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NAD+ : ce que montrent les études, statut et sécurité

Le statut en bref

MarchéStatutDate
États-UnisNon autorisé—
Union européenneNon autorisé—
AllemagneNon autorisé—
Royaume-UniNon autorisé—
AustralieNon autorisé—
CanadaNon autorisé—
SuisseNon autorisé—
Stade de développement
Phase 2
Meilleur niveau de preuve
Essai randomisé de phase 2
Statut AMA
Non listé
Dernière vérification
2026-10-09
Version
1.1

Vendu comme complément alimentaire. Aucune forme injectable n'est autorisée sur un quelconque marché.

NAD+ : ce que montrent les études, statut et sécurité

Résumé

Le NAD+ n'est pas un peptide mais une coenzyme que chaque cellule vivante fabrique elle-même. Il figure dans ce répertoire parce qu'il se vend en injection à côté des peptides. La Chine est le seul pays où une autorisation comme médicament a été trouvée, sous forme d'injection pour un traitement d'appoint. Presque toutes les données humaines portent sur les briques avalées que sont le NR et le NMN. Pendant la seule perfusion mesurée, le NAD+ du sang n'a pas monté pendant deux heures.

L'essentiel en bref

  • C'est un dinucléotide, pas un peptide. Sa formule est C21H27N7O14P2 et sa masse 663,43 g/mol, sans le moindre acide aminé ni la moindre liaison peptidique [1]. S'il figure ici, c'est parce qu'il se vend en injection dans les mêmes boutiques que les peptides de recherche.
  • Une perfusion n'a d'abord pas fait monter le NAD+ du sang. Onze hommes en bonne santé y ont participé. Huit ont été perfusés pendant six heures et trois servaient de témoins. Ni le NAD+ ni ses produits de dégradation n'ont augmenté dans le sang pendant les deux premières heures [2].
  • Les bonnes données concernent une autre substance. Une revue publiée en 2026 a passé au crible les années 2010 à 2025. Elle a retenu 113 études, dont 33 chez l'être humain. Presque toutes testaient du NR ou du NMN avalé, et aucune ne mesurait un bénéfice clinique [3].
  • Le NR avalé fait bel et bien monter le NAD+ du sang. Le NAD+ du sang total a augmenté de 22, 51 et 142 pour cent aux trois niveaux de dose croissants. La hausse est apparue en deux semaines et s'est maintenue jusqu'au terme des huit semaines [4].
  • Le chemin passe peut-être par l'intestin. Au total, 65 adultes en bonne santé ont reçu du NR, du NMN ou de la nicotinamide pendant 14 jours. Leurs bactéries intestinales ont transformé le NR et le NMN en acide nicotinique. Dans du sang testé en dehors du corps, seul cet acide a fortement fait monter le NAD+ [5].
  • La perfusion a été mal tolérée. Un prestataire a relu ses propres dossiers. Les six personnes qui avaient reçu du NAD+ ont toutes ralenti leur perfusion à cause de troubles digestifs, d'un pouls plus rapide et d'une pression dans la poitrine. Ces perfusions duraient 97 minutes en moyenne, contre 37 minutes pour le NR [6].
  • Les injections sous la peau ou dans un muscle n'ont pas été étudiées chez l'être humain. Aucune étude humaine publiée ne rapporte de douleur, de brûlure ou de taux sanguins après l'une ou l'autre de ces voies. Un essai enregistré dont le critère principal est la douleur à l'injection n'a publié aucun résultat [54].
  • Autorisé seulement en Chine, et la perfusion est une méthode interdite dans le sport. La Chine autorise une injection de NAD+ comme traitement d'appoint [49], [53]. Deux recherches dans la base d'autorisation américaine ont renvoyé « No matches found » (aucune correspondance trouvée) [7]. La liste antidopage 2026 ne nomme pas la substance, mais elle interdit, comme méthode, les perfusions de plus de 100 millilitres par période de 12 heures [8].

Ce qu'est le NAD+

NAD+ est l'abréviation de nicotinamide adénine dinucléotide. C'est une coenzyme, autrement dit une petite molécule auxiliaire dont les enzymes ont besoin pour travailler. Deux nucléotides y sont reliés par un pont de deux groupes phosphate. L'un porte l'adénine et l'autre la nicotinamide, chacun posé sur un cycle de ribose, un sucre [1].

Chaque cellule le fabrique et l'utilise. Le corps construit le NAD+ par trois chemins. L'un part d'un acide aminé, le tryptophane, l'autre de l'acide nicotinique, et le troisième recycle la nicotinamide, une forme de la vitamine B3 [9].

Personne n'a inventé cette molécule. Elle a été décrite en 1906 dans un extrait de levure, sous le nom de cozymase, et ses anciens noms figurent encore dans les bases de données chimiques [1].

Aucune entreprise ne l'a développée à elle seule. La substance porte une dénomination commune internationale, « nadide », accordée par les systèmes de nomenclature américain, international, britannique et japonais [1]. Un nom de ce type est une convention, pas une autorisation, et l'index international qui attribue un code aux médicaments ne trouve aucune correspondance pour elle [10].

Il existe pourtant un médicament autorisé. En Chine, le NAD+ est vendu sous le nom de « Coenzyme I for Injection » (注射用辅酶Ⅰ, coenzyme I pour injection), une poudre lyophilisée à dissoudre pour l'injection. Il y est autorisé comme traitement d'appoint d'un manque de globules blancs, de la maladie coronarienne et de l'inflammation du muscle cardiaque [49], [50], [52], [53].

Repères rapides

RubriqueValeurRéf.
Nom courantNAD+, aussi NAD ou bêta-NAD ; dénomination commune nadide[1]
FamilleCoenzyme, un dinucléotide. Ni peptide, ni hormone[1]
Séquence d'acides aminésAucune. La molécule n'en contient pas[1]
Formule et masseC21H27N7O14P2, 663,43 g/mol[1]
Solubilité dans l'eau et les graissesTrès avide d'eau, pratiquement pas soluble dans les graisses ; XLogP -6[1]
CibleAucun récepteur. C'est l'auxiliaire et la matière première communs à plusieurs familles d'enzymes[9]
Durée de présence dans l'organismeAucune demi-vie mesurée ; pendant une perfusion de six heures, le NAD+ du sang est resté stable deux heures et restait élevé deux heures après la fin de la perfusion[2]
StatutAutorisé en injection en Chine seulement ; les briques avalées relèvent du droit alimentaire[53], [7], [11]
Numéro de registre CAS53-84-9[1]
Identifiant PubChem5892[1]
UNII0U46U6E8UK[1]
Code ATCAucun[10]

Une seule propriété décide de l'essentiel du débat sur les injections. La molécule est grosse, porte deux charges négatives et raffole de l'eau. Elle ne traverse donc pas seule la membrane des cellules [1].

NAD+ : ce que montrent les études, statut et sécurité

Comment il agit

Le NAD+ occupe deux fonctions à la fois, et ce sont des faits de biochimie établis, non des hypothèses commerciales. Il transporte des électrons dans un sens puis dans l'autre, en passant de la forme NAD+ à la forme NADH. Cela se produit au fil des réactions qui tirent l'énergie des aliments. Il est aussi consommé comme matière première par plusieurs familles d'enzymes [9].

  • Il est consommé, et pas seulement utilisé. Plusieurs familles d'enzymes découpent le NAD+ dans le cadre de leur travail. On y trouve les sirtuines et les enzymes de réparation de l'ADN appelées PARP. S'y ajoutent les enzymes de surface CD38 et CD157, ainsi que l'enzyme nerveuse SARM1 [9].
  • Le taux baisse avec l'âge, et la portée de ce constat reste discutée. Les revues décrivent la baisse du NAD+ des tissus comme une cause possible des maladies liées à l'âge. Elles précisent clairement qu'il s'agit d'une hypothèse, et non d'une cause démontrée chez l'être humain [9], [12].
  • Le faire remonter pourrait relancer ces enzymes. C'est l'idée qui porte tous les produits de ce secteur. Savoir si cela se traduit par quoi que ce soit de perceptible est précisément ce que les études humaines n'ont pas montré [3].
  • Les briques avalées agissent peut-être via les bactéries intestinales. Une étude publiée en 2026 a constaté que les microbes de l'intestin transforment le NR et le NMN en acide nicotinique. Cet acide alimente ensuite l'un des trois chemins de construction [5].
  • Le NAD+ injecté semble d'abord démonté. Pendant la seule mesure humaine d'une perfusion, des substances sont apparues dans les urines. Elles correspondaient à un découpage par deux enzymes qui scindent le NAD+ à l'extérieur des cellules [2].

Ce qui atteint l'intérieur de la cellule, au vu des données actuelles, ce sont les fragments plutôt que la molécule entière. C'est là que le NAD+ se sépare d'un médicament peptidique, conçu lui pour se poser sur un récepteur et déclencher un signal.

Ce que montrent les études

Les données se répartissent nettement en deux blocs. Le NR et le NMN avalés ont traversé une trentaine d'essais contrôlés [3]. Le NAD+ injecté dans une veine repose sur une mesure pilote, une relecture de dossiers, une étude d'entreprise non publiée dans une revue et deux petits essais chinois dans l'insuffisance cardiaque [2], [6], [51], [49], [50].

Taux sanguins et effet réel d'une perfusion

Étude pilote chez l'être humain Onze hommes en bonne santé, âgés de 30 à 55 ans, y ont participé : huit dans le groupe traité et trois dans un groupe témoin. Ces huit hommes ont reçu du NAD+ dissous dans une solution salée, en perfusion lente étalée sur six heures, à un débit fixe que les chercheurs avaient repris des centres qui pratiquent ces perfusions.

Pendant les deux premières heures, ni le NAD+ ni aucun produit de dégradation n'a augmenté dans le sang. Les auteurs y voient une élimination rapide et complète du plasma, à ce débit de perfusion [2].

Ensuite, le tableau a changé. Au bout des six heures, le NAD+ du plasma dépassait de 398 pour cent sa valeur de départ (p < 0,0001), et il restait élevé deux heures après l'arrêt de la perfusion. Dans les urines, la méthylnicotinamide et le NAD+ ont augmenté, mais pas la nicotinamide [2].

La solution perfusée venait elle-même d'une pharmacie de préparation, et non d'un fabricant autorisé [2].

Combien de temps il reste dans l'organisme

Personne n'a mesuré de demi-vie pour le NAD+ donné en perfusion ou en injection, ni chez l'être humain ni chez l'animal. La seule courbe humaine dans le temps est celle de la perfusion de six heures décrite plus haut, et les prélèvements se sont arrêtés deux heures après la fin de la perfusion, alors que le NAD+ était encore élevé [2].

Chez les personnes en bonne santé, le NAD+ qui circule à l'extérieur des cellules n'est normalement présent qu'en quantités infimes, entre 0,1 et 0,5 micromole par litre. Plusieurs enzymes situées à la surface des cellules, dont CD38 et CD73, le dégradent et décident ainsi de la quantité disponible [60].

Des expériences sur cellules montrent à quelle vitesse cela peut aller. En présence de cellules humaines, il restait moins de 40 pour cent du NAD+ ajouté au bout de 12 heures, et plus rien de détectable au bout de 48 heures. Sans cellules ni sérum, seuls 10 pour cent environ étaient scindés en 24 heures [61].

Le même travail a montré que le NAD+ présent à l'extérieur de la cellule doit être découpé en morceaux plus petits avant que la cellule puisse s'en servir. Cela concorde avec les produits de dégradation retrouvés dans l'étude humaine de perfusion [61], [2].

Il en découle deux conséquences pratiques. Une prise de sang quelques jours après une perfusion ne dit pas grand-chose de la perfusion elle-même, et rien de mesuré ne permet d'affirmer qu'une injection « tient » un certain nombre de jours.

Insuffisance cardiaque : les essais chinois sur l'injection

Essai randomisé Dans un seul hôpital chinois, 180 adultes en insuffisance cardiaque, après des lésions du muscle cardiaque dues à des artères rétrécies, ont reçu pendant sept jours l'injection chinoise de NAD+ autorisée ou une perfusion factice, en plus du traitement habituel. Le critère principal était la part du sang que le cœur expulse à chaque battement. Après un mois, elle atteignait 45,44 pour cent contre 42,44 pour cent (p = 0,024) [49].

Les accidents cardiaques et cérébraux graves sur six mois ont touché 14,6 contre 24,7 pour cent des patients, un écart trop faible pour exclure le hasard (p = 0,089). Le fabricant a fourni le médicament et une partie du financement [49].

Essai randomisé Chez 60 patients âgés en insuffisance cardiaque, sept jours de la même injection, comparés à une perfusion d'eau salée, ont un peu plus amélioré deux marqueurs cardiaques, mais l'écart n'était pas statistiquement significatif. Cet essai était lui aussi financé en partie par le fabricant, et il n'a été enregistré qu'après son démarrage [50].

Deux perfusions comparées par une entreprise

Essai randomisé en prépublication Une étude financée par le fabricant d'un produit à base de NR a comparé des perfusions de NAD+, de NR et d'eau salée chez des adultes en bonne santé de 40 ans et plus. Elle n'a pas été relue par des pairs. Trois heures plus tard, le NAD+ du sang était plus élevé après la perfusion de NR qu'après celle de NAD+ (p < 0,01) [51].

Étude de pharmacocinétique humaine Une étude de phase I publiée en 2026 a mesuré le NAD+ dans le sang et, à l'aide d'un appareil d'imagerie, dans le cerveau. Six personnes en bonne santé et six atteintes de la maladie de Parkinson ont pris du NR ou du NMN chaque jour. Le NAD+ du sang a mis environ deux semaines à atteindre son palier. Celui du cerveau n'a monté de façon mesurable qu'après quatre semaines. Les écarts entre les personnes étaient importants [13].

Métabolisme : les essais sur le NR et le NMN

Essai randomisé Chez des adultes en surpoids mais par ailleurs en bonne santé, le NAD+ du sang total a augmenté de 22, 51 et 142 pour cent aux trois niveaux de dose croissants. La hausse est apparue en deux semaines. Elle s'est maintenue pendant les six semaines restantes des huit que durait l'essai. C'est la preuve que la substance a bien touché sa cible biochimique, non la preuve d'un bénéfice pour la santé [4].

Le NAD+ du sang total après huit semaines de NR avalé
Dose la plus faible
22 pour cent de hausse
Dose intermédiaire
51 pour cent de hausse
Dose la plus forte
142 pour cent de hausse

Essai randomisé en double aveugle contre placebo chez des adultes en surpoids, trois niveaux de dose croissants sur huit semaines. L'étude a été menée pour le fabricant du produit. Source [4].

Essai randomisé Chez 40 hommes obèses, douze semaines de NR n'ont rien amélioré. Ni la sensibilité à l'insuline, ni la production de sucre par le foie, ni son absorption, ni sa combustion n'ont bougé. La dépense d'énergie au repos, la libération des graisses, leur combustion et la composition du corps sont restées inchangées elles aussi. Les auteurs concluent que la dose était sûre mais n'a pas amélioré la gestion du sucre [14].

Essai randomisé Vingt-cinq femmes ménopausées présentant un prédiabète ont pris du NMN pendant dix semaines, et l'absorption du sucre par le muscle sous l'effet de l'insuline a augmenté. Le résultat est contesté.

Un commentaire publié relève un déséquilibre de départ. Les 13 femmes sous NMN partaient de 6,3 pour cent de graisse dans le foie, contre 14,8 pour cent chez les 12 femmes sous placebo. Un tel écart n'est guère attribuable au hasard (p = 0,003), donc les groupes n'étaient pas comparables au départ [15], [16].

Essai randomisé Trente adultes de 45 ans et plus, en surpoids ou obèses, ont pris une forme cristalline de NMN pendant 28 jours. Le poids a baissé de 1,9 kg de plus que sous placebo (p = 0,008), et le plus bas des deux chiffres de la tension artérielle de 7,0 mmHg (p = 0,034). Le cholestérol total a reculé de 26,9 mg/dl (p = 0,004) et le cholestérol LDL de 18,7 mg/dl (p = 0,007).

La force musculaire, la résistance du muscle à la fatigue et la puissance développée en montant un escalier n'ont pas changé. Il en va de même de la capacité d'endurance, de la sensibilité à l'insuline, de la graisse du foie et de la graisse du ventre [17].

Essai randomisé Chez 13 personnes en surpoids, six semaines de NR ont fait monter les marqueurs de la production de NAD+ dans le muscle. La masse maigre a légèrement augmenté, de 61,32 à 62,65 pour cent. La sensibilité à l'insuline, le fonctionnement des mitochondries et la graisse du foie n'ont pas bougé. La tension artérielle et les marqueurs d'inflammation non plus [18].

Maladie de Parkinson

Essai randomisé de phase I Dans l'étude NADPARK, 30 patients nouvellement diagnostiqués et encore non traités ont pris du NR ou un placebo pendant 30 jours. Le NAD+ du cerveau a monté, mais de façon inégale. Le traitement du sucre par le cerveau n'a changé que chez les personnes dont le taux cérébral avait effectivement augmenté. Une légère amélioration clinique accompagnait ce changement. Les marqueurs d'inflammation du sang et du liquide céphalorachidien ont baissé [19].

Essai de sécurité randomisé L'étude NR-SAFE a porté sur 20 patients pendant quatre semaines. Ils recevaient la plus forte quantité quotidienne testée chez l'être humain à ce jour. Aucun effet indésirable modéré ou sévère n'est survenu. Le NAD+ du sang a été multiplié par cinq au maximum. L'homocystéine du sérum a légèrement augmenté au début.

L'amélioration apparente des scores de symptômes coïncidait avec un délai plus court depuis la dernière prise de lévodopa. Les auteurs signalent eux-mêmes ce facteur de confusion [20].

Muscle, marche et vieillissement

Essai randomisé Chez des hommes âgés en bonne santé, une prise quotidienne de NMN a fait monter le NAD+ du sang de façon significative. La vitesse de marche et la force de préhension de la main gauche se sont améliorées. Les auteurs qualifient toutefois ce résultat de significatif de justesse et appelant confirmation. La composition du corps n'a pas changé [21].

Essai randomisé Au total, 90 personnes souffrant d'une mauvaise circulation dans les jambes ont pris du NR pendant six mois. La distance parcourue en six minutes a évolué de +7,0 mètres, contre -10,6 mètres sous placebo. L'écart était de 17,6 mètres. Chez celles qui avaient pris au moins 75 pour cent de leurs gélules, il atteignait 31,0 mètres. L'ajout de resvératrol donnait 26,9 mètres dans ce même groupe, sans donc apporter d'avantage sur le NR seul.

Le résultat principal a été rapporté avec un intervalle de confiance unilatéral à 90 pour cent, dont la borne basse était de 1,8 mètre. Les auteurs réclament un essai de confirmation de plus grande taille [22].

Essai randomisé Chez 80 adultes d'âge moyen en bonne santé, le NAD+ du sang a monté aux trois niveaux de dose. La hausse valait face au placebo comme face à la valeur de départ (p ≤ 0,001 partout), et se marquait surtout aux deux niveaux supérieurs. La distance parcourue en six minutes s'est améliorée davantage que sous placebo, alors que la résistance à l'insuline ne différait pas.

L'âge biologique a été estimé avec un calculateur gratuit en ligne, et non avec un marqueur validé [23].

Objectifs manqués et résultats négatifs

Essai randomisé Chez 20 personnes âgées présentant de légers troubles de la mémoire et de la réflexion, dix semaines de NR ont multiplié par 2,6 le NAD+ du sang. Le score cognitif est resté inchangé. Le débit sanguin dans un réseau du cerveau a baissé sous NR. De l'aveu des auteurs, ce résultat n'aurait pas survécu à la correction pour tests multiples. La vitesse de marche s'est améliorée dans le groupe placebo, pas dans le groupe NR [24].

Essai randomisé Un objectif principal a été atteint. Chez 40 personnes atteintes de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), le taux d'interleukine-8 était 52,6 pour cent plus bas dans les crachats sous NR que sous placebo. Ce signal d'inflammation restait plus bas 12 semaines après la fin du traitement. Il s'agit d'un marqueur d'inflammation, non d'un résultat clinique [25].

Essai en ouvert Chez 30 personnes en insuffisance cardiaque, le NR a à peu près doublé le NAD+ du sang total et paraissait sûr. La hausse individuelle allait de pair avec la respiration des cellules sanguines. Elle accompagnait aussi une moindre activité d'un interrupteur de l'inflammation. Ce sont des corrélations de mécanisme, non des résultats cliniques [26].

Essai randomisé Chez des adultes d'âge moyen et plus âgés en bonne santé, le NR a été pris pendant deux périodes de six semaines. Chaque personne recevait tour à tour le produit et le placebo. Il a été bien toléré et a stimulé de façon mesurable le métabolisme du NAD+.

Sur la tension artérielle et la rigidité des artères, les auteurs n'affirment rien. Ils écrivent seulement que de futurs essais devraient examiner si le NR pourrait les réduire. C'est une question, et non un résultat [27].

Revue systématique Le tableau d'ensemble tiré de 33 essais chez l'être humain est cohérent. Le NR et le NMN avalés touchent leur cible biochimique de façon fiable. Ils ont été généralement bien tolérés sur des semaines à des mois. Les effets sur la fonction physique, le métabolisme, les vaisseaux et les autres critères utiles à la santé se sont révélés mitigés. Ils étaient souvent absents, ou limités à une seule mesure [3].

Des résultats de sécurité qui vont dans l'autre sens

Étude observationnelle Un groupe de découverte de 1 162 personnes et deux groupes de vérification de 2 331 et 832 personnes ont été étudiés. Le 2PY et le 4PY sont les produits de dégradation finaux de la niacine en excès. Des taux sanguins plus élevés allaient de pair avec un risque plus élevé d'accident cardiaque grave dans les trois ans.

Pour le 4PY, le risque ajusté était supérieur de 89 et de 99 pour cent dans les deux groupes de vérification (rapports de risques de 1,89 et 1,99) [28].

Cette étude portait sur des patients cardiaques et sur la niacine, non sur des produits à base de NAD+. Elle compte ici parce que le 2PY et le 4PY sont aussi les produits de dégradation finaux du NR et du NMN [28].

Étude de pharmacocinétique humaine Chez 14 hommes en bonne santé, une dose de NMN a été placée sous la langue. Elle a produit nettement plus de ces mêmes produits de dégradation que la dose avalée. Les taux sanguins de NMN, de nicotinamide et de NAD+ ne différaient pas entre les deux voies [29].

Données animales Dans un modèle de cancer du sein dit triple négatif chez la souris, l'administration de NR a nettement augmenté la fréquence des tumeurs. Leur propagation vers le cerveau a augmenté elle aussi. Les auteurs concluent que l'usage de tels compléments demande à être pesé dans certains groupes de patients [30].

Revue préclinique La recherche sur le cancer avance dans le sens inverse. Les cellules tumorales consomment beaucoup de NAD+ et dépendent d'une enzyme qui le régénère. Des bloqueurs de cette enzyme, qui font donc baisser le NAD+, sont en développement comme médicaments anticancéreux [31].

Ce que l'on ignore encore

  • Si le NAD+ perfusé sert à quoi que ce soit pour les usages mis en avant pour le vendre. Aucun essai randomisé contre placebo n'existe pour le NAD+ par voie veineuse dans le bien-être ou le vieillissement ; les seuls essais contre placebo sont deux petites études chinoises dans l'insuffisance cardiaque [32], [33], [49], [50].
  • Quelle quantité conviendrait. Les quantités utilisées dans les centres ne viennent d'aucune étude de recherche de dose [2].
  • Combien de temps le NAD+ injecté reste dans l'organisme. Aucune demi-vie n'a été mesurée, quelle que soit la voie [2].
  • Si le NAD+ avalé est absorbé intact. Aucune donnée humaine ne tranche, et la taille, la charge et l'avidité pour l'eau de la molécule plaident contre [1].
  • Si un taux sanguin dit quelque chose des tissus. Le NAD+ du cerveau n'a monté qu'après quatre semaines, et les écarts entre personnes étaient importants [13].
  • Ce qui se passe au-delà d'un an. La plus longue période de traitement publiée est de 26 semaines par groupe, dans une maladie héréditaire rare [34].
  • Les sprays nasaux, les patchs et les injections sous la peau. Aucun résultat n'a été publié sur aucun d'entre eux, bien que des essais soient enregistrés [3], [54].

Effets indésirables et sécurité

Il n'existe pas de profil d'effets indésirables des perfusions ou des injections de NAD+ au sens où un médicament autorisé en Europe ou en Amérique en possède un, parce que les études qui le produiraient n'ont pas été menées. On dispose de quelques petits rapports sur les perfusions, et de rien du tout sur les injections sous la peau.

Ce que l'on sait de la tolérance

  • Les symptômes pendant la perfusion étaient assez fréquents pour obliger à la ralentir. Un prestataire a relu ses propres dossiers. Les six personnes qui avaient reçu du NAD+ ont toutes signalé des troubles modérés à sévères pendant la perfusion : crampes d'estomac, diarrhées, nausées et vomissements. S'y ajoutaient un cœur qui s'accélère, un mal de gorge, une congestion et une pression dans la poitrine. Tout cessait dès l'arrêt de la perfusion. Les perfusions de NR provoquaient chez cinq personnes sur huit de légers picotements dans la langue, la mâchoire et le bras, ainsi que de légères crampes [6].
  • Ce rapport constitue une preuve faible dans les deux sens. Il était rétrospectif, sans groupe témoin, sans insu et sans échelle de symptômes. Des salariés de la société qui vend les perfusions l'ont rédigé. Les valeurs du foie, celles des reins, l'hormone qui stimule la thyroïde et le marqueur d'inflammation hsCRP n'ont pas changé [6].
  • Une étude d'entreprise a retrouvé le même tableau. Dans une prépublication financée par le fabricant d'un produit à base de NR, la plupart des personnes sous perfusion de NAD+ ont jugé leur confort faible. Elles ont décrit nausées, maux de tête, anxiété, besoin pressant d'aller à la selle, oppression dans la poitrine et bouffées de chaleur. Leurs globules blancs ont augmenté après la perfusion, ce qui ne s'est produit ni avec le NR ni avec l'eau salée [51].
  • Ce sont les personnes perfusées qui ont ralenti le débit. Dans les deux rapports, les personnes sous NAD+ pouvaient régler elles-mêmes la vitesse de la perfusion. Leurs perfusions duraient 97 minutes en moyenne contre 37 pour le NR dans la relecture de dossiers, et 182,9 minutes contre 127,2 dans la prépublication [6], [51]. Aucune étude n'a comparé des débits fixes : l'idée répandue qu'une perfusion plus rapide donne plus de symptômes repose sur cet ajustement personnel, et non sur un test.
  • L'étude de perfusion sur six heures n'a rien vu. Aucun effet indésirable n'a été observé chez huit hommes en bonne santé qui recevaient une perfusion lente à débit fixe. Une perfusion chez huit personnes, sans suivi au-delà de huit heures, ne constitue pas un résultat de sécurité [2].
  • L'essai chinois dans l'insuffisance cardiaque n'a presque rien signalé. Parmi les 90 patients sous injection autorisée, une personne a eu de légers vertiges, passés en une heure environ ; dans le groupe placebo, une personne a signalé une gêne dans la poitrine [49]. La notice chinoise mentionne des cas occasionnels de bouche sèche, de nausées, de vertiges et de palpitations [50], [53].
  • Les formes avalées ont été bien tolérées. Sur 33 essais chez l'être humain, le NR et le NMN ont été généralement bien tolérés sur des semaines à des mois, aux quantités et pour les durées testées [3].
  • Le NR à forte dose a déplacé une valeur sanguine. À la plus forte quantité quotidienne testée chez l'être humain, l'homocystéine du sérum a légèrement augmenté au début. Dégrader la nicotinamide consomme des groupes méthyles. Un apport élevé et régulier puise donc dans cette réserve [20].
  • Les signalements s'accumulent dans la base américaine des effets indésirables. Sous le nom de produit « NAD », on comptait 44 signalements, dont 28 classés comme graves. Le nicotinamide riboside en comptait 36, dont 21 graves. Ils se concentrent sur 2025 et 2026 [35].

Ces signalements ne prouvent rien à eux seuls. Ils sont volontaires, n'apportent aucune preuve de causalité et n'ont pas de dénominateur connu. Dans la plupart d'entre eux, le NAD+ figure comme un autre produit que la personne prenait, et non comme la cause suspectée : c'est le cas de 64 des 76 signalements enregistrés sous les trois noms vérifiés. L'inverse vaut aussi : les substances vendues en dehors du système du médicament ne génèrent que rarement des signalements [35].

Deux autres réserves viennent des dossiers des autorités elles-mêmes. Les évaluateurs européens de la sécurité alimentaire se sont exprimés en 2021. Des données expérimentales suggèrent plusieurs chemins par lesquels la nicotinamide ou ses briques pourraient nuire à des apports très supérieurs aux besoins du corps [36].

Dans l'étude sur le rat qui sous-tend l'avis européen de 2026 sur le NMN, des effets sur les organes de la reproduction ont été observés. Les femmes enceintes et allaitantes sont exclues des deux avis européens favorables [37], [11].

Enfin, une perfusion comporte des risques qui n'ont rien à voir avec ce qu'elle contient. Ce sont l'infection au point de ponction, l'inflammation de la veine, la surcharge en liquide et les erreurs de préparation ou de stérilisation [33].

Douleur au point d'injection, brûlure et bouffées de chaleur

Beaucoup de gens se demandent pourquoi une injection de NAD+ brûle ou pique. La réponse honnête est qu'aucune étude ne s'y est intéressée. Aucune étude humaine publiée ne fait état de douleur, de brûlure ou de picotements après une injection de NAD+ sous la peau ou dans un muscle [54].

Un essai enregistré est conçu pour mesurer précisément cela. Il compare le NAD+, le NR et de l'eau bactériostatique seule, injectés sous la peau, dans un muscle ou directement dans une veine. Son critère principal est un questionnaire standard de la douleur, rempli une minute après l'injection. Il devait se terminer en juin 2025 et n'avait publié aucun résultat au 9 octobre 2026 [54].

La base américaine des effets indésirables contient trois signalements de troubles au point d'injection chez des personnes qui avaient mentionné le NAD+. Dans chacun d'eux, un autre médicament injecté était désigné comme cause suspectée, et le NAD+ seulement comme un autre produit pris en parallèle [35].

Les seules observations directes sur les tissus viennent de l'animal. Lors des tests de sécurité du produit chinois, des injections répétées dans les muscles de rats ont abîmé le point d'injection et le nerf sciatique voisin, des lésions qui ont guéri après l'arrêt des injections. Dans le même programme, les doses uniques les plus élevées ont accéléré le cœur et abaissé la tension artérielle de chiens [55].

Les bouffées de chaleur ne sont rapportées qu'avec les perfusions. Les personnes perfusées au NAD+ en ont décrit dans la prépublication de l'entreprise [51]. Dans la base américaine, les réactions les plus fréquentes enregistrées sous « NAD » comprennent des rougeurs de la peau (5 signalements) et des bouffées de chaleur (2 signalements), sans preuve de causalité [35]. Dans la prépublication, les mots « burning » (brûlure) et « slightly painful » (légèrement douloureux) venaient de personnes sous perfusion de NR, et non de NAD+ [51].

Couleur de la solution

Une légère teinte jaune dans une solution de NAD+ est souvent prise pour le signe qu'elle s'est abîmée. Aucune étude publiée reliant une couleur jaune de la solution de NAD+ à sa dégradation n'a pu être trouvée [56], [57], [59].

Un fabricant de NAD+ de laboratoire précise qu'une solution de son produit peut être « colorless to faintly yellow » (incolore à légèrement jaune) : une faible teinte peut donc rester dans les normes. La forme réduite, le NADH, est une autre substance. Sa poudre va du blanc au jaune clair, et elle absorbe la lumière à une longueur d'onde où le NAD+ n'absorbe pas [58], [59]. Cette question est développée sur la page consacrée au NAD+ qui jaunit.

Conservation de la solution reconstituée

Aucune donnée de stabilité n'a pu être trouvée pour du NAD+ préparé pour l'injection, que ce soit dans de l'eau stérile ou de l'eau bactériostatique, et aucune source n'affirme qu'un tel flacon doit être gardé au réfrigérateur [57]. Ce que l'on sait vient du NAD+ de qualité laboratoire et d'articles de chimie.

  • Acide et base. Le NAD+ se dégrade lentement et à vitesse constante entre pH 2 et pH 7, et des milliers de fois plus vite en milieu fortement alcalin [56].
  • Chaleur et tampon. La chaleur accélère la dégradation, d'environ 11 pour cent par degré dans la plage mesurée, qui allait de 60 à 100 °C. Le phosphate l'accélère aussi [56]. Lors d'un test de 43 jours en solution légèrement alcaline à 19 °C, le NAD+ a perdu environ 4 pour cent dans un tampon Tris, alors qu'il s'est dégradé presque entièrement dans un tampon HEPES [59].
  • Conservation au froid des solutions de laboratoire. Gardé dans un acide dilué, le NAD+ n'a montré aucune perte après une semaine à 4 °C ou à −85 °C, mais environ 15 pour cent ont été perdus à −20 °C [56]. Un fabricant indique au moins deux semaines à 0 °C pour les solutions neutres ou légèrement acides, et au moins six mois à −70 °C pour des portions à usage unique entre pH 2 et 6 [57].
  • Lumière et humidité. Le même fabricant décrit les solutions comme sensibles à la lumière et la poudre comme très avide d'humidité [57].

Ces chiffres décrivent des réactifs de laboratoire dans des solutions bien définies, que leurs fabricants déclarent impropres à un usage médicamenteux. Ils ne disent pas combien de temps un flacon préparé pour l'injection reste stérile ou intact [57].

Pourquoi cette page n'indique aucune dose

En Chine, le NAD+ est un médicament sur ordonnance autorisé, sous forme d'injection [49], [50], [53]. Là où un médicament est autorisé, sa posologie relève de la notice officielle et du médecin ou du pharmacien qui le délivre, pas d'une page de référence.

Aucune étude n'a établi de dose de NAD+ pour l'injection ou la perfusion, et la quantité utilisée dans la seule mesure humaine d'une perfusion avait été reprise des centres qui la pratiquent [2]. Il n'existe donc aucun tableau de doses fondé sur des preuves pour les injections de NAD+. Les quantités employées dans les études ci-dessus ont été choisies pour ces études et ne se transposent pas à une personne en bonne santé. Cette page ne donne ni quantité, ni concentration, ni rythme, ni consigne, dans aucun sens.

Sous la peau, dans le muscle ou dans la veine : les voies utilisées dans les études

  • Dans une veine. Presque toutes les données humaines sur le NAD+ lui-même viennent de perfusions : l'étude pilote de six heures, la relecture de dossiers, la prépublication de l'entreprise et les deux essais chinois dans l'insuffisance cardiaque [2], [6], [51], [49], [50]. Plusieurs essais d'hôpitaux chinois enregistrés ces dernières années passent aussi par la perfusion [54].
  • Dans un muscle. Le produit chinois autorisé est prévu pour une injection dans un muscle [53]. Un essai chinois enregistré sur la surdité brusque avait choisi cette voie et n'a publié aucun résultat [54]. Les tests de sécurité du même produit chez l'animal l'ont aussi utilisée [55].
  • Sous la peau. Aucune étude humaine publiée n'a administré le NAD+ de cette façon. Le seul essai enregistré est l'étude sur la douleur à l'injection décrite plus haut, qui n'a rien publié [54].
  • Par la bouche. La voie orale concerne presque entièrement les briques NR et NMN, présentées avec les études plus haut. Aucune donnée humaine ne dit si le NAD+ avalé est absorbé intact [3], [1].

Aucune étude n'a comparé ces voies sur un effet qu'une personne pourrait remarquer. La seule comparaison directe de deux perfusions a trouvé plus de NAD+ dans le sang après la perfusion de NR qu'après celle de NAD+ [51].

Développement et statut réglementaire

De la cozymase à la revue de 2026

  1. 1906Décrite dans un extrait de levure sous le nom de cozymaseLes anciens noms figurent encore dans les bases chimiques, réf. [1]
  2. 2010La Chine approuve la notice du NAD+ injectableTraitement complémentaire en cas de manque de globules blancs et de maladie cardiaque, réf. [53]
  3. 2016Première pharmacocinétique humaine du NR avaléTrois doses uniques croissantes, réf. [38]
  4. 2018Douze semaines de NR ne changent rien à la sensibilité insulinique chez 40 hommes obèsesLe résultat négatif le plus net du domaine, réf. [14]
  5. 2019Publication de la seule mesure humaine sur une perfusion de NAD+Aucune hausse du NAD+ sanguin pendant les deux premières heures, réf. [2]
  6. 2020Europe autorise le chlorure de NR comme nouvel alimentCompléments alimentaires seulement, avec un plafond quotidien fixé par la loi, réf. [11]
  7. 2021-2023Les essais sur le NMN paraissent, avec des résultats mitigés et contestésRéf. [15], [16], [21], [23], [17]
  8. 2026Une revue systématique, un avis européen favorable sur le NMN, le rôle des bactéries intestinales et un essai chinois chez des insuffisants cardiaquesRéf. [3], [37], [5], [49]
  • 1906 — la molécule est décrite dans un extrait de levure sous le nom de cozymase [1].
  • 2010 — la notice de l'injection chinoise de NAD+ est approuvée, le 8 décembre 2010 [53].
  • 2016 à 2020 — les premiers essais contrôlés du NR avalé paraissent, dont le résultat négatif sur l'insuline [38], [14].
  • 2019 — la seule étude humaine de pharmacocinétique d'une perfusion de NAD+ est publiée [2].
  • 2020 — l'Union européenne autorise le chlorure de NR comme nouvel aliment, pour les compléments alimentaires seulement [11].
  • 2021 à 2023 — les essais sur le NMN arrivent, l'un d'eux publiquement contesté au motif que ses groupes n'étaient pas comparables [15], [16].
  • 2026 — quatre jalons : une revue systématique de 113 études, un avis européen favorable sur le NMN, des données montrant que les formes avalées agissent via les bactéries intestinales, et un essai chinois contre placebo de l'injection autorisée dans l'insuffisance cardiaque [3], [37], [5], [49].
MarchéNR et NMN avalésNAD+ en injectionRéf.
États-UnisVendus comme complémentsNon autorisé[7], [40]
Union européenneNR autorisé, NMN évaluéNon autorisé[11], [37]
AllemagneLe droit alimentaire s'appliqueMédicament, sans autorisation[11]
Royaume-UniEn venteNon autorisé[7]
AustraliePas inscrit au classementPas inscrit au classement[41]
CanadaNon vérifiéNon vérifié[7]
JaponLargement vendusNon vérifié[39]
ChineNon vérifiéInjection autorisée, sur ordonnance[49], [50], [52], [53]

Le tableau a d'abord été vérifié le 7 septembre 2026. Là où il indique que le point n'a pas été vérifié, aucun registre national n'a été consulté et aucune affirmation n'est faite. La position américaine est le point le plus ferme : deux recherches dans la base d'autorisation ont renvoyé « No matches found » (aucune correspondance trouvée), et la recherche refaite le 9 octobre 2026 a donné le même résultat [7].

La ligne sur la Chine a été ajoutée le 9 octobre 2026. Le produit est une poudre lyophilisée de NAD+ pour injection, enregistrée sous les numéros d'autorisation H41024721 et H41025094. Sa notice mentionne le traitement d'appoint d'un manque de globules blancs, de la maladie coronarienne et de l'inflammation du muscle cardiaque [52], [53].

La base de données de l'autorité chinoise du médicament n'a pas pu être interrogée de façon automatique. Cette ligne s'appuie donc sur deux essais publiés qui citent le numéro d'autorisation, sur le catalogue de produits du fabricant et sur la notice telle que la reproduit une base de données professionnelle sur les médicaments [49], [50], [52], [53].

Les 44 notices américaines qui mentionnent « nadide » comme ingrédient sont des préparations homéopathiques vendues sans ordonnance. Chacune porte la mention que ses allégations n'ont pas été évaluées [40].

Un dernier point a sa place ici, car il est souvent présenté à l'envers. Le NAD+ ne figure pas sur la liste américaine des substances en vrac susceptibles de présenter un risque de sécurité notable. Il ne figure pas davantage sur celle des substances autorisées pour la préparation en pharmacie [42], [43].

Être absent des deux listes signifie qu'il n'a jamais été évalué, et non qu'il aurait été évalué puis jugé sans risque.

Antidopage

La substance n'est pas nommée dans la Liste des interdictions 2026. Une recherche en texte intégral sur nicotinamide, NAD, riboside, mononucléotide, niacine et dinucléotide ne donne aucun résultat [8].

La méthode est une autre affaire. La section M2.2 interdit en permanence les « intravenous infusions and/or injections of more than a total of 100 mL per 12-hour period except for those legitimately received in the course of hospital treatments, surgical procedures or clinical diagnostic investigations » (perfusions et/ou injections par voie intraveineuse de plus de 100 mL au total par période de 12 heures, sauf celles légitimement reçues dans le cadre de traitements hospitaliers, d'interventions chirurgicales ou d'examens diagnostiques) [8].

Les perfusions habituelles de NAD+ dépassent de loin ce volume, et une perfusion de bien-être n'entre pas dans l'exception.

La classe S0, la clause fourre-tout, ne couvre que les substances qu'aucune autorité de santé publique n'a actuellement autorisées pour un usage thérapeutique chez l'être humain. Le NAD+ n'est pas nommé sur la liste et, avec l'autorisation chinoise, il ne remplit plus cette condition [8], [53]. Pour le NR et le NMN avalés, la règle sur la méthode ne s'applique pas : un comprimé n'est pas une perfusion [8]. Le détail se trouve sous peptides interdits dans le sport.

Comparaison avec des peptides voisins

SubstanceCe que c'estPoint d'actionDonnées humainesStatut
NAD+Coenzyme dinucléotidique, 663,43 g/mol [1]Auxiliaire et matière première communs à plusieurs familles d'enzymes [9]Quelques petites études de perfusion, dont deux essais chinois dans l'insuffisance cardiaque ; le reste porte sur le NR et le NMN [2], [49], [3]Autorisé seulement en Chine, en injection [53]
GlutathionTripeptide de trois acides aminés, 307,33 g/mol [44]Non comparable ; traité sur sa propre pageTraitées sur sa propre pageTraité sur sa propre page
5-Amino-1MQPetite molécule de synthèse, 159,21 g/mol [45]Bloque la NNMT, l'enzyme qui méthyle la nicotinamide [46]Aucune ; traitées sur sa propre pageAutorisé nulle part ; traité sur sa propre page
MOTS-cPeptide de 16 acides aminés, 2174,6 g/mol [47]Cible différenteTraitées sur sa propre pageInscrit sur la liste américaine des risques de sécurité [43]

Le glutathion est le voisin le plus proche dans la pratique. C'est l'autre substance fabriquée par le corps que l'on vend en perfusion cosmétique ou de bien-être à côté des peptides de recherche, et comme le NAD+, c'est une molécule que chaque cellule produit déjà.

Le 5-Amino-1MQ est l'opposé intéressant. Il se situe sur la même voie de la vitamine B3, mais travaille par l'autre bout : il bloque l'enzyme qui méthyle la nicotinamide, au lieu d'ajouter une brique [46].

Le MOTS-c est le voisin auprès duquel on range le plus souvent le NAD+, et les deux n'ont pourtant presque rien en commun. L'un est une chaîne de 16 acides aminés que le corps encode dans ses mitochondries [47] ; l'autre ne contient aucun acide aminé [1].

Confusions fréquentes

  • « Le NAD+ est un peptide. » Il ne contient aucun acide aminé ni aucune liaison peptidique. Ce sont deux nucléotides reliés par un pont de phosphate, 663,43 g/mol. La confusion tient uniquement au circuit de vente : on le propose dans les mêmes catalogues que les peptides de recherche, et l'étiquette voyage avec lui [1].
  • « Le NAD+, le NMN, le NR et la niacine, c'est à peu près pareil. » Ils forment une chaîne, mais diffèrent par la taille, la voie et le statut légal, avec 663, 334, 255 et 122 g/mol. Le NADH, la forme réduite, est une cinquième substance. Presque toutes les données humaines portent sur le NR et le NMN, si bien qu'un essai sur eux ne prouve rien sur une perfusion [48], [3].
  • « Une perfusion remplit les cellules de NAD+. » La seule mesure humaine dit le contraire. Le NAD+ du sang n'a pas bougé du tout pendant les deux premières heures d'une perfusion de six heures, et les substances apparues dans les urines correspondaient à une molécule découpée [2].
  • « Une perfusion vaut mieux qu'un comprimé, puisqu'elle évite l'intestin. » Les données tirent dans l'autre sens. Les bactéries intestinales transforment le NR et le NMN en acide nicotinique, et dans du sang testé en dehors du corps, seul cet acide a fortement fait monter le NAD+. Si cela se confirme, éviter l'intestin revient à éviter le mécanisme [5].
  • « Plus de NAD+, c'est forcément mieux. » La biologie ne le dit pas. Les cellules tumorales dépendent de l'enzyme qui régénère le NAD+, et des bloqueurs de cette enzyme sont en développement comme médicaments anticancéreux. Dans un modèle chez la souris, le NR a augmenté la fréquence des tumeurs et leur propagation vers le cerveau. Rien de tout cela ne prouve un danger chez l'être humain, mais l'idée en sort affaiblie [31], [30].
  • « Il n'est pas sur la liste antidopage, donc il ne pose pas de problème en compétition. » La substance n'y figure pas. La méthode, si. Les perfusions de plus de 100 millilitres par période de 12 heures sont interdites en permanence en dehors des traitements hospitaliers, des interventions chirurgicales et des examens diagnostiques, quel que soit le produit dissous dedans [8].

Questions fréquentes

Le NAD+ est-il un peptide ?

Non. Le NAD+ est un dinucléotide, une coenzyme formée de deux nucléotides reliés par un pont de phosphate, d'une masse de 663,43 g/mol. Il ne contient aucun acide aminé et aucune liaison peptidique. S'il se retrouve à côté des peptides, c'est parce qu'il se vend en injection par les mêmes circuits, et non parce qu'il appartient à la même famille chimique.

Que devient le NAD+ perfusé dans une veine ?

Dans la seule mesure faite chez des personnes, huit hommes en bonne santé ont reçu du NAD+ en perfusion étalée sur six heures. Le NAD+ du sang n'a pas bougé du tout pendant les deux premières heures, ce que les auteurs interprètent comme une molécule éliminée aussi vite qu'elle arrivait. À la fin de la perfusion, il dépassait de 398 pour cent sa valeur de départ, et il restait élevé deux heures plus tard. Les substances retrouvées dans les urines correspondaient à un NAD+ découpé par des enzymes.

Existe-t-il un essai montrant que les perfusions de NAD+ fonctionnent ?

Pas pour les usages mis en avant pour les vendre. Aucun essai randomisé contre placebo n'a testé les perfusions de NAD+ pour le bien-être ou contre le vieillissement. Deux petits essais chinois ont donné une injection de NAD+ autorisée à des personnes en insuffisance cardiaque, en plus de leur traitement habituel : l'un a trouvé une capacité de pompage du cœur un peu meilleure après un mois, l'autre aucune différence significative. Une revue de 2026 range les perfusions dites de longévité parmi les pratiques expérimentales.

Le NAD+, le NMN et le NR sont-ils la même chose ?

Non. Ce sont les maillons d'une même chaîne, mais ils diffèrent par la taille, la voie d'administration et le statut légal : 663 g/mol pour le NAD+, 334 pour le NMN et 255 pour le NR. La nicotinamide, une forme de la vitamine B3, est plus petite encore avec 122. Presque toutes les données humaines contrôlées portent sur le NR et le NMN pris par la bouche.

Les précurseurs du NAD+ font-ils vraiment monter le NAD+ dans l'organisme ?

Oui, ceux que l'on avale le font. Le NAD+ mesuré dans le sang total a augmenté de 22, 51 et 142 pour cent aux trois niveaux de dose croissants de NR pendant un essai de huit semaines. La montée est lente : il faut environ deux semaines pour que le sang atteigne son palier, et le cerveau ne bouge de façon mesurable qu'après quatre semaines, avec de grands écarts d'une personne à l'autre.

Les essais sur les précurseurs du NAD+ ont-ils amélioré quelque chose de perceptible ?

Rarement et de façon inconstante. Une revue de 33 essais chez l'être humain a trouvé des effets biochimiques fiables, mais des résultats mitigés sur la fonction physique, le métabolisme et les vaisseaux, souvent sans aucun effet. Douze semaines de NR n'ont pas amélioré la sensibilité à l'insuline chez 40 hommes obèses, et dix semaines n'ont pas amélioré les capacités mentales de 20 personnes âgées.

Quels sont les effets indésirables des injections et des perfusions de NAD+ ?

Les seuls rapports publiés concernent les perfusions. Dans la relecture de dossiers d'un prestataire, les six personnes qui avaient reçu du NAD+ ont toutes eu des troubles digestifs modérés à sévères, un pouls plus rapide et une pression dans la poitrine, qui cessaient avec la perfusion ; elles ont ralenti le débit, si bien que leurs perfusions duraient 97 minutes en moyenne contre 37 pour le NR. Une prépublication financée par une entreprise décrit nausées, maux de tête, oppression dans la poitrine et bouffées de chaleur. Rien n'a été publié sur les injections sous la peau ou dans un muscle.

Pourquoi une injection de NAD+ brûle-t-elle ou pique-t-elle ?

Aucune étude ne l'a mesuré. Il n'existe aucune donnée humaine publiée sur la douleur, la brûlure ou les picotements après une injection de NAD+ sous la peau ou dans un muscle, et la base américaine des effets indésirables ne contient aucun signalement au point d'injection qui désigne le NAD+ comme cause suspectée. Un essai enregistré dont le critère principal est la douleur à l'injection n'a publié aucun résultat. Chez le rat, des injections dans le muscle ont abîmé localement les tissus, qui se sont ensuite réparés.

Combien de temps le NAD+ reste-t-il dans l'organisme après une injection ou une perfusion ?

Personne ne le sait précisément, car aucune demi-vie n'a été mesurée, ni après une perfusion ni après une injection. Pendant une perfusion de six heures, le NAD+ du sang est resté stable deux heures, puis il a monté, et il était encore élevé deux heures après la fin de la perfusion, quand les prélèvements se sont arrêtés. Dans des expériences sur cellules, des enzymes situées à l'extérieur des cellules découpent le NAD+ en morceaux plus petits avant que les cellules ne l'absorbent.

Dans les études, le NAD+ est-il injecté sous la peau, dans un muscle ou dans une veine ?

Presque toutes les données humaines concernent des perfusions dans une veine. Le produit chinois autorisé est prévu pour une injection dans un muscle, et un essai chinois enregistré avait choisi cette voie, sans rien publier depuis. Aucune étude humaine publiée n'a administré le NAD+ sous la peau ; un essai enregistré compare les trois voies sous l'angle de la douleur à l'injection, et il n'a pas publié de résultats non plus.

Le NAD+ doit-il être conservé au réfrigérateur ?

Aucune étude sur des flacons de NAD+ prêts à injecter n'a été trouvée, si bien qu'il n'existe pas pour eux de durée de conservation testée. Pour le NAD+ de laboratoire, la chimie est connue : il se garde le mieux en solution neutre ou légèrement acide, se dégrade vite à la chaleur et en milieu alcalin, et craint la lumière. Un fabricant indique au moins deux semaines à 0 °C et au moins six mois congelé à −70 °C.

Pourquoi ma solution de NAD+ a-t-elle jauni ?

Aucune étude publiée ne relie une teinte jaune de la solution de NAD+ à sa dégradation. La fiche technique d'un fabricant de NAD+ de laboratoire admet une solution incolore à légèrement jaune, si bien qu'une faible teinte, à elle seule, ne dit pas grand-chose. La forme réduite, le NADH, est une autre substance, elle-même jaunâtre. Une page à part sur le NAD+ qui jaunit traite cette question plus en détail.

Le NAD+ est-il autorisé comme médicament quelque part ?

Seulement en Chine, d'après les recherches menées. Une injection de NAD+ y est autorisée comme traitement d'appoint d'un manque de globules blancs, de la maladie coronarienne et de la myocardite. Les recherches dans la base d'autorisation américaine, pour « nadide » et pour « nicotinamide adenine dinucleotide » (nicotinamide adénine dinucléotide), ont renvoyé « No matches found » (aucune correspondance trouvée) le 9 octobre 2026, et aucune autorisation n'a été trouvée en Europe, au Royaume-Uni, au Canada, en Australie ni en Suisse.

Peut-on mesurer son taux de NAD+ pour savoir si cela marche ?

Ce qu'un tel test mesure, c'est le NAD+ du sang. Savoir s'il reflète la quantité présente dans le muscle, le cerveau ou le foie reste une question ouverte. Dans une étude, le taux cérébral n'a monté qu'après quatre semaines alors que le sang plafonnait dès deux semaines, et dans l'essai sur la maladie de Parkinson, le métabolisme du cerveau n'a changé que chez les personnes dont le taux cérébral avait réellement augmenté.

Le NAD+ est-il interdit dans le sport ?

La substance n'est pas nommée dans la Liste des interdictions 2026. La méthode, elle, est visée : les perfusions et injections de plus de 100 millilitres par période de 12 heures sont interdites en permanence, sauf lorsqu'elles sont légitimement reçues lors d'un traitement hospitalier, d'une intervention chirurgicale ou d'un examen diagnostique. Les perfusions habituelles de NAD+ dépassent ce volume. Les comprimés de NR ou de NMN ne sont pas concernés.

Sources

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  16. Brenner C (2021). Comment on "Nicotinamide mononucleotide increases muscle insulin sensitivity in prediabetic women". Science 373(6554):eabj1696. PMID 34326206. DOI 10.1126/science.abj1696. The authors' reply is PMID 34326209.
  17. Pencina KM et al. (2023). Nicotinamide adenine dinucleotide augmentation in overweight or obese middle-aged and older adults: a physiologic study. Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism 108(8):1968-1980. PMID 36740954. DOI 10.1210/clinem/dgad027
  18. Remie CME et al. (2020). Nicotinamide riboside supplementation alters body composition and skeletal muscle acetylcarnitine concentrations in healthy obese humans. American Journal of Clinical Nutrition 112(2):413-426. PMID 32320006. Registered as NCT02835664.
  19. Brakedal B et al. (2022). The NADPARK study: a randomized phase I trial of nicotinamide riboside supplementation in Parkinson's disease. Cell Metabolism 34(3):396-407.e6. PMID 35235774. DOI 10.1016/j.cmet.2022.02.001. Registered as NCT03816020. Two authors have filed a patent application on the use of NR in Parkinson's disease.
  20. Berven H et al. (2023). NR-SAFE: a randomized, double-blind safety trial of high dose nicotinamide riboside in Parkinson's disease. Nature Communications 14(1):7793. PMID 38016950. DOI 10.1038/s41467-023-43514-6. Registered as NCT05344404.
  21. Igarashi M et al. (2022). Chronic nicotinamide mononucleotide supplementation elevates blood nicotinamide adenine dinucleotide levels and alters muscle function in healthy older men. npj Aging 8(1):5. PMID 35927255. DOI 10.1038/s41514-022-00084-z. Three authors are employees of Mitsubishi Corporation Life Sciences.
  22. McDermott MM et al. (2024). Nicotinamide riboside for peripheral artery disease: the NICE randomized clinical trial. Nature Communications 15(1):5046. PMID 38871717. DOI 10.1038/s41467-024-49092-5. Erratum: Nature Communications 15(1):6890.
  23. Yi L, Maier AB et al. (2023). The efficacy and safety of beta-nicotinamide mononucleotide (NMN) supplementation in healthy middle-aged adults: a randomised, multicentre, double-blind, placebo-controlled, parallel-group, dose-dependent clinical trial. GeroScience 45(1):29-43. PMID 36482258. DOI 10.1007/s11357-022-00705-1. Biological age was estimated with the free online calculator Aging.Ai 3.0.
  24. Orr ME et al. (2024). A randomized placebo-controlled trial of nicotinamide riboside in older adults with mild cognitive impairment. GeroScience 46(1):665-682. PMID 37994989. DOI 10.1007/s11357-023-00999-9
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  27. Martens CR, Denman BA, Mazzo MR, Armstrong ML, Reisdorph N, McQueen MB, Chonchol M, Seals DR (2018). Chronic nicotinamide riboside supplementation is well-tolerated and elevates NAD+ in healthy middle-aged and older adults. Nature Communications 9(1):1286. PMID 29599478. DOI 10.1038/s41467-018-03421-7. Abstract checked on 7 September 2026: blood pressure and arterial stiffness are named as a question for future trials, not as a result.
  28. Ferrell M, Hazen SL et al. (2024). A terminal metabolite of niacin promotes vascular inflammation and contributes to cardiovascular disease risk. Nature Medicine 30(2):424-434. PMID 38374343. DOI 10.1038/s41591-023-02793-8. Erratum: Nature Medicine 30(6):1791. Discovery cohort n = 1,162; validation cohorts n = 2,331 (United States) and n = 832 (Europe).
  29. Wakabayashi J, Higashi S, Morifuji M (2026). Sublingual NMN administration increases early circulating terminal catabolites 2PY and 4PY compared with oral administration in healthy adult men. Scientific Reports 16(1):27464. PMID 42304075. DOI 10.1038/s41598-026-57552-9
  30. Maric T et al. (2023). A bioluminescent-based probe for in vivo non-invasive monitoring of nicotinamide riboside uptake reveals a link between metastasis and NAD+ metabolism. Biosensors and Bioelectronics 220:114826. PMID 36371959. DOI 10.1016/j.bios.2022.114826
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  32. ClinicalTrials.gov. The search key "nad" returned 263 studies; of the first 100 records read, 36 concern NAD+ or its precursors and the remainder use the same letters for unrelated substances. No randomised placebo-controlled efficacy trial of intravenous NAD+ was identified. Retrieved 7 September 2026. https://clinicaltrials.gov/
  33. Godic A, Townsend J (2026). Intravenous longevity therapy: a critical review of evidence, mechanisms, and clinical utility. Acta Dermatovenerologica Alpina, Pannonica et Adriatica 35(1):39-43. PMID 41915584. Concludes that intravenous longevity therapy should be regarded as experimental rather than evidence-based practice.
  34. Shoji M et al. (2025). Nicotinamide riboside supplementation benefits in patients with Werner syndrome: a double-blind randomized crossover placebo-controlled trial. Aging Cell 24(8):e70093. PMID 40459998. DOI 10.1111/acel.70093. Longest treatment period in the field: 26 weeks per arm.
  35. openFDA, adverse event endpoint (FAERS). Queried on 7 September 2026: 44 reports under the product name "NAD", 28 of them classed as serious; 30 under "Nadide"; 36 under "Nicotinamide Riboside", 21 of them serious; 5 each under "Nicotinamide Mononucleotide" and "Nicotinamide Adenine Dinucleotide". Most frequent reactions under "NAD", re-queried on 9 October 2026 with unchanged totals (44 reports, 28 serious): fatigue (8), headache (6), nausea (6), anxiety (5), erythema (5), insomnia (5); hot flush (2); the version of 7 September 2026 listed the erythema count as flushing. Across the 76 reports under "NAD", "Nadide" and "Nicotinamide Adenine Dinucleotide", NAD+ is coded as the suspect drug in 12; the three reports with injection-site terms name another injected medicine as suspect and NAD+ as concomitant. Reports concentrate in 2025 and 2026. https://api.fda.gov/drug/event.json
  36. EFSA Panel on Nutrition, Novel Foods and Food Allergens (2021). Safety of an extension of use of nicotinamide riboside chloride as a novel food. EFSA Journal 19(11):6843. PMID 34804232. States that experimental data suggest several routes by which nicotinamide or its precursors, at intakes well above physiological need, could have unwanted effects.
  37. EFSA Panel on Nutrition, Novel Foods and Food Allergens (2026). Safety of beta-nicotinamide mononucleotide as a novel food. EFSA Journal 24(5):e10007. PMID 42125559. Safe as a food supplement at the proposed intake for adults, excluding pregnant and breastfeeding women; the no-adverse-effect level comes from a 90-day rat study with effects on the reproductive organs, margin of safety 93.
  38. Trammell SA et al. (2016). Nicotinamide riboside is uniquely and orally bioavailable in mice and humans. Nature Communications 7:12948. PMID 27721479. DOI 10.1038/ncomms12948. Three authors hold shares in the company supplying and sponsoring the product.
  39. Fukamizu Y et al. (2022). Safety evaluation of beta-nicotinamide mononucleotide oral administration in healthy adult men and women. Scientific Reports 12(1):14442. PMID 36002548. DOI 10.1038/s41598-022-18272-y. Registered as UMIN000043084. Five authors are employees of the funding company.
  40. openFDA, drug label endpoint. Queried on 7 September 2026: 44 American labels list "nadide" as a substance. Sample check: all are homeopathic over-the-counter preparations in which nadidum appears as one of several ingredients in homeopathic dilution, carrying the notice that the claims have not been evaluated by the FDA. https://api.fda.gov/drug/label.json
  41. Therapeutic Goods (Poisons Standard), Australia, June 2026 edition. Full text searched on 7 September 2026 for "nicotinamid", "dinucleotide", "riboside" and "mononucleotide" with no entry found. The neighbouring entry regulates nicotinic acid by dose in Schedules 2 and 4 and expressly excludes nicotinamide.
  42. Electronic Code of Federal Regulations, 21 CFR 216.23, list of bulk drug substances that may be used in compounding under section 503A. Full text retrieved on 7 September 2026: six substances are listed, and nicotinamide adenine dinucleotide is not among them. https://www.ecfr.gov/current/title-21/part-216/section-216.23
  43. US Food and Drug Administration. Certain bulk drug substances for use in compounding that may present significant safety risks. Page content current as of 22 April 2026, full text retrieved on 7 September 2026 and searched for "nicotinamid", "dinucleotide", "ribosid" and "mononucleotide" with no match; MOTS-c is recorded on the page. https://www.fda.gov/drugs/human-drug-compounding/certain-bulk-drug-substances-use-compounding-may-present-significant-safety-risks
  44. PubChem. Compound CID 124886, glutathione. Formula C10H17N3O6S, 307.33 g/mol, CAS 70-18-8, UNII GAN16C9B8O. Retrieved 7 September 2026. https://pubchem.ncbi.nlm.nih.gov/compound/124886
  45. PubChem. Compound CID 950107, 5-amino-1-methylquinolin-1-ium. Formula C10H11N2+, 159.21 g/mol, CAS 685079-15-6. Retrieved 7 September 2026. https://pubchem.ncbi.nlm.nih.gov/compound/950107
  46. Neelakantan H, Wang HY, Vance V, Hommel JD et al. (2017). Structure-activity relationship for small molecule inhibitors of nicotinamide N-methyltransferase. Journal of Medicinal Chemistry 60(12):5015-5028. PMID 28548833. DOI 10.1021/acs.jmedchem.7b00389
  47. PubChem. Compound CID 146675088, MOTS-c. Sequence MRWQEMGYIFYPRKLR, 16 amino acids, C101H152N28O22S2, 2174.6 g/mol, CAS 1627580-64-6. Retrieved 7 September 2026. https://pubchem.ncbi.nlm.nih.gov/compound/146675088
  48. PubChem. Comparison compounds, all retrieved 7 September 2026: CID 439153 (NADH, C21H29N7O14P2, 665.4 g/mol), CID 14180 (nicotinamide mononucleotide, 334.22 g/mol), CID 439924 (nicotinamide riboside cation, 255.25 g/mol), CID 936 (nicotinamide, 122.12 g/mol), CID 938 (nicotinic acid). https://pubchem.ncbi.nlm.nih.gov/
  49. Yu X, Xu J, Cao J, Xu Q, Chen H, Yu D, Yao X, Chen K, Ma L (2026). Effect of nicotinamide adenine dinucleotide on heart failure caused by ischemic cardiomyopathy: a randomized, placebo-controlled trial. American Journal of Cardiovascular Drugs 26(1):97-106. PMID 40954388. PMC12779688. DOI 10.1007/s40256-025-00764-7. Registered as ChiCTR2200059169. Single centre, 180 adults, seven days; primary endpoint LVEF at one month 45.44 ± 8.55 % against 42.44 ± 9.09 % (p = 0.024); six-month MACCE 14.6 % against 24.7 % (p = 0.089). Product quoted as "SFDA Approved No. H41024721"; study drug and grant supplied by the manufacturer. Full text checked on 9 October 2026.
  50. Pei Z, Dong M, Meng X, Yao W, Guo Y, Wang F (2024). Effects of nicotinamide adenine dinucleotide on older patients with heart failure. Reviews in Cardiovascular Medicine 25(8):297. PMID 39228487. PMC11366984. DOI 10.31083/j.rcm2508297. Registered retrospectively as ChiCTR2300074326. 60 patients, seven days, NT-proBNP and LVEF changes not statistically significant; product quoted with "national drug approval number: H41024721"; cites the product instructions for occasional dry mouth, nausea, dizziness and palpitations; partly funded by the manufacturer. Full text checked on 9 October 2026.
  51. Hawkins J, Idoine R, Kwon J, Shao A, Dunne E, Hawkins E, Dawson K, Nkrumah-Elie Y (2024). Randomized, placebo-controlled, pilot clinical study evaluating acute Niagen+ IV and NAD+ IV in healthy adults. medRxiv preprint, not peer-reviewed. DOI 10.1101/2024.06.06.24308565. Registered as NCT06382688. Mean NAD+ infusion time 182.9 ± 55.93 min against 127.2 ± 40.82 min for NR (study 1) and 98.88 ± 46.70 min against 24.75 ± 8.33 min (study 2); white cell and neutrophil rise after NAD+ only. Four authors are employees of ChromaDex, which funded the study and sells the NR product. Full text checked on 9 October 2026.
  52. Kaifeng Knature Pharmaceutical Co., Ltd. Product index, "Coenzyme I for Injection" (注射用辅酶Ⅰ), freeze-dried powder for injection, approval numbers 国药准字H41025094 and 国药准字H41024721. http://www.kfkn.com.cn/cn/list/info_37.aspx?itemid=125. Retrieved through a search index on 9 October 2026; the National Medical Products Administration database could not be queried automatically (HTTP 412).
  53. DXY drug database. Label of Coenzyme I for Injection (注射用辅酶I), Kaifeng Knature Pharmaceutical. Label approved 8 December 2010, revised 9 July 2021; indications: supportive treatment of leukopenia, coronary heart disease and myocarditis; intramuscular use; adverse reactions "偶有口干、恶心、头晕、心悸等反应" (occasional dry mouth, nausea, dizziness, palpitations); "请仔细阅读说明书并在医生的指导下使用" (to be used under a doctor's direction). https://drugs.dxy.cn/drug/C0e3Iui9RyaWHKhCVVQQCw== Retrieved through a search index on 9 October 2026.
  54. ClinicalTrials.gov, API v2, queried 9 October 2026 for "nicotinamide adenine dinucleotide", "NAD+", "nadide" and "coenzyme I"; no Hudson Biotech record among the hits. NCT06919328 (Nutraceuticals Research Institute, collaborator ChromaDex): NAD+, NR or bacteriostatic water given subcutaneously, intramuscularly or as an intravenous push; primary outcomes McGill Pain Questionnaire and subjective discomfort one minute after injection; 70 planned; status recruiting, estimated completion 30 June 2025, no results posted. NCT05849519 (Sun Yat-Sen Memorial Hospital): Coenzyme I for Injection given intramuscularly in sudden hearing loss; status unknown, no results. NCT07839130, NCT07328100, NCT06776510, NCT06558253 and NCT06590844: Chinese hospital trials with intravenous Coenzyme I for Injection, none with results. NCT04604704: NAD+ by skin patch (iontophoresis), completed, no results posted. NCT07475546: NAD+ nasal spray within a combination, active, no results. https://clinicaltrials.gov/
  55. Gu J, Xu J, Yang S, Qiu Y, Yin L, Xu N (2026). Non-clinical safety evaluation of coenzyme I (NAD+): a GLP-compliant systematic study. Biomedicine and Pharmacotherapy 204:119934. PMID 42748828. DOI 10.1016/j.biopha.2026.119934. Abstract checked on 9 October 2026 (full text not accessible): intramuscular dosing in rats, rabbits and beagle dogs; "local injection-site and sciatic-nerve lesions were reversible"; in dogs the higher single doses "caused increased heart rate, shortened PR and QT intervals, and decreased blood pressure".
  56. Lowry OH, Passonneau JV, Rock MK (1961). The stability of pyridine nucleotides. Journal of Biological Chemistry 236(10):2756-2759. PMID 14466980. DOI 10.1016/S0021-9258(19)61730-8. Full text checked on 9 October 2026: DPN+ (NAD+) has "a low constant rate of destruction from pH 2 to 7" and becomes several thousand times more susceptible after losing one proton; temperature coefficient 11 % per degree between 60 and 100 °C; phosphate accelerates destruction; 0.5 mM in 0.02 N HCl showed no loss after a week at 4 °C or −85 °C and about 15 % loss at −20 °C.
  57. Sigma-Aldrich (Merck KGaA). Product information, β-nicotinamide adenine dinucleotide sodium salt, N0632, revision 09/22. Checked on 9 October 2026: "very hygroscopic", stored desiccated at −20 °C; aqueous solutions between pH 2 and 6 stored as single-use aliquots at −70 °C "are stable for at least 6 months"; "Neutral or slightly acidic solutions are stable at 0 °C for at least 2 weeks"; very labile in alkaline solution, especially with phosphate, maleate or carbonate; "Solutions are also sensitive to light"; for research use only, not for drug use. https://www.sigmaaldrich.com/deepweb/assets/sigmaaldrich/product/documents/310/970/n0632pis-ms.pdf
  58. Sigma-Aldrich (Merck KGaA). Product specifications, checked on 9 October 2026: N0632 (β-NAD sodium salt), aqueous solution "clear, colorless to faintly yellow"; N8285 (β-NAD), "clear, colorless solution"; N8129 (β-NADH), colour "white to light yellow". https://www.sigmaaldrich.com/US/en/product/sigma/n0632
  59. Wolfe KD, Alahuhta M, Himmel ME, Bomble YJ, Jennings GK, Cliffel DE (2024). Long-term stability of nicotinamide cofactors in common aqueous buffers: implications for cell-free biocatalysis. Molecules 29(22):5453. PMID 39598842. PMC11597533. DOI 10.3390/molecules29225453. 2 mM NAD+ at pH 8.5 and 19 °C over 43 days: in Tris the 260 nm peak fell by 4 %; in HEPES the solution "degraded nearly entirely"; NAD+ does not absorb at 340 nm, unlike NADH. Full text checked on 9 October 2026.
  60. Gasparrini M, Sorci L, Raffaelli N (2021). Enzymology of extracellular NAD metabolism. Cellular and Molecular Life Sciences 78(7):3317-3331. PMID 33755743. PMC8038981. DOI 10.1007/s00018-020-03742-1. Serum NAD "in the low micromolar range, between 0.1 and 0.5 µM"; degraded outside cells by CD38, CD157, CD73, NPP1 and ecto-ADP-ribosyltransferases.
  61. Kulikova V, Shabalin K, Nerinovski K et al. (2019). Degradation of extracellular NAD+ intermediates in cultures of human HEK293 cells. Metabolites 9(12):293. PMID 31795381. PMC6950141. DOI 10.3390/metabo9120293. With cells, less than 40 % of added NAD+ remained after 12 h and none was detectable after 48 h; in serum-free medium about 10 % was hydrolysed in 24 h; extracellular cleavage is "a prerequisite" for cells to use NAD+.

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myPeptides Research & Editing. (2026). NAD+ : ce que montrent les études, statut et sécurité. Version 1.1, 9 octobre 2026. Répertoire des peptides myPeptides. Consulté sur https://mypep.app/peptides/nad

La façon dont les pages de ce répertoire sont établies et notées est décrite sous méthodologie ; le répertoire complet se trouve sous peptides.

VersionDateRemarque
1.07 septembre 2026Première publication
1.19 octobre 2026Ajout de l'autorisation chinoise, la page n'indique plus aucune dose ; douleur au point d'injection, durée dans l'organisme, voies d'administration, couleur et conservation de la solution, cinq nouvelles questions ; lecture corrigée de l'étude de perfusion de 2019

Identifiants

IdentifiantValeur
Numéro CAS53-84-9
CID PubChem5892
UNII0U46U6E8UK
InChIKeyBAWFJGJZGIEFAR-NNYOXOHSSA-N
DrugBankDB14128
WikidataQ12499775
Formule bruteC21H27N7O14P2
Masse moléculaire663.43

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