KPV : ce que montrent les études, statut et sécurité
Résumé
Le KPV est un morceau de trois acides aminés détaché d'une hormone du corps, l'alpha-MSH, et vendu comme peptide de recherche. Il n'existe pas une seule étude chez l'être humain, ni la moindre étude de toxicité, dans aucune espèce. Les travaux sur l'animal, portant sur l'inflammation de l'intestin et sur la cicatrisation de l'œil, décrivent des effets, mais on ignore sur quoi le peptide agit dans la cellule et les récepteurs les plus évidents ont été écartés. Aucun pays ne l'a autorisé.
L'essentiel en bref
- Aucune étude humaine n'est enregistrée. La recherche menée dans ClinicalTrials.gov le 6 septembre 2026 n'a trouvé aucune étude du KPV, sous aucun des six termes essayés [1]. De son côté, la FDA arrive à la même conclusion [2].
- Aucune étude de toxicité, dans aucune espèce. Effets d'une dose unique, effets de doses répétées, atteinte du matériel génétique, effets sur la fertilité et la grossesse, risque de cancer : la FDA n'a trouvé aucune étude sur aucun de ces points [2].
- La FDA le dit noir sur blanc. Sur sa page consacrée aux matières premières susceptibles de poser un problème de sécurité, l'agence écrit qu'elle ne dispose pas des informations importantes sur les questions de sécurité que soulève le KPV [3].
- Il ne se fixe sur aucun récepteur, même à très forte concentration. Le KPV n'a pas délogé la molécule témoin marquée de ses points d'ancrage et n'a pas déclenché le signal interne que déclenche l'hormone entière [4], [5].
- Rien ne passe la peau tout seul. Sur de la peau humaine prélevée après décès, la quantité qui traverse est restée sous le seuil de mesure de l'appareil, soit 0,01 µg/ml [6].
- Huit cornées de lapin sur huit refermées en 60 heures. Dans le groupe témoin, qui recevait des gouttes sans principe actif, aucune ne s'était refermée [7].
- Le produit est interdit en permanence dans le sport. La catégorie S0 de la Liste des interdictions 2026 englobe le KPV par sa définition, sans le nommer [8].
Ce qu'est le KPV
Le KPV est un tout petit peptide fabriqué en laboratoire, composé de trois acides aminés seulement : la lysine, la proline et la valine, dont les initiales lui donnent son nom. Cette même suite de trois maillons termine une hormone du corps, l'alpha-MSH, une chaîne de 13 acides aminés produite par une petite glande à la base du cerveau [2]. Le KPV correspond donc aux positions 11 à 13 d'une molécule naturelle, et non à une invention récente.
Aucun laboratoire pharmaceutique ne l'a jamais développé. La séquence a intéressé les chercheurs universitaires dans les années 1980, parce qu'elle semblait garder l'effet apaisant sur l'inflammation de l'hormone entière sans faire brunir la peau comme elle [9]. Quarante ans plus tard, il n'existe nulle part de programme de développement ni de demande d'autorisation [2].
Repères
| Champ | Valeur | Réf. |
|---|---|---|
| Nom courant | KPV, aussi noté alpha-MSH(11–13) | [10] |
| Classe | Peptide de synthèse de trois acides aminés, morceau d'une hormone du corps | [2] |
| Séquence | Lys-Pro-Val | [10] |
| Formule et masse | C16H30N4O4, soit 342,43 g/mol pour la forme de base | [10] |
| Masse de la forme salée | 402,5 g/mol pour l'acétate | [2] |
| Demi-vie | Jamais mesurée, dans aucune espèce | [2] |
| Solubilité dans l'eau | 0,7 mg/ml, que la FDA cite comme limite pour toute préparation | [2] |
| Statut | Produit chimique de recherche, non autorisé | [2] |
| Développeur | Aucun | [2] |
| Numéro de registre CAS | 67727-97-3 | [10] |
| PubChem CID | 125672 | [10] |
| InChIKey | YSPZCHGIWAQVKQ-AVGNSLFASA-N | [10] |
| ChEBI | CHEBI:160254 | [10] |
| UNII, DCI, USAN, ATC | Aucun identifiant attribué | [2] |
Ce que l'on sait de sa stabilité vient de certificats de fabricants, et non d'un recueil officiel. Placé en milieu acide, alcalin ou oxydant, le peptide se dégrade surtout en une petite molécule en anneau formée par la lysine et la proline [11]. Plusieurs travaux qui cherchent à l'enrober dans une formulation justifient d'ailleurs leur existence en rappelant que le KPV libre en solution ne se conserve pas bien [2].

Comment il agit
Aucun mécanisme n'est établi. La FDA écrit sans détour que l'on ignore sur quoi le KPV agit dans la cellule pour produire un quelconque effet [2]. Ce qui suit relève d'hypothèses tirées de cultures de cellules et d'expériences chez l'animal.
- Pas par les récepteurs de l'hormone mère. C'est le résultat le plus solide du dossier, et il est négatif. Sur du tissu cérébral de rat, sur des cellules de mélanome de souris et sur des cellules immunitaires, le KPV n'a pas délogé la molécule témoin marquée de ses points d'ancrage et n'a pas déclenché le signal interne habituel [4], [5], [12]. Il lui manque le petit motif His-Phe-Arg-Trp qui sert de clé pour ces récepteurs [13].
- Le régulateur NF-κB. Dans des cellules immunitaires de souris mises en état d'alerte, le peptide a empêché ce chef d'orchestre de l'inflammation d'entrer dans le noyau, avec un effet le plus net à des concentrations très faibles [4]. Une étude sur des cellules des bronches propose que le KPV entre lui-même dans le noyau et y bloque ce même mécanisme [14].
- Un messager de l'inflammation. Freiner l'action de l'interleukine 1β, l'un des signaux qui déclenchent l'inflammation, a été proposé comme deuxième piste, et la FDA la range parmi les explications possibles [2], [5].
- Une porte d'entrée dans l'intestin. Le transporteur PepT1, qui fait entrer les petits peptides dans les cellules de l'intestin, pourrait servir de porte au KPV [15]. Chez des souris dépourvues de ce transporteur, l'effet contre les tumeurs n'était plus mesurable, ce que les auteurs interprètent comme une dépendance à cette porte d'entrée [16].
- Une action directe sur la paroi des bactéries. Un article décrit un peptide qui déstabilise et perce la membrane du staphylocoque [17]. Un travail plus ancien attribuait plutôt son effet antimicrobien à une hausse d'un signal chimique à l'intérieur du microbe [18]. Les deux explications se contredisent.
- Le monoxyde d'azote dans l'œil. Chez le lapin, bloquer l'enzyme qui fabrique le monoxyde d'azote a supprimé l'effet cicatrisant, ce que les auteurs lisent comme la preuve que ce gaz est impliqué [7].
L'alpha-MSH elle-même agit par cinq récepteurs qui lui sont propres et fait, dans les mêmes expériences, exactement ce que le KPV ne fait pas [4], [19]. Les deux se comportent comme deux substances distinctes qui ont trois acides aminés en commun.
Ce que les études ont montré
Chaque résultat ci-dessous provient d'un animal ou d'une culture de cellules. Aucune étude, quelle qu'en soit la forme, n'a jamais donné du KPV à une personne.
Décomptes arrêtés au 6 septembre 2026. Le chiffre de 140 recense les articles PubMed qui mentionnent KPV, Lys-Pro-Val ou alpha-MSH(11–13) ; une partie seulement porte sur le peptide lui-même. Sources [1], [2].
Inflammation intestinale
Données animales Dans l'article le plus cité sur le KPV, des souris ont reçu le peptide dans leur eau de boisson et ont souffert d'une inflammation du côlon moins grave dans deux modèles où cette inflammation est provoquée par un produit chimique, appelés DSS et TNBS. Aucun de ces deux modèles ne reproduit vraiment la rectocolite hémorragique ni la maladie de Crohn. Sur des cellules intestinales humaines, des concentrations très faibles ont calmé deux grandes voies de l'inflammation, et les auteurs décrivent une entrée du peptide par le transporteur PepT1 [15].
Données animales Une deuxième équipe a retrouvé le même sens d'effet dans deux autres modèles d'inflammation du côlon : les animaux récupéraient plus tôt, reprenaient du poids plus vite et montraient moins de signes d'activité inflammatoire. Chez des souris dont un récepteur de l'hormone mère ne fonctionne pas, tous les animaux traités ont survécu, ce que les auteurs lisent comme un effet obtenu sans ce récepteur [20].
Données animales Dans un modèle de cancer du côlon né d'une inflammation chronique, le KPV donné dans l'eau de boisson a réduit le nombre de tumeurs chez des souris normales. La concentration figure dans le tableau des doses. Chez des souris dépourvues du transporteur PepT1, le nombre de tumeurs ne se distinguait plus de celui des animaux non traités, avec six animaux par groupe dans l'analyse au microscope. Dans un autre modèle, génétique celui-là, 13 semaines de traitement ont fait baisser l'inflammation de l'intestin mais pas le nombre de tumeurs [16].
Peau et inflammation générale
Données animales La toute première description d'un effet anti-inflammatoire reposait sur une oreille de souris rendue enflée par contact avec un irritant, avec un effet d'autant plus marqué que la dose montait, comparé à de l'eau salée et à une forte dose de cortisone [21]. Une étude plus tardive a montré des courbes en cloche : les doses moyennes agissaient mieux que les doses fortes [22].
Données animales Une expérience a séparé les types d'inflammation. Celle déclenchée par trois messagers du corps, l'IL-1β, l'IL-6 et le TNF-α, était freinée ; celle déclenchée par trois autres ne l'était pas [23]. Le peptide ne calme donc pas l'inflammation en général, mais seulement certaines de ses formes.
Œil
Données animales La cornée des deux yeux de lapins a été volontairement éraflée, puis traitée par des gouttes quatre fois par jour. Au bout de 60 heures, les 8 cornées traitées par le KPV avaient entièrement refait leur couche de surface, contre aucune dans le groupe recevant des gouttes sans principe actif [7]. Bloquer l'enzyme qui fabrique le monoxyde d'azote a fait disparaître cet effet.
Cornée de lapin volontairement éraflée, gouttes quatre fois par jour pendant quatre jours, 8 cornées dans le groupe KPV. Source [7].
Traumatisme cérébral
Données animales Après un choc contrôlé porté au cerveau de souris, une seule injection dans l'abdomen a réduit l'étendue des dégâts apparus dans les heures suivantes et le nombre de neurones qui meurent, par rapport à de l'eau salée, avec dix animaux par groupe. Dans le même article, trois marqueurs de l'inflammation et le nombre total de cellules de défense du cerveau n'ont pas baissé ; seule une mesure de leur état d'activation, fondée sur la forme de leurs prolongements, a changé [24].
Fièvre et appétit
Données animales Chez des lapins rendus fébriles, le peptide a fait baisser la température, qu'il soit administré directement dans le cerveau ou dans la circulation générale, mais moins bien que l'hormone entière [25]. Chez le rat, une injection dans le cerveau a empêché la perte d'appétit provoquée par un messager de l'inflammation, mais seulement à la plus forte des deux doses essayées [26].
Microbiologie
In vitro Face au staphylocoque doré, le fragment a tué plus de 90 % des bactéries aux concentrations les plus fortes et environ 50 % à des concentrations mille fois plus faibles, alors que le morceau opposé de la même hormone ne faisait rien [17]. Une survie réduite et une croissance freinée ont aussi été rapportées pour la levure Candida albicans [18].
Résultats négatifs et nuls
In vitro Dans du sang humain complet, le KPV n'a pas calmé une famille de cellules de l'allergie, les basophiles. Cet effet-là passe par un récepteur précis et il était produit par l'hormone entière ainsi que par une hormone voisine, mais explicitement pas par les petits fragments, qui n'ont pas la partie active [19].
In vitro Sur de la peau humaine prélevée après décès, la quantité qui traverse d'elle-même est restée sous le seuil de mesure de l'appareil, soit 0,01 µg/ml. Percer la peau de micropiqûres a fait passer 4,4 µg par centimètre carré et par heure, et un léger courant électrique a encore augmenté ce passage [6]. La FDA en tire une double conclusion : une crème peut très bien ne provoquer aucune toxicité dans le corps et, tout aussi bien, aucun effet sur place [2].
In vitro Une étude de chimie parue en 2018 n'a trouvé aucune activité contre les microbes, ni pour une version chimiquement protégée du peptide ni pour ses dérivés sucrés, dans plusieurs conditions [27].
Ce qui reste inconnu
- Savoir si quoi que ce soit d'observé chez la souris, le rat ou le lapin se produit aussi chez une personne. Aucune donnée humaine n'existe, par aucune voie d'administration [2].
- Ce sur quoi le peptide agit réellement. Les récepteurs de l'hormone mère sont écartés, et le transporteur PepT1 explique au mieux une entrée dans l'intestin, pas une action ailleurs [2], [16].
- Combien de temps il reste dans le corps, où il va, comment il est transformé et éliminé. Aucune étude de ce type n'existe, dans aucune espèce [2].
- La réaction du système immunitaire, y compris la question de savoir si les anticorps produits pourraient neutraliser l'hormone naturelle du corps [2].
- Savoir si ce qui se vend correspond à l'étiquette. Dans le commerce, la forme de base et la forme salée circulent sous le même numéro de registre [2].
Effets indésirables et sécurité
Il n'existe pas de liste d'effets indésirables, faute d'usage humain documenté. L'absence de signalements ne prouve pas que le produit est sûr.
- Aucun effet indésirable signalé. La base de pharmacovigilance de la FDA ne contenait aucun signalement lié au KPV jusqu'au 3 décembre 2025, et son système de plaintes alimentaires aucun depuis 2004 [2]. Comme les pharmacies préparatrices ne déclarent en général rien à l'agence, ce silence ne prouve pas grand-chose [2].
- Aucune étude de toxicité, d'aucune sorte. Cinq rubriques différentes de l'évaluation de la FDA portent la même phrase : aucune étude identifiée [2].
- La réaction immunitaire n'a jamais été testée. Les peptides peuvent provoquer des anticorps, avec des conséquences qui vont de rien du tout au danger vital. Le risque particulier ici serait de neutraliser l'hormone naturelle du corps [2].
- Le risque d'agglutination n'a jamais été testé. L'agence rappelle que même des peptides de deux acides aminés peuvent s'agglutiner en amas. Aucune donnée sur le KPV n'aborde ce point [2].
- La qualité chimique est mal décrite. La FDA relève des noms de produit incohérents, en dehors des standards habituels, et des certificats d'analyse qui annoncent un degré de pureté sans fixer la moindre limite pour les impuretés [2].
- La relation entre dose et effet joue contre l'utilisateur. Les courbes en cloche observées chez la souris signifient qu'une dose forte agit moins bien qu'une dose moyenne [22]. Sans cible connue et sans données humaines, aucune fourchette de dose ne peut être déduite.
Être un morceau de molécule naturelle n'apporte aucune garantie. La séquence mère existe bien dans le corps ; un produit fabriqué en usine, de pureté inconnue, administré par une voie que personne n'a étudiée, est une tout autre affaire [2].
Doses utilisées dans les études
Ces doses proviennent des études citées et ne figurent ici qu'à titre de repère scientifique. Elles ne constituent pas une recommandation et ne peuvent pas être transposées à un usage chez l'être humain.
Chaque ligne décrit un animal ou une culture de cellules. Les voies d'administration diffèrent beaucoup d'une ligne à l'autre et les résultats ne passent pas de l'une à l'autre : la voie orale, l'injection dans l'abdomen et l'application locale ont été étudiées dans des modèles différents, avec des mesures différentes.
| Étude | Modèle | Dose | Voie | Durée | Réf. |
|---|---|---|---|---|---|
| Richards 1984, fièvre provoquée | Lapin | 0,5–2,0 mg dans le cerveau ; 2–200 mg par voie générale, dose totale | Cerveau et voie générale | Une fois | [25] |
| Hiltz 1989, oreille enflée | Souris | Doses croissantes, non chiffrées dans le résumé | Voie générale | Une fois | [21] |
| Hiltz 1991, formes miroir | Souris | Doses croissantes, réponse en cloche | Injection dans l'abdomen | Mesures à 3 et 6 heures | [22] |
| Uehara 1992, perte d'appétit | Rat | 0,5 et 5,0 pmol | Injection dans le cerveau | Une fois | [26] |
| Cutuli 2000, effet antimicrobien | S. aureus, C. albicans | Efficace jusqu'à des concentrations extrêmement faibles | Milieu de culture | Une exposition | [18] |
| Mandrika 2001, cellules immunitaires | Cellules RAW 264.7 | 1 nM à 1 µM ; aucun effet de déplacement à 1 mM | Culture cellulaire | Courte durée | [4] |
| Bonfiglio 2006, cornée | Lapin | 1, 5 ou 10 mg/ml, 30 µl par goutte, deux gouttes quatre fois par jour | Gouttes dans l'œil | 4 jours | [7] |
| Bonfiglio 2006, cellules de cornée | Cellules de surface de cornée de lapin | 0,1, 1 et 10 µM ; effet à 1 et 10 µM | Culture cellulaire | 1, 6 et 24 heures | [7] |
| Dalmasso 2008, inflammation du côlon | Souris | Dans l'eau de boisson ; concentrations très faibles en laboratoire | Orale | Pendant la phase inflammatoire | [15] |
| Laroui 2010, nanoparticules | Souris | Concentration 12 000 fois plus basse qu'en solution libre | Orale, dans un gel | Non chiffrée dans le résumé | [28] |
| Schaible 2013, choc cérébral | Souris | 1 mg/kg | Injection dans l'abdomen | Une fois, 30 minutes après le choc | [24] |
| Viennois 2016, cancer né d'une colite | Souris | 100 µmol/l dans l'eau de boisson | Orale | Jusqu'à 18 semaines d'âge | [16] |
| Pawar 2017, passage de la peau | Peau humaine prélevée après décès | Sous 0,01 µg/ml sans aide ; 4,4 µg/cm²/h avec micropiqûres | À travers la peau | Une application | [6] |
| Sung 2025, cellules de peau | Cellules HaCaT, peau reconstruite | 50 µg/ml | Culture cellulaire | Non chiffrée dans le résumé | [29] |
| An 2026, cellules graisseuses | Cellules 3T3-L1, souris | 100 µg/ml en laboratoire | Culture cellulaire et voie orale | Non chiffrée dans le résumé | [30] |
| Lee 2026, cellules de foie | Cellules HepG2 | 100 µg/ml | Culture cellulaire | Non chiffrée dans le résumé | [31] |
Les doses du tableau vont de quantités infimes à plusieurs centaines de milligrammes, dans des espèces et par des voies qui ne se comparent pas. Aucune autorité n'a fixé de dose, puisque aucun produit n'est autorisé nulle part.
Développement et statut réglementaire
De la première description au vote du comité en 2026
- 1984Le peptide est décrit comme un fragment qui fait baisser la fièvreModèle du lapin, réf. [25]
- 1989Premier effet anti-inflammatoire rapporté chez la sourisOreille enflée par contact avec un irritant, réf. [21]
- 1994-2003Trois équipes indépendantes écartent les récepteurs de la mélanocortineRéf. [4], [5], [12]
- 2008Modèles de colite et hypothèse sur le transporteur PepT1Deux équipes, réf. [15], [20]
- 2016Travaux sur le cancer lié à la colite ; effet absent sans le transporteur PepT1Réf. [16]
- 2017Le passage de la peau mesuré reste sous le seuil de détectionPeau humaine prélevée après décès, réf. [6]
- 12 mai 2026Avis écrit de la FDA, défavorable à la liste 503ADocument de séance de 31 pages, réf. [2]
- 23 juillet 2026Le comité consultatif vote en sens inverse, sans effet contraignantRésultat rapporté de 8 voix contre 6 et une abstention, réf. [32], [33]
- 1984 — le fragment est décrit pour la première fois, comme faisant baisser la fièvre moins bien que l'hormone entière [25].
- 1989 à 1992 — l'équipe de Lipton publie la série de travaux sur l'inflammation chez la souris [21], [22], [23].
- 1994 à 2003 — trois équipes indépendantes montrent que les récepteurs de l'hormone mère ne sont pas la cible [4], [5], [12].
- 2008 à 2016 — l'équipe de Merlin publie les travaux sur l'inflammation du côlon et sur le transporteur PepT1 [15], [16].
- À partir de 2010 — la recherche se déplace vers des systèmes d'enrobage qui utilisent le KPV comme molécule d'essai [28].
- 12 mai 2026 — la FDA se prononce contre l'ajout du KPV à la liste 503A, celle des matières premières que les pharmacies peuvent utiliser pour préparer un traitement [2].
- 23 juillet 2026 — un comité consultatif vote pour cette inscription, contre l'avis de l'agence [32], [33].
| Marché | Statut | Remarque | Réf. |
|---|---|---|---|
| États-Unis | Non autorisé | Inscription en pharmacie encore en suspens | [2], [33] |
| Union européenne | Non autorisé | Aucun texte officiel le décrivant | [2] |
| Allemagne | Non autorisé | Aucune dérogation | [2] |
| Royaume-Uni | Non autorisé | Registre national non consulté | [2] |
| Australie | Non classé | Jamais nommé dans les textes | [34] |
| Canada | Non autorisé | Registre national non consulté | [2] |
| Suisse | Non autorisé | Registre national non consulté | [2] |
| Japon | Non autorisé | Aucun texte officiel le décrivant | [2] |
Le vote de juillet est ce que l'on comprend le plus souvent de travers. Un comité consultatif rend un avis qui n'oblige personne ; inscrire une matière première n'équivaut pas à autoriser un médicament ; et tout changement demanderait une procédure officielle complète [33], [35]. Au 6 septembre 2026, le KPV ne figure pas sur cette liste. Entre janvier 2017 et juin 2025, aucun façonnier enregistré n'a déclaré fabriquer un produit à base de KPV [2].
Les statuts pour lesquels le registre national n'a pas été consulté reposent sur l'absence mondiale de toute autorisation, et non sur une vérification pays par pays.
Antidopage
Le KPV est interdit dans le sport en permanence, en compétition comme en dehors. Il n'est pas cité nommément sur la Liste des interdictions 2026 : il relève de la catégorie S0, qui vise « any pharmacological substance which is not addressed by any of the subsequent sections of the List and with no current approval by any governmental regulatory health authority for human therapeutic use », c'est-à-dire toute substance pharmacologique qu'aucune des sections suivantes de la Liste ne traite et qu'aucune autorité sanitaire publique n'autorise actuellement pour soigner des personnes [8].
La liste de la fédération universitaire américaine ne le nomme pas davantage, et elle précise elle-même qu'elle n'est ni complète ni exhaustive [36]. Pour un sportif soumis aux contrôles, l'absence du nom ne protège donc de rien. Le détail figure sur la page peptides interdits dans le sport.
Comparaison avec des peptides voisins
| Peptide | Relation avec l'alpha-MSH | Fixation sur les récepteurs | Études humaines | Statut |
|---|---|---|---|---|
| KPV | Les trois derniers acides aminés, positions 11–13 [2] | Aucune démontrée, même à très forte concentration [4], [5] | Aucune [1], [2] | Autorisé nulle part [2] |
| Alpha-MSH | L'hormone entière, 13 acides aminés [2] | Se fixe sur ses récepteurs et déclenche le signal interne [4] | Hormone du corps, pas répertoriée comme médicament [2] | Pas un produit autorisé [2] |
| Melanotan II | Copie la partie centrale qui sert de clé [13] | Active ces récepteurs et fait brunir la peau [13] | Non traitées sur cette page | Sur ordonnance en Australie [34] |
| BPC-157 | Séquence sans rapport, même domaine de recherche [3] | Aucune cible établie [3] | Aucune publiée [3] | Autorisé nulle part ; cité en S0 [3], [8] |
Le KPV et l'alpha-MSH occupent les deux bouts d'une même molécule et se comportent différemment dans les mêmes expériences [4], [19]. Le Melanotan II, lui, copie la partie qui sert de clé pour les récepteurs et fait brunir la peau ; le KPV ne possède pas cette partie, et c'est précisément pour cela qu'on avait commencé à l'étudier [9], [13].
Le BPC-157 n'a aucune séquence en commun avec le KPV. Il partage en revanche son marché, la même rubrique de la FDA consacrée aux substances proposées puis écartées, et la même séance du comité en juillet 2026 [3], [33]. Ni l'un ni l'autre n'est autorisé, et aucun des deux ne dispose d'un essai humain comparatif.
Idées reçues fréquentes
- « Le KPV agit comme l'alpha-MSH. » Il ne se fixe pas sur les récepteurs de l'hormone. Trois équipes ne trouvent ni déplacement de la molécule témoin marquée ni signal interne déclenché, et un article montre un effet sur les basophiles avec l'hormone entière mais pas avec le KPV [4], [5], [12], [19].
- « La FDA a autorisé le KPV en juillet 2026. » La FDA proposait par écrit exactement l'inverse. Un comité a voté contre cette proposition, sans que cela oblige personne, et inscrire une matière première utilisable en pharmacie n'est pas une autorisation de médicament [2], [33], [35].
- « Avaler, appliquer ou injecter revient au même. » Les études sur l'intestin passaient par l'eau de boisson et par un transporteur intestinal, l'étude sur l'œil par des gouttes, celle sur le traumatisme cérébral par une injection. Et la peau humaine ne laisse passer aucune quantité mesurable d'elle-même [6], [15], [24].
- « Les études sur le (CKPV)2, le KdPT ou l'Ac-KPV-NH2 sont des études sur le KPV. » Ce sont d'autres molécules. La version double a fait mieux que le KPV dans les comparaisons, et la version chimiquement protégée n'a montré aucune activité contre les microbes [27], [37], [38].
- « C'est naturel, donc c'est sans danger. » La FDA désigne la réaction immunitaire, la formation d'amas et des impuretés mal maîtrisées comme autant de questions ouvertes, et aucune donnée n'en éclaire une seule [2].
- « Des médicaments de la même famille sont en essai clinique, donc le KPV est testé. » Ces essais portent sur d'autres molécules, notamment AP1189 et PL-8177. Des médicaments de cette famille sont bien autorisés, mais aucun n'est le KPV [1], [39].
Questions fréquentes
Le KPV a-t-il déjà été testé chez l'être humain ?
Non. Une recherche dans le registre ClinicalTrials.gov le 6 septembre 2026 n'a trouvé aucune étude enregistrée. Dans sa propre évaluation, la FDA écrit trois fois qu'elle n'a identifié aucune étude clinique et aucune donnée montrant qu'une personne y ait été exposée, par quelque voie que ce soit.
Le KPV est-il autorisé quelque part ?
Non. Aucun pays ne l'autorise comme médicament et il ne figure dans aucun des grands recueils officiels de médicaments, ni américain, ni européen, ni japonais. Il n'a pas non plus reçu de nom international ni de code de classement des médicaments.
La FDA a-t-elle autorisé le KPV en juillet 2026 ?
Non. Un comité consultatif s'est prononcé pour l'inscrire sur une liste de matières premières utilisables en pharmacie, à l'inverse de ce que la FDA proposait par écrit. Ces votes n'obligent personne, et une telle inscription permettrait à une pharmacie de préparer le produit, ce qui n'est pas la même chose qu'autoriser un médicament.
Le KPV agit-il comme l'alpha-MSH ?
Il ne se fixe pas sur les récepteurs auxquels l'alpha-MSH se fixe. Au moins trois équipes indépendantes rapportent que le KPV ne chasse pas de ces récepteurs une molécule témoin marquée, même à très forte concentration, et qu'il ne déclenche pas le signal interne habituel. Le morceau de la séquence qui sert de clé pour ces récepteurs manque tout simplement dans le KPV.
Qu'ont montré les études du KPV sur la colite ?
Chez des souris qui recevaient le KPV dans leur eau de boisson, l'inflammation du côlon provoquée par un produit chimique était moins grave et les tumeurs qui suivent cette inflammation moins nombreuses. Cet effet sur les tumeurs disparaissait chez des souris dépourvues du transporteur PepT1, et rien de tout cela n'a été vérifié chez l'être humain.
Le KPV traverse-t-il la peau ?
Dans la seule étude menée sur de la peau humaine prélevée après décès, la quantité qui traverse d'elle-même est restée sous le seuil que l'appareil savait mesurer, soit 0,01 µg/ml. Il a fallu percer la peau de micropiqûres ou pousser le peptide avec un léger courant électrique pour en faire passer une quantité mesurable. La simple application, elle, n'a rien donné.
Quels sont les effets indésirables du KPV ?
Ils sont inconnus. Aucun effet indésirable n'est signalé dans la base de données de la FDA, ce qui reflète l'absence d'usage documenté et non une sécurité démontrée. Aucune étude de toxicité n'a jamais été menée, ni chez l'être humain ni chez l'animal.
Pourquoi cette page indique-t-elle des doses de KPV ?
Ces doses sont des faits d'étude, repris d'expériences publiées sur des animaux et des cellules, et listés pour que les données se lisent telles quelles. Elles concernent des lapins, des souris, des rats et des boîtes de culture. Rien de tout cela n'a été essayé chez une personne.
Le KPV est-il interdit dans le sport ?
Oui, en permanence. La catégorie S0 de la Liste des interdictions 2026 couvre toute substance pharmacologique qu'aucune autorité sanitaire n'autorise actuellement. Le KPV y tombe par cette définition, et non parce qu'il serait cité nommément.
Le KPV est-il la même chose que le (CKPV)2, le KdPT ou le Melanotan ?
Non. Chacun est une molécule différente, avec ses propres données. Les études portant sur la version double, sur le petit peptide dérivé d'une molécule du système immunitaire ou sur les analogues qui font bronzer ne disent rien du KPV lui-même.
Sources
- ClinicalTrials.gov API v2. Queries for "KPV", "KPV peptide", "CKPV", "Lys-Pro-Val", "lysine-proline-valine" and "alpha-MSH 11-13"; no study of the substance identified. AP1189 (NCT05604885) and PL-8177 (NCT05466890) recorded in the same query as separate molecules. Retrieved 6 September 2026. https://clinicaltrials.gov/
- US Food and Drug Administration. Briefing document, Evaluation of KPV-related Bulk Drug Substances (KPV free base and KPV acetate) for Inclusion on the 503A Bulk Drug Substances List. 12 May 2026, 31 pages. https://www.fda.gov/media/193346/download
- US Food and Drug Administration. Certain Bulk Drug Substances for Use in Compounding that May Present Significant Safety Risks. Content current as of 22 April 2026. https://www.fda.gov/drugs/human-drug-compounding/certain-bulk-drug-substances-use-compounding-may-present-significant-safety-risks
- Mandrika I, Muceniece R, Wikberg JE (2001). Effects of melanocortin peptides on lipopolysaccharide/interferon-gamma-induced NF-κB DNA binding and nitric oxide production in macrophage-like RAW 264.7 cells. Biochemical Pharmacology 61(5):613-621. PMID 11239505. DOI 10.1016/s0006-2952(00)00583-9
- Getting SJ, Schiöth HB, Perretti M (2003). Dissection of the anti-inflammatory effect of the core and C-terminal (KPV) alpha-melanocyte-stimulating hormone peptides. Journal of Pharmacology and Experimental Therapeutics 306(2):631-637. PMID 12750433. DOI 10.1124/jpet.103.051623
- Pawar K et al. (2017). Transdermal iontophoretic delivery of lysine-proline-valine (KPV) peptide across microporated human skin. Journal of Pharmaceutical Sciences 106(7):1814-1820. PMID 28343991. DOI 10.1016/j.xphs.2017.03.017
- Bonfiglio V et al. (2006). Effects of the COOH-terminal tripeptide alpha-MSH(11-13) on corneal epithelial wound healing: role of nitric oxide. Experimental Eye Research 83(6):1366-1372. PMID 16965771. DOI 10.1016/j.exer.2006.07.014
- World Anti-Doping Agency. The 2026 Prohibited List; full text searched for "KPV", "Lys-Pro-Val", "melanocortin" and "MSH" with no match; class S0 wording reviewed. Retrieved 6 September 2026.
- Brzoska T, Luger TA, Maaser C, Abels C, Böhm M (2008). Alpha-melanocyte-stimulating hormone and related tripeptides. Endocrine Reviews 29(5):581-602. PMID 18612139. DOI 10.1210/er.2007-0027
- PubChem. Compound CID 125672, "Msh (11-13)". Retrieved 6 September 2026. https://pubchem.ncbi.nlm.nih.gov/compound/125672
- Pawar KR et al. (2015). Stability-indicating HPLC assay for lysine-proline-valine (KPV) in aqueous solutions and skin homogenates. Biomedical Chromatography 29(5):716-721. PMID 25298219. DOI 10.1002/bmc.3347
- Lyson K et al. (1994). Binding of anti-inflammatory alpha-melanocyte-stimulating-hormone peptides and proinflammatory cytokines to receptors on melanoma cells. Neuroimmunomodulation 1(2):121-126. PMID 7489322. DOI 10.1159/000097145
- Brzoska T et al. (2010). Terminal signal: anti-inflammatory effects of alpha-melanocyte-stimulating hormone related peptides beyond the pharmacophore. Advances in Experimental Medicine and Biology 681:107-116. PMID 21222263. DOI 10.1007/978-1-4419-6354-3_8
- Land SC (2012). Inhibition of cellular and systemic inflammation cues in human bronchial epithelial cells by melanocortin-related peptides. International Journal of Physiology, Pathophysiology and Pharmacology 4(2):59-73. PMID 22837805
- Dalmasso G et al. (2008). PepT1-mediated tripeptide KPV uptake reduces intestinal inflammation. Gastroenterology 134(1):166-178. PMID 18061177. DOI 10.1053/j.gastro.2007.10.026
- Viennois E et al. (2016). Critical role of PepT1 in promoting colitis-associated cancer and therapeutic benefits of the anti-inflammatory PepT1-mediated tripeptide KPV in a murine model. Cellular and Molecular Gastroenterology and Hepatology 2(3):340-357. PMID 27458604. DOI 10.1016/j.jcmgh.2016.01.006
- Singh M, Mukhopadhyay K (2011). C-terminal amino acids of alpha-melanocyte-stimulating hormone are requisite for its antibacterial activity against Staphylococcus aureus. Antimicrobial Agents and Chemotherapy 55(5):1920-1929. PMID 21282427. DOI 10.1128/AAC.00957-10
- Cutuli M et al. (2000). Antimicrobial effects of alpha-MSH peptides. Journal of Leukocyte Biology 67(2):233-239. PMID 10670585. DOI 10.1002/jlb.67.2.233
- Böhm M et al. (2012). Modulation of basophil activity: a novel function of the neuropeptide alpha-melanocyte-stimulating hormone. Journal of Allergy and Clinical Immunology 129(4):1085-1093. PMID 22178636. DOI 10.1016/j.jaci.2011.11.012
- Kannengiesser K et al. (2008). Melanocortin-derived tripeptide KPV has anti-inflammatory potential in murine models of inflammatory bowel disease. Inflammatory Bowel Diseases 14(3):324-331. PMID 18092346. DOI 10.1002/ibd.20334
- Hiltz ME, Lipton JM (1989). Antiinflammatory activity of a COOH-terminal fragment of the neuropeptide alpha-MSH. FASEB Journal 3(11):2282-2284. PMID 2550304
- Hiltz ME et al. (1991). Anti-inflammatory activity of alpha-MSH(11-13) analogs: influences of alteration in stereochemistry. Peptides 12(4):767-771. PMID 1788140. DOI 10.1016/0196-9781(91)90131-8
- Hiltz ME et al. (1992). Alpha-MSH peptides inhibit acute inflammation induced in mice by rIL-1β, rIL-6, rTNF-α and endogenous pyrogen but not that caused by LTB4, PAF and rIL-8. Cytokine 4(4):320-328. PMID 1325196. DOI 10.1016/1043-4666(92)90073-z
- Schaible EV et al. (2013). Single administration of tripeptide alpha-MSH(11-13) attenuates brain damage by reduced inflammation and apoptosis after experimental traumatic brain injury in mice. PLoS One 8(8):e71056. PMID 23940690. DOI 10.1371/journal.pone.0071056
- Richards DB, Lipton JM (1984). Effect of alpha-MSH 11-13 (lysine-proline-valine) on fever in the rabbit. Peptides 5(4):815-817. PMID 6333677. DOI 10.1016/0196-9781(84)90027-5
- Uehara Y et al. (1992). Carboxyl-terminal tripeptide of alpha-melanocyte-stimulating hormone antagonizes interleukin-1-induced anorexia. European Journal of Pharmacology 220(2-3):119-122. PMID 1330615. DOI 10.1016/0014-2999(92)90738-p
- Songok AC et al. (2018). Structural modification of the tripeptide KPV by reductive glycoalkylation of the lysine residue. PLoS One 13(6):e0199686. PMID 29953505
- Laroui H et al. (2010). Drug-loaded nanoparticles targeted to the colon with polysaccharide hydrogel reduce colitis in a mouse model. Gastroenterology 138(3):843-853. PMID 19909746. DOI 10.1053/j.gastro.2009.11.003
- Sung J et al. (2025). Lysine-proline-valine peptide mitigates fine dust-induced keratinocyte apoptosis and inflammation. Tissue and Cell 95:102837. PMID 40073467. DOI 10.1016/j.tice.2025.102837
- An SH et al. (2026). KPV attenuates adipogenesis and lipid metabolism through modulation of ROS-mediated AKT/mTORC1/PPARγ signaling. Tissue and Cell 104(Pt 1):103837. PMID 42585803. DOI 10.1016/j.tice.2026.103837
- Lee JY et al. (2026). Lysine-proline-valine peptide attenuates hepatic lipid accumulation through ROS-dependent regulation of the PPARγ pathway in HepG2 cells. Cytotechnology 78(3):98. PMID 42064835. DOI 10.1007/s10616-026-00967-z
- Pharmaceutical Executive. FDA panel votes to loosen restrictions for four peptides. 24 July 2026; reported result 8 to 6 with one abstention. Secondary source; not confirmed by an FDA document. https://www.pharmexec.com/view/fda-votes-loosen-restrictions-four-peptides
- US Food and Drug Administration. July 23-24, 2026: Meeting of the Pharmacy Compounding Advisory Committee; agenda and the statement that advisory committees make non-binding recommendations. Retrieved 6 September 2026. https://www.fda.gov/advisory-committees/advisory-committee-calendar/july-23-24-2026-meeting-pharmacy-compounding-advisory-committee-07232026
- Therapeutic Goods (Poisons Standard), Australia. Full text searched for "KPV", "Lys-Pro-Val" and "lysine-proline-valine" with no match; Melanotan II listed in Schedule 4. Retrieved 6 September 2026.
- US Food and Drug Administration. Questions paper for the Pharmacy Compounding Advisory Committee meeting of 23-24 July 2026; separate votes for KPV free base and KPV acetate. https://www.fda.gov/media/193711/download
- NCAA. Banned Substances; full text searched for "KPV" with no match; list stated to be neither complete nor exhaustive. Retrieved 6 September 2026.
- Catania A et al. (2005). Three-dimensional structure of the alpha-MSH-derived candidacidal peptide Ac-CKPV2. Journal of Peptide Research 66(1):19-26. PMID 15946192. DOI 10.1111/j.1399-3011.2005.00265.x
- Gatti S et al. (2006). Inhibitory effects of the peptide (CKPV)2 on endotoxin-induced host reactions. Journal of Surgical Research 131(2):209-214. PMID 16413580. DOI 10.1016/j.jss.2005.08.009
- openFDA Drugs@FDA. Approved melanocortin medicines: afamelanotide NDA210797 (8 October 2019), setmelanotide NDA213793 (25 November 2020), bremelanotide NDA210557 (21 June 2019). Retrieved 6 September 2026.
Citer cette page
Les faits présentés ici ont été vérifiés le 6 septembre 2026, et chaque recherche dans les registres qui alimente le tableau des statuts a été faite ce jour-là. La position des autorités a changé deux fois en 2026 et peut changer encore : la version et la date comptent donc autant que le contenu.
myPeptides Research & Editing. (2026). KPV : ce que montrent les études, statut et sécurité. Version 1.0, 6 septembre 2026. Registre des peptides myPeptides. Consulté sur https://mypep.app/peptides/kpv
La façon dont les pages de ce registre sont compilées et notées est expliquée sur la page méthodologie ; le registre complet se trouve sur la page peptides.
| Version | Date | Modification |
|---|---|---|
| 1.0 | 6 septembre 2026 | Première publication |
