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Survodutide vs rétatrutide : différences, études et sécurité

Mis à jour le 25 septembre 202612 min

Survodutide vs rétatrutide : différences, études et sécurité

La réponse en bref

Le survodutide active deux récepteurs hormonaux, ceux du GLP-1 et du glucagon. Le rétatrutide active les deux mêmes, plus un troisième, celui du GIP. Tous deux sont des produits expérimentaux en phase 3, autorisés nulle part. Les premiers résultats de phase 3 du survodutide ont paru dans des revues médicales, ceux du rétatrutide seulement dans des communiqués du laboratoire. Aucune étude comparant les deux n'a pu être trouvée : leurs chiffres ne permettent aucun classement.

En un coup d'œil

CritèreSurvodutideRetatrutide
Classe de substanceIncrétines et métabolismeIncrétines et métabolisme
Catégorie juridiqueEn développement cliniqueEn développement clinique
Autorisation par marché
États-UnisEn essai cliniqueEn essai clinique
Union européenneEn essai cliniqueEn essai clinique
AllemagneEn essai cliniqueEn essai clinique
Royaume-UniEn essai cliniqueEn essai clinique
AustralieNon autoriséEn essai clinique
CanadaNon autoriséEn essai clinique
SuisseNon autoriséEn essai clinique
Statut AMAInterdit (S0, 2026)Interdit (S0, 2026)
Stade de développementPhase 3Phase 3
Meilleur niveau de preuveEssai randomisé de phase 3Essai randomisé de phase 2
Essais enregistrés (ClinicalTrials.gov)1415+
Longueur de la séquence29 acides aminés39 acides aminés
Masse moléculaire4232 g/molNon établi
Dernière vérification2026-09-172026-09-06

Comment ils agissent

Les deux produits sont des peptides fabriqués en laboratoire. Chacun porte une chaîne d'acide gras qui l'accroche aux protéines du sang, si bien que l'organisme l'élimine lentement [1], [2]. Ils partagent deux points d'ancrage hormonaux, appelés récepteurs, et diffèrent par un troisième.

Survodutide

  • Deux récepteurs, ceux du GLP-1 et du glucagon. Le survodutide est une chaîne de 29 acides aminés. Zealand Pharma l'a découvert, et c'est Boehringer Ingelheim qui en mène le développement [3], [4].
  • La moitié GLP-1. Elle ralentit la vidange de l'estomac et ne déclenche la libération d'insuline que lorsque la glycémie est élevée [5].
  • La moitié glucagon. Le signal du glucagon accroît l'énergie que brûle le corps et mobilise la graisse stockée dans le foie [1], [5].
  • Une partie de l'effet sur le foie ne passe peut-être pas par la perte de poids. Dans un essai de phase 2 sur le foie, la perte de poids expliquait 71,8 pour cent de l'effet sur l'inflammation. Pour les cicatrices du tissu, elle n'en expliquait que 36,3 pour cent [6].

Rétatrutide

  • Trois récepteurs, ceux du GIP, du GLP-1 et du glucagon. Le rétatrutide est une chaîne de 39 acides aminés, mise au point par Eli Lilly. Dans les tests de laboratoire, il agit plus fortement sur le récepteur du GIP que sur les deux autres [2], [7].
  • Estomac. Une étude de phase précoce consacrée à cette seule question a confirmé que l'estomac se vide plus lentement chez l'être humain [8].
  • La part du glucagon. L'idée est que ce récepteur augmente l'énergie que brûle le corps et modifie la façon dont le foie traite les graisses. Aucune mesure directe de cet effet chez l'être humain n'a pu être trouvée [7].
  • Élimination. L'organisme met environ six jours à éliminer la moitié d'une dose [9]. Pour le survodutide, aucun chiffre de ce type n'a pu être trouvé dans la littérature publiée [1].

La différence essentielle tient au récepteur du GIP, le point d'ancrage d'une hormone intestinale qui renforce la libération d'insuline. Le rétatrutide l'active, le survodutide non [7], [1]. Pour aucun des deux, on n'a pu trouver d'essai qui distingue ce que chaque récepteur apporte chez l'être humain [7], [1].

Ce que montrent les études

Aucune étude comparant directement le survodutide et le rétatrutide n'a pu être trouvée dans la littérature publiée examinée pour cette page. La seule comparaison directe du survodutide est un bras de sémaglutide sans aveugle, au sein d'un essai de phase 2 de 16 semaines [10]. Le seul essai de comparaison directe enregistré pour le rétatrutide, TRIUMPH-5, l'oppose au tirzépatide et n'a pas encore livré de résultats [11].

Tout ce qui suit provient d'essais séparés. Les personnes, les doses, les résultats mesurés (les critères de jugement) et les durées y diffèrent, si bien que leurs chiffres ne peuvent pas être opposés les uns aux autres. Deux essais de phase 3 sur le survodutide sont publiés dans des revues. Au 6 septembre 2026, en revanche, tous les chiffres de phase 3 du rétatrutide provenaient uniquement de communiqués de presse [12], [4], [11].

Les deux programmes de phase 3

ProduitEssaiPopulationParticipantsDuréeRésultats
SurvodutideSYNCHRONIZE-1Obésité sans diabète72576 semainesPublié [12]
SurvodutideSYNCHRONIZE-2Obésité avec diabète de type 275576 semainesTerminé, non publié [13]
SurvodutideSYNCHRONIZE-MASLDObésité avec stéatose hépatique21648 semainesPublié [4]
SurvodutideSYNCHRONIZE-CVOTSurpoids ou obésité, accidents cardiaques5 531Jusqu'à la semaine 114Terminé, non publié [13]
RétatrutideTRIUMPH-1Obésité sans diabète2 33980 semainesCommuniqué de presse [14]
RétatrutideTRIUMPH-2Obésité avec diabète de type 21 15280 semainesCommuniqué de presse [15]
RétatrutideTRIUMPH-3Obésité sévère avec maladie cardiaque1 94980 semainesCommuniqué de presse [15]
RétatrutideTRIUMPH-4Obésité avec arthrose du genou44568 semainesCommuniqué de presse [16]
RétatrutideTRIUMPH-OutcomesAccidents cardiaques et rénaux10 000Jusqu'en février 2029En cours [17]

Poids chez les adultes sans diabète

Essai tiré au sort de phase 3 SYNCHRONIZE-1 a réparti au hasard 725 adultes obèses et sans diabète, âgés en moyenne de 47,1 ans. Après 76 semaines, le poids avait baissé de 12,2 pour cent au palier de dose inférieur et de 13,0 pour cent au palier supérieur, contre 5,4 pour cent sous placebo. Au moins 5 pour cent du poids ont été perdus par 72,6, 71,9 et 46,3 pour cent des participants (p < 0,001) [12].

Communiqué du laboratoire L'annonce du développeur donne 16,6 contre 3,2 pour cent pour le même essai. Ce chiffre estime l'effet qu'on aurait observé si tout le monde avait poursuivi le traitement. Les chiffres publiés, eux, comptent toutes les personnes tirées au sort, y compris celles qui ont arrêté en cours de route [18], [12].

Phase 3, communiqué de presse uniquement TRIUMPH-1 a suivi 2 339 adultes sans diabète pendant 80 semaines. Le laboratoire a annoncé des pertes de poids de 19,0, 25,9 et 28,3 pour cent selon les trois doses de rétatrutide, contre 2,2 pour cent sous placebo. À la dose la plus élevée, 45,3 pour cent des participants ont perdu au moins 30 pour cent de leur poids, contre 0,5 pour cent [14].

Essai tiré au sort de phase 2 Dans un essai de 46 semaines sur le survodutide, 386 adultes traités ont reçu l'un de quatre paliers de dose. Ils ont perdu 6,2, 12,5, 13,2 et 14,9 pour cent de leur poids, contre 2,8 pour cent sous placebo. Seuls 233 d'entre eux sont allés au bout [19].

Essai tiré au sort de phase 2 Dans un essai de 48 semaines sur le rétatrutide, 338 adultes obèses ont reçu l'une de quatre doses. Ils ont perdu 8,7, 17,1, 22,8 et 24,2 pour cent de leur poids, contre 2,1 pour cent sous placebo [20].

Les communiqués sur le rétatrutide ne donnent ni marges d'incertitude ni tableaux de résultats complets, et aucun expert indépendant n'avait vérifié leurs chiffres [14], [15], [11].

Poids et glycémie dans le diabète de type 2

Phase 3, communiqué de presse uniquement TRIUMPH-2 a suivi 1 152 adultes atteints de diabète de type 2 pendant 80 semaines. Les pertes de poids annoncées étaient de 12,7, 19,1 et 20,8 pour cent selon les trois doses, contre 4,0 pour cent sous placebo. L'hémoglobine glyquée, une valeur sanguine qui reflète la glycémie moyenne des deux à trois derniers mois, a baissé de 1,4 à 1,6 point de pourcentage, en partant de 7,7 pour cent [15].

Aucun résultat pour l'instant L'essai correspondant sur le survodutide, SYNCHRONIZE-2, a inclus 755 personnes atteintes de diabète de type 2. Il est terminé, et le registre n'affiche aucun résultat [13].

Essai tiré au sort de phase 2 Un essai de 16 semaines sur le survodutide a inclus 411 adultes atteints de diabète de type 2. En partant de 8,07 pour cent, l'hémoglobine glyquée a baissé de 0,91 à 1,71 point de pourcentage. Aux paliers de dose les plus bas, la baisse rejoignait celle obtenue sous sémaglutide : 1,46 contre 1,47 point [10].

Essai tiré au sort de phase 2 Un essai de 24 semaines sur le rétatrutide a inclus 281 adultes atteints de diabète de type 2. La même valeur a baissé de 0,43 point à la dose la plus faible et de 2,02 points à la plus élevée. Elle n'a presque pas bougé sous placebo, de 0,01 point, et a baissé de 1,41 point sous dulaglutide, un médicament établi de longue date [21].

Foie

Essai tiré au sort de phase 3 SYNCHRONIZE-MASLD a traité pendant 48 semaines 216 adultes obèses atteints de stéatose hépatique. La graisse du foie, mesurée par imagerie par résonance magnétique (IRM), devait baisser d'au moins 30 pour cent. C'est ce qu'ont obtenu 68,5 pour cent des participants, contre 28,6 pour cent sous placebo (p < 0,0001). Les auteurs jugent 48 semaines courtes pour une maladie du foie [4].

Essai tiré au sort de phase 2 Un essai sur le survodutide a inclus 293 adultes atteints d'un foie gras enflammé et cicatriciel, confirmé par un prélèvement de tissu (stéatohépatite, MASH). Après 48 semaines, l'inflammation avait régressé sans aggravation des cicatrices chez 47 pour cent des participants au palier le plus bas. On comptait 62 pour cent au palier intermédiaire, 43 au plus élevé et 14 sous placebo [22].

Les cicatrices elles-mêmes ont reculé d'au moins un stade chez 34, 36 et 34 pour cent des participants, contre 22 pour cent sous placebo. L'écart est bien plus faible, et ce n'était pas un critère de jugement principal [22].

Essai tiré au sort de phase 2a Une sous-étude sur le rétatrutide a inclus 98 personnes sans diabète dont le foie contenait au moins 10 pour cent de graisse. Après 24 semaines, l'imagerie montrait une baisse de la teneur en graisse de 42,9, 57,0, 81,4 et 82,4 pour cent selon les quatre doses. Sous placebo, elle avait légèrement augmenté, de 0,3 pour cent [23].

Aucun essai sur le rétatrutide examinant le tissu du foie n'a pu être trouvé dans les sources examinées pour cette page. Pour le survodutide, deux essais de phase 3 sont en cours chez des personnes au foie enflammé et cicatriciel. LIVERAGE, avec 1 800 participants, et LIVERAGE-Cirrhosis, avec 1 590, recrutent encore ; LIVERAGE doit s'achever en 2031 [13].

Cœur

Aucun résultat pour l'instant SYNCHRONIZE-CVOT a inclus 5 531 adultes en surpoids ou obèses. Il mesurait le délai avant un premier décès d'origine cardiaque, un accident vasculaire cérébral, un infarctus ou une intervention pour rétablir la circulation, jusqu'à la semaine 114. Il s'est achevé le 30 juin 2026. Le registre n'affiche aucun résultat, et seuls sa conception et les caractéristiques de départ ont pu être trouvées dans des publications [13], [24].

Phase 3, communiqué de presse uniquement TRIUMPH-3 a inclus 1 949 adultes atteints d'obésité sévère et d'une maladie cardiaque diagnostiquée. Selon le décompte large, on a relevé 44 accidents cardiaques graves sous rétatrutide contre 52 sous placebo (rapport de risques 0,82, fourchette de 0,55 à 1,22). Selon le décompte strict, on en a relevé 27 contre 23 (rapport de risques 1,12, fourchette de 0,64 à 1,96) [15].

Les deux fourchettes incluent l'absence de différence : elles ne montrent ni bénéfice ni préjudice. L'essai cardiaque consacré au rétatrutide, TRIUMPH-Outcomes, recrute 10 000 personnes et n'atteindra pas son résultat principal avant février 2029 [17].

Résultats étudiés pour un seul des deux

  • Le rétatrutide et la douleur du genou (communiqué de presse uniquement). Dans TRIUMPH-4, 445 adultes atteints d'arthrose du genou ont noté leur douleur pendant 68 semaines. Le score a baissé de 4,5 et 4,4 points en partant de 6,0, contre 2,4 points sous placebo. Aucune marge d'incertitude n'a été publiée [16].

Sécurité

Aucun des deux produits ne dispose d'une notice approuvée. Tous les chiffres qui suivent proviennent donc des comptes rendus d'essais et, pour les essais avancés du rétatrutide, de communiqués de presse [13], [14]. Ces listes ne constituent pas un classement.

Survodutide

  • Estomac et intestin. Dans SYNCHRONIZE-1, ces troubles ont touché 80,9 et 89,7 pour cent des deux groupes traités, contre 47,9 pour cent sous placebo. La plupart étaient légers ou modérés, et aucun décès n'a été signalé [12].
  • Symptômes pris un à un. Dans l'essai de phase 2 sur le foie, les nausées ont touché 66 contre 23 pour cent des participants, la diarrhée 49 contre 23 et les vomissements 41 contre 4. Des événements graves sont survenus chez 8 contre 7 pour cent [22].
  • Arrêts de traitement. Seuls 233 des 386 participants, soit 60,4 pour cent, ont terminé l'essai de phase 2 sur l'obésité, qui durait 46 semaines. Dans une étude japonaise précoce, 10 des 27 participants traités, soit 37,0 pour cent, ont arrêté avant la fin [19], [25].
  • Cœur et vaisseaux. Dans la première étude à doses répétées, 10 des 80 participants, soit 12,5 pour cent, se sont retirés. Le motif le plus fréquent était un événement cardiaque ou vasculaire, chez 6 d'entre eux, soit 7,5 pour cent [5]. Une revue fait état d'une hausse modérée de la fréquence cardiaque, mais les comptes rendus des essais ne la chiffrent pas [26].

Rétatrutide. Tous les chiffres TRIUMPH ci-dessous proviennent de communiqués de presse du laboratoire. Les trois premiers points comparent la dose la plus élevée au placebo dans TRIUMPH-1 [14], [16].

  • Estomac et intestin. Les nausées ont touché 42,4 contre 14,8 pour cent des participants, la diarrhée 32,0 contre 13,5, la constipation 26,1 contre 10,9 et les vomissements 25,3 contre 4,8 [14].
  • Sensations anormales sur la peau. Des picotements, des brûlures ou un engourdissement (dysesthésie) ont touché 12,5 contre 0,9 pour cent des participants. Dans TRIUMPH-4, la proportion atteignait 8,8 et 20,9 pour cent contre 0,7, le plus souvent sous une forme légère [14], [16].
  • Arrêts de traitement. Dans TRIUMPH-1, 4,1, 6,9 et 11,3 pour cent des participants ont arrêté selon les trois doses, contre 4,9 pour cent sous placebo [14].
  • Un pouls plus rapide. Dans l'essai de phase 2 sur l'obésité, la fréquence cardiaque augmentait avec la dose et culminait à la semaine 24 [20]. Une évaluation indépendante chiffre la hausse la plus forte à 6,7 battements par minute ; une autre signale des troubles du rythme cardiaque légers à modérés [27], [28].

Produits vendus hors des essais. L'agence américaine du médicament cite le survodutide parmi les composés vendus illégalement sous une étiquette de recherche, et qualifie ces produits de qualité inconnue [29].

Un cas clinique publié en 2026 décrit un homme atteint de diabète de type 1 qui s'était injecté un produit vendu en ligne sous le nom de rétatrutide. Il a développé une accumulation dangereuse d'acides dans le sang et une atteinte soudaine des reins [30].

Pourquoi cette page ne donne aucune dose. Les deux substances sont expérimentales et autorisées nulle part. Les vérifications de registres n'ont trouvé aucune évaluation, par une autorité, de la quantité qu'une personne supporte [13], [31]. Cette page ne désigne donc les doses que par leur rang parmi celles qui ont été testées, et non par une quantité. Dans l'essai du survodutide sur le foie, le palier le plus élevé a même fait moins bien que le palier intermédiaire [22].

Le survodutide et le rétatrutide ne sont autorisés nulle part. Les vérifications de registres n'ont trouvé aucune autorisation de mise sur le marché (AMM) aux États-Unis, dans l'Union européenne, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Australie, au Canada ni en Suisse [32], [33], [31], [34]. L'inscription du survodutide au dispositif européen PRIME et sa désignation américaine de développement accéléré ne font qu'accélérer la recherche [35], [36]. Le fabricant du rétatrutide a annoncé une demande aux États-Unis pour début 2027, mais ne l'avait pas déposée au 6 septembre 2026 [15]. Dans le sport, les deux sont interdits en permanence au titre de la catégorie S0, qui couvre les substances non autorisées [37], [38]. Les monographies décrivent la situation aux 17 et 6 septembre 2026.

Utilisés ensemble ?

Le répertoire des mélanges de myPeptides ne recense aucun produit qui associe le survodutide et le rétatrutide, ni aucune entrée contenant du survodutide. Sa seule entrée contenant du rétatrutide, Loretta, l'associe à l'éloralintide, un analogue de l'amyline : une version fabriquée en laboratoire de cette hormone de l'appétit. Ces deux substances sont en phase 3 et ne sont autorisées nulle part.

Aucune étude portant sur les deux produits administrés ensemble n'a pu être trouvée dans les sources examinées. Le rétatrutide agit d'ailleurs déjà sur les récepteurs du GLP-1 et du glucagon, ceux-là mêmes que vise le survodutide [7].

Questions fréquentes

Survodutide ou rétatrutide : lequel est le meilleur ?

Les données ne permettent pas de trancher. Dans SYNCHRONIZE-1, chez 725 adultes sans diabète, le survodutide a fait baisser le poids de 12,2 et 13,0 pour cent en 76 semaines, contre 5,4 pour cent sous placebo. Dans TRIUMPH-1, chez 2 339 adultes sans diabète, la dose la plus élevée de rétatrutide a fait baisser le poids de 28,3 pour cent en 80 semaines, selon un simple communiqué de presse. Aucune étude comparant directement les deux n'a pu être trouvée : ces chiffres ne permettent donc aucun classement.

Survodutide ou rétatrutide : lequel est le plus sûr ?

Aucun essai comparant directement leur sécurité n'a pu être trouvé. Avec les deux produits, les plaintes les plus fréquentes sont les nausées, la diarrhée et les vomissements. Le bilan du survodutide comprend de nombreux arrêts précoces dans ses essais, celui du rétatrutide un pouls plus rapide et des sensations anormales sur la peau. Aucun des deux n'a de notice approuvée, et l'essai de sécurité cardiaque du survodutide s'est achevé sans résultat publié.

Quelle est la différence entre le survodutide et le rétatrutide ?

Le survodutide active deux récepteurs hormonaux, ceux du GLP-1 et du glucagon. Le rétatrutide active ces deux-là, plus le récepteur du GIP. Le survodutide vient de Zealand Pharma et de Boehringer Ingelheim, le rétatrutide d'Eli Lilly. Tous deux sont des produits expérimentaux en phase 3, mais seul le survodutide a des résultats de phase 3 publiés dans des revues médicales.

Peut-on prendre le survodutide et le rétatrutide ensemble ?

Aucune étude portant sur les deux produits administrés ensemble n'a pu être trouvée, et le répertoire des mélanges de myPeptides ne recense aucune association des deux. Le rétatrutide agit déjà sur les deux récepteurs que vise le survodutide. Aucun des deux n'est autorisé, où que ce soit.

Le survodutide ou le rétatrutide sont-ils autorisés quelque part ?

Non. Les vérifications de registres menées en septembre 2026 n'ont trouvé aucune autorisation pour l'un ou l'autre aux États-Unis, dans l'Union européenne, au Royaume-Uni, en Australie, au Canada ni en Suisse. Le fabricant du rétatrutide a annoncé une demande aux États-Unis pour début 2027, mais ne l'avait pas déposée au 6 septembre 2026. Les désignations de soutien accordées au survodutide en Europe et aux États-Unis accélèrent son développement, mais ne sont pas des autorisations.

Que sont les essais SYNCHRONIZE et TRIUMPH sur le survodutide et le rétatrutide ?

SYNCHRONIZE est le programme de phase 3 du survodutide, TRIUMPH celui du rétatrutide. SYNCHRONIZE-1 et SYNCHRONIZE-MASLD sont publiés dans des revues, tandis que SYNCHRONIZE-2 et l'essai cardiaque SYNCHRONIZE-CVOT se sont achevés sans résultats publiés. TRIUMPH-1 à TRIUMPH-4 n'ont livré leurs résultats que par communiqué de presse, et TRIUMPH-Outcomes n'atteindra pas son résultat principal avant février 2029.

Le survodutide et le rétatrutide ont-ils été testés dans la stéatose hépatique ?

Oui, mais de manière différente. Le survodutide a été testé sur des prélèvements de tissu du foie chez 293 adultes au foie enflammé et cicatriciel, et sur la graisse du foie dans un essai de phase 3 mené chez 216 adultes. Pour le rétatrutide, une sous-étude chez 98 personnes a mesuré la graisse du foie par imagerie sur 24 semaines. Aucun essai du rétatrutide portant sur le tissu du foie n'a pu être trouvé dans les sources examinées pour cette page.

Le survodutide et le rétatrutide sont-ils interdits dans le sport ?

Oui, tous les deux, en permanence, en compétition comme hors compétition. Aucun n'est nommé sur la liste des interdictions 2026 ; tous deux relèvent de la catégorie S0, qui couvre les substances qu'aucune autorité sanitaire n'a autorisées. Les substances de cette catégorie comptent comme substances spécifiées, ce qui joue sur la mesure d'une sanction, mais pas sur l'interdiction.

Le survodutide est-il simplement du rétatrutide sans GIP ?

Non. Ce sont des molécules différentes, issues d'entreprises différentes : le survodutide est une chaîne de 29 acides aminés, le rétatrutide une chaîne de 39. Ils partagent les récepteurs du GLP-1 et du glucagon, mais seul le rétatrutide agit aussi sur le récepteur du GIP. L'organisme met environ six jours à éliminer la moitié d'une dose de rétatrutide, alors qu'aucun chiffre de ce type n'a pu être trouvé pour le survodutide dans la littérature publiée.

Sources

  1. Zimmermann T, Thomas L, Baader-Pagler T, et al. (2022). BI 456906: Discovery and preclinical pharmacology of a novel GCGR/GLP-1R dual agonist with robust anti-obesity efficacy. Molecular Metabolism 66:101633. PMID 36356832. DOI 10.1016/j.molmet.2022.101633.
  2. FDA Global Substance Registration System. Substance record "Retatrutide", UUID 52f7c547-14ed-454d-9bc2-c9137d0b5922, UNII NOP2Y096GV. Retrieved 6 September 2026. https://gsrs.ncats.nih.gov/api/v1/substances(52f7c547-14ed-454d-9bc2-c9137d0b5922)?view=full
  3. FDA/NCATS Global Substance Registration System, UNII 2ALA66NS64, queried 17 September 2026. Peptide sequence of both subunits, the side-chain acylation, the C-terminal amide and the substitution at position 2.
  4. Kaplan LM, Startseva E, le Roux CW, et al.; SYNCHRONIZE-MASLD Investigators (2026). Survodutide in adults with obesity and metabolic dysfunction-associated steatotic liver disease. Nature Medicine 32(8):2948-2958. PMID 42252333. DOI 10.1038/s41591-026-04479-3. Author correction of 25 August 2026, PMID 42642663. Contains the licence statement naming Zealand Pharma and Boehringer Ingelheim.
  5. Jungnik A, Arrubla Martinez J, Plum-Mörschel L, et al. (2023). Phase I studies of the safety, tolerability, pharmacokinetics and pharmacodynamics of the dual glucagon receptor/GLP-1 receptor agonist BI 456906. Diabetes, Obesity and Metabolism 25(4):1011-1023. PMID 36527386. DOI 10.1111/dom.14948.
  6. Noureddin M, Sanyal AJ, Bedossa P, et al. (2026). Weight reduction-dependent and -independent effects of survodutide on liver endpoints: mediation analysis of a phase 2 trial in MASH. Hepatology, online ahead of print. PMID 42545725. DOI 10.1097/HEP.0000000000001825. 170 participants with fibrosis stage 2 or 3 and paired biopsies.
  7. Coskun T et al. (2022). LY3437943, a novel triple glucagon, GIP, and GLP-1 receptor agonist for glycemic control and weight loss: from discovery to clinical proof of concept. Cell Metabolism 34(9):1234-1247. PMID 35985340. DOI 10.1016/j.cmet.2022.07.013
  8. Urva S et al. (2023). The novel GIP, GLP-1 and glucagon receptor agonist retatrutide delays gastric emptying. Diabetes, Obesity and Metabolism 25(9):2784-2788. PMID 37311727. DOI 10.1111/dom.15167
  9. Urva S et al. (2022). LY3437943, a novel triple GIP, GLP-1, and glucagon receptor agonist in people with type 2 diabetes: a phase 1b, multicentre, double-blind, placebo-controlled, randomised, multiple-ascending dose trial. The Lancet 400(10366):1869-1881. PMID 36354040. DOI 10.1016/S0140-6736(22)02033-5
  10. Blüher M, Rosenstock J, Hoefler J, Manuel R, Hennige AM (2024). Dose-response effects on HbA1c and bodyweight reduction of survodutide compared with placebo and open-label semaglutide in people with type 2 diabetes. Diabetologia 67(3):470-482. PMID 38095657. DOI 10.1007/s00125-023-06053-9. Correction 2024;67(4):758.
  11. ClinicalTrials.gov API v2. Study records for NCT03841630, NCT04143802, NCT04867785, NCT04881760, NCT05882045, NCT05929066, NCT05929079, NCT05931367, NCT05936151, NCT06260722, NCT06297603, NCT06354660, NCT06383390, NCT06662383, NCT06859268, NCT07035093 and NCT07165028. Retrieved 6 September 2026. https://clinicaltrials.gov/api/v2/studies/NCT05929066
  12. le Roux CW, Wharton S, Startseva E, et al.; SYNCHRONIZE-1 Investigators (2026). Survodutide Once Weekly for the Treatment of Adults with Obesity. New England Journal of Medicine 395(8):776-787. PMID 42253238. DOI 10.1056/NEJMoa2600751.
  13. ClinicalTrials.gov, API v2, queried 17 September 2026. Overall query for the substance returns 26 trials, 25 sponsored by Boehringer Ingelheim and one by University Medical Center Groningen. Individual records read: NCT06066528 (SYNCHRONIZE-2), NCT06077864 (SYNCHRONIZE-CVOT), NCT06214741 (SYNCHRONIZE-CN), NCT06176365 (SYNCHRONIZE-JP), NCT06632444 (LIVERAGE), NCT06632457 (LIVERAGE-Cirrhosis). All four completed phase 3 trials show hasResults false.
  14. Eli Lilly and Company. Press release, 21 May 2026, TRIUMPH-1 topline results. https://www.prnewswire.com/news-releases/lillys-triple-agonist-retatrutide-delivered-powerful-weight-loss-in-pivotal-phase-3-obesity-trial-302778859.html
  15. Eli Lilly and Company. Press release, 23 July 2026, TRIUMPH-2 and TRIUMPH-3 topline results and announced regulatory submission. https://www.prnewswire.com/news-releases/lillys-triple-agonist-retatrutide-successful-in-two-additional-phase-3-obesity-trials-delivering-significant-improvements-in-weight-and-a1c-302832674.html
  16. Eli Lilly and Company. Press release, 11 December 2025, TRIUMPH-4 topline results. https://www.prnewswire.com/news-releases/lillys-triple-agonist-retatrutide-delivered-weight-loss-of-up-to-an-average-of-71-2-lbs-along-with-substantial-relief-from-osteoarthritis-pain-in-first-successful-phase-3-trial-302638804.html
  17. ClinicalTrials.gov. NCT06383390, TRIUMPH-Outcomes; n = 10,000, primary completion February 2029. Retrieved 6 September 2026. https://clinicaltrials.gov/study/NCT06383390
  18. Zealand Pharma A/S. Company announcement of 28 April 2026 on the topline results of SYNCHRONIZE-1, distributed via GlobeNewswire. Reports 16.6 against 3.2 per cent and 85.1 against 38.8 per cent responders under the efficacy estimand.
  19. le Roux CW, Steen O, Lucas KJ, Startseva E, Unseld A, Hennige AM (2024). Glucagon and GLP-1 receptor dual agonist survodutide for obesity: a randomised, double-blind, placebo-controlled, dose-finding phase 2 trial. Lancet Diabetes & Endocrinology 12(3):162-173. PMID 38330987. DOI 10.1016/S2213-8587(23)00356-X. Erratum 2026;14(2):e2.
  20. Jastreboff AM et al. (2023). Triple-hormone-receptor agonist retatrutide for obesity — a phase 2 trial. New England Journal of Medicine 389(6):514-526. PMID 37366315. DOI 10.1056/NEJMoa2301972
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  22. Sanyal AJ, Bedossa P, Fraessdorf M, et al.; 1404-0043 Trial Investigators (2024). A Phase 2 Randomized Trial of Survodutide in MASH and Fibrosis. New England Journal of Medicine 391(4):311-319. PMID 38847460. DOI 10.1056/NEJMoa2401755.
  23. Sanyal AJ et al. (2024). Triple hormone receptor agonist retatrutide for metabolic dysfunction-associated steatotic liver disease: a randomized phase 2a trial. Nature Medicine 30(7):2037-2048. PMID 38858523. DOI 10.1038/s41591-024-03018-2
  24. Platz E, Kaplan LM, le Roux CW, et al. (2026). Survodutide for the Treatment of Obesity: Baseline Characteristics of the SYNCHRONIZE Cardiovascular Outcomes Trial. JACC: Heart Failure 14(5):102780. PMID 41329105. DOI 10.1016/j.jchf.2025.102780.
  25. Yazawa R, Ishida M, Balavarca Y, Hennige AM (2023). A randomized Phase I study of the safety, tolerability, pharmacokinetics and pharmacodynamics of BI 456906 in healthy Japanese men with overweight or obesity. Diabetes, Obesity and Metabolism 25(7):1973-1984. PMID 36974349. DOI 10.1111/dom.15064.
  26. Arun AJ, Darji B, Baig M, Frishman WH, Aronow WS (2025). Survodutide: A Dual GLP-1/Glucagon Agonist Reshaping Cardiometabolic Care. Cardiology in Review, online ahead of print. PMID 40963161. DOI 10.1097/CRD.0000000000001062.
  27. Expert Opinion on Investigational Drugs (2023). Retatrutide showing promise in obesity (and type 2 diabetes). PMID 37947489
  28. Expert Opinion on Investigational Drugs (2023). Retatrutide: a triple incretin receptor agonist for obesity management. PMID 37902090
  29. US Food and Drug Administration. "FDA's Concerns with Unapproved GLP-1 Drugs Used for Weight Loss", content current as of 1 September 2026, retrieved 17 September 2026. Names survodutide among the substances sold under a false research label and calls the products of unknown quality. https://www.fda.gov/drugs/drug-alerts-and-statements/fdas-concerns-unapproved-glp-1-drugs-used-weight-loss
  30. Cureus (2026). Online-sourced retatrutide complicating impending diabetic ketoacidosis in a patient with type 1 diabetes and concurrent Shigella gastroenteritis. PMID 42669023
  31. openFDA. Drugs@FDA API query for generic name and brand name "retatrutide"; response NOT_FOUND. Retrieved 6 September 2026. https://api.fda.gov/drug/drugsfda.json?search=openfda.generic_name:retatrutide+OR+openfda.brand_name:retatrutide
  32. openFDA, queried 17 September 2026: the approvals, label and enforcement endpoints each returned no record for the substance, while the control query for semaglutide returned records in all three.
  33. European Medicines Agency, dataset of European public assessment reports, downloaded and searched 17 September 2026: no entry for the substance name or the development code, against a hit for the control substance semaglutide in the same file.
  34. European Medicines Agency. Medicines search, full text "retatrutide"; no authorised medicine entry. Retrieved 6 September 2026. https://www.ema.europa.eu/en/medicines?search_api_fulltext=retatrutide
  35. European Medicines Agency, list of medicines currently in the PRIME scheme, EMA/521657/2016, version of 10 August 2026: the development code BI 456906 is listed under gastroenterology and hepatology for the treatment of fatty liver disease with fibrosis. PRIME is a development support scheme, not an approval.
  36. Zealand Pharma A/S and Boehringer Ingelheim. Company announcement of 8 October 2024 via GlobeNewswire on the American Breakthrough Therapy designation of September 2024 for non-cirrhotic liver disease with moderate to advanced fibrosis, and on the start of the two phase 3 liver trials.
  37. World Anti-Doping Agency. The 2026 Prohibited List, in force 1 January 2026. Class S0 read in full on 17 September 2026; no match for the substance name or the development code, and classes S2 and S4.4 checked individually.
  38. World Anti-Doping Agency. The 2026 Prohibited List, in force from 1 January 2026; official text as annex to BGBl. III No. 219/2025; sections S0 and S2 reviewed in full. Retrieved 6 September 2026. https://rdb.manz.at/__api/documents/ris.c.BGBl__III_Nr__219_2025/attachments/ris.c.BGBl__III_Nr__219_2025.Anlagen_0002_F0BD5BBE_465B_4C18_BFE4_16E75843E435.pdf

Dernière vérification : Septembre 2026

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