CJC-1295 DAC vs sans DAC : différences, études et sécurité
La réponse en bref
Le CJC-1295 DAC et le CJC-1295 sans DAC partagent le même noyau remanié, copié sur l'hormone qui fait libérer l'hormone de croissance. La forme DAC y ajoute un crochet qui s'accroche à une protéine du sang, si bien qu'elle dure des jours. Trois petites études humaines existent pour elle. Pour la forme sans DAC, aucune étude n'a pu être trouvée. Aucune des deux n'est autorisée, nulle part.
En un coup d'œil
Comment ils agissent
Les deux substances sont des copies, fabriquées en laboratoire, des 29 premiers maillons (les acides aminés) de l'hormone de libération de l'hormone de croissance. Ce signal venu du cerveau ordonne à l'hypophyse de libérer de l'hormone de croissance. Dans les deux, les quatre mêmes maillons ont été remplacés pour freiner les enzymes qui, sinon, couperaient la chaîne [1], [2], [3].
CJC-1295 DAC
- Il possède un 30e maillon, une lysine qui porte un petit groupe réactif appelé maléimide. Ce groupe forme le complexe d'affinité médicamenteuse (Drug Affinity Complex), ou DAC [1], [2].
- Dans le sang, le maléimide s'accroche définitivement à l'albumine, la protéine sanguine la plus abondante, sur un site appelé cystéine 34. L'entreprise a rapporté qu'au moins 90 % d'une dose injectée se fixe ainsi [4].
- Il se fixe sur le récepteur de l'hormone de libération, dans l'hypophyse. La glande libère alors de l'hormone de croissance, et le foie répond en fabriquant davantage du facteur de croissance IGF-1. Cela a été montré sur des cellules de rat en culture, chez le rat vivant, puis chez l'être humain [1], [4].
- Il ne peut pas remplacer l'hormone de croissance. Il se contente de demander à une hypophyse encore fonctionnelle de libérer ce qu'elle a mis en réserve [4], [5].
CJC-1295 sans DAC
- Il garde les mêmes 29 maillons avec les quatre mêmes remplacements, se termine par un simple amide et ne porte aucun crochet. Les vendeurs l'appellent Mod GRF 1-29 [3], [6].
- Ces remplacements visaient la durabilité plutôt que la puissance. Ils protègent la chaîne d'une enzyme du sang et suppriment un point qui se dégrade au stockage. Ils retirent aussi un maillon qui s'oxyde facilement [3], [7], [1].
- Il devrait se fixer sur le même récepteur, et donc faire monter l'hormone de croissance, puis l'IGF-1. Aucune étude de fixation n'a pu être trouvée pour cette molécule. Une revue de 2026 déduit donc l'effet d'une étude sur la séquence d'origine, non modifiée [6].
La cible est la même. La différence tient au crochet, et donc au temps que chaque molécule passe dans le sang. Ce sont deux composés chimiques distincts, avec 29 maillons contre 30 et 3 367,9 contre 3 647,2 g/mol. Chacun possède son propre numéro de registre [3], [2].
Chez l'adulte en bonne santé, la forme DAC avait une demi-vie de 5,8 à 8,1 jours après une dose. Elle restait mesurable 10 à 14 jours plus tard [4]. La demi-vie est le temps nécessaire pour que la moitié d'une dose quitte le sang.
Pour la forme sans DAC, aucune demi-vie mesurée chez l'être humain n'a pu être trouvée. Aucune source publiée n'a pu être trouvée non plus pour le chiffre d'environ 30 minutes, souvent cité [6]. Le repère humain le plus proche ne concerne qu'un des quatre remplacements. Chez dix hommes, ce seul échange a allongé la demi-vie de la séquence d'origine de 4,3 à 6,7 minutes [7].
Le nom ajoute à la confusion. Les articles scientifiques appellent CJC-1295 la forme à crochet. Or les produits vendus sous ce nom se sont révélés contenir la séquence de 29 maillons [1], [8], [9].
Ce que montrent les études
Aucune étude comparant directement le CJC-1295 DAC et le CJC-1295 sans DAC n'a pu être trouvée dans la littérature publiée examinée pour cette page.
Méthode de laboratoire uniquement Les deux formes ne se côtoient que dans les travaux des laboratoires antidopage. Une étude de 2021 a analysé la sermoréline, la tésamoréline et les deux formes du CJC-1295 dans l'urine, en les distinguant l'une de l'autre. Elle a identifié 19 produits de dégradation pour les tests de détection, mais n'a mesuré aucun effet sur le corps [10].
Suivent les études de chaque forme, prises séparément. Toutes les études humaines trouvées sous le nom de CJC-1295 ont utilisé la forme DAC [6], [11].
CJC-1295 DAC : hormone de croissance et IGF-1 après une dose
Phase 1 Quarante-deux adultes en bonne santé, âgés de 21 à 61 ans, ont participé : 35 sous produit actif et 7 sous injection factice, répartis sur quatre niveaux de dose. L'hormone de croissance a été multipliée par deux à dix pendant au moins 6 jours. L'IGF-1 a été multiplié par 1,5 à 3 pendant 9 à 11 jours [4].
CJC-1295 DAC : l'effet des doses répétées
Phase 1 Vingt-quatre adultes en bonne santé ont reçu deux ou trois injections, espacées d'une semaine ou de quinze jours, dans une étude de 49 jours. Les concentrations sanguines se sont accumulées : le pic qui a suivi l'injection du jour 14 dépassait le premier pic de 29 à 70 %. La demi-vie mesurée ici allait de 5,4 à 9,2 jours [4].
L'IGF-1 est resté au-dessus de sa valeur de départ jusqu'au jour 28 [4].
CJC-1295 DAC : les bouffées naturelles de l'hormone
Étude observationnelle Chez des hommes en bonne santé âgés de 20 à 40 ans, l'hormone de croissance a été mesurée toutes les 20 minutes pendant 12 heures de nuit, avant une injection unique puis une semaine plus tard. L'article n'indique pas combien d'hommes y ont participé [5].
Les bouffées ont gardé leur fréquence et leur hauteur, mais le plancher entre elles s'est relevé. Le niveau de base a été multiplié par 7,5 (P < 0,0001). La moyenne générale a augmenté de 46 % (P < 0,01), et l'IGF-1 de 45 % (P < 0,001) [5].
Les vendeurs affirment que l'absence de crochet préserve le rythme naturel de libération de l'hormone de croissance. La seule mesure trouvée va dans l'autre sens, puisque les bouffées ont survécu même sous la forme DAC, qui agit longtemps [6], [5].
CJC-1295 DAC : l'essai qui a été arrêté
Phase 2 (essai arrêté) Un essai devait mesurer un vrai critère de santé : la substance réduit-elle la graisse profonde du ventre chez des personnes vivant avec le VIH ? Il comparait une dose faible, une dose forte et une injection factice sur 12 semaines [11].
Le 13 juillet 2006, un participant d'un centre argentin a reçu sa onzième dose hebdomadaire. Environ deux heures plus tard, il a signalé une gêne dans la poitrine. Un électrocardiogramme a confirmé une crise cardiaque, et il est mort environ une heure après [12].
L'entreprise a arrêté l'essai et a déclaré le décès le 14 juillet 2006. Aucun résultat n'a été déposé dans le registre, et aucune publication n'a pu être trouvée. Le registre indique 120 participants, alors que le communiqué de l'entreprise en mentionne 192 [11], [12].
Que la substance y ait joué un rôle n'est ni prouvé ni exclu. L'entreprise a déclaré qu'aucune étude antérieure n'avait montré de signe de toxicité pour le cœur. Le médecin qui a pris en charge le patient jugeait qu'une maladie des artères du cœur passée inaperçue était l'explication la plus probable [12].
CJC-1295 DAC : résultats chez l'animal
Données animales Chez des souris élevées sans aucune hormone de libération propre, des injections quotidiennes ont ramené le poids et la longueur du corps à la normale en 5 semaines [13].
Données animales Chez des souris en bonne santé, 24 injections sur 8 semaines ont laissé l'hypophyse 47 % plus lourde que chez 15 animaux témoins (P ≤ 0,001). Sur des cellules d'hypophyse en culture, un marqueur des dégâts subis par le matériel génétique a augmenté. Aucune étude humaine ayant recherché l'un ou l'autre de ces effets n'a pu être trouvée [14].
CJC-1295 sans DAC : aucune étude retrouvée
Aucune donnée Aucune étude publiée sur cette forme n'a pu être trouvée, ni chez l'être humain, ni chez l'animal, ni sur cellules, et aucun essai enregistré n'a pu être trouvé non plus [6], [11]. Une revue de 2026 la range à son niveau de preuve le plus bas, le niveau D, défini par l'absence d'études humaines évaluées par des pairs [6].
Sur PubMed, une recherche sur CJC-1295 a renvoyé 33 références, dont aucune ne teste la forme sans DAC en tant que substance. La recherche sur Mod GRF 1-29 a renvoyé 0 référence [15].
CJC-1295 sans DAC : là où on le retrouve
La forme sans DAC apparaît dans des saisies plutôt que dans des études. Une préparation analysée pour la police norvégienne en 2009 contenait un peptide de 29 maillons terminé par un amide. C'est bien cette structure, et non la forme DAC [9].
Du matériel saisi par les douanes danoises contenait des versions du Mod GRF 1-29 dotées d'un maillon supplémentaire, apparemment conçues pour déjouer les tests de laboratoire [16].
Aucun des chiffres de la forme DAC ne se transpose à la forme sans DAC, car ils dépendent du crochet qui lui manque [6].
Doses utilisées dans les études
Les doses ci-dessous proviennent des essais cités et ne figurent ici qu'à titre d'information scientifique. Ce ne sont ni des recommandations ni des indications transposables à un usage personnel.
| Étude | Substance | Modèle | Dose | Voie | Durée | Réf. |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Teichman 2006, étude 1 | CJC-1295 DAC | 42 adultes en bonne santé, de 21 à 61 ans | 30, 60, 125, 250 µg/kg | Sous la peau | Dose unique, suivi de 28 jours | [4] |
| Teichman 2006, étude 2 | CJC-1295 DAC | 24 adultes en bonne santé | 20, 30, 60 µg/kg | Sous la peau | Deux ou trois doses, à une semaine ou quinze jours d'intervalle ; étude de 49 jours | [4] |
| Ionescu 2006, étude sur les bouffées | CJC-1295 DAC | Hommes en bonne santé de 20 à 40 ans, effectif non publié | 60 ou 90 µg/kg | Sous la peau | Dose unique, mesure une semaine plus tard | [5] |
| NCT00267527, phase 2 | CJC-1295 DAC | Adultes vivant avec le VIH et une graisse profonde du ventre | Non publiée, le registre ne dit que dose faible et dose forte | Non précisée dans le registre | Chaque semaine, 12 semaines, arrêt anticipé | [11], [12] |
| Alba 2006 | CJC-1295 DAC | Souris élevées sans hormone de libération propre, âgées d'une semaine | 2 µg par animal | Injection, voie non précisée | Toutes les 24, 48 ou 72 heures pendant 5 semaines | [13] |
| Ben-Shlomo 2020, animaux vivants | CJC-1295 DAC | Souris mâles de quatre mois, 16 traitées contre 15 témoins | 10 µg/kg | Sous la peau | Trois fois par semaine pendant 8 semaines, 24 injections | [14] |
| Ben-Shlomo 2020, cellules | CJC-1295 DAC | Cellules d'hypophyse de souris en culture | 10 ng/ml | Ajouté au milieu de culture | Une fois, 16 heures | [14] |
Pour le CJC-1295 sans DAC, aucune dose d'étude n'a pu être trouvée, si bien que le tableau ne comporte aucune ligne pour lui. La revue de 2026 n'a trouvé aucune voie d'administration rapportée non plus [6].
Sécurité
Les deux dossiers de sécurité diffèrent surtout par ce que l'on sait. Pour la forme DAC, deux études courtes ont compté les effets indésirables. Pour la forme sans DAC, aucune étude l'ayant administrée à des personnes sous observation n'a pu être trouvée. Aucun décompte des effets indésirables n'a donc pu être trouvé non plus [4], [6].
CJC-1295 DAC, d'après les études de phase précoce :
- Les effets indésirables étaient la règle. Dans l'étude à dose unique, 94 % des personnes sous produit actif en ont signalé au moins un, soit 33 sur 35. Sous injection factice, c'était 29 %, soit 2 sur 7 [4].
- Des réactions au point d'injection chez environ 70 % des participants. Elles étaient plus fortes et plus longues aux doses élevées, avec un durcissement de la peau pouvant durer jusqu'à 5 jours. Aucune ne dépassait 10 centimètres de diamètre, et toutes ont disparu d'elles-mêmes [4].
- Des maux de tête chez 63 %, contre 14 % sous injection factice. La diarrhée ou des selles molles ont touché 43 % des participants [4].
- Des bouffées de chaleur avec une brève baisse de la tension chez 30 %. Dans l'étude à doses répétées, elles suivaient étroitement la dose : elles ont touché 40 % des participants après la dose faible et 100 % après la dose forte [4].
- Des résultats rassurants, mais aux limites étroites. Les analyses de sang, le bilan du foie et l'électrocardiogramme n'ont montré aucun changement constant. Cela couvre au plus trois doses en 49 jours [4].
- Le décès dans l'essai arrêté. Un lien de cause à effet n'est ni démontré ni écarté. Le registre des essais ne mentionne aucune étude ultérieure [12], [11].
CJC-1295 sans DAC, d'après ce qui est documenté :
- Aucun profil d'effets indésirables n'a pu être trouvé. C'est une absence de données, pas un bilan de sécurité sans tache [6].
- Les effets de classe sont empruntés aux substances voisines. Les auteurs de revues citent une douleur au point d'injection, de brèves bouffées de chaleur, des nausées, des vertiges, des maux de tête, de rares réactions allergiques et une hausse passagère de la prolactine. Ces données viennent de la sermoréline et de la tésamoréline [6].
Les deux formes
- Le régulateur américain cite des effets indésirables graves pour le CJC-1295 : une accélération du rythme cardiaque et une dilatation des vaisseaux dans tout le corps. Il ne précise pas de quelle forme il s'agissait [17].
- Une inquiétude théorique pèse sur toute la classe. Dans les études de population, un taux d'IGF-1 plus élevé dans le sang va de pair avec le risque de cancer. Les auteurs de revues jugent cette inquiétude théorique et ne relèvent aucun signal clinique établi [6].
- La qualité des produits est un problème documenté. Une analyse a porté sur 6 441 échantillons de quatorze peptides de recherche, dont le CJC-1295. Le taux d'échec allait de 41,6 à 71,1 % selon la norme appliquée, et 15 % des échantillons contenaient une toxine bactérienne mesurable [18].
- Des produits saisis présentaient des structures modifiées, et une revue de 2026 note que ces produits sont souvent mal étiquetés ou contaminés [16], [19].
Aucun classement de sécurité n'est possible, car aucune étude comparant les deux formes n'a pu être trouvée.
Statut légal
Aucune des deux formes n'est autorisée comme médicament aux États-Unis, dans l'Union européenne, en Allemagne, au Royaume-Uni, au Canada ou en Suisse. Le régulateur américain range le CJC-1295 parmi les propositions retirées pour les préparations magistrales, et son évaluation des risques reste publiée [17]. L'Australie inscrit le CJC-1295 à son annexe 4 et en interdit la détention sans autorisation. Le texte utilise le numéro de registre de la forme sans DAC, et une rubrique générale couvre les hormones de libération en tant que groupe [20]. La section S2.2.4 de la liste des interdictions 2026 nomme le CJC-1295 sans distinguer les formes : les deux sont donc interdites dans le sport en permanence [21]. Le sujet est détaillé sur la page peptides interdits dans le sport. Les monographies reflètent la situation au 7 septembre 2026.
Les deux ensemble ?
Le répertoire des mélanges ne recense aucun produit qui associe le CJC-1295 DAC au CJC-1295 sans DAC. La forme DAC figure dans une seule entrée, un produit en deux parties avec l'ipamoréline. La forme sans DAC figure dans quatre entrées, dont « CJC-1295 (No DAC) + Ipamorelin » et des mélanges avec le GHRP-2 ou la tésamoréline.
Aucune de ces entrées ne décrit un produit autorisé. Aucune étude sur les deux formes administrées ensemble n'a pu être trouvée, ni dans les monographies CJC-1295 DAC et CJC-1295, ni dans leurs sources.
Pour les associations avec l'ipamoréline, aucune étude n'a pu être trouvée non plus. Pour la forme sans DAC, cette association apparaît dans des témoignages tirés de forums. Une revue de 2026 les qualifie de données de comportement, et non de recommandations cliniques. Aucune étude d'interaction, de devenir dans le corps ou de sécurité de ce couple n'a pu être trouvée [6].
Pour la forme DAC, les auteurs de revues n'ont trouvé qu'une expérience chez la souris, sur la fonte musculaire provoquée par les corticoïdes. Ils notent que la maladie visée, les quantités et la durée restent toutes inconnues [22].
Questions fréquentes
CJC-1295 avec DAC ou sans DAC : lequel des deux est le meilleur ?
Impossible de les classer, car aucune étude les comparant n'a pu être trouvée. Chez 42 adultes en bonne santé, une seule dose de la forme DAC a multiplié l'hormone de croissance par deux à dix pendant au moins 6 jours. Pour la forme sans DAC, aucune mesure d'aucune sorte n'a pu être trouvée, ni chez l'être humain, ni chez l'animal, ni sur cellules.
CJC-1295 DAC ou CJC-1295 sans DAC : lequel des deux est le plus sûr ?
Aucune étude comparant leur sécurité n'a pu être trouvée, si bien qu'aucun classement n'est possible. Dans l'étude à dose unique de la forme DAC, 94 % des personnes sous produit actif ont signalé au moins un effet indésirable, contre 29 % sous injection factice. Pour la forme sans DAC, aucun décompte des effets indésirables n'a pu être trouvé. C'est une absence de données, pas un bilan sans tache.
Quelle est la différence entre le CJC-1295 DAC et le CJC-1295 sans DAC ?
Les deux partagent le même noyau de 29 maillons, dont quatre ont été remplacés. La forme DAC y ajoute un 30e maillon, un crochet qui se fixe sur l'albumine, une protéine du sang, et la maintient en circulation pendant des jours. La forme sans DAC n'a pas de crochet et pèse 279,3 g/mol de moins. Toutes les études humaines publiées trouvées sous ce nom ont utilisé la forme DAC.
Que signifie DAC dans le nom CJC-1295 DAC ?
DAC est l'abréviation anglaise de Drug Affinity Complex, le complexe d'affinité médicamenteuse. C'est un petit groupe réactif, un maléimide, porté par le dernier maillon. Dans le sang, il s'accroche définitivement à l'albumine, et l'entreprise a rapporté qu'au moins 90 % d'une dose se fixe ainsi.
Le CJC-1295 sans DAC est-il la même chose que le Mod GRF 1-29 ?
Dans les boutiques, le plus souvent oui ; dans les revues scientifiques, le plus souvent non. Les produits vendus qu'ont analysés des laboratoires de police scientifique contenaient le peptide de 29 maillons sans DAC. Depuis 2005, la littérature scientifique réserve le nom de CJC-1295 à la forme à crochet. Tout chiffre cité doit donc être rapporté à la molécule qu'il décrit.
Combien de temps le CJC-1295 DAC et le CJC-1295 sans DAC restent-ils dans le corps ?
Chez l'adulte en bonne santé, la forme DAC avait une demi-vie de 5,8 à 8,1 jours et restait mesurable pendant 10 à 14 jours. Pour la forme sans DAC, aucune demi-vie mesurée chez l'être humain n'a pu être trouvée. Aucune source publiée n'a pu être trouvée pour le chiffre d'environ 30 minutes, pourtant souvent cité.
Pourquoi l'essai sur le CJC-1295 DAC a-t-il été arrêté ?
Un participant est mort d'une crise cardiaque en Argentine le 13 juillet 2006, environ deux heures après sa onzième dose hebdomadaire, et l'entreprise a interrompu l'essai. Le registre ne présente aucun résultat, et aucune publication de ces résultats n'a pu être trouvée. Que la substance y ait joué un rôle n'est ni prouvé ni exclu.
Peut-on prendre le CJC-1295 DAC et le CJC-1295 sans DAC ensemble ?
Aucune étude sur les deux formes administrées ensemble n'a pu être trouvée, si bien qu'on ne sait rien de l'effet ni de la sécurité d'une telle association. Le répertoire des mélanges ne recense aucun produit qui contienne les deux. Chaque forme n'apparaît que dans des produits distincts, et aucune étude de leurs associations avec l'ipamoréline n'a pu être trouvée non plus.
Le CJC-1295 DAC et le CJC-1295 sans DAC sont-ils interdits dans le sport ?
Oui, tous les deux et en permanence, en compétition comme en dehors. La section S2.2.4 de la liste des interdictions 2026 cite le CJC-1295 parmi les copies des hormones de libération, sans distinguer les deux formes. Il compte parmi les substances dites non spécifiées, la plus sévère des deux catégories.
Sources
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- Teichman SL, Neale A, Lawrence B, Gagnon C, Castaigne JP, Frohman LA (2006). Prolonged stimulation of growth hormone (GH) and insulin-like growth factor I secretion by CJC-1295, a long-acting analog of GH-releasing hormone, in healthy adults. Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism 91(3):799-805. PMID 16352683. DOI 10.1210/jc.2005-1536
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- Gajda PM, Holm NB, Hoej LJ, Rasmussen BS, Dalsgaard PW, Reitzel LA, Linnet K (2019). Glycine-modified growth hormone secretagogues identified in seized doping material. Drug Testing and Analysis 11(2):350-354. PMID 30136411. DOI 10.1002/dta.2489. Powders seized by Danish customs contained analogues of GHRP-2, GHRP-6, ipamorelin and "modified growth hormone releasing factor (modified GRF 1-29)", each carrying an additional glycine at the N-terminus. The authors call for detection methods to be adapted.
- FDA. Certain bulk drug substances for use in compounding that may present significant safety risks; page updated 22 April 2026; CJC-1295 listed in the table "Bulk drug substances nominated but withdrawn". Retrieved 7 September 2026. https://www.fda.gov/drugs/human-drug-compounding/certain-bulk-drug-substances-use-compounding-may-present-significant-safety-risks
- Mendias CL, Awan TM (2026). Evaluation of research grade peptides marketed directly to consumers reveals extensive variability in purity and measured abundance. Preprint. DOI 10.20944/preprints202604.1748.v1. 6,441 samples across fourteen substances including CJC-1295.
- Coutinho LFD, de Oliveira Neves LF, Camilo RP (2026). A new era of doping? Use of peptide and peptide-analog drugs in recreational and professional sport and bodybuilding: a critical review. Journal of Sports Medicine and Physical Fitness 66:880-885. PMID 41880199. DOI 10.23736/S0022-4707.26.17773-1. On product quality: "The largely unregulated supply chain exacerbates these dangers, as products are often mislabeled or contaminated."
- Therapeutic Goods (Poisons Standard—June 2026) Instrument 2026, F2026L00633, registered 28 May 2026, Australia. Schedule 4 carries the entry "CJC-1295 (CAS No. 863288-34-0)." and the index lists it under Schedule 4 and Appendix D, clause 5. Appendix D clause 5 is headed "Poisons for which possession without authority is illegal"; CJC-1295 is item 7, alongside BPC-157 (5), capromorelin (6), hexarelin (22), ibutamoren (23), ipamorelin (25) and pralmorelin (30). Items 18 and 21 of the same table cover growth hormone-releasing hormones and growth hormone secretagogues generally. Full text checked 7 September 2026. https://www.legislation.gov.au/F2026L00633
- World Anti-Doping Agency. The 2026 Prohibited List, in force from 1 January 2026, section S2.2.4: "Growth hormone releasing factors, including, but not limited to: growth hormone-releasing hormone (GHRH) and its analogues (e.g. CJC-1293, CJC-1295, sermorelin and tesamorelin) ...". Category S2, prohibited at all times, non-specified substance. The 2025 list carries identical wording and indexes both CJC-1293 and CJC-1295 by name. Full texts checked 7 September 2026. https://www.wada-ama.org/en/prohibited-list
- Mayfield CK, Bolia IK, Feingold CL, Lin EH, Liu JN, Rick Hatch GF, Gamradt SC, Weber AE (2026). Injectable peptide therapy: a primer for orthopaedic and sports medicine physicians. American Journal of Sports Medicine 54(1):223-229. PMID 41476424
