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GHRP-2 vs GHRP-6 : différences, études et sécurité

Mis à jour le 25 septembre 202612 min

GHRP-2 vs GHRP-6 : différences, études et sécurité

La réponse d'abord

Le GHRP-2 et le GHRP-6 sont des peptides de synthèse formés de six éléments de base. Ils agissent sur le récepteur de la ghréline et libèrent l'hormone de croissance. Tous deux font aussi monter le cortisol et la prolactine. Le GHRP-2 est autorisé au Japon, mais seulement comme test de diagnostic ponctuel. Le GHRP-6 n'est autorisé nulle part. Aucune étude comparant directement leurs effets chez l'être humain n'a pu être trouvée.

En un coup d'œil

CritèreGHRP-2GHRP-6
Classe de substanceAxe de l’hormone de croissanceAxe de l’hormone de croissance
Catégorie juridiqueMédicament sur ordonnanceProduit chimique de recherche
Autorisation par marché
États-UnisNon autorisé (2023-09-29)Non autorisé (2023-09-29)
Union européenneNon autorisé (2026-09-10)Non autorisé (2026-09-10)
AllemagneNon autorisé (2026-09-10)Non autorisé (2026-09-10)
Royaume-UniNon autorisé (2026-09-10)Non autorisé (2026-09-10)
AustralieSubstance classée (2026-05-28)Substance classée (2026-05-28)
CanadaNon autorisé (2026-09-10)Non autorisé (2026-09-10)
SuisseNon autorisé (2026-09-10)Non autorisé (2026-09-10)
Statut AMAInterdit (S2.2.4, 2026)Interdit (S2.2.4, 2026)
Stade de développementAutoriséPhase 3
Meilleur niveau de preuveEssai randomisé de phase 2Essai randomisé de phase 3
Essais enregistrés (ClinicalTrials.gov)00
Longueur de la séquence6 acides aminés6 acides aminés
Masse moléculaire818 g/mol873 g/mol
Dernière vérification2026-09-102026-09-10

Comment ils agissent

Les deux peptides se fixent sur le récepteur de la ghréline, l'hormone de la faim, appelé GHS-R. L'hypophyse répond alors par une bouffée d'hormone de croissance [1], [2]. Aucun des deux ne copie la GHRH, l'hormone de libération que le corps fabrique lui-même.

GHRP-2

  • Son chemin passe surtout par l'hypothalamus, la région du cerveau située au-dessus de l'hypophyse [1]. L'hypophyse reste indispensable : chez des rats privés de cette glande, il n'a rien produit du tout [3].
  • Chez le rat éveillé, il a libéré plus d'hormone de croissance que la GHRH injectée, et chez le chien éveillé il a agi là où la GHRH échouait. Les auteurs y ont vu une moindre sensibilité à la somatostatine, l'hormone qui freine la libération [3].
  • Il agit même quand le récepteur de la GHRH est défaillant. Chez onze personnes porteuses d'une mutation qui désactive ce récepteur, l'hormone de croissance est quand même montée à 4,5 fois le niveau de départ (p = 0,002) [4].
  • L'un de ses six éléments, la 2-naphtylalanine, n'existe dans aucune protéine [5].

GHRP-6

  • Il est arrivé le premier. Cyril Bowers et Frank Momany l'ont publié en 1984, son récepteur a été cloné en 1996, et la ghréline elle-même a été isolée trois ans plus tard [6], [2], [7].
  • Il passe par un récepteur qui lui est propre. Chez cinq hommes en bonne santé dont la réponse à la GHRH avait été épuisée par une perfusion de GHRH de six heures, la réponse au GHRP-6 a subsisté [8].
  • Il a pourtant besoin de la GHRH en arrière-plan. Chez neuf hommes en bonne santé, le blocage du récepteur de la GHRH a fait tomber le pic de 33,8 ± 4,8 à 6,2 ± 1,8 microgrammes par litre (p < 0,0001) [9].
  • Des effets protecteurs sur les tissus sont attribués à un second récepteur, CD36. Ces travaux viennent presque tous d'une seule équipe de La Havane et de modèles animaux [10].

La différence essentielle ne tient donc pas à la cible. Les deux appuient sur le même bouton, et les deux sont issus de la série de synthèse numérotée du groupe de Bowers, à l'université Tulane [11], [7]. Ils se distinguent par leurs éléments de base, par les effets mesurés chez l'être humain et par leur statut juridique.

Tous deux quittent vite le sang. Le GHRP-2 a une demi-vie d'élimination de 0,42 à 0,69 heure chez l'homme adulte en bonne santé [1]. Chez neuf hommes en bonne santé, le GHRP-6 a été éliminé en deux temps, avec des demi-vies de 7,6 ± 1,9 minutes puis de 2,5 ± 1,1 heures [12].

Ce que montrent les études

Comparaison directe : les deux dans la même expérience

Comparaison directe, animal Chez des porcs éveillés, une même équipe a comparé le GHRP-2, le GHRP-6 et l'ipamoréline. Le GHRP-2 et le GHRP-6 ont tous deux fait monter les hormones du stress, l'ACTH et le cortisol, alors que l'ipamoréline les a laissées intactes [13].

Pour l'hormone de croissance, le GHRP-6 s'est montré moins puissant mais plus efficace que le GHRP-2. En pharmacologie, « moins puissant » signifie qu'il faut davantage de substance pour obtenir un effet donné. « Plus efficace » signifie que la réponse maximale est plus forte. Les chiffres en cause sont des quantités par kilogramme, et cette page ne les reprend pas [13].

Comparaison directe, étude de détection chez l'être humain Un groupe de recherche antidopage a administré par le nez cinq peptides de cette famille, dont le GHRP-2 et le GHRP-6. Le GHRP-6 est apparu dans l'urine, en grande partie intact, pendant 23 heures au plus, et ses fragments pendant 12 heures seulement. Le GHRP-2 est resté détectable 47 heures, la plus longue fenêtre des cinq [14].

En dehors de ces deux travaux, aucune étude comparant directement les effets du GHRP-2 et du GHRP-6 chez l'être humain n'a pu être trouvée dans la littérature publiée examinée pour cette page. Dans les sources examinées, les premières études comparatives de la série de Tulane, où le GHRP-2 portait le code KP 102, ne rapportent aucun résultat face au GHRP-6 [11].

Libération d'hormone de croissance

Étude humaine, dose unique Pour le GHRP-6, dix-huit hommes en bonne santé ont reçu dans une veine trois niveaux de test croissants, ainsi qu'une injection factice. Le pic d'hormone de croissance est passé de 1,2 ± 0,3 sous l'injection factice à 7,6 ± 2,5 ; 16,5 ± 4,1 et 68,7 ± 15,5 microgrammes par litre [15].

Étude de performance diagnostique Chez 77 personnes en bonne santé, le GHRP-2 a fait monter l'hormone de croissance à un pic moyen de 84,6 ± 60,9 microgrammes par litre. Chez 58 patients ayant un déficit sévère, ce pic était de 1,36 ± 2,60 microgrammes par litre (p < 0,001) [16].

Hormones du stress et prolactine

Aucun des deux peptides n'agit sélectivement sur l'hormone de croissance.

Étude humaine, dose unique Chez six jeunes adultes, le GHRP-2 a fait monter l'ACTH et le cortisol autant que l'hCRH, l'hormone naturelle utilisée à l'hôpital pour tester les glandes surrénales. La prolactine est montée elle aussi, moins qu'après la TRH (p < 0,01). Les auteurs ont qualifié l'effet de « not fully specific », c'est-à-dire pas pleinement spécifique [17].

Étude humaine, dose unique Chez les 18 hommes ayant reçu du GHRP-6, la prolactine et le cortisol ont à peu près doublé au niveau de test le plus élevé. Aux deux niveaux inférieurs, ils n'ont pas bougé [15]. Après une dose nasale prise le soir, l'ACTH a montré une tendance à la hausse dans la première moitié de la nuit [18].

Appétit et prise alimentaire

Une idée répandue veut que le GHRP-6 donne faim et pas le GHRP-2. Les données humaines sur le GHRP-2 disent le contraire [19], [20].

Essai croisé contrôlé Après une perfusion de GHRP-2, sept hommes minces en bonne santé ont mangé 35,9 ± 10,9 pour cent de plus qu'après du sérum physiologique (p = 0,008). Chacun d'entre eux, sans exception, a mangé davantage [19].

Essai randomisé en double aveugle Chez 19 personnes, dix minces et neuf obèses, la prise alimentaire a augmenté par paliers sous GHRP-2. Elle a progressé de 10,2 ± 3,9 pour cent au niveau le plus faible (p = 0,011) et de 33,5 ± 5,8 pour cent au niveau le plus élevé. L'obésité n'a rien changé [20].

Étude ouverte, sans témoin Sur dix enfants ayant pris du GHRP-2 par la bouche pendant douze mois, sept ont signalé un appétit nettement plus grand pendant les six premiers mois. Leur score d'indice de masse corporelle n'a pas bougé de façon significative (0,21 ± 1,5 contre 0,25 ± 1,5) [21].

Données animales Pour le GHRP-6, l'effet sur la prise alimentaire n'est documenté que chez le rat, avec une injection directe dans les ventricules du cerveau. Les animaux ont mangé d'autant plus que la quantité était élevée (p < 0,01), sans que l'hormone de croissance suive [22]. Dans les sources examinées, aucune étude humaine sur l'appétit après GHRP-6 n'a pu être trouvée, pas plus qu'une étude comparant les deux peptides sur la faim [22].

Comme test de diagnostic

Les deux peptides ont été essayés pour dépister un déficit en hormone de croissance chez l'adulte.

Étude de performance diagnostique Dans l'étude sur le GHRP-2 citée plus haut, la sensibilité et la spécificité se croisaient entre 15 et 20 microgrammes par litre. Que le déficit vienne de l'hypothalamus ou de l'hypophyse n'a rien changé [16].

Validation diagnostique Pour le GHRP-6, 49 adultes suspects de maladie de l'hypophyse et 20 témoins en bonne santé ont été testés en regard du test de tolérance à l'insuline. Un seuil de 3,5 microgrammes par litre donnait 80 pour cent de sensibilité pour 95 pour cent de spécificité. Aucun effet indésirable n'est survenu [23].

Usage prolongé et IGF-1

Étude contrôlée par perfusion Dix-sept adultes âgés en bonne santé ont reçu du GHRP-2 en perfusion continue sous la peau pendant 30 jours. La sécrétion pulsatile d'hormone de croissance a plus que triplé au jour 1, et restait plus de 1,8 fois plus élevée aux jours 14 et 30 (p < 0,001). L'IGF-1 a atteint un palier élevé (p < 0,025) [24].

Étude ouverte, sans témoin Chez six enfants ayant un déficit en hormone de croissance, traités huit mois par GHRP-2, l'hormone de croissance nocturne est montée, mais ni l'IGF-1 ni l'IGFBP-3 [25]. Sur 6 à 24 mois d'usage nasal, la vitesse de croissance est passée de 3,7 ± 0,2 à 6,1 ± 0,3 centimètres par an. L'IGF-1 est resté plat [26].

Étude humaine, doses répétées Pour le GHRP-6, l'exposition humaine la plus longue s'est comptée en jours, pas en mois. Après des doses nasales répétées sur environ deux jours, l'IGF-1 est passé de 94,5 ± 5,8 à 125,8 ± 6,0 microgrammes par litre chez six hommes [27]. Une perfusion de 34 heures chez neuf jeunes hommes l'a fait monter de 252 ± 23 à 312 ± 23 microgrammes par litre [28].

Sept femmes de 65 à 82 ans ont pris du GHRP-6 par la bouche pendant quatre jours. L'IGF-1 n'a pas augmenté de façon significative, à 77,1 ± 8,4 contre 84,1 ± 12,2 microgrammes par litre [29].

Essais chez des malades et objectifs manqués

Essai croisé randomisé Chez des adultes gravement malades depuis longtemps, le GHRP-2 seul n'a pas fait baisser la production d'urée, et l'ostéocalcine n'est pas montée [30]. L'étude ne s'est intéressée ni à la survie ni à la récupération [30].

Essai randomisé de phase 3 Pour le GHRP-6, l'essai COURAGE-2 a réparti au hasard 188 personnes victimes d'un accident vasculaire cérébral ischémique aigu. Il comparait une association fixe avec le facteur de croissance EGF aux soins habituels, sans insu. Les scores de handicap, l'indice de Barthel et la survie n'ont montré aucune différence à trois ou six mois [31].

Comme l'essai testait une association, la part propre au GHRP-6 dans un éventuel effet ne peut pas être isolée [31].

Ces résultats proviennent de populations, de voies d'administration, de plans d'étude et de durées différents. Les chiffres du GHRP-2 et du GHRP-6 ne peuvent donc pas être mis en balance. Dans les sources examinées, aucune étude humaine de l'un ou l'autre peptide mesurant le muscle, la graisse corporelle ou la force n'a pu être trouvée [24], [32].

Sécurité

Les deux dossiers de sécurité ne sont pas de même nature. Le GHRP-2 dispose d'une notice japonaise officielle, mais elle décrit une injection de diagnostic unique chez une personne à jeun et allongée. Le GHRP-6 n'a de notice nulle part, et son dossier repose sur des mesures hormonales, une étude chez le chien et un essai portant sur une association [1], [31].

GHRP-2, d'après la notice japonaise et l'agence américaine du médicament :

  • Une sensation de chaleur chez 16,0 pour cent des personnes. C'est le seul effet indésirable chiffré. Une baisse de la tension artérielle, une hausse de l'enzyme hépatique ALAT, une somnolence et une élévation des globules blancs sont survenues chacune chez 0,1 à 5 pour cent [1].
  • La grossesse est une contre-indication. Chez les personnes porteuses d'un adénome de l'hypophyse, un saignement dans la glande (apoplexie hypophysaire) a été rapporté avec des substances voisines, et il peut mettre la vie en danger [1].
  • Des événements graves signalés. L'agence américaine cite un besoin accru en insuline, des décès de participants gravement malades, une infection et une pancréatite, « though causality has not been established », soit sans que le lien de cause à effet ait été établi [5].

GHRP-6, d'après les études et l'agence américaine du médicament :

  • Aucun effet indésirable n'a été rapporté chez les 18 hommes, quel que soit le niveau de test, ni chez 69 personnes lors des tests de diagnostic. Il s'agissait de doses uniques [15], [23].
  • Un rythme cardiaque ralenti chez le chien. Chez des beagles traités pendant 28 jours, le rythme cardiaque a baissé à tous les paliers de dose. Aucune lésion d'organe n'a été trouvée [33].
  • Des événements indésirables graves dans l'essai sur l'accident vasculaire cérébral ont touché 30 des 95 patients traités et 48 des 188 participants au total (rapport de cotes 1,92 ; intervalle de confiance à 95 pour cent : 0,981 à 3,767). Aucun n'a été jugé lié au traitement [31].
  • Les inquiétudes de l'agence américaine portent sur un « potential effect on cortisol and increase in blood glucose due to decreases in insulin sensitivity », c'est-à-dire un effet possible sur le cortisol et une hausse du sucre sanguin liée à une baisse de la sensibilité à l'insuline [34].

Des risques communs. Le 29 septembre 2023, l'agence américaine du médicament a placé les deux peptides dans la catégorie 2 des substances en vrac susceptibles de présenter des risques importants. Pour l'un comme pour l'autre, elle invoque un risque de réaction immunitaire lié à l'agrégation et aux impuretés du peptide [5], [34].

Treize injectables américains préparés en pharmacie et contenant du GHRP-6 ont été rappelés entre 2013 et 2018, plusieurs contenant aussi du GHRP-2. Douze manquaient de garantie de stérilité, et l'un contenait le germe Bacillus circulans [35].

Pour les deux, la marchandise du marché gris n'est pas fiable. Du GHRP-2 a été trouvé, sans être déclaré, dans des comprimés vendus ouvertement comme complément alimentaire [36]. Deux laboratoires ont trouvé du Gly-GHRP-6, une variante portant un élément supplémentaire, dans du matériel de dopage saisi [37], [38].

Aucune étude comparant la sécurité des deux n'a pu être trouvée, si bien qu'aucun ne peut être dit plus sûr que l'autre.

Pourquoi cette page n'indique aucune dose. Le GHRP-2 est un médicament sur ordonnance au Japon, où les quantités relèvent de la notice et du médecin qui fait le test [1]. Le GHRP-6 n'a aucun usage autorisé, et ses études ont employé des quantités très variables pour des questions sans rapport entre elles [15], [12]. Cette page rapporte donc ce qui a été mesuré, sans reprendre les quantités.

Le GHRP-2, sous sa dénomination commune pralmoréline, est un médicament sur ordonnance au Japon depuis le 22 octobre 2004, autorisé uniquement comme injection de diagnostic unique [39], [1]. Le GHRP-6 n'est autorisé nulle part ; à Cuba, il est le produit en développement clinique CIGB-500 [33], [40]. Aucun des deux n'a d'AMM sur les sept marchés suivis ici. L'Australie les classe tous deux comme soumis à ordonnance, et les détenir sans autorisation y est illégal [41], [42]. Tous deux sont interdits en permanence dans le sport, à la section S2.2.4 de la liste 2026, et la loi antidopage allemande les nomme [43], [44]. État au 10 septembre 2026.

Pris ensemble ?

Le répertoire des mélanges ne recense aucun produit associant le GHRP-2 et le GHRP-6. Le GHRP-2 n'y figure que dans le CJC-1295 + GHRP-2 Blend, avec la mention que ce mélange ne bénéficie d'aucune autorisation. La liste complète se trouve sous mélanges.

Aucune étude du GHRP-2 et du GHRP-6 donnés ensemble n'a pu être trouvée dans les sources examinées pour cette page. Les deux agissent sur le même récepteur, et aucune description de ce que fait l'association ni de sa sécurité n'a pu être trouvée dans la littérature publiée.

Plusieurs des injectables américains préparés en pharmacie et rappelés contenaient bel et bien les deux peptides, avec de la sermoréline. Ils ont été retirés pour des doutes sur leur stérilité [35].

Questions fréquentes

Lequel est le meilleur, le GHRP-2 ou le GHRP-6 ?

Aucun classement n'est possible, car aucune étude comparant leurs effets chez l'être humain n'a pu être trouvée. Le GHRP-2 a fait manger 35,9 ± 10,9 pour cent de plus à sept hommes minces, et il est autorisé au Japon comme test de diagnostic. Le GHRP-6 a surtout été étudié pour la libération d'hormone de croissance après une dose unique, et son seul grand essai a manqué son critère de jugement principal.

Lequel est le plus sûr, le GHRP-2 ou le GHRP-6 ?

Aucune étude comparant leur sécurité n'a pu être trouvée, si bien qu'aucun classement n'est possible. Le GHRP-2 dispose de chiffres officiels d'effets indésirables pour une injection de diagnostic, en tête une sensation de chaleur chez 16,0 pour cent des personnes. Le GHRP-6 n'a aucune notice. L'agence américaine du médicament range les deux parmi les substances en vrac susceptibles de présenter des risques importants.

Quelle différence y a-t-il entre le GHRP-2 et le GHRP-6 ?

Ce sont deux peptides de six éléments de base qui agissent sur le récepteur de la ghréline. Leurs séquences diffèrent, et le GHRP-2 contient un élément non naturel, la 2-naphtylalanine. Le GHRP-2 a une dénomination commune, la pralmoréline, et une autorisation japonaise comme produit de diagnostic. Le GHRP-6 est plus ancien, n'a pas de dénomination commune et n'est autorisé nulle part.

Le GHRP-2 et le GHRP-6 peuvent-ils être pris ensemble ?

Aucune étude des deux peptides donnés ensemble n'a pu être trouvée, si bien que l'on ne sait rien de l'effet ni de la sécurité de l'association. Tous deux agissent sur le même récepteur. Le répertoire des mélanges ne recense aucun produit contenant les deux, même si plusieurs injectables américains préparés en pharmacie, puis rappelés, les associaient à la sermoréline.

Lequel donne le plus faim, le GHRP-2 ou le GHRP-6 ?

Des données humaines sur l'appétit n'ont pu être trouvées que pour le GHRP-2. Sept hommes minces ont mangé 35,9 ± 10,9 pour cent de plus que sous placebo, et une étude en double aveugle chez 19 personnes a trouvé des hausses de 10,2 ± 3,9 et de 33,5 ± 5,8 pour cent. Pour le GHRP-6, l'effet sur la prise alimentaire n'est documenté que chez le rat, et aucune étude comparant les deux sur la faim n'a pu être trouvée.

Le GHRP-2 et le GHRP-6 font-ils monter le cortisol et la prolactine ?

Oui, tous les deux. Chez six jeunes adultes, le GHRP-2 a fait monter l'ACTH et le cortisol autant que l'hCRH, et la prolactine est montée elle aussi. Le GHRP-6 a à peu près doublé la prolactine et le cortisol au niveau de test le plus élevé, chez 18 hommes. Chez le porc, les deux ont fait monter l'ACTH et le cortisol, contrairement à l'ipamoréline.

Le GHRP-2 est-il autorisé au Japon comme traitement ?

Non. Le Japon a autorisé le GHRP-2 le 22 octobre 2004 comme produit de diagnostic, injecté une seule fois dans une veine pour dépister un déficit en hormone de croissance. La tentative d'en faire un traitement s'est arrêtée en phase 2. Le GHRP-6 n'est autorisé dans aucun pays.

Le GHRP-2 et le GHRP-6 sont-ils interdits dans le sport ?

Oui, tous les deux et en permanence, en compétition comme hors compétition. La section S2.2.4 de la liste des interdictions 2026 les nomme l'un et l'autre. Dans une étude par voie nasale, le GHRP-2 est resté détectable dans l'urine pendant 47 heures, et le GHRP-6 jusqu'à 23 heures.

Combien de temps le GHRP-2 et le GHRP-6 restent-ils dans le corps ?

Peu de temps. Le GHRP-2 a une demi-vie d'élimination de 0,42 à 0,69 heure chez l'homme adulte en bonne santé. Chez neuf hommes en bonne santé, le GHRP-6 a été éliminé en deux temps, avec des demi-vies de 7,6 ± 1,9 minutes puis de 2,5 ± 1,1 heures.

Sources

Remarque sur les titres : lorsqu'une entrée originale cite une marque, elle est remplacée par une description neutre. Cela concerne les entrées 1 et 39. Éditeur, date, codes et adresse web restent inchangés.

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  2. Howard AD, Feighner SD, Cully DF, et al. (1996). A receptor in pituitary and hypothalamus that functions in growth hormone release. Science 273(5277):974-977. PMID 8688086. DOI 10.1126/science.273.5277.974
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  44. Annex to section 2 subsection 3 of the German Anti-Doping Act (AntiDopG), published at BGBl. 2023 I No. 67, 1-5, section II.2.4, full text read on 10 September 2026. It names "GHRP-2, also known as pralmorelin" as the first example, followed by GHRP-2-Gly, GHRP-6, GHRP-6-Gly and hexarelin. Germany has no marketing authorisation for the substance.

Dernière vérification : Septembre 2026

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