viennent de la notice américaine et comparent l'abaloparatide au placebo ; ils concernent les femmes, sauf quand les hommes sont cités [2].

  • Réactions au point d'injection. Au premier mois, une rougeur est apparue chez 58 % contre 28 %, un gonflement chez 11 % contre 3 % et une douleur chez 10 % contre 7 % [2].
  • Vertiges. Ils ont touché 10 % contre 6 % des femmes et 9 % contre 1 % des hommes [2].
  • Nausées et maux de tête. Les nausées ont concerné 8 % contre 3 %, les maux de tête 8 % contre 6 % [2].
  • Cœur qui bat fort ou vite. Des palpitations sont survenues chez 5 % contre 0,4 %, un pouls trop rapide (tachycardie) chez 2 % contre 1 % [2].
  • Calcium. Un excès de calcium dans les urines a touché 11 % contre 9 %, un excès de calcium dans le sang 3 % contre 0,1 %, et des calculs rénaux 2,1 % contre 1,7 % [2].
  • Acide urique. Il est monté au-dessus des valeurs normales chez 25 % contre 6 %, sans davantage de goutte [2].
  • Anticorps. À 18 mois, 42,9 % avaient formé des anticorps contre le médicament [5].

Événements graves Dans ACTIVE, des événements indésirables graves ont touché 10 % des femmes sous abaloparatide comme sous tériparatide, et 11 % sous placebo. Les arrêts pour effets indésirables ont été plus fréquents sous abaloparatide : 10 %, contre 7 % sous tériparatide et 6 % sous placebo. Les principales raisons étaient les nausées, les vertiges, les maux de tête et les palpitations [4], [29].

Cœur et pression artérielle Une heure après la première injection, le pouls a augmenté en moyenne de 7,9 battements par minute, contre 5,3 sous tériparatide et 1,2 sous placebo [29]. La notice américaine met en garde contre une chute de tension au passage à la position debout et contre une accélération du cœur, le plus souvent dans les quatre heures qui suivent une injection [2].

Les autorités européennes ont relevé en 2018 un problème de sécurité cardiaque. Le RCP européen actuel impose de vérifier la tension et l'état du cœur, et de faire un électrocardiogramme, avant de commencer le traitement [6], [5].

Contre-indications Aux États-Unis, la seule contre-indication est une allergie grave, ajoutée en août 2026, quand la notice a aussi commencé à mentionner l'anaphylaxie et l'urticaire. L'Europe, le Royaume-Uni et l'Australie en énumèrent bien davantage [2], [5], [24], [25] :

  • grossesse, allaitement, et femmes susceptibles de devenir enceintes ;
  • excès de calcium dans le sang déjà présent, ou atteinte sévère des reins ;
  • phosphatase alcaline élevée sans explication, une enzyme liée au renouvellement de l'os ;
  • risque connu plus élevé d'ostéosarcome, par exemple après une radiothérapie du squelette ;
  • tumeurs osseuses ou métastases osseuses.

La question du cancer des os

Données animales Dans une étude de deux ans chez le rat, les ostéosarcomes ont augmenté avec la quantité administrée, pour des expositions de 4 à 28 fois celles de l'être humain. Ils ont touché 35, 57 et 74 % des animaux dans les trois groupes de dose, contre 2 % chez les témoins [2], [4], [30].

Un groupe de comparaison qui recevait le fragment de tériparatide a atteint 53 %. Comme son exposition n'a pas été mesurée, l'étude ne permet pas de dire lequel des deux médicaments donne le signal le plus fort [4], [30].

Aucun cas n'est apparu dans ACTIVE ni dans son extension. L'autorité n'y a pas vu un motif d'être rassurée : « This is not surprising – even if abaloparatide increased the risk for osteosarcoma – given the rarity of the tumor » (Ce n'est pas surprenant, même si l'abaloparatide augmentait le risque d'ostéosarcome, compte tenu de la rareté de cette tumeur) [4].

La mise en garde américaine a changé de forme, pas de fond :

  • 2017. L'autorisation est arrivée avec un encadré noir, « Warning: risk of osteosarcoma » (Mise en garde : risque d'ostéosarcome), et avec la consigne de ne pas utiliser ce médicament ni des fragments hormonaux voisins plus de deux ans au cours d'une vie [31].
  • Décembre 2021. L'encadré noir, la forme de mise en garde la plus visible sur une notice américaine, a été supprimé [9].
  • Aujourd'hui. La mise en garde sur l'ostéosarcome et la limite de deux ans sur une vie figurent toujours dans la notice. Celle-ci précise qu'on ignore si le médicament provoque des ostéosarcomes chez l'être humain [2].

La notice ajoute que des ostéosarcomes ont été signalés après la mise sur le marché chez des patients traités par un analogue de l'hormone parathyroïdienne. Les études observationnelles chez l'être humain n'ont pas montré de risque accru, mais les données au-delà de deux ans restent limitées [2].

Ces études humaines portent surtout sur le tériparatide. Aucune étude de registre sur l'abaloparatide lui-même n'a été trouvée : la question du risque chez l'être humain reste donc ouverte [2], [32].

Hors des États-Unis, il n'y a jamais eu d'encadré noir, mais il existe un plafond strict. L'Europe, le Royaume-Uni et l'Australie limitent la durée totale du traitement à 18 mois en invoquant les études chez le rat, et le titulaire japonais de l'autorisation indique la même limite [5], [24], [25], [12].

La notice américaine cite aussi les personnes dont le risque de cancer des os est déjà plus élevé et à qui le médicament est déconseillé. Il s'agit notamment des personnes dont les cartilages de croissance ne sont pas encore soudés, des personnes atteintes de maladie de Paget ou d'une autre maladie métabolique de l'os, de métastases osseuses ou d'une ancienne tumeur de l'os, de celles qui ont reçu une radiothérapie du squelette, et de celles qui ont une prédisposition héréditaire [2].

Pourquoi cette page n'indique aucune dose

Cette page ne donne aucune quantité d'abaloparatide, aucun rythme et aucune instruction d'injection, parce que c'est un médicament sur ordonnance partout où il est autorisé. Les limites de durée citées plus haut sont des limites de sécurité fixées par les autorités à cause des résultats chez le rat, et non un plan de traitement [2], [5].

Développement et statut réglementaire

L'abaloparatide est un médicament sur ordonnance autorisé aux États-Unis depuis avril 2017. Sur les sept marchés que vérifie ce registre, seul le Canada ne l'a pas autorisé. Toutes les vérifications ont été faites le 23 septembre 2026 [10], [15].

D'un essai de phase 3 à six autorisations, avec un refus en chemin

  1. 2011-2014Déroulement d’ACTIVE2 463 femmes dans 10 pays, 18 mois, réf. [3]
  2. 2016Publication des résultats sur les fracturesNouvelles fractures vertébrales : 0,6 contre 4,2 %, réf. [1]
  3. 2017Autorisation américaineAutorisé le 28 avril avec un encadré noir sur le risque d’ostéosarcome, réf. [10], [31]
  4. 2019Refus européenRejeté le 7 janvier pour les fractures hors de la colonne, la conduite de l’essai et le cœur, réf. [6]
  5. 2021Japon ; fin de l’encadré noirLancement au Japon en mars ; en décembre, suppression de l’encadré noir américain, la mise en garde sur l’ostéosarcome restant dans la notice, réf. [12], [9]
  6. 2022Autorisation européenne, extension américaine aux hommesAutorisation dans l’UE le 12 décembre ; indication américaine chez les hommes le 19 décembre, réf. [7], [10]
  7. 2023Royaume-UniAutorisé le 27 mars sur la base de la décision de l’UE, réf. [33]
  8. 2024Suisse et AustralieAutorisé le 7 mars et le 28 novembre, réf. [11], [25]
  9. 2026Ajout de la mise en garde sur les allergiesNotice américaine mise à jour en août, réf. [2]
  • 2017 marque l'autorisation américaine, avec un encadré noir [10], [31].
  • 2019 voit le refus européen, après un avis négatif rendu en 2018 [6].
  • 2021 apporte le lancement au Japon ; aux États-Unis, l'encadré noir disparaît, mais la mise en garde reste [12], [9].
  • 2022 voit l'autorisation européenne et l'extension de l'indication américaine aux hommes [7], [10].
  • 2023 et 2024 ajoutent le Royaume-Uni, la Suisse et l'Australie [33], [11], [25].
  • 2025 voit le dépôt d'une demande suisse pour les hommes, encore sans décision [34].
Pays ou régionStatutDepuis ou remarque
États-UnisAutorisé2017
Union européenneAutorisé2022
AllemagneAutoriséSur ordonnance
Royaume-UniAutorisé2023
AustralieAutorisé2024
CanadaNon autoriséAucune fiche
SuisseAutorisé2024

L'Europe, seconde tentative. Le refus de 2019 invoquait les fractures hors de la colonne, les données peu fiables de deux centres, ainsi que la fréquence cardiaque et les palpitations. Le comité « could not identify a group of patients in whom the benefits would outweigh the risks » (n'a pu identifier aucun groupe de patients chez qui les bénéfices l'emporteraient sur les risques). Un nouveau titulaire a redéposé une demande avec des données de vie réelle américaines, acceptée en décembre 2022 [6], [7], [27].

Les autres marchés. Le Royaume-Uni s'est appuyé sur la décision européenne [33]. La Suisse classe le médicament dans la catégorie de remise B [11], et l'Allemagne le cite nommément dans l'annexe de son règlement sur les médicaments soumis à prescription [13]. Le registre australien était injoignable ; le statut repose donc sur l'information produit australienne, qui le classe parmi les médicaments sur ordonnance (Schedule 4) [25], [35].

Le statut japonais ne repose que sur l'annonce du titulaire de l'autorisation [12]. La base de données canadienne des médicaments n'a renvoyé aucun résultat [15].

Recherche et marché gris. Le registre des essais recense 25 études, dont des copies en phase 3 en Corée du Sud et en Chine [36], [37]. Aucune des alertes officielles consultées ne cite l'abaloparatide, qu'il s'agisse de trois lettres d'avertissement américaines adressées à des vendeurs de peptides en ligne ou de trois alertes canadiennes de 2026 [38], [39], [40], [41].

La recherche n'était pas exhaustive : un marché gris n'est donc pas documenté, mais pas exclu non plus. Le cadre juridique général est présenté dans les pages les peptides sont-ils légaux ? et peptides approuvés par la FDA.

Antidopage

L'abaloparatide ne figure pas sur la liste des interdictions 2026. Une recherche dans le texte intégral n'a rien trouvé pour lui, pour le tériparatide ni pour l'hormone parathyroïdienne [42].

La classe S2 des hormones peptidiques ne cite ni l'hormone parathyroïdienne ni ses analogues, même si seule l'agence antidopage peut trancher sur sa formule générale. La classe S0, réservée aux substances non autorisées, ne s'applique pas à un médicament autorisé [42].

La loi antidopage allemande ne le nomme pas non plus [43]. Cela ne dit rien de sa sécurité ; le panorama complet se trouve dans la page peptides interdits dans le sport.

Comparé aux peptides voisins

SubstanceCe que c'estStatutRésultat sur les fractures ou dans les essaisRéf.
AbaloparatideAnalogue de PTHrP(1-34), agit sur le PTH1RAutorisé depuis 2017Nouvelles fractures vertébrales : 0,6 % contre 4,2 % sous placebo[2]
TériparatideFragment 1-34 de l'hormone parathyroïdienne, agit sur le PTH1RAutorisé ; ATC H05AA02Bras en ouvert dans ACTIVE : nouvelles fractures vertébrales chez 0,8 %[3]
ParathormoneL'hormone naturelleATC H05AA03Traitement hormonal substitutif, pas une comparaison dans l'ostéoporose[16]
PalopégtériparatideTraitement hormonal substitutif dérivé du tériparatideATC H05AA05Traite l'insuffisance des glandes parathyroïdes, pas l'ostéoporose[16]

Les quatre partagent un groupe de médicaments et un récepteur, mais seuls l'abaloparatide et le tériparatide sont des médicaments de l'ostéoporose [16]. Le tériparatide, qui a sa propre fiche, est donc la seule comparaison pertinente. Dans ACTIVE, aucune différence de fractures n'a été démontrée entre les deux, le groupe tériparatide n'était pas en aveugle, et l'excès de calcium dans le sang a été moins fréquent sous abaloparatide [4].

Leurs mises en garde ont divergé ensuite. Les États-Unis ont supprimé les deux encadrés noirs, mais n'ont gardé la limite de deux ans sur une vie que pour l'abaloparatide. L'Europe plafonne l'abaloparatide à 18 mois et le tériparatide à 24 [2], [44], [5], [45].

Idées reçues

  • « L'abaloparatide, c'est du tériparatide sous un autre nom. » Le tériparatide est un fragment de l'hormone parathyroïdienne ; l'abaloparatide est un fragment modifié de la protéine apparentée PTHrP, avec son propre code de classement [2], [16].
  • « La suppression de l'encadré noir a réglé la question du cancer des os. » Ce n'est pas le cas. La mise en garde et la limite de deux ans sur une vie restent dans la notice américaine, l'Europe maintient son plafond de 18 mois, et les données humaines viennent surtout du tériparatide [2], [5].
  • « L'autorisation chez les hommes prouve qu'il y a moins de fractures chez les hommes. » Elle montre une densité osseuse plus élevée. L'essai chez les hommes n'a pas compté les fractures [2], [8].
  • « L'essai a prouvé qu'il fait mieux que le tériparatide. » Pour les fractures, aucune différence n'a été démontrée, et le groupe tériparatide était en ouvert [4].

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'abaloparatide ?

C'est un peptide de synthèse de 34 acides aminés, calqué sur un fragment de la protéine apparentée à l'hormone parathyroïdienne. Il stimule les cellules qui construisent l'os.

Où l'abaloparatide est-il autorisé ?

C'est un médicament sur ordonnance aux États-Unis, dans l'Union européenne, au Royaume-Uni, en Suisse, en Australie et, selon le titulaire de l'autorisation, au Japon. Le Canada ne l'a pas autorisé.

Qu'a montré l'essai principal de l'abaloparatide ?

Dans l'essai ACTIVE, sur 18 mois, une nouvelle fracture vertébrale visible à la radio a touché 0,6 % des femmes sous abaloparatide contre 4,2 % sous placebo. Pour les fractures hors de la colonne, le résultat était limite et n'était plus significatif une fois exclus deux centres posant problème.

L'abaloparatide prévient-il les fractures de la hanche ?

Cela n'a pas été démontré. L'essai principal n'a enregistré que deux fractures de la hanche, toutes deux sous placebo, et l'agence américaine du médicament a qualifié d'inconnue l'ampleur d'un éventuel bénéfice sur la hanche.

Pourquoi l'Europe a-t-elle d'abord refusé l'abaloparatide ?

La Commission européenne l'a refusé en janvier 2019. Les motifs étaient les fractures hors de la colonne, les données peu fiables de deux centres et les effets sur le cœur. Une seconde demande, appuyée sur des données de vie réelle, a été acceptée en décembre 2022.

L'abaloparatide provoque-t-il un cancer des os ?

On ne le sait pas. Chez le rat, il a provoqué des ostéosarcomes d'autant plus souvent que l'exposition était forte, et la notice américaine met toujours en garde contre ce risque, même si l'encadré noir a disparu en 2021. Les données humaines viennent surtout du tériparatide et restent rares au-delà de deux ans. Face à cette incertitude, l'Europe plafonne le traitement à 18 mois.

L'abaloparatide est-il autorisé chez les hommes ?

Seulement aux États-Unis, et seulement « to increase bone density » (pour augmenter la densité osseuse). L'essai mené chez 228 hommes a mesuré la densité, pas les fractures.

En quoi l'abaloparatide diffère-t-il du tériparatide ?

Le tériparatide est un fragment de l'hormone parathyroïdienne ; l'abaloparatide imite la protéine apparentée PTHrP. Les deux agissent sur le même récepteur. Dans l'essai principal, aucune différence de fractures n'a été démontrée entre eux, et le tériparatide y était donné en ouvert.

L'abaloparatide est-il interdit dans le sport ?

Non. Il ne figure pas sur la liste des interdictions 2026, et la loi antidopage allemande ne le mentionne pas non plus. Cela ne dit rien de sa sécurité et ne change rien au fait qu'il n'est délivré que sur ordonnance.

Sources

  1. Miller PD, Hattersley G, Riis BJ, et al. (2016). Effect of abaloparatide vs placebo on new vertebral fractures in postmenopausal women with osteoporosis: a randomized clinical trial. JAMA 316(7):722-733. PMID 27533157. DOI 10.1001/jama.2016.11136. Abstract read; the full text returned an access error.
  2. Radius Health. Abaloparatide injection, United States prescribing information, label version 19, effective 11 August 2026. DailyMed set id 712143d9-e21e-4013-bb3b-3426a21060a8. Sections 1, 4, 5, 6.1, 8, 11, 12, 13.1 and 14. https://dailymed.nlm.nih.gov/dailymed/drugInfo.cfm?setid=712143d9-e21e-4013-bb3b-3426a21060a8
  3. ClinicalTrials.gov. NCT01343004, ACTIVE, study BA058-05-003, phase 3, 2,463 participants, March 2011 to October 2014, posted results for fractures, bone density and serious adverse events. Queried via API v2. https://clinicaltrials.gov/study/NCT01343004
  4. Joffe HV, Center for Drug Evaluation and Research, US Food and Drug Administration (2017). Summary review for NDA 208743, 27 April 2017: benefit and risk, fracture analyses, hazard ratios for non-vertebral fractures, the comparison with teriparatide, rat carcinogenicity and the reasons for the boxed warning. https://www.accessdata.fda.gov/drugsatfda_docs/nda/2017/208743Orig1s000SumR.pdf
  5. Theramex Ireland (2024). Abaloparatide, EU summary of product characteristics, sections 4.2, 4.3, 4.4, 4.8 and 5.1, including the fracture table without the two excluded centres. https://www.ema.europa.eu/en/documents/product-information/eladynos-epar-product-information_en.pdf
  6. European Medicines Agency. Refusal of the marketing authorisation for abaloparatide, EMEA/H/C/004157 (Radius Health): negative opinion 22 March 2018, confirmed on re-examination 26 July 2018, refusal by the European Commission 7 January 2019, with the reasons given. https://www.ema.europa.eu/en/medicines/human/EPAR/eladynos-0
  7. European Medicines Agency. European public assessment report for abaloparatide, EMEA/H/C/005928, licence holder Theramex Ireland; committee opinion 13 October 2022, EU authorisation 12 December 2022. https://www.ema.europa.eu/en/medicines/human/EPAR/eladynos
  8. Czerwinski E, Cardona J, Plebanski R, et al. (2022). The efficacy and safety of abaloparatide-SC in men with osteoporosis: a randomized clinical trial. Journal of Bone and Mineral Research 37(12):2435-2442. PMID 36190391.
  9. Radius Health (2021). Abaloparatide, United States prescribing information, supplement S-010, listing "Osteosarcoma Boxed Warning, Removed 12/2021" under recent major changes. https://www.accessdata.fda.gov/drugsatfda_docs/label/2021/208743s010lbl.pdf
  10. US Food and Drug Administration. Drugs@FDA, application NDA 208743, submission history from the original approval of 28 April 2017 (new molecular entity) to supplement 18 of 3 August 2026, including supplement 13 of 19 December 2022 (indication in men). Queried via openFDA on 23 September 2026. https://www.accessdata.fda.gov/scripts/cder/daf/index.cfm?event=overview.process&ApplNo=208743
  11. Swissmedic. Extended list of authorised human medicines, status 31 August 2026: authorisation number 69246, holder Labatec Pharma SA, first authorised 7 March 2024, dispensing category B, ATC H05AA04. https://www.swissmedic.ch/dam/swissmedic/de/dokumente/internetlisten/erweiterte_ham_ind.xlsx.download.xlsx/Erweiterte_Arzneimittelliste%20HAM.xlsx
  12. Teijin Pharma (2021). News release: Teijin to commence manufacture and sale in Japan of abaloparatide acetate, 23 March 2021, including the indication wording and the 18-month limit. A licence holder's statement, not a regulator's document. https://www.teijin.com/news/2021/03/23/20210323_01.pdf
  13. Germany, Arzneimittelverschreibungsverordnung (prescription regulation), annex 1, full text checked 23 September 2026: "Abaloparatid" is listed by name. https://www.gesetze-im-internet.de/amvv/anlage_1.html
  14. PubChem. Compound CID 76943386, abaloparatide: properties and synonyms, including BIM-44058 and BA-058. https://pubchem.ncbi.nlm.nih.gov/compound/76943386
  15. Health Canada, Drug Product Database API, queried 23 September 2026: active ingredient "abaloparatide" returned 0 records and both trade names returned empty results, against 7 records for the control search "teriparatide". https://health-products.canada.ca/api/drug/activeingredient/?ingredientname=abaloparatide&lang=en&type=json
  16. WHO Collaborating Centre for Drug Statistics Methodology. ATC/DDD index, group H05AA parathyroid hormones and analogues: H05AA02 teriparatide, H05AA03 parathyroid hormone, H05AA04 abaloparatide, H05AA05 palopegteriparatide. https://atcddd.fhi.no/atc_ddd_index/?code=H05AA
  17. Wikidata. Item Q4834481, abaloparatide: CAS number, UNII, InChIKey and DrugBank identifier. https://www.wikidata.org/wiki/Q4834481
  18. ChEMBL. Molecule CHEMBL3301581, abaloparatide. https://www.ebi.ac.uk/chembl/api/data/molecule/search.json?q=abaloparatide
  19. Beaudart C, Veronese N, Douxfils J, et al. (2025). PTH1 receptor agonists for fracture risk: a systematic review and network meta-analysis. Osteoporosis International 36(6):951-967. PMID 40047881. 17 studies, 11 of them randomised; several authors report fees from the licence holders.
  20. ClinicalTrials.gov. NCT01657162, ACTIVExtend, study BA058-05-005, 1,139 participants, posted results. Queried via API v2. https://clinicaltrials.gov/study/NCT01657162
  21. Bone HG, Cosman F, Miller PD, et al. (2018). ACTIVExtend: 24 months of alendronate after 18 months of abaloparatide or placebo for postmenopausal osteoporosis. Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism 103(8):2949-2957. PMID 29800372.
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  23. Radius Health (2022). Abaloparatide, United States prescribing information, supplement S-013, adding the indication in men, December 2022. https://www.accessdata.fda.gov/drugsatfda_docs/label/2022/208743s013lbl.pdf
  24. Theramex Ireland (2024). Abaloparatide, United Kingdom summary of product characteristics, licence PLGB 49876/0025, with the 18-month maximum. https://mhraproducts4853.blob.core.windows.net/docs/da43e26e45fd434280b75d1df49b9a6ff4220ff3
  25. Theramex Australia (2024). Abaloparatide, Australian product information: prescription-only medicine (Schedule 4), date of first approval 28 November 2024, 18-month maximum, contraindications. https://medsinfo.com.au/api/documents/Eladynos_PI?format=pdf
  26. ClinicalTrials.gov. NCT04974723, retrospective matched cohort of abaloparatide against teriparatide in American claims data, 22,054 women, posted results. https://clinicaltrials.gov/study/NCT04974723
  27. Davenport C, Gravel P, Wang Y, et al. (2024). Real-world evidence to support the registration of a new osteoporosis medicinal product in Europe. Therapeutic Innovation & Regulatory Science 58(3):505-518. PMID 38341388. Most authors were employees of or consultants to the developer.
  28. ClinicalTrials.gov. NCT04064411, wearABLe, phase 3 comparison of a microneedle patch with the injection in 511 women, completed November 2021, posted results; non-inferiority not met. https://clinicaltrials.gov/study/NCT04064411
  29. Cosman F, Peterson LR, Towler DA, et al. (2020). Cardiovascular safety of abaloparatide in postmenopausal women with osteoporosis: analysis from the ACTIVE phase 3 trial. Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism 105(11):3384-3395. PMID 32658264.
  30. Jolette J, Attalla B, Varela A, et al. (2017). Comparing the incidence of bone tumors in rats chronically exposed to the selective PTH type 1 receptor agonist abaloparatide or PTH(1-34). Regulatory Toxicology and Pharmacology 86:356-365. PMID 28389324.
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  32. Krege JH, Gilsenan AW, Komacko JL, Kellier-Steele N (2022). Teriparatide and osteosarcoma risk: history, science, elimination of boxed warning, and other label updates. JBMR Plus 6(9):e10665. PMID 36111201.
  33. Medicines and Healthcare products Regulatory Agency (2023). Public assessment report for abaloparatide, PLGB 56979/0001, granted 27 March 2023 under the EC Decision Reliance Procedure. https://mhraproducts4853.blob.core.windows.net/docs/0e669c844f46a30bd91b0ef8178eb5c730034c8c
  34. Swissmedic. List of incoming applications for human medicines: application received 29 October 2025 for a new indication in men with osteoporosis; outcome open. https://www.swissmedic.ch/dam/swissmedic/de/dokumente/internetlisten/gesuchseingaenge-ham.xlsx.download.xlsx/Gesuchseing%C3%A4nge%20HAM_31012021.xlsx
  35. Therapeutic Goods Administration, Australian Register of Therapeutic Goods entry 430937 and public assessment report. Not reachable on 23 September 2026 (time-out); the entry number is known only from search-engine data. https://www.tga.gov.au/resources/artg/430937
  36. ClinicalTrials.gov, all records for abaloparatide, queried via API v2 on 23 September 2026: 25 studies, 11 of them sponsored by the original developer, including academic studies in fracture healing, before spinal fusion and knee replacement, and in combination with denosumab.
  37. ClinicalTrials.gov. NCT06154187 (phase 3 bridging study in South Korea) and NCT06898060 (phase 3 study of a Chinese abaloparatide injection against teriparatide), study descriptions queried via API v2 on 23 September 2026. https://clinicaltrials.gov/study/NCT06898060
  38. US Food and Drug Administration. Warning letter to Peptide Partners LLC, 735063, 24 August 2026; no mention of abaloparatide. https://www.fda.gov/inspections-compliance-enforcement-and-criminal-investigations/warning-letters/peptide-partners-llc-735063-08242026
  39. US Food and Drug Administration. Warning letter to Wholesale Peptide, 729447, 17 June 2026; no mention of abaloparatide. https://www.fda.gov/inspections-compliance-enforcement-and-criminal-investigations/warning-letters/wholesale-peptide-729447-06172026
  40. US Food and Drug Administration. Warning letter to Gram Peptides, 721806, 31 March 2026; no mention of abaloparatide. https://www.fda.gov/inspections-compliance-enforcement-and-criminal-investigations/warning-letters/gram-peptides-721806-03312026
  41. Health Canada. "Think twice before injecting peptides bought online", 9 April 2026, and two related product alerts; no mention of abaloparatide. https://recalls-rappels.canada.ca/en/alert-recall/think-twice-injecting-peptides-bought-online-unauthorized-products-can-seriously-harm
  42. World Anti-Doping Agency. The 2026 Prohibited List, classes S0 and S2. Full text searched on 23 September 2026: no match for abaloparatide, teriparatide, parathyroid, PTHrP or PTH, against matches for the control terms tesamorelin, somatrogon and kisspeptin. https://www.wada-ama.org/en/prohibited-list
  43. Annex to the German anti-doping act, BGBl. 2023 I no. 67, full text checked 23 September 2026: no entry for abaloparatide, teriparatide or parathyroid hormone, against entries for the control terms tesamorelin and somatrogon. https://www.gesetze-im-internet.de/antidopg/anlage.html
  44. Eli Lilly (2026). Teriparatide, United States prescribing information, supplement S-059, current wording on use beyond two years in a lifetime. https://www.accessdata.fda.gov/drugsatfda_docs/label/2026/021318Orig1s059lbl.pdf
  45. Eli Lilly (2026). Teriparatide, EU product information, with the 24-month maximum treatment duration. https://www.ema.europa.eu/en/documents/product-information/forsteo-epar-product-information_en.pdf

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Les faits de cette page ont été vérifiés le 23 septembre 2026. Trois points reposent sur une source de second rang : le registre australien était injoignable, le statut japonais provient du titulaire de l'autorisation, et le texte intégral de l'article de l'essai principal n'a pas pu être obtenu.

myPeptides Research & Editing. (2026). Abaloparatide : ce que montrent les essais, statut et sécurité. Version 1.0, 24 septembre 2026. Registre des peptides myPeptides. Consulté sur https://mypep.app/peptides/abaloparatide

La façon dont les pages de ce registre sont établies et notées est décrite sous méthodologie ; le registre complet se trouve sous peptides.

VersionDateModification
1.02026-09-24Première publication

Dernière vérification : 23 septembre 2026. Prochaine revue : à toute décision suisse concernant les hommes, à tout nouvel essai sur les fractures, ou à tout changement de la formulation sur l'ostéosarcome dans une notice.

Identifiants

IdentifiantValeur
Numéro CAS247062-33-5
CID PubChem76943386
UNIIAVK0I6HY2U
InChIKeyBVISQZFBLRSESR-XSCWXTNMSA-N
DrugBankDB05084
ChEMBLCHEMBL3301581
WikidataQ4834481
Formule bruteC174H300N56O49
Masse moléculaire3961
SéquenceAla-Val-Ser-Glu-His-Gln-Leu-Leu-His-Asp-Lys-Gly-Lys-Ser-Ile-Gln-Asp-Leu-Arg-Arg-Arg-Glu-Leu-Leu-Glu-Lys-Leu-Leu-Aib-Lys-Leu-His-Thr-Ala-NH2

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myPeptides Research & Editing (2026). Abaloparatide : ce que montrent les essais, statut et sécurité (Version 1.0). myPeptides. https://mypep.app/fr/peptides/abaloparatide

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