Tous les contenus sont fournis à titre d'information générale uniquement — ils ne constituent ni un avis médical, ni une recommandation de dose ou d'utilisation, ni une allégation d'efficacité. De nombreuses substances ne sont pas autorisées comme médicaments ou sont soumises à prescription ; la légalité de la détention et de l'usage dépend du droit de ton pays de résidence et relève de ta seule responsabilité. myPeptides ne vend ni ne fournit aucune substance — c'est un outil d'information et d'organisation. Pour toute question de santé, consulte un médecin ou un pharmacien agréé.

Hexaréline : ce que montrent les essais, statut et sécurité

Le statut en bref

MarchéStatutDate
États-UnisNon autorisé2026-09-10
Union européenneNon autorisé2026-09-10
AllemagneNon autorisé2026-09-10
Royaume-UniNon autorisé2026-09-10
AustralieSubstance classée2026-05-28
CanadaNon autorisé2026-09-10
SuisseNon autorisé2026-09-10
Stade de développement
Arrêté
Meilleur niveau de preuve
Essai randomisé de phase 1
Statut AMA
Interdit (S2.2.4, 2026)
Dernière vérification
2026-09-10
Version
1.0

Hexaréline : ce que montrent les essais, statut et sécurité

Résumé

L'hexaréline est un peptide de synthèse formé de six éléments de base. Elle se fixe sur le récepteur de la ghréline, l'hormone de la faim, et pousse ainsi l'hypophyse à libérer de l'hormone de croissance. Des chercheurs de Milan et d'Argenteuil l'ont décrite en 1994, et plus d'une centaine de publications l'ont ensuite testée chez l'être humain. Presque toutes ont donné une seule dose et mesuré un taux hormonal. Le seul essai qui a traité des adultes pendant quatre mois n'a trouvé aucun changement, ni sur le facteur de croissance IGF-I, ni sur la masse grasse, ni sur la masse maigre, ni sur l'os. Aucun pays ne l'a jamais autorisée, et la liste antidopage mondiale la cite nommément.

L'essentiel en un coup d'œil

  • Seize semaines de traitement n'ont rien changé de visible ni de perceptible. Chez 12 adultes âgés qui s'injectaient le produit deux fois par jour, le facteur de croissance IGF-I n'a pas bougé (p = 0,24), tout comme la masse grasse (p = 0,6), la masse maigre (p = 0,3) et la densité osseuse (p = 0,3) [1].
  • Ce peptide n'est pas sélectif, et ne l'a jamais été. Chez des adultes en bonne santé, la montée de l'ACTH, l'hormone qui commande le cortisol, a égalé celle que produit l'hCRH, l'hormone naturelle utilisée à l'hôpital pour tester les glandes surrénales [2]. La prolactine, elle, a plafonné à 180 pour cent au-dessus de sa valeur de départ [3].
  • La part qui atteint le sang dépend beaucoup de la voie employée. Sous la peau, 77,0 ± 10,5 pour cent ; par le nez, 4,8 ± 0,9 pour cent ; avalée, 0,3 ± 0,1 pour cent [4].
  • L'effet sur le cœur s'arrête là où la maladie est la plus grave. Dans la cardiomyopathie dilatée, la fraction de sang éjectée n'a pas bougé (16,7 ± 2,1 contre 17,7 ± 1,7 pour cent). Dans la cardiomyopathie ischémique, elle est passée de 22,6 ± 2,1 à 26,2 ± 2,5 pour cent (p < 0,05) [5].
  • Elle figure sur la liste antidopage sous ses deux noms. La section S2.2.4 de la Liste des interdictions 2026 écrit « examorelin (hexarelin) », interdite en permanence [6].
  • En Australie, la détenir sans autorisation est illégal. Le texte sur les poisons la range parmi les médicaments sur ordonnance, puis une seconde fois dans l'appendice qui porte cette règle [7].
  • Aucun essai enregistré, et bien plus d'une centaine de publications. ClinicalTrials.gov ne renvoie rien du tout [8], tandis qu'une recherche bibliographique renvoie 313 notices, dont 138 parues entre 1994 et 2000 [9].

Ce que c'est

L'hexaréline est un peptide de synthèse formé de six éléments de base. Ce n'est pas une hormone, et ce n'est pas non plus un morceau d'une protéine que le corps fabrique. Romano Deghenghi l'a décrite en 1994 avec des pharmacologues de l'université de Milan, et elle porte depuis deux codes de développement, EP-23905 et MF-6003 [10]. Elle n'a pas de nom commercial, puisqu'aucun pays n'a jamais autorisé de produit qui en contienne.

Elle a été obtenue à partir d'un peptide plus ancien, le GHRP-6, en modifiant un seul élément. Le tryptophane en deuxième position a été remplacé par une version portant un groupe méthyle, que les enzymes ont plus de mal à couper. Deghenghi a présenté cette modification comme l'étape qui a rendu les peptides de cette famille actifs par voie orale, même si l'absorption a rarement dépassé 1 pour cent de la dose administrée [11].

Faits en bref

ChampValeurRéf.
Nom génériqueExamoréline, le nom international officiel de la même substance[12]
Codes de développementEP-23905, MF-6003[12]
ClassePeptide libérateur d'hormone de croissance, agissant sur le récepteur de la ghréline[10], [11]
SéquenceHis-D-2-methyl-Trp-Ala-Trp-D-Phe-Lys-NH2[12]
StructureSix éléments de base, dont deux en image miroir et un absent des protéines ; la molécule est coiffée à une extrémité[11], [12]
Formule et masseC47H58N12O6, 887,0 g/mol[12]
Durée dans l'organisme humainJamais mesurée directement ; la montée d'hormone de croissance retombe avec une demi-vie d'environ 55 minutes[13]
Durée dans l'organisme animal120 minutes chez le chien, 75,9 ± 9,3 minutes chez le rat[14], [15]
StatutLes essais chez l'être humain se sont arrêtés après 2004, et elle n'est autorisée nulle part[8], [9]
Découverte parRomano Deghenghi, Europeptides, avec l'université de Milan[10], [11]
Numéro de registre CAS140703-51-1, base libre[12]
Identifiant PubChem6918297[12]
UNII09QF37C617[12]
DrugBankDB19510[16]
Entrée dans un ouvrage de référence officielAucune[12]

Hexaréline : ce que montrent les essais, statut et sécurité

Comment elle agit

L'hexaréline se fixe sur le récepteur de la ghréline, l'hormone de la faim, et presque tout ce qui suit découle de cette seule action [10].

  • L'hypophyse, mais en passant par l'hypothalamus. Le signal n'atteint pas l'hypophyse tout seul. Chez des patients dont la liaison entre l'hypothalamus et l'hypophyse avait été physiquement rompue, la réponse en hormone de croissance était absente ; là où le déficit n'avait pas de cause anatomique, elle était intacte [17].
  • L'axe du stress, par un autre messager. Chez 15 hommes en bonne santé, l'ajout de l'hormone naturelle CRH a amplifié la réponse de l'ACTH, de 3 444 ± 696 à 6 580 ± 1 572 ng/l × 125 min (p = 0,01), et celle du cortisol, de 45 844 ± 2 925 à 63 170 ± 2 616 nmol/l × 125 min (p = 0,001). La desmopressine, un médicament proche de la vasopressine, n'a modifié ni l'une ni l'autre (3 540 ± 852 ng/l × 125 min). Les auteurs en concluent que la vasopressine porte une partie du signal [18].
  • Une seconde cible, distincte, dans le cœur. Une protéine de liaison de 84 000 daltons a été extraite de membranes de cœur de rat, et sa séquence s'est révélée être le CD36 du rat. Chez des souris élevées sans CD36, le peptide ne resserrait plus les vaisseaux du cœur [19], [20].
  • Cette cible cardiaque n'est pas le récepteur de l'hypophyse. Deux autres libérateurs puissants d'hormone de croissance, le MK-0677 et l'EP 51389, n'ont pas délogé l'hexaréline de ces sites cardiaques et n'ont produit aucune réaction des vaisseaux [20].
  • Une protection qui pourrait se passer d'hormone de croissance. Chez des rats privés d'hypophyse, l'hexaréline a tout de même limité les dégâts causés par une interruption puis un rétablissement de la circulation, à peu près comme le faisait l'hormone de croissance. L'EP 51389, lui, n'a rien fait [21].
  • Un rôle dans le métabolisme des graisses. Dans des cellules graisseuses et chez la souris, l'activation du CD36 a mis en route des gènes liés aux mitochondries et à la combustion des graisses. L'effet disparaissait chez les souris sans CD36 [22].

Une distinction mérite d'être retenue. L'ipamoréline, de la même famille, a été présentée comme la première molécule sélective de ce groupe, parce que les hormones du stress restaient plates bien au-dessus de la dose efficace [23]. L'hexaréline ne se comporte pas ainsi, et cette différence traverse tout ce qui suit.

Ce que montrent les essais

La libération d'hormone de croissance

Phase 1 Douze hommes en bonne santé ont reçu 0,5 ; 1 et 2 microgrammes par kilogramme dans une veine, ainsi qu'une injection factice, sans savoir laquelle était laquelle. Les pics d'hormone de croissance ont atteint 3,9 ; 26,9 ; 52,3 et 55,0 ng/ml, environ 30 minutes après l'injection, avec un retour au niveau de départ en 240 minutes [13]. La moitié de l'effet maximal était déjà obtenue à 0,50 µg/kg, et la dose la plus forte frôlait le plafond.

La réponse dépend beaucoup de la personne. Chez 60 sujets, elle était la plus forte pendant la puberté, à 1 960,2 ± 283,5 µg·min/l, contre 769,5 ± 122,2 avant la puberté, 1 829,7 ± 243,1 chez le jeune adulte et 951,1 ± 232,9 au grand âge [24]. Une étude portant sur 96 enfants a retrouvé le même profil, 77,5 ± 8,5 contre 39,4 ± 4,4 µg/l (p < 0,001) [25].

La masse grasse compte elle aussi. Chez 21 adultes âgés, c'était même le facteur prédictif le plus fort : plus elle était importante, plus la réponse était faible (r = -0,72, p = 0,0001) [26].

Les voies d'administration

Phase 1 Douze volontaires ont reçu le peptide par les quatre voies au cours de la même étude. Par comparaison avec une injection dans une veine, il restait 77,0 ± 10,5 pour cent de l'effet après une injection sous la peau, 4,8 ± 0,9 pour cent par le nez et 0,3 ± 0,1 pour cent après ingestion [4]. Vingt microgrammes par kilogramme pulvérisés dans le nez équivalaient à 1 µg/kg dans une veine.

Ce qui reste de l'effet selon la voie d'administration
Sous la peau± 10,5
77%
Par le nez± 0,9
4.8%
Avalée± 0,1
0.3%

Part de l'effet conservée chez 12 volontaires en bonne santé, par rapport à une injection dans une veine. Il a fallu 20 à 40 mg par la bouche pour égaler 1 microgramme par kilogramme injecté dans une veine. Source [4].

Les hormones qui montent en même temps

Phase 1 Chez 12 adultes en bonne santé, l'ACTH est passée de 16,3 ± 7,2 à 32,4 ± 17,7 pg/ml (p < 0,005) et le cortisol de 110,0 ± 31,6 à 135,9 ± 51,0 µg/l (p < 0,01). Les deux réponses étaient comparables à celles de l'hCRH, l'hormone employée en clinique pour ce test précis, qui a fait passer l'ACTH de 17,1 ± 7,7 à 35,7 ± 13,2 pg/ml (p < 0,01) [2]. Dix-sept patients atteints du syndrome de Cushing ont été étudiés en parallèle, et le tableau s'est scindé selon la cause. Quand la cause siégeait dans l'hypophyse, l'hexaréline faisait monter l'ACTH environ sept fois plus que l'hCRH (p < 0,02) et le cortisol environ quatre fois plus (p < 0,05). Quand elle siégeait dans un adénome surrénalien ou dans une production d'ACTH ailleurs dans le corps, aucune des deux hormones ne bougeait [2].

Une étude de doses croissantes a précisé la forme du phénomène. La prolactine a plafonné à 180 pour cent au-dessus de sa valeur de départ, la moitié de l'effet étant atteinte à 0,39 ± 0,02 µg/kg. Le cortisol est monté par paliers, jusqu'à environ 40 pour cent au-dessus du départ dès que la dose dépassait 0,5 µg/kg [3]. Une comparaison directe avec le GHRP-2 a trouvé les deux peptides semblables sur chacune de ces mesures [27].

Seize semaines chez des adultes âgés

Phase 1/2 C'est l'étude la plus importante de toutes, et elle est négative. Douze adultes âgés en bonne santé se sont injecté 1,5 µg/kg sous la peau deux fois par jour pendant 16 semaines. La quantité d'hormone de croissance libérée est tombée de 19,1 ± 2,4 à 12,3 ± 2,4 µg/l·h à la semaine 4 (p < 0,05), puis à 10,5 ± 1,8 à la semaine 16 (p < 0,01), avant de remonter à 19,4 ± 3,7 quatre semaines après l'arrêt [1], [28].

Rien n'a bougé en aval. L'IGF-I et sa protéine porteuse IGFBP-3 sont restés inchangés (p = 0,24 et p = 0,74). La masse grasse, la masse maigre et la densité osseuse aussi (p = 0,6 ; p = 0,3 et p = 0,3). Un seul marqueur osseux a augmenté (p = 0,019) [1]. Les auteurs ont qualifié de minime l'effet obtenu sur l'axe de l'hormone de croissance.

Hormone de croissance libérée au fil de 16 semaines de traitement
Avant± 2,4
19.1µg/l·h
Semaine 1± 2,3
13.1µg/l·h
Semaine 4± 2,4, p < 0,05
12.3µg/l·h
Semaine 16± 1,8, p < 0,01
10.5µg/l·h
Semaine 20, hors traitement± 3,7
19.4µg/l·h

Douze adultes âgés en bonne santé, 1,5 microgramme par kilogramme sous la peau deux fois par jour. La réponse faiblit, puis remonte après l'arrêt. Sur ces mêmes 20 semaines, l'IGF-I, la masse grasse, la masse maigre et la densité osseuse n'ont pas changé. Source [1].

Des enfants de petite taille

Phase 2 Huit enfants âgés de 4 à 11,6 ans ont reçu 60 µg/kg pulvérisés dans le nez trois fois par jour, pendant huit mois au plus. L'IGF-I est passé de 10,4 ± 3,9 à 14,1 ± 4,6 nmol/l (p < 0,004) et la vitesse de croissance de 5,3 ± 0,8 à 8,3 ± 1,7 cm par an (p < 0,0001) [29]. Une étude parallèle portant sur sept enfants a trouvé un passage de 5,3 ± 0,9 à 7,4 ± 1,6 cm par an (p < 0,005) [30].

Aucune des deux études n'avait de groupe témoin, aucune n'a réparti les enfants au hasard, et aucune n'a suivi qui que ce soit jusqu'à la taille adulte. Sans groupe de comparaison, on ne peut pas distinguer un rattrapage de croissance du cours ordinaire des choses. Chez ces mêmes sept enfants, la réponse en hormone de croissance à une dose test par le nez est tombée de 70,6 ± 28,2 à 34,1 ± 15,7 mU/l en sept jours (p < 0,002), est restée proche de ce niveau à 37,5 ± 10,3 sur six mois (p < 0,03), puis est remontée à 42,1 ± 4,7 trois mois après la fin du traitement (p < 0,005) [30].

Le cœur

Phase 1/2 Chez sept hommes en bonne santé, une injection unique a fait passer de 64,0 ± 1,5 à 70,7 ± 3,0 pour cent la part de sang que le ventricule gauche éjecte à chaque battement (p < 0,03), avec un maximum à 30 minutes et un retour à la normale à 60 minutes. L'hormone de croissance donnée pour elle-même, dans la même étude et en faisant monter les taux sanguins tout aussi haut, n'a rien changé [31]. Chez sept hommes présentant un déficit en hormone de croissance, cette part est passée de 50 ± 1 à 57 ± 2 pour cent [32].

Phase 2 Vingt-quatre hommes atteints d'une maladie des artères du cœur ont été étudiés sous anesthésie, pendant un pontage. L'hexaréline a augmenté la part de sang éjectée, l'index cardiaque et le débit, de la 10e à la 90e minute (p < 0,001), et abaissé la pression capillaire pulmonaire (p < 0,01). L'hormone de croissance, l'hormone naturelle GHRH qui la libère et une injection factice n'ont rien produit de mesurable [33].

Le résultat cardiaque qui a échoué

Phase 2 Treize patients en insuffisance cardiaque sévère ont reçu une injection unique. Chez les cinq atteints de cardiomyopathie ischémique, la part de sang éjectée est passée de 22,6 ± 2,1 à 26,2 ± 2,5 pour cent (p < 0,05). Chez les huit atteints de cardiomyopathie dilatée, le groupe aux cœurs les plus faibles, elle n'a pas bougé du tout : 16,7 ± 2,1 contre 17,7 ± 1,7 pour cent [5]. L'hormone de croissance, elle, est montée de la même façon dans les deux groupes.

Une étude antérieure portant sur 12 patients atteints de cardiomyopathie dilatée sévère avait constaté la même absence d'effet [34]. L'effet cardiaque et la montée d'hormone de croissance se dissocient dans les deux sens, et l'effet fait défaut chez les patients qui en auraient le plus besoin.

Le sommeil

Phase 1 Sept jeunes volontaires ont reçu quatre injections de 50 microgrammes réparties dans la soirée. Le sommeil de stade quatre a nettement diminué en première partie de nuit, tout comme la puissance des ondes lentes mesurée sur la nuit entière. L'hormone de croissance et la prolactine ont monté toute la nuit, l'ACTH et le cortisol en première partie de nuit [35]. C'est l'inverse de ce que font la ghréline et le GHRH.

Comme test hospitalier

Phase 2 C'est le seul usage pour lequel l'hexaréline a été sérieusement développée, et même là elle n'a jamais été autorisée. Chez 19 patients, les pics d'hormone de croissance étaient plus élevés qu'après une baisse du sucre sanguin provoquée par l'insuline (67,1 ± 16 contre 26,9 ± 6,8 mU/l, p < 0,001), tandis que les pics de cortisol étaient plus bas (420 ± 34 contre 605 ± 50 nmol/l, p < 0,001) [36]. Comme test des réserves surrénaliennes, les auteurs l'ont écartée.

Une faible dose associée au GHRH a séparé les patients sans ambiguïté : 83,6 ± 4,5 µg/l chez des adultes en bonne santé contre 2,6 ± 0,7 µg/l chez des adultes présentant un déficit en hormone de croissance [37].

Ce que l'on ignore encore

  • Le moindre résultat clinique. Aucun essai tiré au sort n'a mesuré la survie, les symptômes, la force ou la qualité de vie, dans quelque maladie que ce soit [8], [9].
  • Tout ce qui dépasse 16 semaines. C'est la durée la plus longue jamais atteinte, dans toutes les populations confondues [1].
  • L'usage par des adultes en bonne santé pour le muscle ou la graisse. La seule étude adulte de plusieurs mois a mesuré la composition du corps et n'a trouvé aucun changement [1].
  • La grossesse, l'allaitement et la fertilité. Aucune donnée d'aucune sorte.
  • Le risque de cancer, les dommages génétiques et les réactions immunitaires. Aucun programme réglementaire d'essais n'a jamais été mené, donc rien de tout cela n'est documenté publiquement.

Effets indésirables et sécurité

Aucune autorité n'a jamais mis en balance les bénéfices et les risques, puisqu'aucun dossier n'a jamais été déposé. Tout ce qui suit provient de petites études des années 1990 menées par des chercheurs eux-mêmes, qui ne recueillaient pas les effets indésirables de façon structurée. Les mentions de bonne tolérance doivent se lire à cette lumière.

Voici ce qui a été mesuré chez l'être humain.

  • Cortisol en hausse d'environ 40 pour cent au-dessus du départ dès que la dose dépassait 0,5 µg/kg, et de 110,0 ± 31,6 à 135,9 ± 51,0 µg/l à 2 µg/kg [2], [3].
  • ACTH grossièrement doublée, de 16,3 ± 7,2 à 32,4 ± 17,7 pg/ml (p < 0,005). Quand le syndrome de Cushing prend naissance dans l'hypophyse, la montée est environ sept fois plus forte que celle que produit l'hCRH ; la réaction n'est donc pas prévisible lorsque l'axe surrénalien est malade [2].
  • Prolactine en hausse de 180 pour cent, de façon régulière dans toutes les tranches d'âge testées [3], [24].
  • Moins de sommeil profond, chez sept jeunes volontaires ayant reçu quatre injections le soir [35].
  • Une réponse qui faiblit avec le temps, retombée à 55 pour cent environ après 16 semaines, avec un retour au point de départ quatre semaines après l'arrêt [1], [30].
  • Une brève baisse de la TSH, le signal qui commande la thyroïde, chez des enfants : de 1,0 ± 0,26 à 0,64 ± 0,2 mU/l par le nez (p < 0,005) et de 1,0 ± 0,3 à 0,7 ± 0,3 mU/l dans une veine (p < 0,05), la T4 libre et la T3 restant inchangées et toutes les valeurs demeurant dans la normale [38].
  • Aucune plainte immédiate rapportée dans plusieurs études menées chez des enfants et des adultes âgés, dont aucune n'utilisait de questionnaire structuré [39], [40].

Deux autres risques tiennent à toute la famille de peptides plutôt qu'à l'hexaréline elle-même. Une revue des libérateurs d'hormone de croissance désigne la hausse du sucre sanguin, par baisse de la sensibilité à l'insuline, comme la principale réserve quant à la sécurité de cette classe [41]. Chez des rats obèses traités pendant 30 jours, l'insuline et le sucre sanguin ont tous deux augmenté [42].

L'appétit est le second point. Chez 15 hommes en bonne santé, une échelle d'évaluation a montré une légère hausse immédiate [18], et chez le chien comme chez le rat l'effet est net et suit la dose [43], [44].

Certaines précautions découlent directement des études, et non d'une notice, puisqu'il n'en existe aucune. Quand le syndrome de Cushing prend naissance dans l'hypophyse, la réponse de l'ACTH et du cortisol s'emballe ; quand il vient d'un adénome surrénalien ou d'une production d'ACTH ailleurs dans le corps, elle disparaît complètement [2]. Quand l'hypothalamus et l'hypophyse ont été physiquement séparés, il n'y a aucune réponse en hormone de croissance [17]. En cas d'obésité, la réponse est émoussée [26].

Un résultat animal cadre mal avec les données cardiaques humaines et n'a jamais été tiré au clair. Sur des cœurs de rat isolés, l'hexaréline resserrait les vaisseaux du cœur à mesure que la dose montait. Les auteurs se demandaient ouvertement si le CD36 pouvait porter le spasme coronaire observé dans l'athérosclérose [19], [20]. Personne n'a examiné cette question chez l'être humain.

Le dossier comporte aussi un avertissement sur ce qui se vend. Le 8 décembre 2025, la FDA a mis en cause une entreprise américaine de matières premières au sujet de sa déclaration officielle pour « Hexarelin Acetate » (NDC 71052-621). Le document sous-jacent nommait un autre principe actif, un peptide portant le code B27PD, et l'agence a classé le produit comme faussement étiqueté [45].

Doses utilisées dans les essais

Les doses ci-dessous proviennent des essais cités et ne figurent ici qu'à titre d'information scientifique. Ce ne sont ni des recommandations ni des indications transposables à un usage personnel. La plupart des lignes qui concernent l'être humain correspondent à une dose test unique, donnée à l'hôpital sous surveillance, et les doses animales ne se transposent pas à l'être humain.

ÉtudeModèleDoseVoieFréquenceDuréeRéf.
Imbimbo 1994, doses croissantes12 hommes en bonne santé0,5 ; 1 et 2 µg/kg, plus injection facticeDans une veineUne fois par palierUne fois[13]
Ghigo 1994, quatre voies12 volontaires en bonne santé1 et 2 µg/kg ; 1,5 et 3 µg/kg ; 20 µg/kg ; 20 et 40 mgVeine, peau, nez, boucheUne fois par voieUne fois[4]
Massoud 1996, doses croissantesHommes adultes en bonne santé0 à 1,0 µg/kg ; 0,125 µg/kg avec GHRHDans une veineUne foisUne fois[3]
Arvat 1997, comparaison des âges60 personnes, de l'enfance au grand âge1,0 et 2,0 µg/kgDans une veineUne foisUne fois[24], [27]
Loche 1995, enfants45 de petite taille, 10 obèses, 5 avec lésion hypophysaire2 µg/kgDans une veineUne foisUne fois[40]
Bellone 1995, avant et pendant la puberté96 enfants, de 4,1 à 17,4 ans1,0 et 2,0 µg/kg ; 10 mg par la boucheVeine, boucheUne foisUne fois[25]
Laron 1994, nez contre veine10 enfants, 2 adultes1 µg/kg ; 20 µg/kgVeine, nezUne fois par testUne fois[38]
Laron 1995, traitement prolongé8 enfants de petite taille, de 4 à 11,6 ans60 µg/kgDans le nezTrois fois par jourJusqu'à 8 mois[29]
Klinger 1996, réponse qui faiblit7 enfants de petite taille60 µg/kg ; doses tests de 20 µg/kg et 1 µg/kgNez, et veine pour les testsTrois fois par jour6 à 10 mois[30]
Rahim 1998, 16 semaines12 adultes âgés en bonne santé1,5 µg/kgSous la peauDeux fois par jour16 semaines, suivi jusqu'à la semaine 20[1], [46]
Maccario 2002, profil sur 24 heures6 jeunes hommes1,5 µg/kg ; dose test de 1 µg/kgSous la peauDeux ou trois fois par jour24 heures[47]
Ghigo 1996, cures brèves au grand âge7 adultes âgés ; 7 femmes âgées1,25 mg dans le nez ; 20 mg par la boucheNez, boucheTrois fois par jour8 jours ; 15 jours[39]
Frieboes 2004, sommeil7 jeunes volontaires4 × 50 µg, soit 200 µg au totalDans une veineToutes les heures à partir de 22:00Une nuit[35]
Gasperi 1999, test diagnostique25 à 33 adultes en bonne santé, 19 avec déficit0,25 µg/kg avec 1 µg/kg de GHRHDans une veineUne foisUne fois[37]
Jenkins 1999, patients dialysés18 sous dialyse, 6 en bonne santé1 et 2 µg/kgDans une veineUne foisUne fois[48]
Roumi 1995, devenir du produit chez le chienChiens1 µg/kg ; 1, 10, 100 µg/kgVeine, peauUne foisUne fois[15]
Roumi 2000, devenir du produit chez le ratRats mâles5 µg/kg ; 5, 10, 50 µg/kgVeine, peauUne foisUne fois[14]
Locatelli 1999, rat privé d'hypophyseRats80 µg/kgSous la peauChaque jour7 jours[21]
Tivesten 2000, rat après infarctusRats10 ou 100 µg/kg par jourSous la peauDeux fois par jour2 semaines[49]
Cella 1996, chiens âgés6 vieux beagles500 µg/kg par jourSous la peauChaque jour16 semaines en trois blocs[50]
De Gennaro-Colonna 2000, rats obèsesRats obèses et rats minces80 µg/kgSous la peauDeux fois par jour30 jours[42]
Zhang 2018, rats diabétiquesRats diabétiques100 µg/kgSous la peauChaque jour2 semaines[51]

Une revue de 2026 a mis ces doses d'étude en regard de ce qui circule sur les forums de musculation : 100 à 200 microgrammes sous la peau, une ou deux fois par jour, pendant 8 à 12 semaines. Ses auteurs décrivent cette pratique comme non encadrée et reprise de sites commerciaux, et non comme une indication à suivre [52]. Cette pratique s'étend sur des mois, là où les études ne duraient qu'une seule journée.

Développement et statut d'autorisation

De la première description à une interdiction nommée

  1. 1994Première description à Milan et ArgenteuilObtenue à partir du GHRP-6 en modifiant un seul élément, réf. [10]
  2. 1994Premiers essais humains, doses croissantes et quatre voies12 hommes en bonne santé dans chaque essai, réf. [4], [13]
  3. 1995 à 1996Enfants de petite taille traités par voie nasaleLa croissance accélère, puis la réponse faiblit en 7 jours, réf. [29], [30]
  4. 1998Seize semaines chez des adultes âgés ne changent rien en avalIGF-I, masse grasse, masse maigre et densité osseuse inchangées, réf. [1]
  5. 1999 à 2002Les essais cardiaques trouvent un effet qui dure environ une heureEffet absent avec la seule hormone de croissance, réf. [31], [33]
  6. 2002Effet nul dans la cardiomyopathie dilatéeLa part de sang éjectée passe de 16,7 à 17,7 pour cent, écart non significatif, réf. [5]
  7. 2004Dernière étude humaine publiée, sur le sommeilLes travaux cliniques cessent ici, réf. [9], [35]
  8. 2025Lettre de la FDA au sujet du produit Hexarelin Acetate, le 8 décembreLe dossier nommait un autre principe actif, réf. [45]
  9. 2026Citée sur la liste antidopage et dans le texte australien sur les poisonsInterdite en permanence, détention sans autorisation illégale, réf. [6], [7]
  • 1994 — la première description paraît dans Life Sciences, signée par Europeptides et l'université de Milan [10].
  • 1994 à 1996 — le programme humain avance vite : doses croissantes, quatre voies, enfants avant et pendant la puberté, adultes âgés [4], [13], [25], [39].
  • 1998 — la seule étude adulte de plusieurs mois ne rapporte aucun changement, ni sur l'IGF-I ni sur la composition du corps [1].
  • 1999 à 2002 — les études cardiaques trouvent un effet d'environ une heure, puis échouent dans le groupe le plus malade [5], [31], [33].
  • 2004 — la dernière étude humaine paraît, et la substance disparaît de la recherche clinique [9], [35].
  • 2026 — elle est citée nommément sur la liste antidopage, dans la loi antidopage allemande et dans le texte australien sur les poisons [6], [7], [53].

Aucune des sources lues pour cette page ne dit pourquoi le programme s'est arrêté. Quatre constats s'opposaient à un développement plus poussé : l'absence de sélectivité, la réponse qui faiblit, l'IGF-I qui ne monte pas sur quatre mois et une absorption orale de 0,3 pour cent [1], [2], [4], [11]. Rien ne dit lequel a emporté la décision, et cette page ne l'affirme pas.

MarchéStatutRemarqueRéf.
États-UnisNon autoriséeAucune notice ; absente des deux listes de préparation en pharmacie[54], [55], [56]
Union européenneNon autoriséeRecherche dans le registre bloquée ; aucune autorisation connue[52], [57]
AllemagneNon autoriséeCitée dans l'annexe antidopage[53]
Royaume-UniNon autoriséeLa recherche dans le registre n'a renvoyé aucune page exploitable[58]
AustralieSur ordonnance uniquementLa détenir sans autorisation est illégal[7]
CanadaNon autoriséeAucune entrée dans la base de données[59]
RussieInconnuLe registre n'a rien renvoyé, pas même pour la requête de contrôle[60]

Toutes les requêtes derrière ce tableau ont été lancées le 10 septembre 2026, et trois lignes appellent une réserve. Les registres européen, britannique et russe n'ont pas pu être interrogés correctement ce jour-là [57], [58], [60]. Ces lignes reposent donc sur un argument plus faible : aucun nom commercial d'hexaréline n'apparaît nulle part dans la littérature depuis 1994.

La ligne américaine appelle une réserve d'un autre ordre. L'hexaréline ne figure ni parmi les substances proposées pour la préparation en pharmacie, ni parmi celles signalées comme risque de sécurité possible [55], [56]. L'ipamoréline, elle, apparaît dix fois sur la seconde page, ce qui montre que la recherche fonctionne. Cette absence signifie qu'aucune décision n'a été prise, et non que quelqu'un l'a jugée sûre.

L'Australie fait exception. Le texte sur les poisons de juin 2026 inscrit HEXARELIN à l'annexe 4 (Schedule 4), puis une seconde fois au point 22 du tableau de l'appendice D (Appendix D), clause 5 [7]. Cette clause est coiffée de la règle selon laquelle détenir ces substances sans autorisation est illégal, et l'article 64(4) du texte le dit directement.

Antidopage

L'hexaréline est interdite dans le sport en permanence, en compétition comme en dehors, et elle compte parmi les substances dites non spécifiées, la catégorie la plus sévère des deux. Elle est inscrite nommément sur la liste, et non rattachée à une clause générale.

La section S2.2.4 de la Liste des interdictions 2026 énonce : « GH-releasing peptides (GHRPs) e.g. alexamorelin, examorelin (hexarelin), GHRP-1, GHRP-2 (pralmorelin), GHRP-3, GHRP-4, GHRP-5 and GHRP-6 » [6], c'est-à-dire les peptides libérateurs d'hormone de croissance, parmi lesquels l'alexamoréline, l'examoréline (hexaréline), le GHRP-1, le GHRP-2 (pralmoréline), le GHRP-3, le GHRP-4, le GHRP-5 et le GHRP-6. Les deux noms apparaissent ensemble, ce qui compte, car ne chercher que l'un des deux peut ne rien donner. L'Allemagne la cite dans l'annexe à sa loi antidopage, aux côtés du GHRP-2 et du GHRP-6 [53].

Le dépistage, lui, est bien établi. Des méthodes validées de spectrométrie de masse détectent le peptide et ses fragments dans l'urine, avec des limites de détection de 0,2 à 1 ng/ml [61]. Dans une étude d'élimination après administration par le nez, un fragment restait détectable une fois la molécule entière disparue [62]. Le tableau d'ensemble pour cette famille figure sur la page peptides interdits dans le sport.

Comparaison avec des peptides voisins

PeptideClasseAutorisationAntidopageConstat distinctif
HexarélinePeptide libérateur d'hormone de croissanceAucune, nulle partCitée, S2.2.4 [6]Fait monter l'ACTH aussi fortement que l'hCRH [2]
IpamorélineSécrétagogue de l'hormone de croissanceAucune, nulle partCitée, S2.2.4 [6]Chez le porc, les hormones du stress sont restées plates à plus de 200 fois la dose efficace [23]
GHRP-2 et GHRP-6Peptides libérateurs d'hormone de croissanceAucune, nulle partCités, S2.2.4 [6]Le GHRP-2 a égalé l'hexaréline sur chaque hormone mesurée chez l'être humain [27] ; le GHRP-6 ne diffère que par un élément de base [10]
Ibutamoren (MK-677)Pas un peptide, même récepteurAucune dans la base de la FDA [63]Cité, S2.2.4 [6]N'a pas délogé l'hexaréline des sites de liaison du cœur de rat [20]
TésamorélineCopie de l'hormone naturelle GHRHAutorisée, licence BLA 022505 [63]Citée, S2.2.4 [6]Le seul médicament autorisé de ce tableau
CJC-1295Copie de l'hormone naturelle GHRHAucune dans la base de la FDA [63]Cité, S2.2.4 [6]La liste antidopage le range avec les analogues du GHRH, et non avec les peptides du récepteur de la ghréline [6]

Deux lignes de partage traversent ce tableau. La première sépare les peptides qui copient l'hormone naturelle GHRH de ceux qui agissent sur le récepteur de la ghréline. L'hexaréline a libéré environ deux fois plus d'hormone de croissance que le GHRH, 3 175 ± 506 contre 1 544 ± 161 µg·min/l (p < 0,001) [4].

La seconde traverse le groupe de la ghréline lui-même, et elle porte sur la sélectivité. L'ipamoréline a été conçue pour laisser les hormones du stress tranquilles [23] ; l'hexaréline fait exactement l'inverse, par construction et par mesure [2], [3]. Les tenir pour interchangeables revient à passer à côté du constat le plus solide de toute cette littérature.

Idées reçues

  • « L'hexaréline et le GHRP-6, c'est au fond la même chose. » Les deux ne diffèrent que par une seule position, et cette position résume à elle seule toute l'étape de développement. Un groupe méthyle sur le tryptophane rend la molécule plus difficile à couper pour les enzymes. Chez le rat, les deux étaient aussi puissantes dans une veine, tandis que sous la peau l'hexaréline durait plus longtemps [10], [11].
  • « L'hexaréline et l'ipamoréline sont des peptides de croissance interchangeables. » Chez le porc, l'ipamoréline a laissé l'ACTH et le cortisol intacts à plus de 200 fois sa dose efficace [23]. L'hexaréline, elle, fait monter la prolactine, l'ACTH et le cortisol chez l'être humain, en proportion de la dose [2], [3].
  • « Son effet protecteur sur le cœur humain est prouvé. » Ce qui est prouvé, c'est qu'une injection augmente une mesure de pompage pendant une heure environ [31], [33]. Aucune étude n'a jamais mesuré un résultat clinique, et dans la cardiomyopathie dilatée la mesure elle-même n'a pas bougé [5]. Les données de protection viennent du rat et de la souris [21].
  • « L'examoréline est une autre substance, voisine. » C'est la même substance sous son nom générique officiel. Une seule fiche de base de données couvre les deux, et la liste antidopage les fait figurer ensemble, sous la forme « examorelin (hexarelin) » [6], [12].
  • « Sans essai enregistré, elle n'a jamais été correctement étudiée chez l'être humain. » C'est l'inverse. Le registre ne contient rien parce que les études sont antérieures aux règles d'enregistrement [8], et la littérature compte 313 notices [9]. La critique valable porte sur la forme de ces études, pas sur leur nombre : dose unique, taux hormonaux, peu de groupes témoins.
  • « L'effet s'émousse, il suffit donc de faire des pauses. » L'émoussement est réel, partiel et réversible [1], [30]. Mais dans l'étude adulte de quatre mois, la réponse restante n'a tout de même produit aucun changement sur l'IGF-I, la masse grasse, la masse maigre ou l'os [1]. Placer les pauses autrement ne change rien à ce résultat.
  • « Les études chez l'enfant montrent qu'elle construit du muscle chez l'adulte. » Ces études portaient sur huit et sept enfants de petite taille, sans groupe témoin et avec moins d'un an de suivi [29], [30]. La seule étude adulte de plusieurs mois a mesuré directement la composition du corps et n'a rien trouvé [1].
  • « Ce qui se vend comme de l'hexaréline en est. » Personne n'a publié d'analyse de matériel du marché gris. Des peptides de cette classe se retrouvent bel et bien dans des produits vendus comme compléments alimentaires, où environ 50 microgrammes de GHRP-2 par comprimé ont été mesurés une fois [64].

Questions fréquentes

L'hexaréline est-elle autorisée quelque part ?

Non. Aucun pays ne l'a autorisée comme médicament, pour aucune maladie. Elle porte un nom générique officiel, l'examoréline, et elle n'a jamais eu de nom commercial, puisqu'aucun produit qui en contient n'a jamais été autorisé. Les registres consultés pour cette page ont été interrogés le 10 septembre 2026.

Qu'est-ce que l'hexaréline ?

C'est un peptide de synthèse formé de six éléments de base, que l'on écrit His-D-2-methyl-Trp-Ala-Trp-D-Phe-Lys-NH2. Elle active le récepteur de la ghréline, l'hormone qui donne faim, et déclenche ainsi une bouffée d'hormone de croissance. Elle a été obtenue à partir d'un peptide plus ancien, le GHRP-6, en modifiant un seul élément.

L'hexaréline a-t-elle fonctionné dans les essais ?

Elle libère de l'hormone de croissance de façon fiable, et c'est le résultat qui tient. Ce qu'elle n'a pas fait, c'est modifier quoi que ce soit en aval. Sur 16 semaines, chez 12 adultes âgés, le facteur de croissance IGF-I n'a pas bougé (p = 0,24), pas plus que la masse grasse (p = 0,6), la masse maigre (p = 0,3) ou la densité osseuse (p = 0,3).

L'hexaréline fait-elle monter le cortisol et la prolactine ?

Oui, et c'est même sa caractéristique la plus constante. Chez des adultes en bonne santé, la montée de l'ACTH, l'hormone qui commande le cortisol, a égalé celle que produit l'hCRH, l'hormone naturelle utilisée à l'hôpital pour tester les glandes surrénales. La prolactine a plafonné à 180 pour cent au-dessus de sa valeur de départ. L'ipamoréline a précisément été mise au point pour éviter cela.

L'hexaréline est-elle bonne pour le cœur ?

Cette idée repose sur une mesure, pas sur un résultat clinique. Une injection unique dans une veine a augmenté pendant une heure environ la fraction de sang que le cœur éjecte, chez des personnes en bonne santé comme chez plusieurs groupes de patients. Chez les plus malades, ceux atteints de cardiomyopathie dilatée, elle n'a rien fait du tout. Aucune étude n'a jamais mesuré la survie, les symptômes ou les hospitalisations.

Quels sont les effets indésirables connus de l'hexaréline ?

Ceux qui ont été mesurés sont hormonaux : cortisol en hausse d'environ 40 pour cent, prolactine en hausse de 180 pour cent, et ACTH grossièrement doublée. Une étude du sommeil a trouvé moins de sommeil profond. Au-delà, les données sont minces, parce que ces petites études des années 1990 n'ont jamais recueilli les effets indésirables de façon structurée.

L'hexaréline est-elle interdite dans le sport ?

Oui, en permanence, en compétition comme en dehors. La section S2.2.4 de la Liste des interdictions 2026 la nomme sous ses deux noms, sous la forme « examorelin (hexarelin) », parmi les peptides libérateurs d'hormone de croissance. Elle compte parmi les substances dites non spécifiées, la catégorie la plus sévère des deux.

Détenir de l'hexaréline est-il légal en Australie ?

Non, pas sans autorisation. Le texte australien sur les poisons de juin 2026 inscrit HEXARELIN à l'annexe 4, celle des médicaments sur ordonnance, puis une seconde fois dans un appendice dont l'intitulé rappelle que détenir ces substances sans autorisation est illégal. L'Allemagne la cite dans l'annexe à sa loi antidopage.

Pourquoi l'effet de l'hexaréline s'émousse-t-il quand on continue ?

L'hypophyse répond moins après des doses répétées, mais seulement en partie et pas définitivement. Après 16 semaines d'injections deux fois par jour, la réponse en hormone de croissance était tombée à 55 pour cent environ, et quatre semaines après l'arrêt elle était revenue à son point de départ. Chez des enfants traités par le nez, elle s'est émoussée en sept jours.

Que ne sait-on toujours pas sur l'hexaréline ?

À peu près tout ce qui compterait pour quelqu'un qui en prendrait. Il n'existe aucun essai tiré au sort avec un résultat clinique, dans aucune maladie. On ne sait rien au-delà de 16 semaines, rien sur la grossesse, rien sur le risque de cancer, et rien sur ce que contient réellement le produit vendu au marché gris.

Sources

  1. Rahim A, O'Neill PA, Shalet SM (1998). Growth hormone status during long-term hexarelin therapy. Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism 83(5):1644-1649. PMID 9589671. DOI 10.1210/jcem.83.5.4812
  2. Ghigo E, Arvat E, Ramunni J, Colao A, Gianotti L, Deghenghi R, Lombardi G, Camanni F (1997). Adrenocorticotropin- and cortisol-releasing effect of hexarelin, a synthetic growth hormone-releasing peptide, in normal subjects and patients with Cushing's syndrome. Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism 82(8):2439-2444. PMID 9253314. DOI 10.1210/jcem.82.8.4132
  3. Massoud AF, Hindmarsh PC, Brook CGD (1996). Hexarelin-induced growth hormone, cortisol, and prolactin release: a dose-response study. Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism 81(12):4338-4341. PMID 8954038. DOI 10.1210/jcem.81.12.8954038
  4. Ghigo E, Arvat E, Gianotti L, Imbimbo BP, Lenaerts V, Deghenghi R, Camanni F (1994). Growth hormone-releasing activity of hexarelin, a new synthetic hexapeptide, after intravenous, subcutaneous, intranasal, and oral administration in man. Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism 78(3):693-698. PMID 8126144. DOI 10.1210/jcem.78.3.8126144
  5. Imazio M, Bobbio M, Broglio F, Benso A, Podio V, Valetto MR, Bisi G, Ghigo E, Trevi GP (2002). GH-independent cardiotropic activities of hexarelin in patients with severe left ventricular dysfunction due to dilated and ischemic cardiomyopathy. European Journal of Heart Failure 4(2):185-191. PMID 11959048. DOI 10.1016/s1388-9842(01)00223-9
  6. World Anti-Doping Agency. The 2026 Prohibited List, in force from 1 January 2026; section S2.2.4, third bullet. Official text as annex to BGBl. III of 30 December 2025, No. 219, page 4 of 11. Full text read 10 September 2026.
  7. Therapeutic Goods (Poisons Standard—June 2026) Instrument 2026, F2026L00633, registered 28 May 2026. Schedule 4 entry "# HEXARELIN."; Appendix D, clause 5, item 22; index entry; section 64(4). https://www.legislation.gov.au/F2026L00633/asmade
  8. ClinicalTrials.gov API v2. Queries for "hexarelin", "examorelin" and "EP-23905" by intervention and by term, each returning 0 studies; control queries in the same run returned 749 for semaglutide and 3 for ipamorelin. Retrieved 10 September 2026. https://clinicaltrials.gov/api/v2/studies?query.intr=hexarelin
  9. PubMed. Literature search for "hexarelin", 313 records in total, 138 of them from 1994 to 2000 with the term in title or abstract. Retrieved 10 September 2026.
  10. Deghenghi R, Cananzi MM, Torsello A, Battisti C, Muller EE, Locatelli V (1994). GH-releasing activity of Hexarelin, a new growth hormone releasing peptide, in infant and adult rats. Life Sciences 54(18):1321-1328. PMID 7910650. DOI 10.1016/0024-3205(94)00510-9
  11. Deghenghi R (1997). The development of "impervious peptides" as growth hormone secretagogues. Acta Paediatrica Supplement 423:85-87. PMID 9401550. DOI 10.1111/j.1651-2227.1997.tb18381.x
  12. PubChem. Compound CID 6918297, examorelin; formula C47H58N12O6, 887.0 g/mol, CAS 140703-51-1, UNII 09QF37C617, ChEMBL108335, development codes EP-23905 and MF-6003. Retrieved 10 September 2026. https://pubchem.ncbi.nlm.nih.gov/compound/6918297
  13. Imbimbo BP, Mant T, Edwards M, Amin D, Dalton N, Boutignon F, Lenaerts V, Wüthrich P, Deghenghi R (1994). Growth hormone-releasing activity of hexarelin in humans. A dose-response study. European Journal of Clinical Pharmacology 46(5):421-425. PMID 7957536. DOI 10.1007/BF00191904
  14. Roumi M, Marleau S, du Souich P, Maggi T, Deghenghi R, Ong H (2000). Kinetics and disposition of hexarelin, a peptidic growth hormone secretagogue, in rats. Drug Metabolism and Disposition 28(1):44-50. PMID 10611139
  15. Roumi M, Lenaerts V, Boutignon F, Wuthrich P, Deghenghi R, Bellemare M, Adam A, Ong H (1995). Radioimmunoassay for hexarelin, a peptidic growth hormone secretagogue, and its pharmacokinetic studies. Peptides 16(7):1301-1306. PMID 8545255. DOI 10.1016/0196-9781(95)02022-o
  16. Wikidata. Item Q21098927, examorelin, retrieved via Special:EntityData 10 September 2026; DrugBank identifier DB19510. https://www.wikidata.org/wiki/Q21098927
  17. Loche S, Cambiaso P, Merola B, Colao A, Faedda A, Imbimbo BP, Deghenghi R, Lombardi G, Cappa M (1995). The effect of hexarelin on growth hormone (GH) secretion in patients with GH deficiency. Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism 80(9):2692-2696. PMID 7673411. DOI 10.1210/jcem.80.9.7673411
  18. Korbonits M, Kaltsas G, Perry LA, Putignano P, Grossman AB, Besser GM, Trainer PJ (1999). The growth hormone secretagogue hexarelin stimulates the hypothalamo-pituitary-adrenal axis via arginine vasopressin. Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism 84(7):2489-2495. PMID 10404825. DOI 10.1210/jcem.84.7.5811
  19. Bodart V, Febbraio M, Demers A, McNicoll N, Pohankova P, Perreault A, Sejlitz T, Escher E, Silverstein RL, Lamontagne D, Ong H (2002). CD36 mediates the cardiovascular action of growth hormone-releasing peptides in the heart. Circulation Research 90(8):844-849. PMID 11988484. DOI 10.1161/01.res.0000016164.02525.b4
  20. Bodart V, Bouchard JF, McNicoll N, Escher E, Carrière P, Ghigo E, Sejlitz T, Sirois MG, Lamontagne D, Ong H (1999). Identification and characterization of a new growth hormone-releasing peptide receptor in the heart. Circulation Research 85(9):796-802. PMID 10532947. DOI 10.1161/01.res.85.9.796
  21. Locatelli V, Rossoni G, Schweiger F, Torsello A, De Gennaro Colonna V, Bernareggi M, Deghenghi R, Müller EE, Berti F (1999). Growth hormone-independent cardioprotective effects of hexarelin in the rat. Endocrinology 140(9):4024-4031. PMID 10465272. DOI 10.1210/endo.140.9.6948
  22. Rodrigue-Way A, Demers A, Ong H, Tremblay A (2007). A growth hormone-releasing peptide promotes mitochondrial biogenesis and a fat burning-like phenotype through scavenger receptor CD36 in white adipocytes. Endocrinology 148(3):1009-1018. PMID 17138655. DOI 10.1210/en.2006-0975
  23. Raun K, Hansen BS, Johansen NL, Thøgersen H, Madsen K, Ankersen M, Andersen PH (1998). Ipamorelin, the first selective growth hormone secretagogue. European Journal of Endocrinology 139(5):552-561. PMID 9849822. DOI 10.1530/eje.0.1390552
  24. Arvat E, Ramunni J, Bellone J, Di Vito L, Baffoni C, Broglio F, Deghenghi R, Bartolotta E, Ghigo E (1997). The GH, prolactin, ACTH and cortisol responses to Hexarelin, a synthetic hexapeptide, undergo different age-related variations. European Journal of Endocrinology 137(6):635-642. PMID 9437229. DOI 10.1530/eje.0.1370635
  25. Bellone J, Aimaretti G, Bartolotta E, Benso L, Imbimbo BP, Lenaerts V, Deghenghi R, Camanni F, Ghigo E (1995). Growth hormone-releasing activity of hexarelin, a new synthetic hexapeptide, before and during puberty. Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism 80(4):1090-1094. PMID 7714074. DOI 10.1210/jcem.80.4.7714074
  26. Rahim A, O'Neill PA, Shalet SM (1998). The effect of body composition on hexarelin-induced growth hormone release in normal elderly subjects. Clinical Endocrinology (Oxford) 49(5):659-664. PMID 10197083. DOI 10.1046/j.1365-2265.1998.00586.x
  27. Arvat E, di Vito L, Maccagno B, Broglio F, Boghen MF, Deghenghi R, Camanni F, Ghigo E (1997). Effects of GHRP-2 and hexarelin, two synthetic GH-releasing peptides, on GH, prolactin, ACTH and cortisol levels in man. Comparison with the effects of GHRH, TRH and hCRH. Peptides 18(6):885-891. PMID 9285939. DOI 10.1016/s0196-9781(97)00016-8
  28. Rahim A, Shalet SM (1998). Does desensitization to hexarelin occur? Growth Hormone and IGF Research 8 Suppl A:141-143. PMID 10990150. DOI 10.1016/s1096-6374(98)80039-7
  29. Laron Z, Frenkel J, Deghenghi R, Anin S, Klinger B, Silbergeld A (1995). Intranasal administration of the GHRP hexarelin accelerates growth in short children. Clinical Endocrinology (Oxford) 43(5):631-635. PMID 8548949. DOI 10.1111/j.1365-2265.1995.tb02929.x
  30. Klinger B, Silbergeld A, Deghenghi R, Frenkel J, Laron Z (1996). Desensitization from long-term intranasal treatment with hexarelin does not interfere with the biological effects of this growth hormone-releasing peptide in short children. European Journal of Endocrinology 134(6):716-719. PMID 8766941. DOI 10.1530/eje.0.1340716
  31. Bisi G, Podio V, Valetto MR, Broglio F, Bertuccio G, Del Rio G, Arvat E, Boghen MF, Deghenghi R, Muccioli G, Ghigo E (1999). Acute cardiovascular and hormonal effects of GH and hexarelin, a synthetic GH-releasing peptide, in humans. Journal of Endocrinological Investigation 22(4):266-272. PMID 10342360. DOI 10.1007/BF03343555
  32. Bisi G, Podio V, Valetto MR, Broglio F, Bertuccio G, Aimaretti G, Pelosi E, Del Rio G, Muccioli G, Ong H, Boghen MF, Deghenghi R, Ghigo E (1999). Cardiac effects of hexarelin in hypopituitary adults. European Journal of Pharmacology 381(1):31-38. PMID 10528131. DOI 10.1016/s0014-2999(99)00537-3
  33. Broglio F, Guarracino F, Benso A, Gottero C, Prodam F, Granata R, Avogadri E, Muccioli G, Deghenghi R, Ghigo E (2002). Effects of acute hexarelin administration on cardiac performance in patients with coronary artery disease during by-pass surgery. European Journal of Pharmacology 448(2-3):193-200. PMID 12144941. DOI 10.1016/s0014-2999(02)01934-9
  34. Broglio F, Benso A, Valetto MR, Gottero C, Quaranta L, Podio V, Arvat E, Bobbio M, Bisi G, Ghigo E (2001). Growth hormone-independent cardiotropic activities of growth hormone-releasing peptides in normal subjects, in patients with growth hormone deficiency, and in patients with idiopathic or ischemic dilated cardiomyopathy. Endocrine 14(1):105-110. PMID 11322491. DOI 10.1385/ENDO:14:1:105
  35. Frieboes RM, Antonijevic IA, Held K, Murck H, Pollmächer T, Uhr M, Steiger A (2004). Hexarelin decreases slow-wave sleep and stimulates the secretion of GH, ACTH, cortisol and prolactin during sleep in healthy volunteers. Psychoneuroendocrinology 29(7):851-860. PMID 15177700. DOI 10.1016/S0306-4530(03)00152-5
  36. Korbonits M, Kaltsas G, Perry LA, Grossman AB, Monson JP, Besser GM, Trainer PJ (1999). Hexarelin as a test of pituitary reserve in patients with pituitary disease. Clinical Endocrinology (Oxford) 51(3):369-375. PMID 10469018. DOI 10.1046/j.1365-2265.1999.00828.x
  37. Gasperi M, Aimaretti G, Scarcello G, Corneli G, Cosci C, Arvat E, Martino E, Ghigo E (1999). Low dose hexarelin and growth hormone (GH)-releasing hormone as a diagnostic tool for the diagnosis of GH deficiency in adults: comparison with insulin-induced hypoglycemia test. Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism 84(8):2633-2637. PMID 10443652. DOI 10.1210/jcem.84.8.5904
  38. Laron Z, Frenkel J, Gil-Ad I, Klinger B, Lubin E, Wüthrich P, Boutignon F, Lenaerts V, Deghenghi R (1994). Growth hormone releasing activity by intranasal administration of a synthetic hexapeptide (hexarelin). Clinical Endocrinology (Oxford) 41(4):539-541. PMID 7955465. DOI 10.1111/j.1365-2265.1994.tb02589.x
  39. Ghigo E, Arvat E, Gianotti L, Grottoli S, Rizzi G, Ceda GP, Boghen MF, Deghenghi R, Camanni F (1996). Short-term administration of intranasal or oral Hexarelin, a synthetic hexapeptide, does not desensitize the growth hormone responsiveness in human aging. European Journal of Endocrinology 135(4):407-412. PMID 8921821. DOI 10.1530/eje.0.1350407
  40. Loche S, Cambiaso P, Carta D, Setzu S, Imbimbo BP, Borrelli P, Pintor C, Cappa M (1995). The growth hormone-releasing activity of hexarelin, a new synthetic hexapeptide, in short normal and obese children and in hypopituitary subjects. Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism 80(2):674-678. PMID 7852535. DOI 10.1210/jcem.80.2.7852535
  41. Sigalos JT, Pastuszak AW (2018). The safety and efficacy of growth hormone secretagogues. Sexual Medicine Reviews 6(1):45-53. PMID 28400207. DOI 10.1016/j.sxmr.2017.02.004
  42. De Gennaro-Colonna V, Rossoni G, Cocchi D, Rigamonti AE, Berti F, Müller EE (2000). Endocrine, metabolic and cardioprotective effects of hexarelin in obese Zucker rats. Journal of Endocrinology 166(3):529-537. PMID 10974647. DOI 10.1677/joe.0.1660529
  43. Rigamonti AE, Cella SG, Marazzi N, Müller EE (1999). Six-week treatment with hexarelin in young dogs: evaluation of the GH responsiveness to acute hexarelin or GHRH administration, and of the orexigenic effect of hexarelin. European Journal of Endocrinology 141(3):313-320. PMID 10474131. DOI 10.1530/eje.0.1410313
  44. Torsello A, Luoni M, Schweiger F, Grilli R, Guidi M, Bresciani E, Deghenghi R, Müller EE, Locatelli V (1998). Novel hexarelin analogs stimulate feeding in the rat through a mechanism not involving growth hormone release. European Journal of Pharmacology 360(2-3):123-129. PMID 9851578. DOI 10.1016/s0014-2999(98)00677-3
  45. FDA. Warning letter to Darmerica, LLC (716152), 8 December 2025, published 23 December 2025; listing "Hexarelin Acetate", NDC 71052-621, classed as misbranded under section 502(o). Full text read 10 September 2026. https://www.fda.gov/inspections-compliance-enforcement-and-criminal-investigations/warning-letters/darmerica-llc-716152-12082025
  46. Rahim A, O'Neill PA, Shalet SM (1999). The effect of chronic hexarelin administration on the pituitary-adrenal axis and prolactin. Clinical Endocrinology (Oxford) 50(1):77-84. PMID 10341859. DOI 10.1046/j.1365-2265.1999.00609.x
  47. Maccario M, Veldhuis JD, Broglio F, Di Vito L, Arvat E, Deghenghi R, Ghigo E (2002). Impact of two or three daily subcutaneous injections of hexarelin, a synthetic growth hormone (GH) secretagogue, on 24-h GH, prolactin, adrenocorticotropin and cortisol secretion in humans. European Journal of Endocrinology 146(3):310-318. PMID 11888836. DOI 10.1530/eje.0.1460310
  48. Jenkins RC, El Nahas AM, Wilkie ME, Brown CB, Jones RG, Ghigo E, Ross RJ (1999). The effects of dose, nutrition, and age on hexarelin-induced anterior pituitary hormone secretion in adult patients on maintenance hemodialysis. Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism 84(4):1220-1225. PMID 10199757. DOI 10.1210/jcem.84.4.5635
  49. Tivesten Å, Bollano E, Caidahl K, Kujacic V, Sun XY, Hedner T, Hjalmarson Å, Bengtsson BÅ, Isgaard J (2000). The growth hormone secretagogue hexarelin improves cardiac function in rats after experimental myocardial infarction. Endocrinology 141(1):60-66. PMID 10614623. DOI 10.1210/endo.141.1.7249
  50. Cella SG, Cerri CG, Daniel S, Sibilia V, Rigamonti A, Cattaneo L, Deghenghi R, Müller EE (1996). Sixteen weeks of hexarelin therapy in aged dogs: effects on the somatotropic axis, muscle morphology, and bone metabolism. Journal of Gerontology A 51(6):B439-B447. PMID 8914494. DOI 10.1093/gerona/51a.6.b439
  51. Zhang G, Qu H, Chen G, Chen W (2018). Improvement of cardiomyocyte function by in vivo hexarelin treatment in streptozotocin-induced diabetic rats. Physiological Reports 6(3):e13612. PMID 29446246. DOI 10.14814/phy2.13612
  52. Dominikowski A, Rękoś M, Olejarz W, Szczepanek-Parulska E, Domin R, Ruchała M (2026). The emerging landscape of performance-enhancing peptides modulating the GH-IGF1 axis: bridging the gap between clinical evidence and patient self-administration. Frontiers in Endocrinology 17:1822475. PMID 42395176. DOI 10.3389/fendo.2026.1822475
  53. Annex to section 2(3) of the German Anti-Doping Act (AntiDopG), published at BGBl. 2023 I, No. 67, 1-5, section II.2.4, listing GHRP-2 (pralmorelin), GHRP-2-Gly, GHRP-6, GHRP-6-Gly and hexarelin. Full text read 10 September 2026. https://www.gesetze-im-internet.de/antidopg/anlage.html
  54. openFDA. Drug label endpoint, queries for substance names "hexarelin" and "examorelin", each returning HTTP 404, no matches; control query "semaglutide" returned 5 labels in the same run. Retrieved 10 September 2026. https://api.fda.gov/drug/label.json
  55. FDA. Bulk drug substances used in compounding under section 503A of the FD&C Act; full page text searched, no occurrence of hexarelin or examorelin. Retrieved 10 September 2026. https://www.fda.gov/drugs/human-drug-compounding/bulk-drug-substances-used-compounding-under-section-503a-fdc-act
  56. FDA. Certain bulk drug substances for use in compounding that may present significant safety risks; full page text searched, no occurrence of hexarelin or examorelin, against ten occurrences of ipamorelin as a positive control. Retrieved 10 September 2026. https://www.fda.gov/drugs/human-drug-compounding/certain-bulk-drug-substances-use-compounding-may-present-significant-safety-risks
  57. European Medicines Agency. Full-text medicines search attempted 10 September 2026; the site returned HTTP 401 and could not be searched. No European register finding of our own exists.
  58. MHRA. products.mhra.gov.uk returned only a JavaScript shell without a rendered result list on 10 September 2026, and the search interface behind it did not respond. No British register finding of our own exists.
  59. Health Canada. Drug Product Database, active ingredient API queries for "hexarelin" and "examorelin", 0 results each. Retrieved 10 September 2026. https://health-products.canada.ca/api/drug/activeingredient/?ingredientname=hexarelin
  60. State Register of Medicines of the Russian Federation (GRLS). Queries on 10 September 2026 returned empty result lists, including the control queries for semaglutide and Ozempic, so no finding can be drawn either way.
  61. Thomas A, Höppner S, Geyer H, Schänzer W, Petrou M, Kwiatkowska D, Pokrywka A, Thevis M (2011). Determination of growth hormone releasing peptides (GHRP) and their major metabolites in human urine for doping controls by means of liquid chromatography mass spectrometry. Analytical and Bioanalytical Chemistry 401(2):507-516. PMID 21298258. DOI 10.1007/s00216-011-4702-3
  62. Semenistaya E, Zvereva I, Thomas A, Thevis M, Krotov G, Rodchenkov G (2015). Determination of growth hormone releasing peptides metabolites in human urine after nasal administration of GHRP-1, GHRP-2, GHRP-6, hexarelin, and ipamorelin. Drug Testing and Analysis 7(10):919-925. PMID 25869809. DOI 10.1002/dta.1787
  63. openFDA. Drugs@FDA queries by generic name on 10 September 2026: "tesamorelin" returns BLA 022505, Theratechnologies, EGRIFTA; "cjc-1295" and "ibutamoren" return NOT_FOUND. https://api.fda.gov/drug/drugsfda.json
  64. Thomas A, Kohler M, Mester J, Geyer H, Schänzer W, Petrou M, Thevis M (2010). Identification of the growth-hormone-releasing peptide-2 (GHRP-2) in a nutritional supplement. Drug Testing and Analysis 2(3):144-148. PMID 20878896. DOI 10.1002/dta.120

Citer cette page

Les faits présentés ici ont été vérifiés le 10 septembre 2026, et toutes les requêtes de registre derrière le tableau des statuts ont été lancées ce jour-là. Personne ne développe plus l'hexaréline depuis le milieu des années 2000, si bien que les entrées réglementaires et antidopage sont les parties les plus susceptibles de changer.

myPeptides Research & Editing. (2026). Hexaréline : ce que montrent les essais, statut et sécurité. Version 1.0, 10 septembre 2026. Registre des peptides myPeptides. Consulté sur https://mypep.app/peptides/hexarelin

La façon dont les pages de ce registre sont compilées et notées est décrite sous méthodologie ; le registre complet se trouve sous peptides.

VersionDateModification
1.02026-09-10Première publication

Dernière vérification : 10 septembre 2026. Prochaine revue : à toute modification de la liste antidopage, du texte australien sur les poisons ou des listes de préparation en pharmacie de la FDA, ou à la parution de toute nouvelle étude chez l'être humain.

Identifiants

IdentifiantValeur
Numéro CAS140703-51-1
CID PubChem6918297
UNII09QF37C617
InChIKeyRVWNMGKSNGWLOL-GIIHNPQRSA-N
DrugBankDB19510
ChEMBLCHEMBL108335
WikidataQ21098927
Formule bruteC47H58N12O6
Masse moléculaire887
SéquenceHis-D-2-methyl-Trp-Ala-Trp-D-Phe-Lys-NH2

Citer cette page

Utilise cette référence pour citer la page, et l'export JSON pour un traitement automatique.

myPeptides Research & Editing (2026). Hexaréline : ce que montrent les essais, statut et sécurité (Version 1.0). myPeptides. https://mypep.app/fr/peptides/hexarelin

Version lisible par machine (JSON)

Dernière vérification : Septembre 2026

Outils et références

Des outils gratuits qui transforment les idées ci-dessus en chiffres concrets — sans inscription.

Emporte myPeptides avec toi

Suis tes doses, plans et progrès sur ton téléphone, chiffrés de bout en bout.

Cet article est fourni à titre purement informatif et ne remplace pas un avis médical. myPeptides ne donne aucune recommandation de dosage.