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Testagen : ce que montrent les études, statut et sécurité

Le statut en bref

MarchéStatutDate
États-UnisNon autorisé—
Union européenneNon autorisé—
AllemagneNon autorisé—
Royaume-UniNon autorisé—
AustralieNon autorisé—
CanadaNon autorisé—
SuisseNon autorisé—
Stade de développement
Préclinique
Meilleur niveau de preuve
Étude animale
Statut AMA
Interdit (S0, 2026)
Dernière vérification
2026-09-17
Version
1.0

Testagen : ce que montrent les études, statut et sécurité

Résumé

Le Testagen est une chaîne synthétique de quatre acides aminés, Lys-Glu-Asp-Gly, fabriquée dans un institut de Saint-Pétersbourg et vendue comme peptide destiné aux testicules. Toutes les études animales relues par des pairs qui lui ont été consacrées portent sur l’hypophyse et la thyroïde, tout comme l’unique brevet retrouvé, où le directeur du groupe d’origine figure parmi les inventeurs. L’étiquette testiculaire repose sur deux tableaux de revues et sur un compte rendu des concepteurs eux-mêmes, non relu par des pairs. Aucune étude enregistrée chez l’humain n’a été trouvée dans les bases consultées, et la substance n’est autorisée comme médicament dans aucun des marchés vérifiés.

L’essentiel en bref

  • La séquence est solidement établie. Trois travaux indépendants donnent Lys-Glu-Asp-Gly, et la fiche chimique ajoute la formule C17H29N5O9 et une masse de 447,44 g/mol [1], [2], [14].
  • Toutes les études animales relues portent sur l’hypophyse et la thyroïde. Quatre travaux d’un même groupe décrivent le peptide comme bâti sur la composition du lobe antérieur de l’hypophyse et mesurent des hormones thyroïdiennes [4], [5], [6], [7].
  • L’unique brevet retrouvé revendique le même axe. RU2325397 revendique le peptide comme médicament stimulant l’hormone thyréotrope et les hormones thyroïdiennes. Khavinson figure parmi ses inventeurs [8].
  • L’étiquette testiculaire s’appuie sur trois travaux, dont aucun n’a examiné la reproduction. L’un porte sur des histones de blé, un autre sur la différenciation de cellules immunitaires, le troisième sur deux autres peptides dans le cœur de souris [9], [15], [18].
  • Dans le second tableau de revue, la ligne ne porte aucune référence. Toutes les lignes voisines en portent une ; celle du Testagen est la seule à n’en avoir aucune [10].
  • Aucune étude enregistrée chez l’humain n’a été trouvée. Une requête au registre sur le code du peptide est revenue à zéro, et l’unique résultat sous le nom commercial correspond à une lotion de testostérone [11].
  • Le travail relu le plus récent porte sur le cuivre. Une étude de 2025 a mesuré le peptide comme inhibiteur de corrosion sur des surfaces de cuivre, avec une efficacité d’environ 86 pour cent [14].

Ce que c’est

Le Testagen est un peptide de quatre acides aminés fabriqué en laboratoire, vendu en gélules en Russie et comme produit chimique de recherche en Occident. Il vient de l’Institut de biorégulation et de gérontologie de Saint-Pétersbourg, le groupe réuni autour de Vladimir Khavinson [12], [13].

Le groupe appelle ces molécules des biorégulateurs peptidiques : de courtes chaînes synthétiques censées porter le cœur actif d’un extrait d’organe animal. C’est un terme maison de l’institut. Il ne figure dans aucune pharmacopée ni dans la classification d’aucune agence [9], [12].

Ce sur quoi les sources divergent, c’est précisément l’organe concerné. Le produit russe décrit des peptides ayant une action spécifique sur les cellules du testicule. Les travaux animaux relus décrivent un peptide du lobe antérieur de l’hypophyse [4], [12].

Repères rapides

ÉlémentDonnéeRéf.
ChaîneLys-Glu-Asp-Gly, quatre acides aminés[1], [2]
Formule et masseC17H29N5O9, 447,44 g/mol[1]
Clé de structureInChIKey HKEYFJLTNCUNAD-DCAQKATOSA-N[1]
Code dans la littératureKEDG[2], [10]
Fiche chimiquePubChem CID 123863700 ; concept MeSH 67560777[1], [19]
Numéro de registre CASAucun confirmé ; le numéro imprimé par les vendeurs n’apparaît que dans des catalogues commerciaux[1], [19], [35]
Code auprès de l’agence américaineAucun trouvé[20]
Entrée dans la base de connaissances ouverteAucune trouvée ; aucune non plus dans les bases de médicaments curées consultées[33], [34]
Durée de présence dans l’organismeAucune valeur publiée trouvée, pour aucune voie[32]
Études enregistrées chez l’humainAucune trouvée[11]
Statut réglementaireAucune autorisation comme médicament dans les marchés vérifiés[21], [24], [27]
Vendu sous forme deGélules et comprimés comme complément alimentaire en Russie, flacons de 20 mg de poudre en Occident[12], [13], [35]
Groupe d’origineInstitut de biorégulation et de gérontologie de Saint-Pétersbourg[3], [13]

Testagen : ce que montrent les études, statut et sécurité

Comment il agit

Personne ne le sait. Aucun récepteur n’a été décrit, aucune relation entre la dose et la réponse chez un mammifère n’a été trouvée dans la littérature consultée, et aucune étude relue ne décrit ce que le peptide fait à l’intérieur d’un testicule.

L’explication avancée par le groupe d’origine tient en trois étapes. Le peptide entrerait dans la cellule, atteindrait le noyau, puis se fixerait sur l’ADN et sur les histones, modifiant quels gènes sont lus. Chaque étape mérite un examen séparé.

  • Entrer dans la cellule. Un amarrage par ordinateur a placé le peptide parmi les ligands qui s’ajustent le mieux aux transporteurs d’acides aminés LAT1 et LAT2 et au transporteur de peptides PEPT1. Les auteurs qualifient eux-mêmes leurs résultats de préliminaires, et aucun transport n’a été mesuré [17].
  • Atteindre le noyau. Le peptide marqué a été vu dans le cytoplasme, le noyau et le nucléole de cellules HeLa. C’est une image de l’endroit où il est allé, pas de ce qu’il y a fait [2].
  • Se fixer sur l’ADN. Dans des essais sans cellules, le peptide s’est lié à de courts fragments d’ADN. Le fragment retenu dépendait de la séquence, et même de la présence d’un groupe méthyle sur une cytosine, avec une préférence pour CAG [2].
  • Se fixer sur les histones. Il s’est lié aux extrémités avant des histones H1, H2B, H3 et H4. Ces histones provenaient du blé, et les auteurs n’ont trouvé aucune séquence correspondante dans les histones centrales du blé [15].
  • Agir par l’hypophyse. Chez des oiseaux dont l’hypophyse avait été retirée, le peptide a fait monter l’hormone thyréotrope et les hormones thyroïdiennes, et a empêché la thyroïde de se rétracter [4], [7].
Ajustement calculé sur quatre transporteurs, d’après l’étude d’amarrage du groupe lui-même
LAT1
−34.05 score ICM
LAT2
−26.57 score ICM
PEPT1
−22.72 score ICM
PEPT2
12.26 score ICM

Scores d’amarrage de KEDG au sein d’un ensemble de 26 peptides ultracourts, avec le rang parmi ces 26 : LAT1 sixième, LAT2 neuvième, PEPT1 septième, PEPT2 vingt-troisième. Plus la valeur est négative, meilleur est l’ajustement calculé ; une valeur positive signifie qu’il n’y a pas d’ajustement. Les auteurs qualifient leurs résultats de préliminaires. Source [17].

Sous tout cela se cache un problème de taille. Quatre acides aminés portent très peu d’information, bien trop peu pour désigner un seul gène dans un génome entier. Les quatre circulent en outre librement dans le sang, comme n’importe quels acides aminés.

L’essentiel tient à l’écart entre les deux moitiés du récit. Les travaux de liaison ne disent rien d’un organe, et les travaux animaux, qui en nomment un, nomment l’hypophyse et non les testicules [2], [5], [15].

Ce que montrent les études

Au total, onze travaux environ mentionnent ce peptide. Deux sont des études de liaison sans cellules, quatre des expériences chez l’oiseau, deux des modèles informatiques, un porte sur le cuivre, et le reste sont des revues du groupe d’origine [32].

La base de preuves du Testagen, comptée
Études animales relues, toutes sur hypophyse et thyroïde
4 travaux
Expériences relues sur du tissu testiculaire
0 travaux
Études enregistrées chez l’humain
0 travaux
Réplications indépendantes
0 travaux

Décompte au 17 septembre 2026. Les recherches bibliographiques ont renvoyé 2 notices sous le nom commercial, 10 sous la séquence et 3 sous le code du peptide ; la requête au registre sur le code est revenue à zéro. Sources [4], [5], [6], [7], [11], [32].

Les travaux sur l’hypophyse et la thyroïde

Données animales Des poussins ont été privés de leur hypophyse peu après l’éclosion, ce qui rétracte la thyroïde et fait chuter ses hormones. Le peptide a été administré pendant 40 jours. Il a fait monter l’hormone thyréotrope et les hormones thyroïdiennes, et a rétabli la structure de la glande [4], [7].

Données animales Deux autres travaux retrouvent le même schéma chez des poules d’un an et de cinq ans. La récupération était plus nette chez les jeunes oiseaux que chez les vieux. Les chiffres exacts restent inaccessibles, car aucun de ces textes intégraux n’est en accès libre [5], [6], [7].

Données animales Dans le même modèle aviaire, le peptide a aussi aidé le thymus à retrouver sa structure, et il l’a fait plus fortement que son peptide frère issu du lobe postérieur de l’hypophyse [16].

Les quatre travaux viennent d’un seul groupe, dans une seule académie. Tous les quatre décrivent le peptide comme bâti sur la composition en acides aminés du lobe antérieur de l’hypophyse [4], [5], [7].

Les résultats testiculaires

Compte rendu des concepteurs, non relu En culture d’organe, la zone de croissance du tissu testiculaire de jeunes rats a augmenté de 54,1 ± 3,1 pour cent (p<0,05) et celle de rats âgés de 40,6 ± 2,3 pour cent. Quatorze autres tissus n’ont montré aucune croissance statistiquement significative [3].

Ce criblage unique est le seul résultat expérimental retrouvé derrière l’étiquette testiculaire. Il ne donne ni concentration ni nombre de cultures, il a été publié par les concepteurs et n’a pas été relu par des pairs [3].

Compte rendu des concepteurs, non relu Chez des rats mâles irradiés puis accouplés à des femelles, des taux de gestation de 40 pour cent au jour 45 et de 59 pour cent au jour 90 sont rapportés lorsque le peptide a été donné avant, et de 14 pour cent au jour 30, 42 pour cent au jour 60 et 61 pour cent au jour 90 lorsqu’il a été donné après, contre zéro chez les témoins dans tous les cas. Ni dose, ni voie, ni effectifs, ni statistiques ne sont indiqués [3].

L’unique compte rendu chez l’humain

Compte rendu des concepteurs, non relu 48 hommes de 54 à 68 ans ont été répartis entre 27 qui ont reçu les gélules et 21 qui n’en ont pas reçu, pendant 20 jours par voie orale. Aucun des deux groupes n’était en aveugle, et les deux recevaient en plus des adaptogènes, des vitamines et parfois des tranquillisants [3].

Les chiffres rapportés sont une testostérone sérique de 6,1 ± 0,4 ng/ml avant traitement, 6,5 ± 0,2 après le traitement habituel et 7,3 ± 0,3 après le traitement habituel accompagné des gélules. La concentration de spermatozoïdes serait passée de 16 à 22 millions par millilitre [3].

Quatre éléments rendent ces chiffres inutilisables comme preuve d’un effet. Il n’y a ni valeurs de p ni intervalles de confiance. Il n’y a ni aveugle ni placebo. Les auteurs sont les concepteurs. Et le compte rendu ne dit jamais quelle substance a été testée : il parle seulement d’un peptide court [3].

Un détail mérite à lui seul l’attention. La LH est passée de 3,71 ± 0,14 à 3,08 ± 0,09 et la FSH de 2,95 ± 0,18 à 2,21 ± 0,14 pendant que la testostérone aurait augmenté. Le compte rendu n’explique pas cette combinaison [3].

Là où les preuves pointent en réalité

Science des matériaux Le travail relu le plus récent sur ce peptide porte sur le cuivre. Il a mesuré l’adsorption sur des surfaces de cuivre en eau salée et rapporte une efficacité d’inhibition de la corrosion d’environ 86 pour cent, avec une énergie libre d’adsorption de −30,86 kJ/mol [14].

Ce travail est cité ici pour ce qu’il est. Il confirme l’identité de la molécule et le fait qu’on sache la synthétiser, et il n’apporte aucune information sur un effet dans un organisme vivant [14].

Ce qui reste inconnu

  • Quelle quantité parvient dans le sang après ingestion ou injection, comment elle se répartit et à quelle vitesse elle est dégradée. Aucune mesure de ce type n’a été trouvée, pour aucune espèce [32].
  • Ce qu’il fait sur du tissu testiculaire de mammifère dans une expérience relue par des pairs. Rien de tel n’a été trouvé dans les recherches menées pour cette page [9], [32].
  • Si l’un des résultats obtenus chez l’oiseau se reproduit en dehors du groupe qui les a produits. Aucune réplication indépendante n’a été trouvée [32].
  • Quelles étaient réellement les doses des travaux animaux. Ces textes intégraux ne sont pas en accès libre, les chiffres ne peuvent donc pas être lus [32].
  • De quelle substance parle le compte rendu chez l’humain : le peptide pur à quatre briques, ou le complexe peptidique déclaré sur l’étiquette russe [3], [12].

Effets indésirables et sécurité

Il n’y a presque rien à signaler, et c’est là le constat, non un motif de réassurance. Aucune étude n’a été conçue pour recueillir des données de sécurité, et pour une substance vendue hors des pharmacies, il n’existe aucune voie de signalement.

  • Aucun effet indésirable signalé chez 27 personnes sur 20 jours, d’après les concepteurs dans leur propre compte rendu. À cette taille, un effet survenant chez moins d’une personne sur dix ne peut pas être écarté [3].
  • Une contre-indication sur l’étiquette russe : intolérance individuelle aux composants. C’est la formule standard des compléments alimentaires russes, non une évaluation propre à cette substance [12], [13].
  • Aucune entrée dans la base américaine des effets indésirables. Une requête n’a rien renvoyé, ce qui est attendu pour une substance sans autorisation américaine et sans circuit pharmaceutique. Cela veut dire qu’il n’existe pas de voie de signalement, pas qu’il ne se passe rien [21].
  • Un profil hormonal inexpliqué. La LH et la FSH ont baissé pendant que la testostérone aurait augmenté. Un tel profil irait avec un effet direct sur les testicules, mais tout aussi bien avec un amortissement du signal venu du cerveau [3].
  • Une affirmation de toxicité invérifiable. Les concepteurs indiquent que des multiples énormes de la quantité prévue n’ont provoqué ni accumulation ni modification des organes. Ni espèce, ni chiffres, ni voie, ni durée d’observation ne sont précisés [3].

Ce qui manque

Rien de ce qui suit n’a été trouvé dans les recherches bibliographiques et réglementaires menées pour cette page [32].

  • Aucune toxicologie moderne : pas de dose létale, pas d’étude à doses répétées selon un quelconque référentiel, pas de génotoxicité, pas de toxicologie de la reproduction. Cette dernière lacune pèse lourd, puisque c’est précisément pour la reproduction que la substance est vendue [32].
  • Aucune donnée de sécurité pour l’injection. Le seul usage documenté chez l’humain est oral [3], [13].
  • Aucune donnée sur un usage prolongé au-delà de 30 jours, sur les interactions, la grossesse, les enfants ou une fonction hépatique et rénale diminuée [32].
  • Aucune analyse de pureté indépendante. Un catalogue annonce 99 pour cent, un autre 95,97 pour cent, tous deux sans vérification [35].
  • Aucune donnée de stérilité ni d’endotoxines pour les flacons vendus comme matériel injectable, étiquetés dans le même temps comme non destinés à l’usage humain [35].

Doses utilisées dans les études

Les doses ci-dessous proviennent des études citées et ne figurent ici qu’à titre d’information scientifique. Ce ne sont ni des recommandations ni des indications transposables à un usage personnel. La seule ligne qui concerne des humains provient d’un compte rendu des concepteurs non relu par des pairs, et non d’une étude enregistrée.

ÉtudeModèleQuantitéVoieDuréeRéf.
Compte rendu des concepteurs chez l’humain, pas une étude enregistrée48 hommes de 54 à 68 ans, dont 27 ont reçu les gélules1 à 2 gélules par prise ; l’étiquette annonce 100 µg de complexe peptidique par gélule, soit 200 à 400 µg par jourVoie orale, au moment des repas20 jours[3], [13]
Étiquette russe du complément alimentaireHumains, mention générale sur l’emballage1 à 2 gélules de 100 µg, soit 100 à 400 µg par jourVoie oraleCures de 20 à 30 jours, répétées après 4 à 6 mois[12], [13]
Affirmation de toxicité des concepteursRatAucun chiffre donné ; seulement des multiples, jusqu’à 10 000 à 15 000 fois la quantité prévueNon préciséeNon précisée[3]
Études chez l’oiseau sur l’hypophyse et la thyroïdePoussins et poules privés d’hypophyseInaccessibles ; les textes intégraux sont fermésDécrite comme injectée dans un rapport, non précisée ailleurs40 jours[4], [5], [7], [16]
Travaux de liaison et de captationCellules HeLa ; préparations d’ADN et d’histones sans cellulesInaccessibles dans les résumésAjouté au milieuNon précisée[2], [15]

Trois limites valent pour toutes les lignes. La seule exposition humaine documentée porte sur un complexe peptidique pris par voie orale, ni sur le peptide pur, ni sur l’injection. Les quantités animales ne peuvent tout simplement pas être lues. Et rien de tout cela ne se convertit en poids corporel [3], [12], [32].

L’écart avec ce qui circule dans le commerce est large. Un guide avance 20 mg par jour par voie orale et 2 à 5 mg par jour en injection. C’est 50 à 200 fois la seule quantité journalière documentée, par une voie pour laquelle aucun produit autorisé ni aucune toxicologie n’a été trouvé dans les marchés vérifiés [36].

Développement et statut réglementaire

Un brevet, onze travaux, aucun programme de développement

  1. 2006Dépôt en Russie d’un brevet de médicament stimulant les hormones thyroïdiennesRevendique Lys-Glu-Asp-Gly ; Khavinson parmi les inventeurs, réf. [8]
  2. Mai 2008La Russie enregistre un complément alimentaire en gélulesCertificat 77.99.23.3.U.4254.5.08 du 27 mai 2008, réf. [12], [13]
  3. 2008-2013Quatre études chez l’oiseau sur l’hypophyse et la thyroïde, plus une sur le thymusToutes issues d’une même académie, réf. [4], [5], [6], [7], [16]
  4. 2011-2013Deux études de liaison sans cellules, sur l’ADN et sur des histones de bléCaptation dans des noyaux HeLa ; aucun critère biologique, réf. [2], [15]
  5. 2021-2023Des tableaux de revues rattachent le peptide à l’appareil reproducteur masculinAppuyés sur des travaux étrangers au sujet, ou sur aucun, réf. [9], [10], [17]
  6. 2025Travail relu le plus récent : protection contre la corrosion sur le cuivreEnviron 86 pour cent d’efficacité d’inhibition, réf. [14]
  7. 17 septembre 2026Registres vérifiésAucune autorisation dans les marchés vérifiés, aucune étude enregistrée trouvée, aucun code d’agence, réf. [11], [20]

Aucun programme de développement derrière le Testagen n’a été trouvé. Dans les registres consultés, ni dépôt d’un promoteur, ni phase d’essai, ni procédure en cours n’ont été retrouvés. Ce qui existe, c’est un brevet de 2006, une maigre série de travaux de laboratoire et une gélule vendue comme complément alimentaire [8], [11].

MarchéStatutRemarqueRéf.
États-UnisNon autoriséNi fiche de substance ni code trouvés ; aucune proposition non plus dans la liste destinée à la préparation officinale[20], [23]
Union européenneNon autoriséNi AMM ni procédure trouvées ; le moteur de l’agence n’a renvoyé aucune liste lisible[24]
AllemagneNon autoriséUne préparation injectable sans AMM ne peut pas être mise sur le marché[24]
Royaume-UniNon autoriséLe registre n’a renvoyé qu’une coquille de page, ce constat repose donc sur toutes les autres vérifications[25]
AustralieNon autoriséAbsent de la norme sur les poisons, ce qui ne vaut pas permission[26]
CanadaNon autoriséLes deux requêtes à la base ont renvoyé des listes vides, alors qu’une requête témoin fonctionnait[27]
SuisseNon autoriséAucune préparation autorisée identifiée ; seule une offre commerciale suisse a été trouvée[28], [35]
RussieNon autorisé comme médicamentEnregistré en mai 2008 comme complément alimentaire en gélules et comprimés, par voie orale[12], [13], [29]

Deux lignes demandent de la prudence. L’entrée australienne signifie que la substance n’a jamais été classée, non qu’elle puisse être utilisée [26]. La ligne russe est celle sur laquelle s’appuient les vendeurs, et il s’agit d’un enregistrement alimentaire, non d’une AMM [12], [29].

L’enregistrement russe pose en outre un problème de date. Le certificat date de mai 2008 et provient de deux ouvrages pharmaceutiques de référence, non du registre lui-même. Impossible de vérifier s’il est toujours en vigueur en 2026 [12], [13].

Deux fiches américaines apparaissent sous ce nom et se rapportent à tout autre chose. Une unique fiche d’étiquetage et un unique enregistrement décrivent tous deux une lotion de testostérone appliquée sur la peau, produite par une société sans lien avec le peptide [11], [21], [22].

Antidopage

Le Testagen est interdit en permanence, en compétition comme hors compétition. La catégorie S0 de la liste des interdictions 2026 couvre "any pharmacological substance which is not addressed by any of the subsequent sections of the List and with no current approval by any governmental regulatory health authority for human therapeutic use" (toute substance à action pharmacologique qui n’est visée par aucune section ultérieure de la Liste et qu’aucune autorité sanitaire publique n’a actuellement autorisée pour un usage thérapeutique chez l’humain) [30].

Le nom ne figure pas sur la liste, et ce n’est pas une faille. Le peptide n’est autorisé dans aucun des marchés vérifiés, et un enregistrement russe de complément alimentaire n’est pas une autorisation d’usage thérapeutique chez l’humain [12], [30].

Une lecture plus stricte se défend elle aussi, et mieux vaut le dire clairement. La section S2.2.1 est une catégorie ouverte visant les peptides stimulant la testostérone chez l’homme, et c’est exactement la propriété mise en avant pour vendre la substance [30].

Pour un sportif, la différence compte. Tout ce qui relève de S0 compte comme substance spécifiée, ce qui adoucit la sanction ; les substances de S2 ne le sont pas, ce qui la durcit. Dans les deux cas, en prendre constitue une violation [30].

La loi antidopage allemande se lit encore autrement. Son annexe nomme les substances interdites une à une et ne comporte aucune rubrique générale pour les peptides stimulant la testostérone, de sorte que ce peptide n’y est pas couvert [31].

Aucune méthode publiée permettant de le détecter dans un échantillon n’a été trouvée dans cette recherche. Cela ne change rien à l’interdiction. Plus de détails dans le panorama des peptides interdits dans le sport.

Comparaison avec des peptides voisins

PeptideLien avec le TestagenCe qu’ont montré les vérifications menées pour cette page
Testagen—Lys-Glu-Asp-Gly, 447,44 g/mol ; quatre études animales relues, toutes sur l’hypophyse et la thyroïde, aucune chez l’humain [1], [4], [7]
EpitalonDiffère d’une seule brique, AEDG contre KEDGReprésente le lobe postérieur de l’hypophyse dans les quatre études chez l’oiseau ; dispose d’une littérature propre bien plus fournie [4], [7]
ChonlutenTrois briques sur quatre en commun, EDG contre KEDGVendu dans le même catalogue russe pour le tissu pulmonaire ; même type d’étiquette d’organe issue d’une ligne de tableau [10]
LivagenDeux premières briques identiques, KEDA contre KEDGDu même laboratoire, rattaché au foie ; porte une référence dans le tableau là où le Testagen n’en porte aucune [10]
OvagenPeptide frère de la même série, EDLVendu comme peptide du foie alors que toutes les expériences relues le concernant ont porté sur les reins [10]
TestolutenVendu pour le même organe, mais c’est un autre type de produitUn extrait de tissu animal, un mélange de nombreuses substances, et non un peptide unique et défini [12]

La comparaison ne porte pas sur la puissance. Elle montre une famille de chaînes courtes presque identiques, chacune affectée à un organe différent. Ces affectations reposent sur le même type de ligne de tableau, et non sur des expériences propres à un organe [9], [10].

La ligne la plus instructive est celle de l’Epitalon. Il diffère du Testagen d’une seule brique et figure à ses côtés dans chacune des quatre études chez l’oiseau. Sa propre étiquette désigne l’autre lobe de la même glande [4], [7].

La ligne du Testoluten explique une confusion courante. Qui lit un texte sur un extrait de testicule puis achète un peptide de quatre acides aminés n’achète pas une version concentrée de la même chose [12].

Idées fausses courantes

  • « Le Testagen est tiré de tissu testiculaire. » Il est synthétique. Même les sources qui le rattachent aux testicules n’affirment qu’une dérivation à partir de la composition d’un extrait de tissu. Les travaux relus identifient cet extrait comme le lobe antérieur de l’hypophyse [4], [5].
  • « Les revues confirment qu’il régule l’appareil reproducteur masculin. » Une revue appuie cette ligne sur trois travaux : un sur des histones de blé, un sur la différenciation de cellules immunitaires et un sur deux autres peptides dans le cœur de souris. Dans la seconde revue, la ligne ne porte aucune référence [9], [10], [15], [18].
  • « Il existe un essai clinique du Testagen. » L’unique résultat du registre est une lotion de testostérone appliquée sur la peau, enregistrée en 2016 par une société sans rapport, avec une date de début encore à venir. Une requête sur le code du peptide renvoie zéro [11].
  • « Il est vendu en Russie, donc il y a été autorisé. » Il y est enregistré comme complément alimentaire, une catégorie où l’efficacité d’une substance n’est pas vérifiée. Aucune forme injectable n’a été trouvée dans les enregistrements russes [12], [13], [29].
  • « Les données russes valent pour le peptide vendu en Occident. » L’étiquette russe déclare un complexe peptidique, et le compte rendu chez l’humain ne nomme jamais la séquence. L’Occident vend le peptide pur à quatre briques [3], [12].
  • « Il n’a causé aucun effet indésirable, donc il est sûr. » Cette phrase vient de 27 personnes suivies 20 jours, dans un compte rendu sans aveugle écrit par les concepteurs. Pour la forme injectée, aucune donnée de sécurité d’aucune sorte n’a été trouvée [3].
  • « Une nouvelle étude sur le Testagen a paru en 2025. » C’est vrai, et elle porte sur la protection contre la corrosion des surfaces de cuivre. La citer sans nommer son sujet donne une fausse idée de la base de recherche [14].
  • « C’est un complément alimentaire, les sportifs ne risquent rien. » La liste des interdictions 2026 l’interdit en permanence, et un enregistrement comme complément alimentaire dans un pays ne protège d’aucune interdiction [12], [30].
  • « Son numéro CAS prouve que c’est une substance enregistrée. » Le numéro imprimé par les vendeurs n’apparaît que dans des catalogues commerciaux. La fiche chimique ne contient aucun numéro de registre, et la fiche du concept médical ne comporte même pas ce champ [1], [19], [35].

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le Testagen ?

Une chaîne synthétique de quatre acides aminés : lysine, acide glutamique, acide aspartique et glycine, notée Lys-Glu-Asp-Gly ou KEDG. Elle vient de l’Institut de biorégulation et de gérontologie de Saint-Pétersbourg. La Russie a enregistré en 2008 un complément alimentaire en gélules portant ce nom ; l’Occident vend le peptide pur comme produit chimique de recherche, en flacons.

Le Testagen est-il vraiment un peptide testiculaire ?

La littérature relue par des pairs ne soutient pas cette étiquette. Les quatre études animales relues décrivent le peptide comme construit sur la composition en acides aminés du lobe antérieur de l’hypophyse, et ce qu’elles mesurent, ce sont des hormones thyroïdiennes. L’unique brevet retrouvé revendique le même axe. L’étiquette testiculaire apparaît dans deux tableaux de revues et dans un compte rendu des concepteurs, non relu par des pairs.

Le Testagen a-t-il été étudié chez l’humain ?

Aucune étude enregistrée n’a été trouvée dans les bases de données consultées. Une requête au registre sur le code du peptide est revenue à zéro. Il existe un seul compte rendu d’utilisation chez l’humain : 48 hommes de 54 à 68 ans, dont 27 ont reçu les gélules pendant 20 jours, publié par les concepteurs dans un ouvrage pharmaceutique de référence. Il n’était ni enregistré, ni en aveugle, ni contrôlé par placebo, et ne donne aucune valeur de p.

Pourquoi un registre d’essais affiche-t-il un résultat pour le Testagen ?

Parce que le nom appartient à un second produit, sans rapport avec le peptide. Testagen TDS Testosterone 5% est une lotion de testostérone appliquée sur la peau, fabriquée par une société sans aucun lien avec le peptide. C’est ce produit qui se cache derrière l’unique enregistrement d’essai et l’unique fiche américaine retrouvés sous le mot Testagen.

Le Testagen est-il autorisé comme médicament quelque part ?

Non, dans aucun des marchés vérifiés, et pas davantage en Russie. La seule inscription officielle retrouvée où que ce soit est un enregistrement russe de complément alimentaire de mai 2008, pour des gélules et des comprimés pris par voie orale. Impossible de vérifier si cet enregistrement est toujours en vigueur en 2026. Un enregistrement de complément alimentaire n’est pas une AMM et ne comporte aucune vérification de l’efficacité.

Quels sont les effets indésirables du Testagen ?

Personne ne les a recueillis correctement. Le seul compte rendu chez l’humain ne signale aucun effet indésirable chez 27 personnes sur 20 jours, et il est signé par les concepteurs eux-mêmes. À cette taille, un effet survenant chez moins d’une personne sur dix ne peut pas être écarté. Pour la forme injectable vendue en Occident, aucune donnée de sécurité n’a été trouvée.

En quoi le Testagen diffère-t-il de l’Epitalon ?

Par une seule brique : le Testagen commence par une lysine, l’Epitalon par une alanine, et les trois autres sont identiques. Les deux ont été testés côte à côte dans les quatre études chez l’oiseau, où ils représentent le lobe antérieur et le lobe postérieur de l’hypophyse. L’Epitalon dispose d’une littérature propre bien plus fournie, dont les résultats ne se transposent pas.

Le Testagen est-il interdit dans le sport ?

Oui, en permanence, en compétition comme hors compétition. La liste des interdictions 2026 ne le cite pas nommément. La catégorie S0 couvre toute substance à action pharmacologique qu’aucune autorité sanitaire n’a autorisée chez l’humain, ce qui correspond exactement à son cas. Une lecture plus stricte se défend aussi, car la section S2.2.1 est une catégorie ouverte visant les peptides stimulant la testostérone chez l’homme.

Quel est le travail le plus récent publié sur le Testagen ?

Un article de 2025 d’une université roumaine sur la protection contre la corrosion. Il mesure la façon dont le peptide adhère aux surfaces de cuivre en eau salée et rapporte une efficacité d’inhibition d’environ 86 pour cent. C’est de la science des matériaux : elle confirme que la molécule existe et qu’on sait la fabriquer, et ne dit rien d’un quelconque effet dans un organisme.

Pourquoi cette page donne-t-elle des quantités pour le Testagen mais aucun schéma d’utilisation ?

Parce que les quantités documentées décrivent ce que des sources ont rapporté, et non ce qu’il faudrait faire. Les seuls chiffres rattachés à des humains sont de 100 à 400 microgrammes par jour d’un complexe peptidique, pris par voie orale en gélules. Les quantités qui circulent dans le commerce sont 50 à 200 fois plus élevées et souvent injectées, par une voie pour laquelle aucun produit autorisé ni aucun travail de sécurité n’a été trouvé dans les marchés vérifiés.

Sources

  1. PubChem. Compound CID 123863700, H-Lys-Glu-Asp-Gly-OH, C17H29N5O9, molecular weight 447.4 g/mol (447.44 as the computed average mass printed in trade listings), exact mass 447.19652752, InChIKey HKEYFJLTNCUNAD-DCAQKATOSA-N, XLogP −8.1, topological polar surface area 251 Ų, complexity 670. The synonym list holds one entry, a patent-derived code, and no registry number. Name queries for the trade name, the sequence and the peptide code each returned not-found; only the written-out form resolved. Retrieved 17 September 2026. https://pubchem.ncbi.nlm.nih.gov/compound/123863700
  2. Fedoreyeva LI, Kireev II, Khavinson VKh, Vanyushin BF (2011). Penetration of short fluorescence-labeled peptides into the nucleus in HeLa cells and in vitro specific interaction of the peptides with deoxyribooligonucleotides and DNA. Biochemistry (Moscow) 76(11):1210-1219. PMID 22117547. DOI 10.1134/S0006297911110022. Names the peptide as "testagen, Lys-Glu-Asp-Gly". Reports label in cytoplasm, nucleus and nucleolus, sequence-dependent and methylation-sensitive binding with a preference for CAG-containing stretches, and no biological endpoint.
  3. Khavinson VKh, Ryzhak GA. Clinical and experimental study of the peptide bioregulator Testagen. Library of the Russian medicines reference work RLS, urology section, state of 18 August 2021, retrieved 17 September 2026. The only account of use in people anywhere: 48 men aged 54 to 68 with male climacteric syndrome, randomised 27 against 21, unblinded, without placebo, on top of adaptogens, vitamins and occasional tranquillisers, 1 to 2 capsules twice daily by mouth for 20 days. Testosterone 6.1 ± 0.4, then 6.5 ± 0.2, then 7.3 ± 0.3 ng/ml; LH 3.71 ± 0.14 to 3.08 ± 0.09; FSH 2.95 ± 0.18 to 2.21 ± 0.14; sperm concentration 16 to 22 million per ml; motility grade a plus b 39 to 54 per cent; live sperm 42 to 57 per cent; leucocytes 1.8 to 0.4 million per ml. No p-values and no confidence intervals are given, and the sequence of the tested peptide is never stated. The same document holds the organ culture screen, the irradiation model in rats and the toxicity statement. Not peer reviewed; written by the developers of the preparation.
  4. Kuznik BI, Pateyuk AV, Rusaeva NS (2008). Effect of tetrapeptides Lys-Glu-Asp-Gly and Ala-Glu-Asp-Gly on the structure and function of the thyroid gland in neonatally hypophysectomized chickens. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 145(1):104-107. PMID 19024016. DOI 10.1007/s10517-008-0033-6. States that the peptides were synthesised on the basis of the amino acid composition of pituitary cytomedins; reports raised thyroid-stimulating hormone and thyroid hormones after 40 days. Not open access, so the amounts given cannot be read.
  5. Kuznik BI, Pateiuk AV, Rusaeva NS, Baranchugova LM, Obydenko VI (2010). Effects of hypophyseal Lys-Glu-Asp-Gly and Ala-Glu-Asp-Gly synthetic peptides on immunity, hemostasis, morphology and functions of the thyroid gland in neonatally hypophysectomized chicken and one-year-old birds. Patologicheskaya Fiziologiya i Eksperimentalnaya Terapiya (1):14-18, in Russian. PMID 20731122. Assigns Lys-Glu-Asp-Gly explicitly to the anterior lobe and Ala-Glu-Asp-Gly to the posterior lobe of the pituitary gland.
  6. Kuznik BI, Pateiuk AV, Rusaeva NS, Baranchugova LM, Obydenko VI (2011). Effects of Lys-Glu-Asp-Gly and Ala-Glu-Asp-Gly peptides on hormonal activity and thyroid morphology in hypophysectomized mature and old birds. Advances in Gerontology 24(1):93-98, in Russian. PMID 21809626. Reports raised thyroid-stimulating hormone, T3 and T4, with recovery clearer in one-year-old than in five-year-old hens.
  7. Kuznik BI, Pateyuk AV, Rusaeva NS, Baranchugova LM, Obydenko VI (2011). Effects of peptides Lys-Glu-Asp-Gly and Ala-Glu-Asp-Gly on hormonal activity and structure of the thyroid gland in hypophysectomized young chickens and old hens. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 150(4):495-499. PMID 22268052. DOI 10.1007/s10517-011-1177-3. Repeats the assignment of Lys-Glu-Asp-Gly to the anterior lobe; the normalising effect was weaker in old hens than in chicks. Not open access.
  8. Patent RU2325397, "Medicine stimulating thyrotrophic and thyroid hormones", filed 25 December 2006, published 2008. Inventors Kuznik BI, Patejuk AV, Rusaeva NS, Khyshiktuev BS, Khavinson VKh, Baranchugova LM, Maksimenja MV. Retrieved through Europe PMC patent records, 17 September 2026. Claims the application of the peptide Lys-Glu-Asp-Gly as a medicine stimulating the synthesis of thyroid-stimulating hormone by the pituitary gland and of thyroid hormone by the thyroid gland. The only patent found for this peptide.
  9. Khavinson V, Linkova N, Dyatlova A, Kuznik B, Umnov R (2021). Peptide regulation of gene expression: a systematic review. Molecules 26(22):7053. PMID 34834147. PMCID PMC8619776. DOI 10.3390/molecules26227053. Full text and reference list read 17 September 2026. The summary table carries the line "KEDG, Testagen — regulation of male reproductive system function" with three references. Resolved: the first is the wheat histone paper listed here as 15, the second the cell differentiation review listed here as 18, and the third a 2002 paper on Vilon and Epitalon in mouse hearts, which does not examine this peptide. None of the three studies a reproductive endpoint.
  10. Khavinson V, Linkova N, Dyatlova A, Kantemirova R, Kozlov K (2022). Transport of biologically active ultrashort peptides using POT and LAT carriers. International Journal of Molecular Sciences 23(14):7733. PMID 35887081. PMCID PMC9323678. DOI 10.3390/ijms23147733. Full text read 17 September 2026. The table of 26 ultrashort peptides carries the line "Testagen (KEDG) −21.92 Regulator of the male reproductive system". This is the only line in that table without a literature reference, while Cardiogen, Ovagen, Cartalax, Thymogen, Pancragen, Livagen, Epitalon and Crystagen all carry one.
  11. ClinicalTrials.gov, API v2, queried three ways on 17 September 2026. The peptide code returned a total count of zero. The sequence returned 23 records, all nutrition and amino acid studies where the full-text search matches the individual amino acids. The trade name returned exactly one record, NCT02733133, read in full: a single-dose pharmacokinetic study of Testagen TDS Testosterone 5% HypoSpray, a topically applied testosterone lotion, sponsored by Transdermal Delivery Solutions Corp, registered in 2016, still listed as not yet recruiting with a start date of 5 January 2027. No sponsor named Hudson Biotech appears. https://clinicaltrials.gov/api/v2/studies
  12. RLS encyclopaedia of medicines, food supplement entry for the Russian product, retrieved 17 September 2026. Category biologically active food supplement; maker named as a St Petersburg firm attached to the Russian Academy of Sciences; composition given as a peptide complex of lysine, glutamic acid, aspartic acid and glycine at 100 µg per capsule; stated effect a source of peptides with a tissue-specific action on testis cells; capsules of 0.2 g and 0.275 g and tablets of 0.16 g and 0.3 g; intake one to two capsules once or twice daily with meals; the only contraindication given is individual intolerance of the ingredients. Trade and reference record, cited as evidence of what is registered and claimed.
  13. Medi.ru, package information for the Russian product, retrieved 17 September 2026. State registration certificate number 77.99.23.3.U.4254.5.08 of 27 May 2008 and a sanitary-epidemiological conclusion of the same date. Capsule of 0.200 g containing 100 µg of the peptide complex, with cellulose, sucrose, lactose, starch and polysorbate as carriers. Courses of 20 to 30 days, repeated after 4 to 6 months. The indications advertised there are recovery of male reproductive function after infection and inflammation, support in male infertility and male climacteric complaints; they are reproduced here only as unsupported manufacturer claims, not as statements of this page. Whether the 2008 registration remains in force was not verifiable; the number comes from pharmaceutical reference works rather than from the registry itself.
  14. Dobriţescu A, Samide A, Cioateră N, Mic OC, Ionescu C, Dăbuleanu I, Tigae C, Spînu CI, Oprea B (2025). The inhibitory effect and adsorption properties of Testagen peptide on copper surfaces in saline environments: an experimental and computational study. Molecules 30(15):3141. PMID 40807317. PMCID PMC12348504. DOI 10.3390/molecules30153141. Describes the molecule as the tetrapeptide synthesised from lysine, glutamic acid, aspartic acid and glycine, written H-Lys-Glu-Asp-Gly-OH. Reports a corrosion inhibition efficiency of about 86 per cent on copper, a best fit to the Freundlich adsorption isotherm and a free adsorption energy of −30.86 kJ/mol. Materials science, not a biomedical study.
  15. Fedoreyeva LI, Smirnova TA, Kolomijtseva GY, Khavinson VKh, Vanyushin BF (2013). Interaction of short peptides with FITC-labeled wheat histones and their complexes with deoxyribooligonucleotides. Biochemistry (Moscow) 78(2):166-175. PMID 23581987. DOI 10.1134/S0006297913020053. Lys-Glu-Asp-Gly binds the front ends of wheat histones H1, H2B, H3 and H4. No matching sequences were found in the wheat core histones. A plant model system.
  16. Pateyk AV, Baranchugova LM, Rusaeva NS, Obydenko VI, Kuznik BI (2013). Effect of peptides Lys-Glu-Asp-Gly and Ala-Glu-Asp-Gly on the morphology of the thymus in hypophysectomized young and old birds. Bulletin of Experimental Biology and Medicine 154(5):681-685. PMID 23658898. DOI 10.1007/s10517-013-2029-0. Both peptides supported recovery of thymus structure regardless of age, with the anterior lobe peptide acting more strongly. Not open access.
  17. Khavinson VK, Linkova NS, Rudskoy AI, Petukhov MG (2023). Feasibility of transport of 26 biologically active ultrashort peptides via LAT and PEPT family transporters. Biomolecules 13(3):552. PMID 36979488. PMCID PMC10046148. DOI 10.3390/biom13030552. Docking tables read 17 September 2026: KEDG scores −34.05 at LAT1 and rank 6 of 26, −26.57 at LAT2 and rank 9, −22.72 at PEPT1 and rank 7, and +12.26 at PEPT2 and rank 23, where a positive value means no fit. The authors describe their results as preliminary only.
  18. Khavinson V, Linkova N, Diatlova A, Trofimova S (2020). Peptide regulation of cell differentiation. Stem Cell Reviews and Reports 16(1):118-125. PMID 31808038. DOI 10.1007/s12015-019-09938-8. Lists KEDG among peptides said to stimulate the directed differentiation of immune cells, without primary data of its own. Serves as one of the three references behind the reproductive line in source 9; the citation chain leads back to this review rather than to an experiment.
  19. US National Library of Medicine, MeSH supplementary concept record UID 67560777, "lysyl-glutamyl-aspartyl-glycine", mapped to oligopeptides, entry term Lys-Glu-Asp-Gly. The record holds no registry number field and no statement of action. Retrieved 17 September 2026.
  20. US Food and Drug Administration, Global Substance Registration System, 17 September 2026. Queries for the trade name and for the structure key each returned a total of zero. Without a substance record there is no regulator code. https://gsrs.ncats.nih.gov
  21. openFDA, 17 September 2026. The drug approvals interface returned not-found for the trade name, and the adverse event interface returned not-found as well. The label interface returned exactly one record, which belongs to the topical testosterone lotion of the same name and is marked for clinical trial use only. A control query for an approved medicine returned 18 records, so the search itself works. https://api.fda.gov/drug/label.json
  22. DailyMed, API version 2, 17 September 2026. A query on the trade name returned zero elements, database state 16 September 2026, while a control query for an approved medicine returned nine records.
  23. US Food and Drug Administration. Bulk drug substances nominated for use in compounding under section 503A. Downloaded 17 September 2026 and checked in full text, 282 lines, for the trade name, the peptide code and the sequence: no match in any of the three categories, so the substance was never even nominated. Control: three other short peptides return six matches in the same document. https://www.fda.gov/media/94155/download
  24. European Medicines Agency, medicines search for the trade name, 17 September 2026. No medicine results; the results area is driven by scripts and returned no readable list. Recorded as a nil result of medium confidence, supported by the absence of an international non-proprietary name and of an anatomical therapeutic code, which together make a central procedure very unlikely. German law adds a second question for the capsule form: a synthetic tetrapeptide without a meaningful history of consumption in Europe before 15 May 1997 would count as a novel food and would need its own authorisation, and none was found. https://www.ema.europa.eu/en/medicines
  25. MHRA Products, products.mhra.gov.uk, search for the trade name on 17 September 2026. The page returned only a loading message and no result list, so no control was possible. Recorded as an unverified gap rather than a nil result.
  26. Therapeutic Goods Administration, 17 September 2026. The register was unreachable, with a dropped connection on one address and a timeout on the other. No naming of the substance in the Poisons Standard was found through other routes. What decides the question in Australia is not naming: peptides without a register entry count as unapproved therapeutic goods, and import and supply are restricted accordingly. https://www.tga.gov.au/resources/artg
  27. Health Canada, Drug Product Database API, 17 September 2026. A brand name query and an active ingredient query for the trade name each returned an empty list, while a control query for an approved medicine returned a complete record. No drug identification number and no natural product number. https://health-products.canada.ca/api/drug/drugproduct/
  28. Swissmedic, research on 17 September 2026. No authorised preparation with this peptide or this name was identified, and no direct extract from the register of authorised preparations could be produced. The only Swiss hit was a trade listing offering the substance as a research chemical. Nil result of medium confidence.
  29. Russian state medicines register, grls.rosminzdrav.ru, retrieved 17 September 2026. The site works and offers searches by trade name and by active substance. No medicine entry for this product was found, which follows from its category: food supplements receive no medicine registration and do not appear in this register at all.
  30. World Anti-Doping Agency. The 2026 Prohibited List, sections S0 and S2.2.1, read in full text 17 September 2026. S0 reads: "Any pharmacological substance which is not addressed by any of the subsequent sections of the List and with no current approval by any governmental regulatory health authority for human therapeutic use … is prohibited at all times", and all substances in that class are specified substances. S2.2.1 opens with "Testosterone-stimulating peptides in males including, but not limited to", followed by named examples, which makes it an open category. Full-text checks for the trade name, the peptide code and the sequence returned no match; a control check for another peptide returned a match in the S0 section. https://www.wada-ama.org/en/prohibited-list
  31. German Anti-Doping Act, annex to section 2 paragraph 3, published as BGBl. 2023 I No. 67. Full text read 17 September 2026: neither the trade name nor the code nor the sequence appears. The peptide hormone section lists its substances one by one, and among the testosterone-related entries it names only chorionic gonadotrophin, luteinising hormone and the releasing hormone analogues. There is no open heading for testosterone-stimulating peptides. https://www.gesetze-im-internet.de/antidopg/anlage.html
  32. Literature searches, PubMed through the NCBI programming interface and Europe PMC, 17 September 2026. The trade name returned 2 records, the sequence 10 and the peptide code 3; Europe PMC returned 6 under the trade name, of which 3 concern unrelated subjects. After removing the mismatches, about eleven papers mention the peptide at all, and none of them examines an effect in the testis of a mammal in a reviewed journal. Open access status was checked for the bird studies: the relevant full texts are closed, so their doses are not readable.
  33. UniChem at the European Bioinformatics Institute, queried by structure key on 17 September 2026. Exactly two sources hold the structure, a patent chemistry collection and the chemical record cited here as source 1. No entry in the major curated drug and bioactivity databases.
  34. Wikidata, entity search for the trade name and for the sequence on 17 September 2026. Both result lists came back empty. No item was found.
  35. Western research-chemical listings, retrieved 17 September 2026. Freeze-dried powder in 20 mg vials, sequence given as H-Lys-Glu-Asp-Gly-OH, mass 447.44 g/mol, purity stated by one seller at 99 per cent or above and by another at 95.97 per cent, and a registry number printed that no database confirms. One listing describes the peptide only as a model compound for binding research and states plainly that it is not a drug, a dietary supplement or a therapeutic agent. All are sold as research material while presented in injectable form. Trade records, cited as evidence of what is sold and claimed. Not linked.
  36. Trade-adjacent guides listing amounts for this peptide, retrieved 17 September 2026. One names 20 mg a day by mouth and 2 to 5 mg a day injected, which is 50 to 200 times the only documented daily human amount, and assigns the peptide to the testes as a matter of fact. Nothing on those pages appears in any published source. Cited only as evidence that such figures circulate; their schedules are not reproduced here. Not linked.

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Les vérifications de registres et les recherches bibliographiques menées pour cette page ont été effectuées le 17 septembre 2026. Pour une substance dont la réputation repose sur un organe qu’aucune expérience relue par des pairs n’a examiné, la date à laquelle ces recherches sont revenues vides fait partie du constat.

myPeptides Research & Editing. (2026). Testagen : ce que montrent les études, statut et sécurité. Version 1.0, 17 septembre 2026. Registre des peptides myPeptides. Consulté sur https://mypep.app/peptides/testagen

La façon dont les pages de ce registre sont établies et notées est décrite dans la méthodologie ; le registre complet se trouve dans les peptides.

VersionDateModification
1.02026-09-17Première publication

Dernière vérification : 17 septembre 2026. Prochaine révision : dès la parution d’une expérience relue par des pairs sur du tissu testiculaire, d’une étude enregistrée chez l’humain, d’une réplication indépendante, ou dès tout changement de classement antidopage.

Identifiants

IdentifiantValeur
CID PubChem123863700
InChIKeyHKEYFJLTNCUNAD-DCAQKATOSA-N
Formule bruteC17H29N5O9
Masse moléculaire447.44
SéquenceKEDG

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myPeptides Research & Editing (2026). Testagen : ce que montrent les études, statut et sécurité (Version 1.0). myPeptides. https://mypep.app/fr/peptides/testagen

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