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SLU-PP-332 et DMSO : une reconstitution documentée en photos

SLU-PP-332 et DMSO : une reconstitution documentée en photos

Le SLU-PP-332 ne se dissout pas dans l'eau bactériostatique, car c'est une petite molécule lipophile et non un peptide. Dans la reconstitution documentée ici, le solide est d'abord dissous dans un petit volume de diméthylsulfoxyde (DMSO). Cette solution de DMSO est ensuite versée lentement dans l'eau bactériostatique, jamais l'inverse. Photos et courtes vidéos montrent chaque étape, avec la chimie de la solubilité qui l'explique.

Pas un peptide, et tout part de là

Le nom circule dans le milieu des peptides, mais le SLU-PP-332 est une petite molécule de synthèse. La littérature préclinique la décrit comme un pan-agoniste des récepteurs apparentés aux œstrogènes (ERRα, ERRβ, ERRγ) et la classe parmi les composés outils de chimie médicinale ; aucune donnée humaine n'est publiée. Son identifiant renvoie à une série de laboratoire, pas à une séquence d'acides aminés.

Voilà pourquoi les réflexes acquis avec les peptides échouent. Un peptide lyophilisé forme un gâteau amorphe de chaînes latérales ionisables, avide d'eau. Un solide lipophile, lui, possède un réseau cristallin à briser et n'offre à l'eau rien autour de quoi s'organiser.

Le vieil adage « le semblable dissout le semblable » s'applique ici pleinement. Dissoudre une substance dans l'eau oblige à ouvrir le réseau de liaisons hydrogène de l'eau, puis à le reconstruire autour du soluté. Les solutés polaires ou ioniques règlent cette facture énergétique par des interactions charge-dipôle et des liaisons hydrogène ; une molécule apolaire n'a pas de quoi payer. Le pH n'offre aucun levier non plus : sans groupe ionisable, pas de point isoélectrique dont s'éloigner.

L'eau bactériostatique n'y change rien. Son alcool benzylique sert de conservateur à environ 0,9 %, très en dessous d'une concentration de cosolvant ; du point de vue du solvant, c'est de l'eau stérile. La patience et les ultrasons agissent sur la cinétique : agglomérats, couches limites, dissolution qui aurait abouti de toute façon. Ni l'une ni les autres ne déplacent la solubilité d'équilibre, et le voile qui reste après un passage au bain à ultrasons est une suspension qui se redépose.

Un flacon trouble contenant des particules non dissoutes à côté d'un flacon limpide

Pourquoi l'ordre compte

Le diméthylsulfoxyde est un solvant polaire aprotique. Il possède un fort moment dipolaire, un oxygène sulfinyle qui accepte particulièrement bien les liaisons hydrogène, et aucun hydrogène acide à céder. Il solvate donc à la fois les régions polaires et apolaires d'une même molécule, ce qui en fait le véhicule par défaut des composés peu solubles dans l'eau.

L'éthanol, le propylèneglycol et le polyéthylèneglycol 400 jouent le même rôle dans des médicaments injectables commercialisés : ils abaissent la constante diélectrique, si bien qu'un soluté apolaire y est moins mal accueilli. Les cyclodextrines aboutissent à un résultat voisin par une autre voie, en enfermant la partie apolaire de la molécule dans un complexe.

Une solution dans un cosolvant rend le problème dès que l'eau arrive. Le logarithme de la solubilité baisse à peu près en ligne droite à mesure que la fraction de cosolvant diminue : c'est le modèle classique de la cosolvance. Là où la quantité dissoute dépasse ce que le nouveau mélange peut retenir, le composé quitte la solution. Les formulateurs parlent de précipitation par déplacement de solvant.

Le même modèle explique pourquoi le sens du mélange décide de l'issue. Au point où le concentré rencontre l'eau pour la première fois, la composition locale est un instant bien plus pauvre en cosolvant que l'ensemble. La limite de solubilité y est donc franchie bien avant de l'être en moyenne.

Quand un petit volume de solution de DMSO coule lentement dans un volume d'eau plus grand, maintenu en mouvement, chaque poche de cette zone de contact reste petite et se dilue en quelques instants. Si l'on ajoute au contraire l'eau à la solution de DMSO, toute la solution parcourt pas à pas chaque composition intermédiaire, et le composé peut cristalliser en chemin. Une fois une phase cristalline formée, la redissolution est lente et souvent incomplète. C'est ce raisonnement qui fixe l'ordre des étapes 5 à 9 ci-dessous.

Schéma : la solubilité baisse de façon log-linéaire à mesure que la fraction d'eau augmente

Ce qu'il y avait sur la table

Matériel disposé sur un tapis sombre : deux seringues à insuline de 1 mL dans leur emballage, un flacon de DMSO de qualité Ph. Eur., un petit flacon de poudre blanche, un flacon en verre vide, un flacon d'eau bactériostatique encore sous emballage et deux tampons alcoolisés

La photo montre ce que l'auteur a utilisé pour cette reconstitution :

  • un flacon contenant 5 mg de SLU-PP-332 sous forme de poudre blanche,
  • un flacon en verre stérile vide de 3 mL,
  • 2,5 mL d'eau bactériostatique, dans son propre flacon,
  • 0,5 mL de DMSO de qualité Ph. Eur., prélevé dans une bouteille plus grande,
  • deux seringues à insuline de 1 mL à aiguille sertie,
  • des tampons alcoolisés.

Les volumes décrivent cette reconstitution précise et découlent de la taille des flacons disponibles. La concentration obtenue est simplement la masse contenue dans le flacon divisée par le volume final total, cosolvant compris, comme le détaille la suite.

La reconstitution documentée, étape par étape

Étape 1 : les capsules sont retirées

Trois flacons sur un tapis sombre, un grand contenant un liquide limpide, un petit vide et un petit contenant une poudre blanche, deux capsules en plastique de couleur posées devant eux

Les capsules amovibles en plastique de couleur ont été retirées du flacon de SLU-PP-332 et de celui d'eau bactériostatique ; le flacon vide était arrivé sans capsule. Les trois flacons laissaient alors voir leur bouchon en caoutchouc, maintenu par une bague métallique sertie.

Étape 2 : les bouchons sont désinfectés

Une main passe un tampon alcoolisé sur le bouchon en caoutchouc d'un flacon, deux autres flacons à côté

L'auteur a passé un tampon alcoolisé sur le bouchon de chacun des trois flacons. Les normes de technique aseptique, comme le chapitre général 797 de l'USP, considèrent la fermeture comme la surface critique avant chaque ponction. C'est aussi pour cette raison que l'auteur a de nouveau désinfecté un bouchon chaque fois qu'il avait été touché.

Étape 3 : 0,5 mL de DMSO sont prélevés

Une seringue à insuline tenue dans le goulot d'une bouteille de DMSO en verre brun posée sur un essuie-tout

Avec la première seringue à insuline de 1 mL, l'auteur a prélevé 0,5 mL de DMSO dans la bouteille. Seule l'aiguille plongeait dans le liquide, ni l'embout en plastique ni le corps de la seringue. Le DMSO attaque de nombreux plastiques et revêtements : moins il touche de plastique, moins il peut en dissoudre.

Gros plan sur la bouteille de DMSO, l'aiguille de la seringue plongeant dans le liquide par le goulot

La seringue contenait alors 0,5 mL de DMSO.

Étape 4 : le DMSO passe dans le flacon de SLU-PP-332

L'aiguille d'une seringue traverse le bouchon du flacon contenant la poudre blanche, flacon tenu couché

Les seringues en plastique portent un fin revêtement lubrifiant à l'intérieur du corps, que le DMSO peut en partie dissoudre. L'auteur a donc travaillé vite, sans se précipiter. Le DMSO a été transféré lentement dans le flacon de SLU-PP-332, que l'auteur faisait légèrement tourner pendant le transfert.

Le DMSO s'écoule dans le flacon de SLU-PP-332, que l'auteur fait tourner lentement.

L'auteur a ensuite continué à faire tourner le flacon pour accélérer la dissolution. Dans le DMSO pur, le solide se dissout sans difficulté : c'est à cette étape que le solvant fait l'essentiel du travail.

Étape 5 : l'eau bactériostatique passe dans le flacon vide

Un flacon d'eau bactériostatique tenu à l'envers au-dessus d'une seringue qui y prélève du liquide

Comme la solution de DMSO serait ensuite versée dans l'eau et non l'inverse, l'eau avait d'abord besoin de son propre flacon. Avec la seconde seringue, l'auteur a transféré l'eau bactériostatique de son flacon d'origine vers le flacon stérile vide.

Une seringue plantée dans le bouchon du flacon en verre vide, y transférant un liquide limpide

Quand un bouchon avait été touché entre-temps, l'auteur l'a désinfecté de nouveau. Avec des seringues de 1 mL, les 2,5 mL ont demandé trois transferts : deux seringues pleines de 1 mL et une de 0,5 mL.

Étape 6 : attendre que la solution soit limpide

Un petit flacon tenu par sa capsule entre deux doigts au-dessus d'un tapis sombre, le liquide limpide

L'auteur a attendu que le SLU-PP-332 soit entièrement dissous dans le DMSO et que la solution soit limpide comme de l'eau. Tant qu'elle ne l'était pas, le flacon a été remué par un mouvement circulaire, sans être secoué. Secouer introduit de l'air et de la mousse, et n'apporte rien de plus qu'un mouvement circulaire pour une petite molécule dans un bon solvant.

La solution de DMSO est remuée doucement en cercle jusqu'à ce qu'il ne reste plus de solide.

Deux petits flacons côte à côte, tous deux limpides : l'un rempli plus haut d'eau bactériostatique, l'autre ne contenant qu'un petit volume de solution de DMSO

Il en résultait deux flacons limpides : 2,5 mL d'eau bactériostatique d'un côté, 0,5 mL de DMSO contenant le SLU-PP-332 dissous de l'autre.

Étape 7 : la solution de DMSO est prélevée

Une seringue marquée à usage unique plantée dans le bouchon du petit flacon

L'auteur a piqué le bouchon du flacon de SLU-PP-332 avec la seconde seringue et a prélevé la solution.

Une seringue à insuline tenue aiguille vers le haut, remplie de liquide limpide jusqu'à la graduation 50 unités, quelques petites bulles d'air dans le corps

La seringue contenait alors les 0,5 mL de solution de DMSO, ce qui correspond à la graduation 50 unités d'une seringue à insuline U-100.

Étape 8 : la solution de DMSO s'écoule dans l'eau

La seringue remplie pointée vers le bas, son aiguille traversant le bouchon d'un flacon debout rempli de liquide limpide

L'auteur a piqué le bouchon du flacon d'eau bactériostatique.

L'aiguille d'une seringue entre en biais dans le bouchon du flacon d'eau, flacon couché

C'est l'étape que décrit le modèle de la cosolvance. L'auteur a laissé la solution de DMSO couler lentement le long de la paroi intérieure du verre jusque dans l'eau bactériostatique, au lieu de la projeter au milieu du liquide. En descendant le long de la paroi, la solution s'étale en un film mince qui se mélange progressivement.

La solution de DMSO coule lentement dans l'eau depuis une seringue tenue en biais. La séquence ne montre pas tout le transfert.

Pour le reste du transfert, comme le montrent les photos, l'auteur a tenu le flacon couché et l'a fait tourner, afin que la solution entrante ne stagne jamais dans une poche d'eau immobile. Sans ce mouvement, le SLU-PP-332 peut précipiter à la frontière entre les deux liquides, et le produit précipité ne peut pas être remis en solution de façon fiable.

La seringue encore dans le bouchon du flacon couché, le liquide limpide mais parcouru de stries visibles

Juste après, le liquide était limpide mais présentait des stries. Ces schlieren sont des zones d'indice de réfraction différent, où le liquide riche en DMSO et le liquide riche en eau ne se sont pas encore mélangés. Il ne s'agit pas de matière solide.

Des stries traversent le mélange, par ailleurs limpide, juste après le transfert.

Étape 9 : remuer jusqu'à disparition des stries

Le flacon tenu entre le pouce et l'index et incliné, le liquide limpide et homogène

L'auteur a remué le flacon en cercle et l'a fait tourner jusqu'à ce qu'il ne reste plus de stries et que le mélange paraisse homogène. Un liquide limpide et sans stries est le signe visible que le DMSO et l'eau se sont entièrement mélangés.

Le flacon est remué en cercle jusqu'à ce que les stries aient disparu.

Étape 10 : élimination

Une seringue à insuline usagée jetée dans l'ouverture d'un collecteur rouge pour objets piquants

Les deux seringues et les flacons vides sont partis dans un collecteur pour objets piquants et coupants. Un conteneur résistant à la perforation est la voie d'élimination habituelle des aiguilles : une aiguille usagée jetée avec les ordures ménagères met en danger la prochaine personne qui manipule le sac.

Stries, voile et dépôt

Avec un peptide, un trouble signale le plus souvent un échec. Dans un mélange cosolvant-eau proche de sa limite de solubilité, il peut aussi relever d'un phénomène de phase : diffusion de la lumière par de très petites particules, ou état sursaturé passager. Les trois choses visibles dans le flacon sont donc de nature différente :

  • Les stries relèvent du mélange dans un liquide par ailleurs limpide, et disparaissent quand on remue le flacon en cercle.
  • Le voile vient de la lumière diffusée par de très petites particules et indique que le composé atteint ou dépasse sa limite de solubilité dans ce mélange.
  • Un dépôt ou un solide qui flotte signifie que le composé est sorti de la solution ; la redissolution d'une phase cristallisée est lente et souvent incomplète.

La reconstitution décrite plus haut s'est arrêtée au premier cas, avec des stries qui ont disparu au mouvement. Un voile ou un dépôt aurait signifié que le déplacement de solvant avait pris de vitesse le mélange.

Ce que le froid fait au mélange

La température déplace la courbe de solubilité, car la solubilité de la plupart des solides organiques baisse quand un mélange refroidit. La congélation est plus brutale. Le DMSO pur se solidifie vers 18,5 °C, si bien qu'une solution dans le DMSO seul est solide au réfrigérateur.

Dans un mélange avec l'eau, la glace qui se forme concentre tout ce qui reste dans une phase liquide de plus en plus réduite. C'est pourquoi des cycles de congélation et de décongélation font précipiter ces mélanges pour de bon. Pour le produit reconstitué, la littérature sur la manipulation décrit une conservation au froid, à l'abri de la lumière et sans congélation. Un mélange devenu trouble au réfrigérateur est sorti de solution de la même façon qu'un mélange préparé dans le mauvais ordre.

Qualité du DMSO, stérilité et raisonnement de l'auteur

Le DMSO n'est pas un diluant inerte. Il traverse facilement la peau et les membranes en emportant avec lui les substances dissoutes, et sous forme concentrée il irrite les tissus qu'il touche ; c'est une des raisons pour lesquelles les formulations injectables limitent la part de cosolvant. Des monographies du diméthylsulfoxyde ont pu être trouvées aussi bien dans l'USP-NF que dans la Ph. Eur. Elles fixent des limites de pureté et de teneur en eau ; les qualités techniques échappent à ces monographies.

L'auteur n'a pas pu trouver de DMSO stérile en dehors d'un cadre pharmaceutique et a utilisé une qualité Ph. Eur. Un filtre seringue en PTFE aurait permis une filtration stérilisante, comme le décrit la page consacrée à la filtration. Le PTFE est la membrane prévue pour les solvants, alors que certaines membranes hydrophiles utilisées pour les solutions aqueuses, comme le polyéthersulfone, ne sont pas homologuées pour le DMSO pur. L'auteur n'avait pas de tel filtre sous la main.

Selon l'appréciation personnelle de l'auteur, cela suffisait dans ce cas précis : le DMSO possède lui-même des propriétés antiseptiques, et la solution est mélangée à de l'eau bactériostatique, qui contient un conservateur. C'est l'avis propre de l'auteur, consigné comme tel.

La position contraire s'appuie sur les normes elles-mêmes. Une qualité Ph. Eur. certifie la pureté, pas la stérilité. Un effet antiseptique réduit certaines populations microbiennes, mais ne constitue pas une étape de stérilisation validée, et il n'agit ni sur les spores ni sur les endotoxines. L'alcool benzylique de l'eau bactériostatique freine la multiplication des germes, sans stériliser pour autant.

Selon la norme pharmaceutique documentée, une solution devient stérile grâce à un filtre stérilisant de 0,2 à 0,22 µm ou à un procédé de stérilisation validé, et non grâce aux propriétés de ses ingrédients. Cette page rapporte les deux positions sans trancher entre elles.

Schéma de la méthode : le solide dissous dans un petit volume de cosolvant, puis cette solution ajoutée à un volume d'eau plus grand

Le calcul de la concentration

Le calcul qui suit ne dépend pas de la substance. La concentration est la masse contenue dans le flacon divisée par le volume final total, cosolvant compris : dans cette reconstitution, les 5 mg se répartissent dans 3 mL de mélange, et non dans les seuls 2,5 mL d'eau. Le volume qui contient une quantité donnée s'obtient en divisant cette quantité par la concentration. Le calculateur de reconstitution fait la conversion comme un convertisseur d'unités, et la page ce que veulent vraiment dire mg, mL et UI explique les unités.

Statut réglementaire

Le SLU-PP-332 n'est autorisé comme médicament ni aux États-Unis, ni dans l'Union européenne, ni en Australie, ni ailleurs, et aucune donnée clinique humaine de sécurité ou d'efficacité n'est publiée. C'est un composé de recherche, et la mention « réservé à la recherche » est une description commerciale, pas une catégorie réglementaire. Le statut légal varie d'un pays à l'autre : cette question a sa propre page.

Questions fréquentes

Le SLU-PP-332 est-il un peptide ?

Non. C'est une petite molécule de synthèse, décrite comme un pan-agoniste des récepteurs apparentés aux œstrogènes, et son identifiant vient d'une série de composés de laboratoire, pas d'une séquence d'acides aminés. Elle se comporte comme un solide organique peu soluble dans l'eau.

Peut-on dissoudre le SLU-PP-332 dans la seule eau bactériostatique ?

Pas dans une mesure utile. Le composé est en grande partie apolaire, l'eau n'a donc aucune interaction favorable à lui offrir, et l'alcool benzylique de l'eau bactériostatique est un conservateur dosé à environ 0,9 %, bien trop dilué pour servir de cosolvant. La patience ou un bain à ultrasons ne donnent qu'une suspension qui finit par se redéposer.

Pourquoi le SLU-PP-332 dissous dans le DMSO est-il versé dans l'eau, et pas l'inverse ?

Quand un petit volume de solution de DMSO entre dans un volume d'eau plus grand et en mouvement, seules de petites poches traversent les compositions intermédiaires, et elles sont diluées en quelques instants. Ajouter l'eau à la solution de DMSO fait au contraire passer toute la solution par une fraction de cosolvant qui baisse peu à peu, et partout où la quantité dissoute dépasse ce que ce mélange peut retenir, le composé précipite.

Le DMSO Ph. Eur. employé pour le SLU-PP-332 est-il stérile ?

Non. Une qualité pharmacopée comme Ph. Eur. fixe des limites de pureté, de substances apparentées et de teneur en eau ; elle ne dit rien de la stérilité, sauf si un produit est fabriqué à part et étiqueté comme stérile. La norme documentée pour rendre stérile une solution à base de solvant est la filtration sur une membrane de 0,22 µm compatible avec ce solvant, par exemple en PTFE.

Que signifient les stries dans le flacon de SLU-PP-332 ?

Les stries, qu'on appelle aussi schlieren, sont des zones d'indice de réfraction différent où la solution de DMSO et l'eau ne se sont pas encore mélangées. C'est un phénomène de mélange, pas un signe de précipitation, et elles disparaissent dès que le liquide, remué par rotation, a pris une composition homogène. Un trouble ou des particules visibles qui persistent sont une autre affaire : ils signalent du solide sorti de la solution.

Pourquoi le DMSO a-t-il été manipulé rapidement lors de la reconstitution du SLU-PP-332 ?

Le DMSO dissout bien de nombreux plastiques et peut attaquer le revêtement lubrifiant qui tapisse l'intérieur du corps d'une seringue en plastique. Plus le contact entre le DMSO pur et la seringue est court, moins il extrait de matière vers le liquide ; c'est pourquoi l'auteur a mené chaque transfert d'un geste vif, sans se précipiter.

Un bain à ultrasons change-t-il quelque chose pour le SLU-PP-332 ?

La sonication change la vitesse d'une dissolution, pas le fait qu'elle soit possible. Elle casse les agglomérats et renouvelle la couche de liquide autour de chaque particule, mais la solubilité d'équilibre reste là où elle était.

Le SLU-PP-332 est-il un médicament autorisé ?

Non. Il ne dispose d'aucune autorisation de mise sur le marché dans les grandes juridictions, et aucune donnée clinique humaine de sécurité ou d'efficacité n'est publiée. La mention « réservé à la recherche » n'apporte aucune garantie réglementaire d'identité, de pureté ou de stérilité.

Sources

  1. Billon C, Sitaula S, Banerjee S, et al. Synthetic ERRα/β/γ agonist induces an ERRα-dependent acute aerobic exercise response and enhances exercise capacity. ACS Chemical Biology 2023;18(4):756–771. doi:10.1021/acschembio.2c00720. Preclinical mouse data; no human data. PubMed 36988910
  2. Yalkowsky SH. Solubility and Solubilization in Aqueous Media. American Chemical Society / Oxford University Press, 1999. Log-linear cosolvency model.
  3. Strickley RG. Solubilizing excipients in oral and injectable formulations. Pharmaceutical Research 2004;21(2):201–230. PubMed 15032302
  4. USP-NF monograph "Dimethyl Sulfoxide"; European Pharmacopoeia monograph "Dimethyl sulfoxide" (Dimethylis sulfoxidum). Purity and water-content limits for pharmacopoeial grades.
  5. USP General Chapter 797, Pharmaceutical Compounding — Sterile Preparations. Aseptic technique and closure disinfection. usp.org
  6. U.S. Food and Drug Administration. Guidance for Industry: Sterile Drug Products Produced by Aseptic Processing — Current Good Manufacturing Practice. September 2004. Sterilising filters with a rated pore size of 0.2 µm or smaller; 0.22 and 0.2 µm treated as interchangeable nominal ratings. fda.gov

Information générale et neutre sur la chimie d'un composé de recherche et description d'une reconstitution documentée : ni avis médical, ni recommandation de dosage ou d'usage, ni invitation à se procurer quelque substance que ce soit. Le SLU-PP-332 ne dispose d'aucune autorisation de mise sur le marché, et la légalité de la détention et de l'usage dépend du droit de ton pays de résidence. Les questions de santé relèvent d'un médecin ou d'un pharmacien qualifié.

Dernière vérification : Septembre 2026

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