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NAD+ : ce que montrent les études, statut et sécurité

Le statut en bref

MarchéStatutDate
États-UnisNon autorisé
Union européenneNon autorisé
AllemagneNon autorisé
Royaume-UniNon autorisé
AustralieNon autorisé
CanadaNon autorisé
SuisseNon autorisé
Stade de développement
Phase 2
Meilleur niveau de preuve
Essai randomisé de phase 2
Statut AMA
Non listé
Dernière vérification
2026-09-07
Version
1.0

Vendu comme complément alimentaire. Aucune forme injectable n'est autorisée sur un quelconque marché.

NAD+ : ce que montrent les études, statut et sécurité

Résumé

Le NAD+ n'est pas un peptide mais une coenzyme que chaque cellule vivante fabrique elle-même. Il figure dans ce répertoire uniquement parce qu'il se vend en injection à côté des peptides. Aucun pays ne l'a autorisé. Presque toutes les données humaines portent sur les briques avalées que sont le NR et le NMN. La seule mesure humaine d'une perfusion l'a vu disparaître du sang en moins de deux heures.

L'essentiel en bref

  • C'est un dinucléotide, pas un peptide. Sa formule est C21H27N7O14P2 et sa masse 663,43 g/mol, sans le moindre acide aminé ni la moindre liaison peptidique [1]. S'il figure ici, c'est parce qu'il se vend en injection dans les mêmes boutiques que les peptides de recherche.
  • Une perfusion n'a d'abord pas fait monter le NAD+ du sang. Onze hommes en bonne santé y ont participé. Huit ont été perfusés pendant six heures et trois servaient de témoins. Ni le NAD+ ni ses produits de dégradation n'ont augmenté dans le sang pendant les deux premières heures [2].
  • Les bonnes données concernent une autre substance. Une revue publiée en 2026 a passé au crible les années 2010 à 2025. Elle a retenu 113 études, dont 33 chez l'être humain. Presque toutes testaient du NR ou du NMN avalé, et aucune ne mesurait un bénéfice clinique [3].
  • Le NR avalé fait bel et bien monter le NAD+ du sang. Le NAD+ du sang total a augmenté de 22, 51 et 142 pour cent aux trois niveaux de dose croissants. La hausse est apparue en deux semaines et s'est maintenue jusqu'au terme des huit semaines [4].
  • Le chemin passe peut-être par l'intestin. Au total, 65 adultes en bonne santé ont reçu du NR, du NMN ou de la nicotinamide pendant 14 jours. Leurs bactéries intestinales ont transformé le NR et le NMN en acide nicotinique. Dans du sang testé en dehors du corps, seul cet acide a fortement fait monter le NAD+ [5].
  • La perfusion a été mal tolérée. Un prestataire a relu ses propres dossiers. Les perfusions de NAD+ ont dû y être ralenties à cause de troubles digestifs, d'un pouls plus rapide et d'une pression dans la poitrine. Elles duraient 97 minutes en moyenne, contre 37 minutes pour le NR [6].
  • Autorisé nulle part, et la perfusion est une méthode interdite dans le sport. Deux recherches dans la base d'autorisation américaine ont renvoyé « No matches found » (aucune correspondance trouvée) [7]. La liste antidopage 2026 ne nomme pas la substance. Elle interdit en revanche, comme méthode, les perfusions de plus de 100 millilitres par période de 12 heures [8].

Ce qu'est le NAD+

NAD+ est l'abréviation de nicotinamide adénine dinucléotide. C'est une coenzyme, autrement dit une petite molécule auxiliaire dont les enzymes ont besoin pour travailler. Deux nucléotides y sont reliés par un pont de deux groupes phosphate. L'un porte l'adénine et l'autre la nicotinamide, chacun posé sur un cycle de ribose, un sucre [1].

Chaque cellule le fabrique et l'utilise. Le corps construit le NAD+ par trois chemins. L'un part d'un acide aminé, le tryptophane, l'autre de l'acide nicotinique, et le troisième recycle la nicotinamide, une forme de la vitamine B3 [9].

Personne n'a inventé cette molécule. Elle a été décrite en 1906 dans un extrait de levure, sous le nom de cozymase, et ses anciens noms figurent encore dans les bases de données chimiques [1].

Il n'y a derrière elle ni laboratoire de développement ni médicament. La substance porte une dénomination commune internationale, « nadide », accordée par les systèmes de nomenclature américain, international, britannique et japonais [1]. Un nom de ce type est une convention. Ce n'est pas une autorisation. L'index qui attribue un code aux médicaments ne trouve aucune correspondance pour elle [10].

Repères rapides

RubriqueValeurRéf.
Nom courantNAD+, aussi NAD ou bêta-NAD ; dénomination commune nadide[1]
FamilleCoenzyme, un dinucléotide. Ni peptide, ni hormone[1]
Séquence d'acides aminésAucune. La molécule n'en contient pas[1]
Formule et masseC21H27N7O14P2, 663,43 g/mol[1]
Solubilité dans l'eau et les graissesTrès avide d'eau, pratiquement pas soluble dans les graisses ; XLogP -6[1]
CibleAucun récepteur. C'est l'auxiliaire et la matière première communs à plusieurs familles d'enzymes[9]
Durée de présence dans l'organismeJamais mesurée formellement ; éliminée du plasma en moins de deux heures pendant une perfusion continue[2]
StatutAutorisé nulle part comme médicament ; les briques avalées relèvent du droit alimentaire[7], [11]
Numéro de registre CAS53-84-9[1]
Identifiant PubChem5892[1]
UNII0U46U6E8UK[1]
Code ATCAucun[10]

Une seule propriété décide de l'essentiel du débat sur les injections. La molécule est grosse, porte deux charges négatives et raffole de l'eau. Elle ne traverse donc pas seule la membrane des cellules [1].

NAD+ : ce que montrent les études, statut et sécurité

Comment il agit

Le NAD+ occupe deux fonctions à la fois, et ce sont des faits de biochimie établis, non des hypothèses commerciales. Il transporte des électrons dans un sens puis dans l'autre, en passant de la forme NAD+ à la forme NADH. Cela se produit au fil des réactions qui tirent l'énergie des aliments. Il est aussi consommé comme matière première par plusieurs familles d'enzymes [9].

  • Il est consommé, et pas seulement utilisé. Plusieurs familles d'enzymes découpent le NAD+ dans le cadre de leur travail. On y trouve les sirtuines et les enzymes de réparation de l'ADN appelées PARP. S'y ajoutent les enzymes de surface CD38 et CD157, ainsi que l'enzyme nerveuse SARM1 [9].
  • Le taux baisse avec l'âge, et la portée de ce constat reste discutée. Les revues décrivent la baisse du NAD+ des tissus comme une cause possible des maladies liées à l'âge. Elles précisent clairement qu'il s'agit d'une hypothèse, et non d'une cause démontrée chez l'être humain [9], [12].
  • Le faire remonter pourrait relancer ces enzymes. C'est l'idée qui porte tous les produits de ce secteur. Savoir si cela se traduit par quoi que ce soit de perceptible est précisément ce que les études humaines n'ont pas montré [3].
  • Les briques avalées agissent peut-être via les bactéries intestinales. Une étude publiée en 2026 a constaté que les microbes de l'intestin transforment le NR et le NMN en acide nicotinique. Cet acide alimente ensuite l'un des trois chemins de construction [5].
  • Le NAD+ injecté semble d'abord démonté. Pendant la seule mesure humaine d'une perfusion, des substances sont apparues dans les urines. Elles correspondaient à un découpage par deux enzymes qui scindent le NAD+ à l'extérieur des cellules [2].

Ce qui atteint l'intérieur de la cellule, au vu des données actuelles, ce sont les fragments plutôt que la molécule entière. C'est là que le NAD+ se sépare d'un médicament peptidique, conçu lui pour se poser sur un récepteur et déclencher un signal.

Ce que montrent les études

Les données se répartissent nettement en deux blocs. Le NR et le NMN avalés ont traversé une trentaine d'essais contrôlés. Le NAD+ injecté dans une veine repose sur une seule mesure pilote et une relecture de dossiers [3].

Taux sanguins et effet réel d'une perfusion

Étude pilote chez l'être humain Onze hommes en bonne santé, âgés de 30 à 55 ans, y ont participé : huit dans le groupe traité et trois dans un groupe témoin. Ces huit hommes ont reçu du NAD+ dissous dans une solution salée, en perfusion lente étalée sur six heures. La quantité figure dans le tableau des doses plus bas.

Pendant les deux premières heures, ni le NAD+ ni aucun produit de dégradation n'a augmenté dans le sang. Après six heures, la méthylnicotinamide et le NAD+ sont apparus dans les urines, mais pas la nicotinamide [2].

Les auteurs y lisent une élimination complète et rapide du plasma, à ce débit de perfusion. La solution perfusée venait elle-même d'une pharmacie de préparation, et non d'un fabricant autorisé [2].

Étude de pharmacocinétique humaine Une étude de phase I publiée en 2026 a mesuré le NAD+ dans le sang et, à l'aide d'un appareil d'imagerie, dans le cerveau. Six personnes en bonne santé et six atteintes de la maladie de Parkinson ont pris du NR ou du NMN chaque jour. Le NAD+ du sang a mis environ deux semaines à atteindre son palier. Celui du cerveau n'a monté de façon mesurable qu'après quatre semaines. Les écarts entre les personnes étaient importants [13].

Métabolisme : les essais sur le NR et le NMN

Essai randomisé Chez des adultes en surpoids mais par ailleurs en bonne santé, le NAD+ du sang total a augmenté de 22, 51 et 142 pour cent aux trois niveaux de dose croissants. La hausse est apparue en deux semaines. Elle s'est maintenue pendant les six semaines restantes des huit que durait l'essai. C'est la preuve que la substance a bien touché sa cible biochimique, non la preuve d'un bénéfice pour la santé [4].

Le NAD+ du sang total après huit semaines de NR avalé
Dose la plus faible
22pour cent de hausse
Dose intermédiaire
51pour cent de hausse
Dose la plus forte
142pour cent de hausse

Essai randomisé en double aveugle contre placebo chez des adultes en surpoids, trois niveaux de dose croissants sur huit semaines. L'étude a été menée pour le fabricant du produit. Source [4].

Essai randomisé Chez 40 hommes obèses, douze semaines de NR n'ont rien amélioré. Ni la sensibilité à l'insuline, ni la production de sucre par le foie, ni son absorption, ni sa combustion n'ont bougé. La dépense d'énergie au repos, la libération des graisses, leur combustion et la composition du corps sont restées inchangées elles aussi. Les auteurs concluent que la dose était sûre mais n'a pas amélioré la gestion du sucre [14].

Essai randomisé Vingt-cinq femmes ménopausées présentant un prédiabète ont pris du NMN pendant dix semaines, et l'absorption du sucre par le muscle sous l'effet de l'insuline a augmenté. Le résultat est contesté.

Un commentaire publié relève un déséquilibre de départ. Les 13 femmes sous NMN partaient de 6,3 pour cent de graisse dans le foie, contre 14,8 pour cent chez les 12 femmes sous placebo. Un tel écart n'est guère attribuable au hasard (p = 0,003), donc les groupes n'étaient pas comparables au départ [15], [16].

Essai randomisé Trente adultes de 45 ans et plus, en surpoids ou obèses, ont pris une forme cristalline de NMN pendant 28 jours. Le poids a baissé de 1,9 kg de plus que sous placebo (p = 0,008), et le plus bas des deux chiffres de la tension artérielle de 7,0 mmHg (p = 0,034). Le cholestérol total a reculé de 26,9 mg/dl (p = 0,004) et le cholestérol LDL de 18,7 mg/dl (p = 0,007).

La force musculaire, la résistance du muscle à la fatigue et la puissance développée en montant un escalier n'ont pas changé. Il en va de même de la capacité d'endurance, de la sensibilité à l'insuline, de la graisse du foie et de la graisse du ventre [17].

Essai randomisé Chez 13 personnes en surpoids, six semaines de NR ont fait monter les marqueurs de la production de NAD+ dans le muscle. La masse maigre a légèrement augmenté, de 61,32 à 62,65 pour cent. La sensibilité à l'insuline, le fonctionnement des mitochondries et la graisse du foie n'ont pas bougé. La tension artérielle et les marqueurs d'inflammation non plus [18].

Maladie de Parkinson

Essai randomisé de phase I Dans l'étude NADPARK, 30 patients nouvellement diagnostiqués et encore non traités ont pris du NR ou un placebo pendant 30 jours. Le NAD+ du cerveau a monté, mais de façon inégale. Le traitement du sucre par le cerveau n'a changé que chez les personnes dont le taux cérébral avait effectivement augmenté. Une légère amélioration clinique accompagnait ce changement. Les marqueurs d'inflammation du sang et du liquide céphalorachidien ont baissé [19].

Essai de sécurité randomisé L'étude NR-SAFE a porté sur 20 patients pendant quatre semaines. Ils recevaient la plus forte quantité quotidienne testée chez l'être humain à ce jour. Aucun effet indésirable modéré ou sévère n'est survenu. Le NAD+ du sang a été multiplié par cinq au maximum. L'homocystéine du sérum a légèrement augmenté au début.

L'amélioration apparente des scores de symptômes coïncidait avec un délai plus court depuis la dernière prise de lévodopa. Les auteurs signalent eux-mêmes ce facteur de confusion [20].

Muscle, marche et vieillissement

Essai randomisé Chez des hommes âgés en bonne santé, une prise quotidienne de NMN a fait monter le NAD+ du sang de façon significative. La vitesse de marche et la force de préhension de la main gauche se sont améliorées. Les auteurs qualifient toutefois ce résultat de significatif de justesse et appelant confirmation. La composition du corps n'a pas changé [21].

Essai randomisé Au total, 90 personnes souffrant d'une mauvaise circulation dans les jambes ont pris du NR pendant six mois. La distance parcourue en six minutes a évolué de +7,0 mètres, contre -10,6 mètres sous placebo. L'écart était de 17,6 mètres. Chez celles qui avaient pris au moins 75 pour cent de leurs gélules, il atteignait 31,0 mètres. L'ajout de resvératrol donnait 26,9 mètres dans ce même groupe, sans donc apporter d'avantage sur le NR seul.

Le résultat principal a été rapporté avec un intervalle de confiance unilatéral à 90 pour cent, dont la borne basse était de 1,8 mètre. Les auteurs réclament un essai de confirmation de plus grande taille [22].

Essai randomisé Chez 80 adultes d'âge moyen en bonne santé, le NAD+ du sang a monté aux trois niveaux de dose. La hausse valait face au placebo comme face à la valeur de départ (p ≤ 0,001 partout), et se marquait surtout aux deux niveaux supérieurs. La distance parcourue en six minutes s'est améliorée davantage que sous placebo, alors que la résistance à l'insuline ne différait pas.

L'âge biologique a été estimé avec un calculateur gratuit en ligne, et non avec un marqueur validé [23].

Objectifs manqués et résultats négatifs

Essai randomisé Chez 20 personnes âgées présentant de légers troubles de la mémoire et de la réflexion, dix semaines de NR ont multiplié par 2,6 le NAD+ du sang. Le score cognitif est resté inchangé. Le débit sanguin dans un réseau du cerveau a baissé sous NR. De l'aveu des auteurs, ce résultat n'aurait pas survécu à la correction pour tests multiples. La vitesse de marche s'est améliorée dans le groupe placebo, pas dans le groupe NR [24].

Essai randomisé Un objectif principal a été atteint. Chez 40 personnes atteintes de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), le taux d'interleukine-8 était 52,6 pour cent plus bas dans les crachats sous NR que sous placebo. Ce signal d'inflammation restait plus bas 12 semaines après la fin du traitement. Il s'agit d'un marqueur d'inflammation, non d'un résultat clinique [25].

Essai en ouvert Chez 30 personnes en insuffisance cardiaque, le NR a à peu près doublé le NAD+ du sang total et paraissait sûr. La hausse individuelle allait de pair avec la respiration des cellules sanguines. Elle accompagnait aussi une moindre activité d'un interrupteur de l'inflammation. Ce sont des corrélations de mécanisme, non des résultats cliniques [26].

Essai randomisé Chez des adultes d'âge moyen et plus âgés en bonne santé, le NR a été pris pendant deux périodes de six semaines. Chaque personne recevait tour à tour le produit et le placebo. Il a été bien toléré et a stimulé de façon mesurable le métabolisme du NAD+.

Sur la tension artérielle et la rigidité des artères, les auteurs n'affirment rien. Ils écrivent seulement que de futurs essais devraient examiner si le NR pourrait les réduire. C'est une question, et non un résultat [27].

Revue systématique Le tableau d'ensemble tiré de 33 essais chez l'être humain est cohérent. Le NR et le NMN avalés touchent leur cible biochimique de façon fiable. Ils ont été généralement bien tolérés sur des semaines à des mois. Les effets sur la fonction physique, le métabolisme, les vaisseaux et les autres critères utiles à la santé se sont révélés mitigés. Ils étaient souvent absents, ou limités à une seule mesure [3].

Des résultats de sécurité qui vont dans l'autre sens

Étude observationnelle Un groupe de découverte de 1 162 personnes et deux groupes de vérification de 2 331 et 832 personnes ont été étudiés. Le 2PY et le 4PY sont les produits de dégradation finaux de la niacine en excès. Des taux sanguins plus élevés allaient de pair avec un risque plus élevé d'accident cardiaque grave dans les trois ans.

Pour le 4PY, le risque ajusté était supérieur de 89 et de 99 pour cent dans les deux groupes de vérification (rapports de risques de 1,89 et 1,99) [28].

Cette étude portait sur des patients cardiaques et sur la niacine, non sur des produits à base de NAD+. Elle compte ici parce que le 2PY et le 4PY sont aussi les produits de dégradation finaux du NR et du NMN [28].

Étude de pharmacocinétique humaine Chez 14 hommes en bonne santé, une dose de NMN a été placée sous la langue. Elle a produit nettement plus de ces mêmes produits de dégradation que la dose avalée. Les taux sanguins de NMN, de nicotinamide et de NAD+ ne différaient pas entre les deux voies [29].

Données animales Dans un modèle de cancer du sein dit triple négatif chez la souris, l'administration de NR a nettement augmenté la fréquence des tumeurs. Leur propagation vers le cerveau a augmenté elle aussi. Les auteurs concluent que l'usage de tels compléments demande à être pesé dans certains groupes de patients [30].

Revue préclinique La recherche sur le cancer avance dans le sens inverse. Les cellules tumorales consomment beaucoup de NAD+ et dépendent d'une enzyme qui le régénère. Des bloqueurs de cette enzyme, qui font donc baisser le NAD+, sont en développement comme médicaments anticancéreux [31].

Ce que l'on ignore encore

  • Si le NAD+ perfusé fait quoi que ce soit. Aucun essai randomisé contre placebo n'existe pour le NAD+ par voie veineuse, dans aucune maladie [32], [33].
  • Quelle quantité conviendrait. Les quantités utilisées dans les centres ne viennent d'aucune étude de recherche de dose [2].
  • Si le NAD+ avalé est absorbé intact. Aucune donnée humaine ne tranche, et la taille, la charge et l'avidité pour l'eau de la molécule plaident contre [1].
  • Si un taux sanguin dit quelque chose des tissus. Le NAD+ du cerveau n'a monté qu'après quatre semaines, et les écarts entre personnes étaient importants [13].
  • Ce qui se passe au-delà d'un an. La plus longue période de traitement publiée est de 26 semaines par groupe, dans une maladie héréditaire rare [34].
  • Les sprays nasaux, les patchs et les injections sous la peau. Rien n'a été publié sur aucun d'entre eux [3].

Effets indésirables et sécurité

Il n'existe pas de profil d'effets indésirables des perfusions de NAD+ au sens où un médicament autorisé en possède un, parce que les études qui le produiraient n'ont pas été menées.

  • Les symptômes pendant la perfusion étaient assez fréquents pour obliger à la ralentir. La relecture de ses propres dossiers par un prestataire décrit trois problèmes pendant les perfusions de NAD+. Ce sont des troubles digestifs modérés à sévères, un cœur qui s'accélère et une pression dans la poitrine. Tout s'estompait à leur arrêt. Les perfusions de NR provoquaient de légers picotements dans la langue, la mâchoire et le bras, ainsi que de légères crampes [6].
  • Ce rapport constitue une preuve faible dans les deux sens. Il était rétrospectif, sans groupe témoin et sans insu. Des salariés de la société qui vend les perfusions l'ont rédigé. Les valeurs du foie, celles des reins, l'hormone qui stimule la thyroïde et le marqueur d'inflammation hsCRP n'ont pas changé [6].
  • L'étude de perfusion sur six heures n'a rien vu. Aucun effet indésirable n'a été observé chez huit hommes en bonne santé. Une perfusion chez huit personnes, sans suivi au-delà de huit heures, ne constitue pas un résultat de sécurité [2].
  • Les formes avalées ont été bien tolérées. Sur 33 essais chez l'être humain, le NR et le NMN ont été généralement bien tolérés sur des semaines à des mois, aux doses et pour les durées testées [3].
  • Le NR à forte dose a déplacé une valeur sanguine. À la plus forte quantité quotidienne testée chez l'être humain, l'homocystéine du sérum a légèrement augmenté au début. Dégrader la nicotinamide consomme des groupes méthyles. Un apport élevé et régulier puise donc dans cette réserve [20].
  • Les signalements s'accumulent dans la base américaine des effets indésirables. Sous le nom de produit « NAD », on comptait 44 signalements, dont 28 classés comme graves. Le nicotinamide riboside en comptait 36, dont 21 graves. Ils se concentrent sur 2025 et 2026 [35].

Ces signalements ne prouvent rien à eux seuls. Ils sont volontaires, n'apportent aucune preuve de causalité et n'ont pas de dénominateur connu. L'inverse vaut aussi : les substances vendues en dehors du système du médicament ne génèrent que rarement des signalements [35].

Deux autres réserves viennent des dossiers des autorités elles-mêmes. Les évaluateurs européens de la sécurité alimentaire se sont exprimés en 2021. Des données expérimentales suggèrent plusieurs chemins par lesquels la nicotinamide ou ses briques pourraient nuire à des apports très supérieurs aux besoins du corps [36].

Dans l'étude sur le rat qui sous-tend l'avis européen de 2026 sur le NMN, des effets sur les organes de la reproduction ont été observés. Les femmes enceintes et allaitantes sont exclues des deux avis européens favorables [37], [11].

Enfin, une perfusion comporte des risques qui n'ont rien à voir avec ce qu'elle contient. Ce sont l'infection au point de ponction, l'inflammation de la veine, la surcharge en liquide et les erreurs de préparation ou de stérilisation [33].

Doses utilisées dans les études

Les doses ci-dessous proviennent des essais cités et ne figurent ici qu'à titre d'information scientifique. Ce ne sont ni des recommandations ni des indications transposables à un usage personnel.

La colonne qui nomme la substance est la plus importante. Presque chaque ligne concerne du NR ou du NMN pris par la bouche, et deux lignes seulement portent sur le NAD+ lui-même.

ÉtudeSubstance (NAD+, NR ou NMN)DoseVoieDuréenRéf.
Grant 2019, pharmacocinétique de la perfusionNAD+750 mg au total, environ 2 mg par minuteDans une veine6 heures, une fois11[2]
Reyna 2026, relecture de dossiers par un prestataireNAD+, et NR pour comparaison500 mg par perfusionDans une veine4 jours de suiteNon précisé[6]
Trammell 2016, première pharmacocinétique du NRNR100, 300 et 1000 mgPar la boucheDose uniqueNon précisé[38]
Conze 2019, relation dose-effetNR100, 300 ou 1000 mg par jourPar la bouche8 semainesNon précisé[4]
Dollerup 2018, hommes obèsesNR2000 mg par jourPar la bouche12 semaines40[14]
Martens 2018, vaisseaux chez des adultes âgésNR1000 mg par jourPar la bouche2 x 6 semaines, en alternanceNon précisé[27]
Brakedal 2022, NADPARKNR1000 mg par jourPar la bouche30 jours30[19]
Berven 2023, NR-SAFE, dose la plus forte testéeNR3000 mg par jourPar la bouche4 semaines20[20]
Yoshino 2021, prédiabèteNMN250 mg par jourPar la bouche10 semaines25[15]
Igarashi 2022, hommes âgésNMN250 mg par jourPar la bouche6 ou 12 semainesNon précisé[21]
Yi 2023, recherche de doseNMN300, 600 ou 900 mg par jourPar la bouche60 jours80[23]
Fukamizu 2022, étude de sécuritéNMN1250 mg par jourPar la boucheJusque 4 semaines31[39]
Pencina 2023, NMN cristallinNMN2000 mg par jourPar la bouche28 jours30[17]
Berven 2026, mesure dans le cerveauNR ou NMN1200 mg par jourPar la bouchePlusieurs semaines12[13]
Plafond légal européen, pas une étudeChlorure de NRAu maximum 300 mg par jour, 230 mg en cas de grossesse ou d'allaitementPar la boucheSans limite de duréeSans objet[11]
Évaluation européenne 2026, pas une étudeBêta-NMNAu maximum 300 mg par jour chez l'adultePar la boucheSans limite de duréeSans objet[37]

L'écart entre les deux dernières lignes et toutes les autres mérite l'attention. Les quantités utilisées dans les essais, de 1000 à 3000 mg par jour, dépassent de trois à dix fois le plafond que le droit européen fixe pour un complément alimentaire [11], [20].

Pour le NAD+ dans une veine, il n'existe aucune dose issue d'une étude contrôlée. Les 750 mg de l'étude de pharmacocinétique reprenaient un schéma emprunté aux centres qui les pratiquent, et les auteurs le disent tel quel [2].

Développement et statut réglementaire

De la cozymase à la revue de 2026

  1. 1906Décrite dans un extrait de levure sous le nom de cozymaseLes anciens noms figurent encore dans les bases chimiques, réf. [1]
  2. 2016Première pharmacocinétique humaine du NR avaléTrois doses uniques croissantes, réf. [38]
  3. 2018Douze semaines de NR ne changent rien à la sensibilité insulinique chez 40 hommes obèsesLe résultat négatif le plus net du domaine, réf. [14]
  4. 2019Publication de la seule mesure humaine sur une perfusion de NAD+Aucune hausse du NAD+ sanguin pendant les deux premières heures, réf. [2]
  5. 2020Europe autorise le chlorure de NR comme nouvel alimentCompléments alimentaires seulement, au maximum 300 mg par jour, réf. [11]
  6. 2021-2023Les essais sur le NMN paraissent, avec des résultats mitigés et contestésRéf. [15], [16], [21], [23], [17]
  7. 2026Une revue systématique, un avis européen favorable sur le NMN et le rôle des bactéries intestinalesRéf. [3], [37], [5]
  • 1906 — la molécule est décrite dans un extrait de levure sous le nom de cozymase [1].
  • 2016 à 2020 — les premiers essais contrôlés du NR avalé paraissent, dont le résultat négatif sur l'insuline [38], [14].
  • 2019 — la seule étude humaine de pharmacocinétique d'une perfusion de NAD+ est publiée [2].
  • 2020 — l'Union européenne autorise le chlorure de NR comme nouvel aliment, pour les compléments alimentaires seulement [11].
  • 2021 à 2023 — les essais sur le NMN arrivent, l'un d'eux publiquement contesté au motif que ses groupes n'étaient pas comparables [15], [16].
  • 2026 — trois jalons : une revue systématique de 113 études, un avis européen favorable sur le NMN, et des données montrant que les formes avalées agissent via les bactéries intestinales [3], [37], [5].
MarchéNR et NMN avalésNAD+ en injectionRéf.
États-UnisVendus comme complémentsNon autorisé[7], [40]
Union européenneNR autorisé, NMN évaluéNon autorisé[11], [37]
AllemagneLe droit alimentaire s'appliqueMédicament, sans autorisation[11]
Royaume-UniEn venteNon autorisé[7]
AustraliePas inscrit au classementPas inscrit au classement[41]
CanadaNon vérifiéNon vérifié[7]
JaponLargement vendusNon vérifié[39]

Tout cela a été vérifié le 7 septembre 2026. Là où le tableau indique que le point n'a pas été vérifié, aucun registre national n'a été consulté et aucune affirmation n'est faite. La position américaine est le point le plus ferme : deux recherches dans la base d'autorisation ont renvoyé « No matches found » (aucune correspondance trouvée) [7].

Les 44 notices américaines qui mentionnent « nadide » comme ingrédient sont des préparations homéopathiques vendues sans ordonnance. Chacune porte la mention que ses allégations n'ont pas été évaluées [40].

Un dernier point a sa place ici, car il est souvent présenté à l'envers. Le NAD+ ne figure pas sur la liste américaine des substances en vrac susceptibles de présenter un risque de sécurité notable. Il ne figure pas davantage sur celle des substances autorisées pour la préparation en pharmacie [42], [43].

Être absent des deux listes signifie qu'il n'a jamais été évalué, et non qu'il aurait été évalué puis jugé sans risque.

Antidopage

La substance n'est pas nommée dans la Liste des interdictions 2026. Une recherche en texte intégral sur nicotinamide, NAD, riboside, mononucléotide, niacine et dinucléotide ne donne aucun résultat [8].

La méthode est une autre affaire. La section M2.2 interdit en permanence les « intravenous infusions and/or injections of more than a total of 100 mL per 12-hour period except for those legitimately received in the course of hospital treatments, surgical procedures or clinical diagnostic investigations » (perfusions et/ou injections par voie intraveineuse de plus de 100 mL au total par période de 12 heures, sauf celles légitimement reçues dans le cadre de traitements hospitaliers, d'interventions chirurgicales ou d'examens diagnostiques) [8].

Les perfusions habituelles de NAD+ dépassent de loin ce volume, et une perfusion de bien-être n'entre pas dans l'exception.

Savoir si le NAD+ relève aussi de la classe S0, qui couvre les substances qu'aucune autorité n'a autorisées, reste une question d'interprétation ouverte, et elle n'est pas tranchée ici. Pour le NR et le NMN avalés, la question ne se pose pas : un comprimé n'est pas une méthode [8]. Le détail se trouve sous peptides interdits dans le sport.

Comparaison avec des peptides voisins

SubstanceCe que c'estPoint d'actionDonnées humainesStatut
NAD+Coenzyme dinucléotidique, 663,43 g/mol [1]Auxiliaire et matière première communs à plusieurs familles d'enzymes [9]Une étude pilote de perfusion ; le reste porte sur le NR et le NMN [2], [3]Autorisé nulle part [7]
GlutathionTripeptide de trois acides aminés, 307,33 g/mol [44]Non comparable ; traité sur sa propre pageTraitées sur sa propre pageTraité sur sa propre page
5-Amino-1MQPetite molécule de synthèse, 159,21 g/mol [45]Bloque la NNMT, l'enzyme qui méthyle la nicotinamide [46]Aucune ; traitées sur sa propre pageAutorisé nulle part ; traité sur sa propre page
MOTS-cPeptide de 16 acides aminés, 2174,6 g/mol [47]Cible différenteTraitées sur sa propre pageInscrit sur la liste américaine des risques de sécurité [43]

Le glutathion est le voisin le plus proche dans la pratique. C'est l'autre substance fabriquée par le corps que l'on vend en perfusion cosmétique ou de bien-être à côté des peptides de recherche, et comme le NAD+, c'est une molécule que chaque cellule produit déjà.

Le 5-Amino-1MQ est l'opposé intéressant. Il se situe sur la même voie de la vitamine B3, mais travaille par l'autre bout : il bloque l'enzyme qui méthyle la nicotinamide, au lieu d'ajouter une brique [46].

Le MOTS-c est le voisin auprès duquel on range le plus souvent le NAD+, et les deux n'ont pourtant presque rien en commun. L'un est une chaîne de 16 acides aminés que le corps encode dans ses mitochondries [47] ; l'autre ne contient aucun acide aminé [1].

Confusions fréquentes

  • « Le NAD+ est un peptide. » Il ne contient aucun acide aminé ni aucune liaison peptidique. Ce sont deux nucléotides reliés par un pont de phosphate, 663,43 g/mol. La confusion tient uniquement au circuit de vente : on le propose dans les mêmes catalogues que les peptides de recherche, et l'étiquette voyage avec lui [1].
  • « Le NAD+, le NMN, le NR et la niacine, c'est à peu près pareil. » Ils forment une chaîne, mais diffèrent par la taille, la voie et le statut légal, avec 663, 334, 255 et 122 g/mol. Le NADH, la forme réduite, est une cinquième substance. Presque toutes les données humaines portent sur le NR et le NMN, si bien qu'un essai sur eux ne prouve rien sur une perfusion [48], [3].
  • « Une perfusion remplit les cellules de NAD+. » La seule mesure humaine dit le contraire. Le NAD+ du sang n'a pas bougé du tout pendant les deux premières heures d'une perfusion de six heures, et les substances apparues dans les urines correspondaient à une molécule découpée [2].
  • « Une perfusion vaut mieux qu'un comprimé, puisqu'elle évite l'intestin. » Les données tirent dans l'autre sens. Les bactéries intestinales transforment le NR et le NMN en acide nicotinique, et dans du sang testé en dehors du corps, seul cet acide a fortement fait monter le NAD+. Si cela se confirme, éviter l'intestin revient à éviter le mécanisme [5].
  • « Plus de NAD+, c'est forcément mieux. » La biologie ne le dit pas. Les cellules tumorales dépendent de l'enzyme qui régénère le NAD+, et des bloqueurs de cette enzyme sont en développement comme médicaments anticancéreux. Dans un modèle chez la souris, le NR a augmenté la fréquence des tumeurs et leur propagation vers le cerveau. Rien de tout cela ne prouve un danger chez l'être humain, mais l'idée en sort affaiblie [31], [30].
  • « Il n'est pas sur la liste antidopage, donc il ne pose pas de problème en compétition. » La substance n'y figure pas. La méthode, si. Les perfusions de plus de 100 millilitres par période de 12 heures sont interdites en permanence en dehors des traitements hospitaliers, des interventions chirurgicales et des examens diagnostiques, quel que soit le produit dissous dedans [8].

Questions fréquentes

Le NAD+ est-il un peptide ?

Non. Le NAD+ est un dinucléotide, une coenzyme formée de deux nucléotides reliés par un pont de phosphate, d'une masse de 663,43 g/mol. Il ne contient aucun acide aminé et aucune liaison peptidique. S'il se retrouve à côté des peptides, c'est parce qu'il se vend en injection par les mêmes circuits, et non parce qu'il appartient à la même famille chimique.

Que devient le NAD+ perfusé dans une veine ?

Dans la seule mesure faite chez des personnes, huit hommes en bonne santé ont reçu du NAD+ en perfusion étalée sur six heures. Ni le NAD+ ni ses produits de dégradation n'ont augmenté dans le sang pendant les deux premières heures. Après six heures, la méthylnicotinamide et le NAD+ sont apparus dans les urines. Ce profil correspond à une molécule découpée par des enzymes avant d'avoir pu s'accumuler.

Existe-t-il un essai montrant que les perfusions de NAD+ fonctionnent ?

Non. Aucun essai randomisé contre placebo n'a été mené sur le NAD+ par voie veineuse, pour aucune maladie. Il existe une étude pilote de pharmacocinétique chez onze hommes et une relecture rétrospective de dossiers réalisée par une société qui vend ces perfusions. Une revue de 2026 range les perfusions dites de longévité parmi les pratiques expérimentales, et non parmi celles fondées sur des preuves.

Le NAD+, le NMN et le NR sont-ils la même chose ?

Non. Ce sont les maillons d'une même chaîne, mais ils diffèrent par la taille, la voie d'administration et le statut légal : 663 g/mol pour le NAD+, 334 pour le NMN et 255 pour le NR. La nicotinamide, une forme de la vitamine B3, est plus petite encore avec 122. Presque toutes les données humaines contrôlées portent sur le NR et le NMN pris par la bouche.

Les précurseurs du NAD+ font-ils vraiment monter le NAD+ dans l'organisme ?

Oui, ceux que l'on avale le font. Le NAD+ mesuré dans le sang total a augmenté de 22, 51 et 142 pour cent aux trois niveaux de dose croissants de NR pendant un essai de huit semaines. La montée est lente : il faut environ deux semaines pour que le sang atteigne son palier, et le cerveau ne bouge de façon mesurable qu'après quatre semaines, avec de grands écarts d'une personne à l'autre.

Les essais sur les précurseurs du NAD+ ont-ils amélioré quelque chose de perceptible ?

Rarement et de façon inconstante. Une revue de 33 essais chez l'être humain a trouvé des effets biochimiques fiables, mais des résultats mitigés sur la fonction physique, le métabolisme et les vaisseaux, souvent sans aucun effet. Douze semaines de NR n'ont pas amélioré la sensibilité à l'insuline chez 40 hommes obèses, et dix semaines n'ont pas amélioré les capacités mentales de 20 personnes âgées.

Quels effets indésirables ont été rapportés avec les perfusions de NAD+ ?

La relecture de ses propres dossiers par un prestataire décrit des troubles digestifs modérés à sévères, une accélération du cœur et une pression dans la poitrine pendant la perfusion, qui s'estompaient à son arrêt. Il a fallu ralentir les perfusions, qui duraient 97 minutes en moyenne contre 37 pour le NR. Ce rapport était rétrospectif, sans groupe témoin, et rédigé par des salariés du vendeur.

Le NAD+ est-il autorisé comme médicament quelque part ?

Non. Les recherches dans la base d'autorisation américaine, pour « nadide » comme pour « nicotinamide adenine dinucleotide » (nicotinamide adénine dinucléotide), ont renvoyé « No matches found » (aucune correspondance trouvée) le 7 septembre 2026. La substance porte bien une dénomination commune internationale, « nadide », mais un nom est une convention de nomenclature et non une autorisation, et elle n'a aucun code de classification des médicaments.

Peut-on mesurer son taux de NAD+ pour savoir si cela marche ?

Ce qu'un tel test mesure, c'est le NAD+ du sang. Savoir s'il reflète la quantité présente dans le muscle, le cerveau ou le foie reste une question ouverte. Dans une étude, le taux cérébral n'a monté qu'après quatre semaines alors que le sang plafonnait dès deux semaines, et dans l'essai sur la maladie de Parkinson, le métabolisme du cerveau n'a changé que chez les personnes dont le taux cérébral avait réellement augmenté.

Le NAD+ est-il interdit dans le sport ?

La substance n'est pas nommée dans la Liste des interdictions 2026. La méthode, elle, est visée : les perfusions et injections de plus de 100 millilitres par période de 12 heures sont interdites en permanence, sauf lorsqu'elles sont légitimement reçues lors d'un traitement hospitalier, d'une intervention chirurgicale ou d'un examen diagnostique. Les perfusions habituelles de NAD+ dépassent ce volume. Les comprimés de NR ou de NMN ne sont pas concernés.

Sources

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Tous les faits de cette page ont été vérifiés le 7 septembre 2026, et chaque recherche de registre derrière le tableau des statuts a été menée ce jour-là. Pour une substance vendue en dehors du système du médicament autorisé, la date de la vérification compte autant que le texte.

myPeptides Research & Editing. (2026). NAD+ : ce que montrent les études, statut et sécurité. Version 1.0, 7 septembre 2026. Répertoire des peptides myPeptides. Consulté sur https://mypep.app/peptides/nad

La façon dont les pages de ce répertoire sont établies et notées est décrite sous méthodologie ; le répertoire complet se trouve sous peptides.

VersionDateRemarque
1.07 septembre 2026Première publication

Identifiants

IdentifiantValeur
Numéro CAS53-84-9
CID PubChem5892
UNII0U46U6E8UK
InChIKeyBAWFJGJZGIEFAR-NNYOXOHSSA-N
DrugBankDB14128
WikidataQ12499775
Formule bruteC21H27N7O14P2
Masse moléculaire663.43

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myPeptides Research & Editing (2026). NAD+ : ce que montrent les études, statut et sécurité (Version 1.0). myPeptides. https://mypep.app/fr/peptides/nad

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